Neurocysticercose [ Publications ]

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  • Au sein du genre Tænia, trois espèces sont des parasites de l'homme: Tænia solium, T. saginata et une nouvelle espèce peu répandue, T. asiatica, récemment décrite en Asie. T. saginata et T. solium vivent à l'état de ver adulte dans l'intestin de l'homme (« vers solitaires »), chez qui ils sont responsables de ténioses. T. saginata est largement présent dans le monde, dans toutes les régions d'élevage bovin. T solium est endémique dans de nombreux pays où l'élevage et la consommation de porcs sont courants. Bovins et porcs s'infectent en ingérant les œufs émis par l'homme dans le milieu extérieur , ils sont les hôtes intermédiaires respectifs de ces deux helminthes et hébergent les formes larvaires, dites métacestodes ou encore cysticerques. Les cysticerques se développeront en ver adulte dans l'intestin de l'homme après un repas contaminant constitué de viande crue ou mal cuite. Dans le cas du cycle de développement de T. solium, les œufs sont également contaminants pour l'homme. L'homme, comme le porc, peut développer une cysticercose après ingestion d'œufs avec de l'eau ou des aliments souillés, ou encore par les mains sales. Les manifestations cliniques de la cysticercose sont très variables tant en type qu'en sévérité. La période entre l'infection initiale et l'apparition des symptômes peut également varier. L'expression clinique de la cysticercose n'est pas spécifique et dépend généralement du nombre, de la taille et de la localisation des kystes, ainsi que de la réponse immunitaire de l'hôte au parasite. Les localisations préférentielles sont les muscles, les tissus sous-cutanés, le système nerveux central (SNC) et les yeux. Les formes sous-cutanées et musculaires sont souvent asymptomatiques. La gravité de la cysticercose est due à la localisation des larves dans le SNC de l'homme ou neurocysticercose. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a placé cette affection parmi les maladies négligées. Selon l'OMS, environ 50 millions de personnes dans le monde seraient atteintes de neurocysticercose, qui serait responsable d'environ 50 000 décès par an. Ses manifestations cliniques les plus fréquentes sont les crises d'épilepsie, une hypertension intracrânienne, des déficits neurologiques et parfois des manifestations psychiatriques. La neurocysticercose serait responsable de plus de 50 % des crises d'épilepsie à début tardif dans les pays en développement. Le complexe téniose/cysticercose à T. solium est endémique dans de nombreux pays en développement d'Afrique subsaharienne, en Amérique latine et en Asie. T. solium avait pratiquement disparu des pays développés du fait de l'industrialisation, de l'amélioration des méthodes d'élevage et des contrôles sanitaires. Cependant, en raison de l'augmentation de l'immigration en provenance de régions endémiques, la cysticercose et la neurocysticercose sont à nouveau diagnostiquées en Amérique du Nord, en Europe et en Australie. La cysticercose est considérée comme une maladie éradicable. Quoique cette éradication soit théoriquement réalisable, cette notion a été remplacée par des projets de contrôle et de réduction (traitement de masse, contrôle vétérinaire des porcs, amélioration des techniques d'élevage, éducation sanitaire).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Neurocysticercose dans le Sud-Est de la France entre 1988 et 1998.

  • OBJECTIFS : La neurocysticercose est une affection très répandue dans les pays en voie de développement mais elle peut sévir aussi dans les pays industrialisés. Ce travail consiste dans l'analyse des données diagnostiques et thérapeutiques des cas de neurocysticercose diagnostiqués en région PACA durant ces 10 dernières années. MÉTHODES : Nous avons recueilli les données issues des dossiers des cas de neurocysticercose et les avons comparées à celles de la littérature RÉSULTATS : Nous avons collecté 29 observations de neurocysticercose , aucun de nos patients n'avait contracté la maladie en France. Le mode de révélation le plus fréquent était la comitialité , 4 patients avaient des lésions dermatologiques et un très faible nombre avaient des calcifications musculaires visibles en radiographie. Le scanner et l'IRM ont permis de confirmer le diagnostic de neurocysticercose et de suivre l'évolution sous traitement. Les kystes et es calcifications ont été les deux aspects les plus fréquents en imagerie cérébrale. Seulement 52 % de nos patients ont eu une sérologie positive pour la cysticercose. Les traitements antiparasitaires par le praziquantel et l'albendazole ont permis d'améliorer la grande majorité des patients, cependant, chez 4 d'entre eux, il y a eu aggravation malgré un traitement bien conduit et nous avons eu a déplorer un décès. CONCLUSION : Des manifestations neurologiques, particulièrement l'apparition d'une comitialité chez un patient revenant de zone d'endémie, doivent faire évoquer e diagnostic de neurocysticercose et amener à pratiquer une IRM ou un scanner cérébral. La régression des signes cliniques et radiologiques sous traitement confirme le diagnostic.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La neurocysticercose: particularités pédiatriques

  • La neurocysticercose est la parasitose du système nerveux central (SNC) la plus fréquente dans le monde. Son extension, l'importance des flux migratoires depuis les pays d'endémie et la proximité de certains foyers font qu'il n'est plus exceptionnel d'avoir à envisager ce diagnostic en France métropolitaine. L'épilepsie en est la forme de révélation habituelle. Le diagnostic repose sur l'imagerie (tomodensitométrie et résonance magnétique) et la sérologie (Elisa et Western Blot) qui doivent être demandées devant tout signe clinique évocateur d'une atteinte du SNC chez un sujet ayant séjourné en région d'endémie cysticerquienne. L'évolution est très variable, de la latence clinique complète à l'encéphalopathie convulsivante avec régression psychomotrice. Le traitement spécifique repose sur deux antiparasitaires de classe différente: le praziquantel (Biltricide®) et l'albendazole (Zentel®). Les indications de la corticothérapie sont encore discutées mais les symptômes de la neurocysticercose sont très corticosensibles à la phase aiguë de la maladie. Les formes racémeuses et les localisations intraventriculaires peuvent nécessiter le recours à la neurochirurgie. Les espoirs thérapeutiques dans les pays d'endémie reposent principalement sur les campagnes de prévention et les progrès de la vaccination.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostic de la neurocysticercose: à propos d'un cas.

  • La neurocysticercose est la parasitose du système nerveux central la plus fréquente dans le monde. Les manifestations neurologiques dépendent du nombre de localisations, de leur topographie, de l'importance de la réaction inflammatoire et du stade évolutif du parasite. L'épilepsie en est la forme de révélation habituelle. Parmi les autres manifestations neurologiques de la maladie, les céphalées chroniques, les signes neurologiques focaux, l'ataxie, les troubles du langage et du comportement sont les plus anecdotiques. Les auteurs rapportent une observation de neurocysticercose intraparenchymateuse chez un homme de 71 ans qui a présenté une dysarthrie associée à des troubles amnésiques. Suspecté par la tomodensitométrie, le diagnostic a été confirmé par la sérologie à l'aide de 2 tests immunoenzymatiques: ELISA et EITB. En précisant la nature active ou évolutive de la lésion, l'EITB a permis de mettre en route le traitement spécifique reposant sur l'albendazole. L'évolution clinique a été favorable: les guérisons tomodensitométrique et immunologique ont été obtenues respectivement au bout de 2 mois et de 6 mois.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Deux cas de neurocysticercose intracérébrale à révélation pseudo-tumorale.

  • La neurocysticercose est une parasitose du système nerveux central causée par la larve du Taenia solium. Nous en rapportons deux cas dont la présentation était trompeuse. Deux patients, âgés respectivement de 14 et 29 ans, ont développé une comitialité, associée à une paralysie faciale gauche chez le second. Pour chacun d'eux, l'imagerie cérébrale montrait une lésion unique évocatrice d'une tumeur gliale de haut grade. Le diagnostic a été rétabli par l'examen anatomo-pathologique qui a montré, au sein d'une importante réaction inflammatoire, une formation kystique typique de cysticercose. Pour les deux patients, la notion de séjour dans un pays endémique n'a été révélée que secondairement. Ces observations soulignent le caractère trompeur de la neurocysticercose intracérébrale dans sa forme pseudo-tumorale, en l'absence de contexte endémique, et l'intérêt de l'examen anatomo-pathologique pour rétablir le diagnostic.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La neurocysticercose.

  • La neurocysticercose est une maladie due à l'infestation du système nerveux central par la larve de Tænia solium. La neurocysticercose est une maladie endémique dans de nombreux pays d'Amérique latine, d'Asie et d'Afrique, présentant une croissance constante aux USA et en Europe. L'augmentation mondiale du nombre de cas par l'immigration de personnes infectées, le tourisme dans les régions endémiques, justifient une bonne connaissance de cette pathologie. Il s'agit d'une étude rétrospective avec évaluation des aspects lésionnels de la neurocysticercose en imagerie. Les différentes localisations lésionnelles sont analysées: intraparenchymateuses, intraventriculaires, sous-arachnoïdiennes. En TDM et IRM, on individualise 4 types différents de lésions. L'IRM s'est montrée beaucoup plus sensible pour la détection de la lésion initiale, mais le TDM montre mieux les calcifications séquellaires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une aglycorachie bien surprenante ! A propos d’un cas de neurocysticercose

  • Un homme âgé de 47 ans, d'origine cambodgienne, installé en France depuis 1975 et dont le dernier séjour au Cambodge remonte à 1985, est adressé à l'Hôpital neurologique en juin 1997. Il se plaint depuis 2 ans de céphalées matinales associées à des vomissements, des vertiges et de légers troubles de la mémoire. Ces céphalées sont plus fréquentes depuis 2 mois et se sont compliquées par l'apparition de troubles visuels. À l'admission, l'examen neurologique est normal. L'examen ophtalmologique montre une acuité visuelle préservée et un œdème papillaire bilatéral en rapport avec une hypertension intracrânienne.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Neurocysticercose révélée par une épilepsie réfractaire: à propos d'une observation.

  • Nous rapportons une observation de neurocysticercose parenchymateuse chez un homme de 38 ans, consommant régulièrement la viande de porc, qui a présenté une épilepsie réfractaire. Le diagnostic de NCC était basé sur la présence de lésions kystiques montrant le scolex sur les images du scanner cérébrale, la présence de signes cliniques évocateurs de NCC (épilepsie faite des crises convulsives focales évoluant vers des crises bilatérales), la réponse clinique au traitement à l'albendazole et le fait que notre patient vit dans une zone reconnue endémique à la cysticercose. Après un traitement fait d'albendazole et de prednisolone, l’évolution est marquée par la disparition complète des crises épileptiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Neurocysticercose compliquant le traitement d'une cysticercose cutanée chez un voyageur.

  • La cysticercose est une helminthose principalement observée en région tropicale ou chez les immigrés originaires de ces régions. Les cas décrits chez le voyageur sont exceptionnels. Nous rapportons un cas de neurocysticercose révélée par une réaction paradoxale, compliquant le traitement par albendazole d'une cysticercose cutanée chez une touriste française au retour du sous-continent indien. Cette observation fait discuter les modalités de contamination chez les voyageur, la prise en charge des localisations cutanées et des réactions paradoxales au traitement antiparasitaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

A propos d'un cas autochtone de neurocysticercose au Mali (premier cas de la littérature?).

  • La cysticercose, parasitose cosmopolite, a déjà été signalée dans plusieurs pays de confession musulmane en particulier chez des travailleurs issus de pays d'endémie pour Taenia solium. Nous rappor tons pour la première fois au Mali, un cas chez une jeune femme de contamination autochtone, se présentant sous la forme d'une atteinte neurologique, résolutive après traitement anti-parasitaire à base d'albendazole et de praziquantel. Il n'a pas été possible d'en déterminer l'origine exacte. Cette première observation doit inciter à être plus attentif devant toute épilepsie dans ce pays.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Neurocysticercose révélée par un accident vasculaire cérébral.

  • Observation d'un homme de 32 ans présentant un accident vasculaire cérébral (AVC) révélant une neurocysticercose. Cette association connue en zone d'endémie peut aussi se voir en France chez les sujets transplantés et constituer ainsi une cause rare d'AVC. Le travail s'attache à montrer le lien entre les deux affections par l'étude du dossier radiologique et une confrontation aux données de la littérature. L'AVC est ici un infarctus lacunaire secondaire à la présence de kystes dans la vallée sylvienne au voisinage de l'origine des artères perforantes, branches de l'artère sylvienne.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Neurocysticercose à révélation spinale. A propos d'un cas.

  • Les auteurs rapportent un cas de neurocysticercose révélé par une localisation rachidienne lombaire avec atteinte des citernes de la base du crâne. L'intérêt de l'IRM est souligné, d'une part dans le diagnostic de l'atteinte vertébrale qui est rare, d'autre part dans le bilan d'extension, enfin, dans le suivi évolutif de cette forme racémeuse qui peut entraîner des complications neurologiques sévères et qui nécessite un traitement médical prolongé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov