Narcolepsie [ Publications ]

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  • II est à présent clairement établi qu'un défaut de neurotransmission des hypocrétines (orexines) induit la narcolepsie. Les hypocrétines (Hcrt-1 et 2 aussi connues sous le nom d'orexine A et B) sont des peptides neuroactifs exprimés par un petit groupe de neurones situés exclusivement dans la région périfomicale de l'hypothalamus. Nous avons récemment montré que la narcolepsie humaine n'est généralement pas due à une mutation du gène préprohypocrétine ni des gènes codant pour les récepteurs Hcrt, mais à l'absence de messager et de peptides matures Hcrt dans le cerveau des sujets atteints par cette pathologie (Peyron et al., 2000). Cependant la (les) raison(s) pour lesquelles les hypocrétines sont manquantes sont toujours inconnues. L'hypothèse consensuelle actuelle suggère que la narcolepsie serait due à une dégénérescence des neurones à Hcrt induite par à une attaque auto-immune lente. La destruction progressive des neurones à Hcrt, serait dans ce cas la cause de l'apparition tardive des symptômes. Compte tenu du petit effectif des cellules exprimant Hcrt dans le cerveau non pathologique (quelques dizaines de miillers) la démonstration de leur dégénérescence par des méthodes histologiques classiques reste cependant difficile. Par ailleurs, l'absence d'expression de Hcrt dans le cerveau pathologique n'implique pas nécessairement la disparition d'une sous-population neuronale mais pourrait aussi bien refléter un défaut de transcription spécifique pour ce gène. Après une brève revue concernant les connaissances les plus actuelles sur l'étiologie de la narcolepsie, nous évoquons des orientations de recherches destinées à en préciser davantage le substratum cellulaire et moléculaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Narcolepsie avec cataplexie

  • La narcolepsie est une maladie rare (20 à 30 cas pour 100 000 sujets) et handicapante du sujet jeune (début le plus souvent dans la seconde décade). Elle est caractérisée par des accès de sommeil irrésistibles et des cataplexies (pertes soudaines du tonus musculaire à déclenchement émotionnel). Les autres signes, inconstants, sont des hallucinations hypnagogiques, des paralysies du sommeil, une insomnie, des comportements oniriques moteurs et une prise de poids au début de l’affection. Le diagnostic est clinique mais nécessite quasi constamment un enregistrement polysomnographique de nuit et de jour : il met en évidence une latence moyenne d’endormissement en moins de huit minutes et au moins deux endormissements directs en sommeil paradoxal. L’association au génotype HLA DQB1*0602 est très sensible (92 %) mais peu spécifique. Depuis la découverte récente d’une mutation du récepteur 2 de l’hypocrétine chez le chien narcoleptique et de l’absence d’hypocrétine 1 dans le liquide céphalorachidien de 90 % des patients narcoleptiques avec cataplexie, un taux d’hypocrétine 1 inférieur à 110 pg/ml est devenu un test hautement spécifique pour ce diagnostic. Ces taux éffondrés sont à mettre en rapport avec la perte des neurones à hypocrétine dans l’hypothalamus d’origine incertaine mais possiblement auto-immune. Le traitement comprend des stimulants de la veille (modafinil, méthylphénidate), des anticataplectiques (antidépresseurs) et du sodium oxybate. Les pistes thérapeutiques actuelles sont les agonistes de l’hypocrétine, les antagonistes des récepteurs H3 de l’histamine (un système d’éveil) et les immunosuppresseurs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspects neurodégénératifs, autoimmunes et génétiques de la narcolepsie humaine et animale.

  • La narcolepsie est une affection rare caractérisée par deux symptômes majeurs, la somnolence diurne excessive et les cataplexies. La narcolepsie humaine est principalement sporadique et d'origine multifactorielle impliquant des facteurs génétiques complexes et des facteurs environnementaux. L'implication du système hypocrétine est communément admise dans la narcolepsie au sein de différentes espèces animales (canine et murine par mutation génétique) et chez l'homme par perte des neurones à hypocrétine. La cause de la narcolepsie humaine reste inconnue et plusieurs mécanismes physiopathologiques peuvent être avancés, neurodégénératif, autoimmun et génétique avec des intrications probables. Le déclenchement d'une réaction autoimmune dirigée contre les neurones à hypocrétine responsable de leurs dégénérescences, en réponse à des facteurs environnementaux et survenant sur un terrain génétiquement prédisposé reste l'hypothèse pathogénique la plus probable pour la plupart des narcoleptiques avec cataplexie. L'étroite association de la narcolepsie à HLA DOB1*0602 est connue depuis longtemps, mais d'autres gènes impliqués dans les systèmes monoaminergiques, immunitaires (TNF alpha) et hypocrétinergiques semblent aussi conférer une certaine susceptibilité à cette affection et à son expressivité. Ces découvertes offrent de nouvelles voies de recherche sur le plan thérapeutique, avec notamment le développement de molécules hypocrétinergiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Narcolepsie avec cataplexie chez l’enfant : particularités cliniques et approches thérapeutiques

  • La narcolepsie avec cataplexie est une affection rare et invalidante à début fréquent chez l’enfant d’âge scolaire et évoluant tout au long de la vie. Cette affection se manifeste par une somnolence diurne excessive (SDE), des accès de sommeil irrésistibles, des cataplexies partielles ou complètes pouvant entraîner des chutes brutales sans perte de conscience, des hallucinations hypnagogiques et des paralysies de sommeil. Les formes à début dans l’enfance sont souvent sévères. Ces manifestations affectent gravement la vie scolaire et relationnelle des enfants à un moment du développement où les acquisitions et les apprentissages sont essentiels. L’évolution de la maladie est chronique avec persistance des symptômes tout au long de la vie pouvant amener à la prise au long cours de traitements éveillants. Les cataplexies peuvent être invalidantes dans la vie quotidienne avec risque de chutes et de blessures et nécessiter précocement la mise en place d’un traitement pharmacologique. Cette affection ne connaît pas actuellement de traitement étiologique. L’éducation familiale, l’aide psychologique et académique font partie intégrante de la prise en charge et visent à assurer à l’enfant narcoleptique une qualité de vie optimale et un meilleur devenir à l’âge adulte.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Narcolepsie chez l’enfant obèse. À propos de 2 cas

  • La narcolepsie de type 1 (ICSD-3) est une affection neurologique qui se manifeste principalement par une somnolence diurne excessive, des accès de sommeil irrésistibles et des cataplexies partielles ou complètes. Des cas d’obésité et de puberté précoce associés à ce type de narcolepsie ont été rapportés, suggérant que le déficit en hypocrétine impliqué dans la narcolepsie pourrait également donner lieu à une stimulation de l’appétit. Nous rapportons les observations de deux adolescentes suivies pour obésité et ayant présenté un tableau de narcolepsie s’accompagnant d’une accélération brutale de la prise de poids. La mise en place d’un traitement symptomatique adapté a entraîné dans les deux cas une amélioration de la vigilance et un début de stabilisation du poids. Une somnolence diurne excessive (SDE) chez l’enfant obèse doit faire évoquer le diagnostic de narcolepsie, parfois pris à tort pour un syndrome d’apnées-hypopnées obstructives au cours du sommeil, bien que les deux pathologies puissent être associées. La réalisation d’une polysomnographie suivie de tests itératifs de latence d’endormissement permet d’étayer le diagnostic et d’envisager l’introduction d’un traitement spécifique efficace sur les troubles de l’éveil, et pouvant également améliorer la prise pondérale excessive.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostic de la narcolepsie-cataplexie: intérêt de l'enregistrement continu sous EEG ambulatoire. À propos de 20 observations

  • L'EEG ambulatoire (EEG-A) permet de pratiquer des enregistrements polygraphiques diurnes et nocturnes de longue durée, particulièrement utiles dans le diagnostic de la narcolepsie-cataplexie (N/C). Au moyen du système Medilog 9000 à huit canaux, cet examen a été pratiqué pendant un total de 36 périodes de 24 heures chez 20 patients narcoleptiques consécutifs, et a permis d'enregistrer en moyenne 3,5 assoupissements diurnes, dont 2,2 en sommeil paradoxal (SP), avec 21 endormissements nocturnes en SP sur 36 (58%). Un test itératif a été pratiqué dans 16 cas avec la même méthode. L'EEG-A continu se révèle plus informatif que la dernière méthode, et représente une alternative intéressante aux enregistrements continus en laboratoire de sommeil, plus contraignants. Bien qu'une polysomnographie classique reste indiquée si l'on suspecte une pathologie du sommeil associée à la N/C, l'EEG-A peut être envisagé comme méthode de première intention pour la confirmation du diagnostic de N/C, qui reste avant tout clinique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La narcolepsie.

  • La narcolepsie est une affection neurologique chronique caractérisée par deux symptômes cardinaux, la somnolence diurne excessive et les cataplexies. Il s'agit d'une entité rare, souvent sporadique avec un âge de début bimodal. Sa physiopathologie est multifactorielle impliquant des facteurs génétiques complexes et des facteurs environnementaux. La découverte de son association au système HLA et l'établissement du rôle de l'hypocrétine constituent une acquisition majeure. Le diagnostic de la narcolepsie est clinique mais il nécessite souvent d'être documenté par un enregistrement polygraphique du sommeil, un test itératif de latence d'endormissement diurne. Le traitement a reconnu récemment un progrès certain grâce à la disponibilité du modafinil ayant largement supplanté les amphétamines du fait d'une efficacité comparable et une meilleure tolérance. Les nouvelles découvertes étiopathogéniques offrent des nouvelles voies de recherche thérapeutiques laissant espérer l'élaboration d'un traitement à visée étiologique, avec notamment le développement de molécules hypocrétinergiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Narcolepsie avec cataplexie : narcolepsie de type 1 : la forme la plus sévère de somnolence

  • La narcolepsie avec cataplexie ou narcolepsie de type 1 est une maladie rare (de 20 à 30 cas pour 100 000 sujets) survenant souvent dans la seconde décade, caractérisée par des accès de sommeil irrésistibles, des cataplexies (pertes brutales du tonus musculaire à déclenchement émotionnel) ainsi que d’autres symptômes inconstants comme les hallucinations hypnagogiques, les paralysies du sommeil, un mauvais sommeil de nuit et une prise de poids. Le diagnostic est clinique mais nécessite un enregistrement polysomnographique de nuit et de jour pour confirmer le diagnostic en objectivant une latence moyenne d’endormissement de moins de 8 minutes avec au moins deux endormissements directs en sommeil paradoxal. Une association avec le typage HLADQB1* 0602 est très fréquente (>

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La narcolepsie-cataplexie.

  • La narcolepsie-cataplexie est une affection neurologique, caractérisée par une désorganisation du rythme veillesommeil. Elle doit être recherchée chez tout sujet présentant une hypersomnie diurne. Elle s’articule autour de deux symptômes principaux : la narcolepsie (accès de sommeil diurnes brusques et irrépressibles) et la cataplexie (chute brutale du tonus musculaire). Dans cet article, nous faisons une revue de la littérature, et nous développons les différents aspects cliniques et paracliniques de la maladie. Nous insistons sur les données récentes concernant les hypocrétines et nous détaillons le traitement. Notre article se veut pratique et concret pour le clinicien. La narcolepsie-cataplexie est en effet sous-diagnostiquée.

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Narcolepsie révélant un lupus érythémateux systémique

  • Les manifestations neurologiques observées au cours du lupus érythémateux systémique sont très nombreuses. La narcolepsie, considérée comme un processus auto-immun, n’a été que rarement associée au lupus. Nous rapportons l’observation d’une femme de 36 ans présentant une narcolepsie et chez qui l’évolution a révélé un lupus érythémateux systémique. Une disparition des accès d’hypersomnie diurne était obtenue après quatre bolus de cyclophosphamide et de méthylprednisolone relayés par hydroxychloroquine, aspirin et prednisone. La narcolepsie doit être considérée comme une atteinte neuropsychiatrique du lupus érythémateux systémique pouvant avoir une évolution parallèle à l’activité de la maladie.

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La narcolepsie-cataplexie aujourd'hui.

  • Les critères diagnostiques et la physiopathologie de la narcolepsie-cataplexie ont considérablement progressé au cours des 10 dernières années. La cause essentielle, déjà évoquée en 2002, dans un précédent article de la Revue Médicale de Liège (65), réside, chez l’humain, dans la destruction de neurones de l’hypothalamus latéral et postérieur, à savoir les noyaux périfornicaux formés de quelque 70.000 neurones, produisant des peptides stimulants du système nerveux central, appelés hypocrétines ou orexines. Le rôle de l’auto-immunité dans leur disparition s’est clarifié. Un traitement symptomatique particulier s’est imposé : le Sodium Oxybate ou Gamma-HydroxyButyrate, prescrit en sirop, pour la nuit. Les auteurs font part, à ce sujet, de leur propre expérience et des perspectives thérapeutiques plus axées sur la cause de la maladie.

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La narcolepsie avec cataplexie : une maladie auto-immune ?

  • La narcolepsie de type 1 est un trouble du sommeil rare caractérisé par une hypersomnolence diurne, une cataplexie et souvent d’autres symptômes associés tels que des hallucinations hypnagogiques, des paralysies de sommeil et une dérégulation du sommeil nocturne. La narcolepsie est une maladie associée au système immunitaire, que caractérise la destruction de 70 000 à 90 000 neurones à hypocrétine. Parmi les patients narcoleptiques, 98 % sont porteurs de l’allèle HLA-DQB1*06:02, un allèle du CMH (complexe majeur d’histocompatibilité) de classe II, mais seulement 20-25 % des individus dans la population générale. D’autres gènes impliqués dans la réponse immune et l’activation des lymphocytes T CD4

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Les hypersomnies. Narcolepsie-cataplexie (syndrome de Gélineau).

  • Les éléments de la symptomatologie : La narcolepsie-cataplexie, parfois encore appe lée syndrome de Gélineau, est la plus fréquente des affections primitives de la vigilance. Outre les accès irrésistibles de somnolence, elle se manifeste par des cataplexies et d'autres symptômes traduisant un dysfonctionnement du sommeil paradoxal (hallucinations hypnagogiques et paralysies du sommeil). . Lorsque manquent les cataplexies: Le diagnostic repose sur la mise en évidence d'endormissements noctumes et diurnes en sommeil paradoxal et sur la présence du gène HLA de susceptibilité, DQBI

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Narcolepsie et analgésie péridurale obstétricale

  • Nous rapportons le cas d’une parturiente atteinte d’une narcolepsie (syndrome de Gélineau) et qui a accouché sous anesthésie péridurale sans aucune complication. La narcolepsie expose en cas d’anesthésie à des complications per- et postopératoires à type de retard de réveil, d’apnée postopératoire ou d’épisodes de narcolepsie et de cataplexie en cas d’anesthésie locorégionale. Ces complications semblent évitables en éliminant l’emploi d’une prémédication sédative et par la poursuite du traitement jusqu’au jour de l’intervention.

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Narcolepsie révélatrice d'une neurosarcoïdose.

  • Un homme présenta, à l'age de 37 ans, une somnolence diurne excessive, des attaques de sommeil et des accès cataplectiques. Il avait une tumeur hypothalamique. Les tests itératifs de latence d'endormissement confirmèrent le diagnostic de narcolepsie. Ce patient appartenait au groupe HLA DR2 et DQI. La narcolepsie est une maladie idiopathique, fortement corrélée à un groupe génétique. Toutefois dans certains cas de narcolepsie publiés, il existait une lésion diencéphalique dont le rôle demeure encore incertain.

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