Myelite [ Publications ]

Échec thérapeutique du rituximab dans un cas de neuromyélite optique rémittente : suivi prospectif longitudinal sur deux ans

  • La neuromyélite optique (NMO) est une pathologie inflammatoire du système nerveux central qui se caractérise par une atteinte élective de la moelle et des nerfs optiques sur un mode monophasique ou rémittent. Elle implique une immunité de type humoral. Le rituximab est un anticorps monoclonal chimérique anti-CD20 responsable in vivo d’une déplétion lymphocytaire B. De récentes données suggèrent que le rituximab pourrait avoir une efficacité dans le traitement de la NMO, notamment sur la prévention des rechutes. Nous rapportons les données clinicoradiologiques et biologiques d’une patiente incluse en juillet 2005 dans un essai thérapeutique ouvert longitudinal sur deux ans de traitement par rituximab, destiné aux NMO en échappement thérapeutique. La déplétion lymphocytaire B obtenue dès l’induction de rituximab fut maintenue pendant dix mois. La patiente a présenté sept nouvelles poussées sur les deux ans de suivi. Le score EDSS s’est majoré de 7,0 à 8,0. Une baisse de l’acuité visuelle gauche irréversible à 3/10° s’est constituée. L’IRM a montré une nette aggravation de l’atrophie médullaire dorsale. L’aggravation continue du tableau neurologique et des données neuroradiologiques suggèrent une inefficacité du rituximab chez cette patiente, malgré la présence d’une déplétion lymphocytaire B.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'Initiative Mondiale pour l'Éradication de la Poliomyélite : un long chemin semé d'embûches

  • L&#8217,Initiative Mondiale pour l&#8217,&#201,radication de la Poliomy&#233,lite (IMEP), lanc&#233,e en 1988, repose sur 2 strat&#233,gies&#160,: la vaccination de masse par le vaccin polio oral (VPO) et la surveillance des cas de paralysie flasque aigu&#235, (PFA). L&#8217,incidence de la maladie a &#233,t&#233, r&#233,duite de 99&#160,%, mais l&#8217,&#233,radication, initialement pr&#233,vue pour l&#8217,an 2000, n&#8217,est toujours pas atteinte en 2010 et 4 pays restent end&#233,miques (Inde, Pakistan, Afghanistan et Nigeria). Les obstacles &#224, l&#8217,&#233,radication sont&#160,: la difficult&#233, d&#8217,atteindre tous les enfants &#224, vacciner, notamment dans les zones d&#8217,ins&#233,curit&#233,&#160,, les imperfections du VPO, d&#8217,efficacit&#233, irr&#233,guli&#232,re et g&#233,n&#233,tiquement instable&#160,, les limites de la surveillance, qui ne d&#233,tecte que les formes paralytiques d&#8217,une maladie qui reste le plus souvent asymptomatique. Les reports successifs de l&#8217,&#233,ch&#233,ance finale, qui ont consid&#233,rablement alourdi le co&#251,t de l&#8217,IMEP, suscitent un d&#233,bat quant &#224, la r&#233,elle faisabilit&#233, de l&#8217,&#233,radication et &#224, la justification de continuer &#224, financer, dans un contexte &#233,conomique mondial difficile, une initiative sans impact significatif sur les indicateurs des Objectifs du Millenium pour le D&#233,veloppement (OMD).

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Ré-émergence d'un virus du complexe de l'encéphalomyélite équine vénézuélienne en Guyane française. A propos d'un cas confirmé.

  • Le virus de l'encéphalite équine vénézuélienne est originaire d'Amérique et est un virus à ARN du genre Alpha virus. Du point de vue épidémiologique, il existe des variants antigéniques différents qui sont responsables d'épizooties ou d'enzooties. La maladie touche l'homme et les équidés (variants épizootiques). Les virus enzootiques provoquent des cas sporadiques dans les forêts humides de l'Amérique tropicale et circulent entre vertébrés inférieurs et moustiques. Ces arbovirus circulent en Guyane française et jusqu'à présent aucun cas humain d'encéphalite équine vénézuélienne ne fut rapporté. Nous présentons à travers cette observation le premier cas confirmé d'un enfant de trois ans qui présentait une atteinte neurologique, respiratoire et hépatique. Le diagnostic a été établi par la mise en évidence d'un virus du complexe VEE dans les prélèvements sanguins précoces. L'émergence de ce cas sporadique semble être en relation avec la pénétration de l'homme dans un des foyers naturels enzootiques et pose d'une façon plus générale, le problème complexe de la surveillance active, de la connaissance des sources d'infection et des modes de transmission des arbovirus dans le milieu amazonien.

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L'ostéomyélite hématogène du calcanéum chez l'enfant: à propos de 26 cas.

  • Nous rapportons une série de 26 cas d'ostéomyélite du calcanéum, afin d'étudier les particularités cliniques et paracliniques de cette localisation rare. Le tableau clinique n'était pas spécifique. La température n'était supérieure à 38,5 °C que dans 45 % des cas. La symptomatologie était celle d'un syndrome douloureux et fébrile de l'arrière-pied avec une impotence fonctionnelle du membre. La douleur était à distance du calcanéum, ce qui a fait errer le diagnostic dans six cas. Le syndrome inflammatoire biologique n'était pas constant. Une leucocytose supérieure à 10000 par millilitre n'a été notée que dans 61% des cas. Le diagnostic de l'ostéomyélite du calcanéum a été retenu sur la radiographie standard, en montrant une géode au niveau de calcanéum dans 12 cas, sur l'échographie, réalisée chez 19 malades et qui a montré six décollements sous-périostés au niveau de calcanéum, trois collections au niveau de l'arrière-pied et quatre épaississements des parties molles. La scintigraphie osseuse, réalisée dans un cas, a montré une hyperfixation en regard du calcanéum. L'IRM, réalisée chez un patient, a pu mettre en évidence une anomalie de signal au niveau de calcanéum sous forme d'un hypersignal T

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Epithéliomas épidermoïdes et ostéomyélites chroniques: à propos de 3 cas et revue de la littérature.

  • Les ostéites chroniques associées aux carcinomes épidermoïdes représentent une pathologie qui reste rare mais classique. Nous rapportons 3 cas d'ostéite chronique du tibia compliquant un traumatisme ouvert de jambe. Au cours de leur surveillance, après modification des signes locaux secondaire à une période de latence de plusieurs dizaines d'années, des biopsies ont permis de faire le diagnostic de dégénérescence carcinomateuse. Le bilan d'extension loco-régional et général réalisé à la recherche d'éventuels autres foyers septiques et de métastases était négatif. Tous nos patients ont été traités par amputation avec de bons résultats précoces. À partir de cette courte série, une revue de la littérature est réalisée permettant de dégager les principaux caractères épidémiologiques et diagnostiques, et d'insister sur les signes précoces d'alerte. La conduite à tenir n'est pas encore consensuelle, même si l'amputation, signe d'échec pour certains, est repoussée au-delà des limites du raisonnable.

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Myélite transverse aiguë cervicale après vaccination contre le virus de l'hépatite B. Evolution sérologique des anticorps anti-HBs.

  • INTRODUCTION : La relation de cause à effet entre immunisation anti-VHB par vaccin recombinant et la survenue d'un événement neurologique, dont une poussée de sclérose en plaques (SEP), fait actuellement l'objet d'une polémique. OBSERVATION : Il s'agit d'une adolescente de 16 ans, sujet hyper-répondeur pour la vaccination anti-VHB, préalablement asymptomatique, ayant eu une myélite transverse aiguë cervicale régressive avec sécrétion intra-thécale oligoclonale d'lgG et hypersignal T2 de la moelle cervicale en IRM, survenue après une injection de rappel d'un vaccin recombinant anti-VHB. COMMENTAIRES : Il n'est pas possible de conclure entre une première poussée de SEP et une myélite aiguë post-vaccinale. Seule l'évolution permettra un diagnostic a posteriori. L'intérêt de cette observation réside dans le statut sérologique d'hyper-répondeur de la patiente ayant acquis une immunité post-vaccinale persistante de très haut niveau.

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Antibiothérapie intraveineuse des ostéomyélites aiguës : traitement long versus court

  • Les recommandations sur la durée du traitement antibiotique des ostéomyélites aiguës (OMA) hématogènes sont très diverses. La tendance actuelle est au raccourcissement de la durée du traitement antibiotique par voie intraveineuse. Le but de ce travail était de comparer l’efficacité de 2 protocoles de traitement intraveineux de durée différente. Cette étude prospective randomisée ouverte a concerné les enfants traités pour OMA hématogène non compliquée. Dès le début du traitement, les enfants ont été tirés au sort pour faire partie de 2 groupes. Le groupe 1 (G1) était traité par 7 j d’antibiotique intraveineux et le groupe 2 (G2) pendant 14 j. Le critère de jugement était l’absence de signe d’ostéomyélite chronique (OMC) au dernier examen. Cinquante-trois enfants ont été inclus (G1 = 27, G2 = 26) Les 2 groupes étaient comparables. Après un recul moyen de 11,5 mois aucun enfant n’avait évolué vers l’OMC. En conclusion, le traitement court de 7 j a eu une efficacité comparable à celle d’un traitement plus long.

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Bandelette sous-urétrale avec ancrage osseux compliquée d’une ostéomyélite pubienne : à propos de deux cas

  • La compression sous-urétrale au moyen d’une bandelette non résorbable constitue une nouvelle approche thérapeutique dans la prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort de l’homme après la chirurgie prostatique. Plusieurs bandelettes sont en cours d’évaluation et leur mode de fixation est variable selon la technique adoptée. Le procédé InVance™ fait appel à une compression sous-urétrale par une bandelette synthétique fixée aux branches ischiopubiennes par l’intermédiaire de plusieurs vis en titane. Nous rapportons les cas de deux patients ayant bénéficié de l’implantation d’une bandelette sous-urétrale avec ancrage osseux selon le procédé InVance™. Les suites opératoires ont été marquées par la survenue d’une suppuration périnéale compliquée secondairement d’une ostéomyélite pubienne. La guérison a été obtenue après l’explantation de la totalité du matériel implanté (vis et bandelette) avec débridement des séquestres osseux et antibiothérapie prolongée.

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L’ostéomyélite aiguë hématogène de la scapula chez l’enfant : à propos de quatre cas

  • Le but de cette étude était de rapporter des cas d’ostéomyélite scapulaire de l’enfant afin d’étudier leurs spécificités cliniques et radiologiques et de proposer une conduite thérapeutique adaptée. Cette étude rétrospective portait sur quatre patients, avec un âge moyen de huit ans au moment du diagnostic (extrêmes de cinq et 11 ans). Le tableau clinique non spécifique était fait d’un syndrome douloureux de l’épaule dans un contexte fébrile. Le diagnostic de l’ostéomyélite de la scapula a été réalisé en se basant sur l’imagerie (échographie et tomodensitométrie). Le staphylocoque doré méthi-s a été isolé dans les quatre cas. Le traitement a été médicochirurgical dans les quatre cas permettant d’évacuer la collection purulente et de trépaner la scapula. Nos résultats ont été analysés avec un recul moyen de 36 mois (16 à 60 mois). Sur le plan fonctionnel, le résultat était satisfaisant avec une mobilité complète de l’épaule et disparition des douleurs. Sur le plan anatomique, nous n’avons pas noté de séquelles.

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Méningite à Escherichia coli associée à une ostéomyélite de l'os pariétal chez un nourrisson: une complication rare d'un céphalhématome.

  • Le cas d'un nourrisson de 30 jours présentant une méningite à E. coli avec récidive 5 jours après l'arrêt du traitement est rapporté dans cet article. Les investigations ont permis de poser le diagnostic d'ostéomyélite de l'os pariétal, probablement consécutive à l'infection d'un céphalhématome au départ d'une plaie du cuir chevelu occasionnée par un monitoring fœtal. Le céphalhématome est fréquent chez le nouveau-né et généralement sans conséquences. Bien que rares, des cas de céphalhématomes infectés ont été décrits dans la littérature, entraînant des méningites (essentiellement à E. coli) et des ostéomyélites. Parfois, les deux pathologies sont associées. Une surinfection de céphalhématome doit être envisagée lorsque l'étiologie d'une méningite à E. coli n'est pas clairement établie et dans ce cas, il est nécessaire de rechercher une ostéomyélite dont la présence influencera de façon sensible le traitement de l'enfant.

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Granulomatose septique chronique révélée par une ostéomyélite multifocale.

  • La granulomatose septique chronique est une maladie immunitaire rare liée à une anomalie de la NADPH oxydase des cellules phagocytaires. Elle se manifeste par des infections précoces et récidivantes parfois sévères. Nous présentons l'observation d'un enfant de 22 mois pour lequel une localisation infectieuse osseuse multifocale a été le révélateur inhabituel de la maladie. La granulomatose septique chronique doit être intégrée au diagnostic différentiel des infections récurrentes de l'enfant. Son diagnostic est basé sur divers tests sanguins spécifiques comme le test de réduction au NitroBleu de Tétrazolium, le test de chimioluminescence et l'analyse moléculaire. La prise en charge thérapeutique doit être la plus précoce possible afin d'améliorer le pronostic à long terme. Il n'existe cependant pas de traitement curatif. La prise en charge associe un traitement agressif de chaque foyer infectieux par antibiothérapie et parfois par débridement chirurgical, ainsi qu'une antibioprophylaxie au long cours.

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Myélite à adénovirus et Epstein-Barr virus: deux étiologies rares au profil identique.

  • Deux cas de myélites virales en rapport, l'une avec une infection à adénovirus, l'autre à Epstein-Barr virus, dont la présentation et l'évolution clinique furent similaires, sont rapportés. Ces cas se caractérisèrent par un épisode infectieux dans les 15 jours précédant l'admission, une paraplégie avec niveau sensitif en D4 évoluant dans un contexte fébrile. Dans les deux cas, l'apparition d'une détresse respiratoire et l'extension du déficit moteur aux membres supérieurs justifièrent un séjour en réanimation. L'imagerie par résonance magnétique révéla un hypersignal cervico-dorsal en pondération T2 et l'analyse du liquide céphalo-rachidien montra une hypercytose franche sans distribution oligoclonale. L'évolution fût favorable sous traitement par méthylprednisolone. La similitude de ces deux cas suggère l'existence d'un profil clinique, paraclinique et évolutif particulier aux myélites transverses aiguës d'origine virale et illustre l'intérêt d'un traitement par corticoïdes dans ces formes.

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L'ostéomyélite temporomandibulaire secondaire à une otite externe nécrosante progressive.

  • Introduction. L'ostéomyélite temporomandibulaire est une complication rare de l'otite externe nécrosante progressive, survenant souvent après un traitement initial inapproprié de l'affection causale. Observation. Un patient âgé de 65 ans, diabétique, a présenté une ostéomyélite temporomandibulaire droite suite à une otite nécrosante progressive. L'atteinte articulaire a été suspectée cliniquement et confirmée par l'imagerie. L'évolution a été favorable sous traitement médical. Discussion. L'ostéomyélite temporomandibulaire est une complication inhabituelle de l'otite externe nécrosante progressive. La diffusion de l'infection vers l'articulation temporomandibulaire peut être secondaire à une ostéite du tympanal ou se faire à travers des déhiscences congénitales du conduit auditif externe. Les douleurs, la limitation de l'ouverture buccale et la tuméfaction prétragienne en sont les principaux signes cliniques. Le traitement est essentiellement médical, basé sur une antibiothérapie.

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Encéphalomyélite aigüe disséminée associée a l'infection par mycoplasme pneumoniae a propos de 2 observations pédiatriques.

  • Prérequis: Les complications extrapulmonaires de l'infection par Mycoplasme Pneumoniae sont rares et dominées par l'atteinte du système nerveux. But: Rapporter deux nouvelles observations Observation: Deux observations d'enfants présentant une encéphalomyélite aigue disséminée (ADEM) associée à une infection par M. Pneumoniae sont rapportées. Dans les 2 observations, l'infection par M. Pneumoniae a été documentée par la positivité de la sérologie ainsi que de la réaction de polymérisation en chaîne et de la culture dans les sécrétions trachéales. Le premier patient a nécessité une ventilation mécanique et une hospitalisation prolongée pendant deux mois en milieu de réanimation pédiatrique avec une récupération très lente d'un état de conscience et d'une motricité normaux. La deuxième patiente avait une évolution fatale au bout de neuf jours d'hospitalisation suite à des troubles neurovégétatifs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Neuropathies optiques inflammatoires récidivantes et neuromyélite optique

  • Les neuropathies optiques (NO) inflammatoires représentent une situation clinique fréquente en neurologie et en ophtalmologie. Lorsque les examens paracliniques sont négatifs (notamment l’IRM et la ponction lombaire) la NO est habituellement dite « idiopathique » suspectant un contexte viral. Cependant, dans un certain nombre de cas, malgré la normalité des examens complémentaires, celle-ci va récidiver ou être suivi d’une myélite. On parlera alors, dans le premier cas, de neuropathie optique inflammatoire récidivante (NOIR) ou, dans le second cas, de neuromyélite optique (NMO) de Devic. Les critères prédictifs d’une éventuelle récidive ou d’une extension de la maladie à la moelle sont encore mal établis en dehors peut être des anticorps anti-NMO qui semblent assez prédictifs d’une évolution ultérieure vers une NMO. Dans cette revue, nous étudierons successivement ces deux situations cliniques en essayant de trouver des critères diagnostiques et évolutifs les plus précis possibles.

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Neuromyélite optique chez l’enfant. À propos de deux cas

  • La neuromyélite optique de Dévic (NMO) est une maladie inflammatoire démyélinisante du système nerveux central associant une myélite aiguë transverse et une névrite optique, évoluant généralement par poussées. Il s’agit d’une maladie différente de la sclérose en plaques par bien des aspects et pour laquelle la présence d’anticorps anti-NMO dirigés contre l’aquaporine 4 (AQPR4) est un marqueur spécifique. La présence de lésions cérébrales en imagerie par résonance magnétique (IRM) n’exclut pas le diagnostic. Leur localisation est superposable aux zones cérébrales riches en canaux AQPR4. Nous rapportons 2 cas de NMO avec présence d’anticorps anti-AQPR4. Une des enfants avait des lésions cérébrales non symptomatiques et chez elle, l’affinité des anticorps anti-NMO pour l’AQPR4, étudiée par cytométrie en flux, était particulièrement élevée. Les 2 enfants ont été traitées par immunosuppresseurs en raison de l’échec ou de la dépendance à la corticothérapie à fortes doses.

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Ostéites récidivantes et Coxiella burnetii: relation avec l'ostéomyélite chronique récurrente multifocale

  • L'ostéomyélite chronique récurrente multifocale (OCRM) est une affection dont l'origine infectieuse est suspectée mais non démontrée. Observation. - Une enfant a présenté un tableau caractéristique d'OCRM touchant successivement le péroné, le radius, l'humérus gauche et le carpe droit. Une infection à Coxiella burnetii a pu être affirmée lors de la poussée initiale. Deux récurrences sont survenues malgré une antibiothérapie adaptée avec un bilan infectieux négatif. Deux mois après l'arrêt de l'antibiothérapie survenait un nouvel épisode avec présence du germe dans le foyer osseux et réascension sérologique. Conclusion. - Coxiella burnetii peut être à l'origine d'un tableau d'OCRM. Le mécanisme en cause est probablement celui d'une hypersensibilité retardée faisant de cette affection la première forme d'ostéite réactionnelle.

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Ostéomyélite subaiguë de l'acétabulum.

  • Nous rapportons le cas d'une fillette âgée de 15 mois présentant une excentration de la hanche associée à une image lacunaire de l'acétabulum. L'arthrographie mettait en évidence une communication entre l'articulation et la cavité du fond de l'acétabulum. Les prélèvements bactériologiques du liquide articulaire étaient négatifs. C'est l'analyse des images radiologiques qui a fait proposer le diagnostic d'ostéomyélite subaiguë. Une immobilisation relative à l'aide d'un appareil d'abduction de type Atlanta fut prescrite. Aucun traitement médical n'était administré chez cette enfant qui avait reçu des cures d'antibiotiques pour des infections urinaires polymicrobiennes ainsi que pour une pharyngite avant l'identification de son problème orthopédique. Lévolution a été satisfaisante avec un comblement progressif de la lacune mais apparition d'une coxa valga subluxante qui a justifié une ostéotomie de varisation du fémur. Nous pensons qu'il s'agit d'une forme particulière d'ostéomyélite subaiguë qui n'est pas décrite dans les classifications antérieures.

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Myélite aiguë secondaire à une hépatite A : à propos d'une nouvelle observation

  • La myélite aiguë transverse est une manifestation exceptionnelle de l'infection par le virus de l'hépatite A. Nous rapportons l'observation d'une fille âgée de 11 ans qui a présenté une paraplégie flasque d'installation rapide associée à une incontinence sphinctérienne et à une hypoesthésie superficielle. La sensibilité profonde était conservée. L'IRM médullaire était en faveur d'une myélite. L'enquête virologique a mis en évidence l'existence d'anticorps antivirus de l'hépatite A type immunoglobulines M en l'absence d'ictère et de cytolyse hépatique. Sous corticothérapie à forte dose et rééducation motrice, la récupération fonctionnelle était totale au bout de 15 jours. Deux ans plus tard, l'enfant est asymptomatique. La recherche d'une infection par le virus de l'hépatite A devrait faire partie de l'enquête étiologique au cours d'une myélite aiguë en particulier dans les pays d'endémie et où la prophylaxie vaccinale fait défaut.

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Prise en charge de l’ostéomyélite chronique par antibiothérapie suppressive au long cours.

  • L’ostéomyélite chronique est une pathologie inflammatoire chronique induite par une infection osseuse. Elle peut être limitée à une seule portion d’os ou impliquer plusieurs zones telles que la moelle, la corticale, le périoste et les tissus mous adjacents. Pouvant persister pendant des semaines, des mois voire des années, elle reste un challenge thérapeutique en dépit des importantes avancées médicales et chirurgicales, avec une prise en charge prolongée et complexe compte tenu de la nature des interventions chirurgicales et des antibiothérapies requises. Nous rapportons un cas d’ostéomyélite chronique pris en charge par antibiothérapie suppressive au long cours, qui peut être une alternative raisonnable à la chirurgie dans des situations cliniques inopérables, mais en prenant en considération les risques qui y sont associés en termes d’effets secondaires et de sélection des germes résistants, ainsi que le coût du traitement et la qualité de vie du patient.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov