Myelite [ Publications ]

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  • Contexte : l'ostéomyélite compliquée de l'enfant est difficile à traiter et est responsable de séquelles fonctionnelles importantes. Objectif: rapporter les aspects épidémiologiques, cliniques, paracliniques et les résultats du traitement des complications des ostéomyélites de l'enfant. Population d'étude et méthode : une étude rétrospective monocentrique de dossiers d'ostéomyélites compliquées traitées de mars 2000 à mars 2004 a été menée dans l'unité orthopédique de Centre hospitalier et universitaire de Yopougon. Ont été regroupées sous la terminologie d'ostéomyélites compliquées, toutes les lésions évolutives d'une ostéomyélite aiguë. Les paramètres étudiés étaient : épidémiologiques (âge, sexe, origine), cliniques (fièvre, type d'ostéomyélite compliquée), paracliniques (numération formule sanguine, NFS , C-réactive protéine, CRP : bactériologique , radiologiques), thérapeutiques (antibiothérapie, traitement chirurgical et orthopédique), résultats du traitement (guérison, séquelles). Résultats : quarante-deux ostéomyélites compliquées ont été traitées au cours de la période d'étude. Le sex-ratio était de 1, l'âge moyen était de 7 ans et 5 mois. Trente pour cent des enfants provenaient du service d'hématologique clinique. Soixante pour cent des enfants étaient d'origine malinké (nord de la Côte d'Ivoire). Le délai moyen de la première prise en charge spécialisée était de 7 mois avec des extrêmes de 5 jours à 5 ans. Soixante pour cent des enfants avaient une fièvre supérieure ou égale à 38,5 °C, 32 enfants (76 %) présentaient une ostéomyélite fistulisée, et 10 enfants (24 %) avaient une ostéomyélite sans fistule. Dix enfants (23 %) avaient une hémoglobinopathie. La radiographie a montré des fractures pathologiques dans 13 cas (31 %), des séquestres dans 17 cas (41 %), des pandiaphysites dans 12 cas (28%). Les lésions prédominaient au fémur et à l'humérus. Les bactéries responsables étaient dominées par le Staphylococcus aureus et les salmonelles. Une biantibiothérapie associant céphalosporines de troisième génération et aminosides a été nécessaire dans 19 cas d'ostéomyélites fistulisées (60 %) et dans 3 cas d'ostéomyélites non fistulisées fébriles (30 %). Le traitement chirurgical a consisté en une fistulectomie dans 94 % des cas pour les ostéomyélites fistulisées et en une séquestrectomie dans 47 % des cas. Les fractures pathologiques ont été traitées dans plus de la moitié des cas par une immobilisation plâtrée. Sept séquestres ont été réhabilités par l'immobilisation plâtrée. Soixante-quinze pour cent des enfants traités par une fistulectomie ont guéri avec une cicatrisation de fistule. Les séquelles étaient dominées par les déviations d'axe du membre. Conclusion : les complications évolutives des ostéomyélites aiguës sont dues à des erreurs diagnostiques qui entraînent le retard thérapeutique dans la majorité des cas. Le traitement chirurgical des deux principales lésions, la fistule et le séquestre osseux, encadré par une biantibiothérapie et complété par une immobilisation plâtrée assure la guérison complète dans plus de la moitié des cas.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Ostéomyélite sclérosante diffuse mandibulaire et syndrome de SAPHO.

  • Ostéomyélite sclérosante diffuse mandibulaire et syndrome de SAPHO Introduction : L'ostéite sclérosante diffuse mandibulaire (OSDM) et le syndrome de SAPHO (synovite, acné, pustulose palmo-plantaire et psoriasis, hyperostose, ostéite) n'ont été que récemment associés dans la littérature rhumatologique. Cette dernière affection n'ayant pas encore été décrite par les stomatologistes et chirurgiens maxillo-faciaux français, les auteurs ont réuni une série homogène de 12 dossiers de patients atteints d'OSDM dont les manifestations ont été décrites, puis l'éventuelle intégration au sein d'un SAPHO recherchée. Matériel et méthodes : Tous les patients présentaient une ostéite mandibulaire dont les signes cliniques et paracliniques sont précisés. Résultats : Cinq dossiers d'ostéite multifocale s'intégraient dans le cadre d'un syndrome de SAPHO car ils associaient une ostéite sclérosante multifocale à des lésions cutanées. Une patiente souffrant d'un foyer ostéitique mandibulaire isolé accompagné d'une pustulose palmo-plantaire présentait un SAPHO débutant et probable. Le diagnostic posé dans les autres cas était celui d'une ostéite sclérosante diffuse mandibulaire. Discussion : Les auteurs comparent les caractéristiques de cette série clinique avec celles rapportées dans la littérature mondiale, en insistant sur les difficultés diagnostiques et thérapeutiques engendrées par cette affection. L'ostéomyélite sclérosante diffuse mandibulaire est une affection qu'il faut différencier des ostéites microbiennes banales et qui doit être évoquée rapidement afin d'éviter les avulsions dentaires multiples et inutiles que les patients subissent souvent au début de la maladie. Le lien possible entre OSDM et syndrome de SAPHO implique l'examen des téguments ainsi que l'exploration systématique par une scintigraphie de la totalité du squelette, à la recherche d'autres foyers d'ostéite. La biopsie, souhaitable, permet en particulier d'écarter une lésion maligne. Le traitement par A.I.N.S. semble actuellement apporter le meilleur confort à ces patients atteints d'une affection d'évolution particulièrement longue. Bien que d'une efficacité certaine, la chirurgie et l'antibiothérapie ne permettent d'obtenir que des rémissions de quelques mois.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cellulite faciale révélatrice d'une ostéomyélite mandibulaire chez un nourrisson.

  • Introduction. La découverte d'une tuméfaction jugale de l'enfant peut faire évoquer plusieurs affections. Nous rapportons l'observation d'un nourrisson de 4 mois dont la cellulite de la joue a été révélatrice d'une ostéomyélite mandibulaire. Observation. Un garçon de quatre mois, était amené en consultation pour une tuméfaction jugale gauche, dure, chaude, avec de multiples adénopathies cervicales. Le diagnostic évoqué était une cellulite à point de départ cutané. Il existait une hyperleucocytose à 21 900/mm3 associée à un syndrome inflammatoire biologique. La radiographie standard du massif facial était normale. Une échographie de la face montrait un épaississement des tissus mous sous-cutanés et des adénopathies rétro et sous mandibulaires avec une image d'abcédation. Une antibiothérapie par amoxicilline et acide clavulanique permettait une rapide amélioration. Trois jours après l'arrêt de l'antibiothérapie, il existait une récidive de la tuméfaction sans fièvre. Un scanner de la face éliminait un lymphangiome kystique et montrait une ostéolyse de la table externe de la branche montante de la mandibule gauche avec appositions périostées. L'examen histologique d'une biopsie osseuse chirurgicale trouvait un aspect d'ostéite infectieuse et un streptocoque β hémolytique était identifié en culture. L'évolution sous antibiothérapie (amoxicilline et gentamycine initialement puis amoxicilline en monothérapie) à 6 semaines était satisfaisante avec régression de tout signe cutané. Commentaires. La découverte d'une tuméfaction dans cette localisation doit faire éliminer des causes tumorales malignes ou bénignes telles que le lymphangiome kystique. Les causes infectieuses (abcès, parotidite et ostéomyélite) doivent être évoquées et distinguées de l'hyperostose corticale infantile (syndrome de Caffey-Silverman). L'imagerie par radiologie standard, scanner ou scintigraphie est une aide au diagnostic. La découverte d'une ostéolyse doit conduire à un geste biopsique pour examen anatomopathologique et bactériologique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Méningo-encéphalomyélite à virus varicelle-zona sans éruption cutanée

  • Monsieur H., 75 ans, est hospitalisé le 18 mars 1997 pour une méningo-encéphalomyélite d'installation rapide. Il a eu initialement trois épisodes de crise convulsive suivis, 48 heures plus tard, d'une paraplégie, d'une rétention aiguë d'urines et d'une confusion fébrile avec agitation. L'examen clinique retrouve un déficit moteur flasque des membres inférieurs, une aréflexie ostéo-tendineuse, sans signe d'irritation pyramidale et sans trouble sensitif objectif. Aucune éruption cutanée n'est retrouvée ni à l'interrogatoire, ni à l'examen clinique. L'électro-encéphalogramme révèle des perturbations globales modérées prédominantes dans le territoire temporal droit. La résonance magnétique nucléaire montre, au niveau encéphalique, une atrophie non spécifique et, au niveau médullaire, un hypersignal centro-médullaire en regard des vertèbres D8 et D11. L'échographie abdominale, réalisée dans le cadre du bilan étiologique, retrouve un anévrisme athéromateux aortique abdominal d'environ 40 mm. Les examens biologiques mettent en évidence un syndrome inflammatoire avec une vitesse de sédimentation à 34 mm à la première heure et une CRP à 41 mg/l. L'étude du liquide céphalorachidien (LCR) révèle un liquide eau de roche modérément hyperprotéinorachique à 1,2 g/l, une glycorachie à 0,61 g/l, une hyperleucocytose avec 290 leucocytes par mm3 dont 70 % de lymphocytes. L'examen bactériologique direct et la culture du LCR sont négatifs. Des anticorps antivirus varicelle-zona (VZV) et anti-herpès simplex virus sont retrouvés dans le sang et le LCR (tableau 1). La recherche du génome herpétique par amplification génique (PCR) dans le LCR prélevé le 19 mars est négative , en revanche, celle de l'ADN du VZV est positive et a permis de confirmer le diagnostic. Sous traitement antiviral par aciclovir à raison de 30 mg/kg/j, l'évolution est marquée par une régression de la symptomatologie encéphalitique , en revanche, la paraplégie persiste à J30 et la prise en charge en rééducation fonctionnelle est poursuivie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Éradication de la poliomyélite du continent américain

  • En 1985, une stratégie pour éradiquer la poliomyélite du continent américain a été conçue et mise en place par l’OPS. Le dernier cas de poliomyélite dû au virus sauvage a été déclaré en août 1991 dans la zone andine du Pérou. Les éléments-clés pour la réussite de cette initiative ont été :- le renforcement du programme de vaccination pour obtenir et maintenir de hautes couvertures vaccinales ,- l’utilisation, dans les pays infectés, de campagnes de vaccination bisannuelles avec le vaccin antipoliomyélitique oral pour tous les enfants de moins de 5 ans ,- l’instauration, sur tout le continent américain, d’une surveillance active des cas de PFA chez les enfants de moins de 15 ans ,- la mise en place d’un réseau de laboratoires pour l’isolement du poliovirus sauvage ,- le déploiement d’une réponse rapide sur le terrain avec l’organisation « d’opérations de nettoyage » devant l’apparition de nouveaux cas. Pour le moment, l’enjeu le plus important pour ce continent consiste en la réalisation d’activités liées au processus de certification de l’éradication. Une CICEP a été formée et a établi les critères à suivre pour certifier l’éradication de cette maladie dans un pays donné. Tous ces progrès n’auraient pas pu être possibles sans l’appui politique que tous les pays américains ont apporté à ce programme et sans la coordination des efforts entre les diverses agences participantes. Les mêmes stratégies sont recommandées par l’OPS pour obtenir l’éradication mondiale de la poliomyélite pour l’an 2000. Pour que cet objectif se concrétise, il est essentiel que toutes les organisations (multilatérales, bilatérales ou non gouvernementales) qui ont prêté leur collaboration à la réalisation de ce programme jusqu’à présent continuent, maintenant plus que jamais, à épauler les gouvernements dans leurs efforts pour consolider leurs programmes de vaccination et obtenir l’éradication de la poliomyélite.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Phosphate tricalcique, vecteur d'antibiotiques: étude sur foyer d'ostéomyélite expérimentale chez le lapin.

  • But de l'étude: Des sphérules de céramique macroporeuse de phosphate de calcium ont été évaluées et développées, avec le double objectif d'obtenir un substitut osseux résorbable et ostéoconducteur, et un vecteur d'antibiotiques assurant une délivrance in situ de gentamicine ou de vancomycine. Le but de cette étude est de placer cet implant dans un foyer d'ostéomyélite chronique expérimental chez le lapin, ce qui permet de s'approcher pour la première fois du but de cette expérimentation: le comblement des pertes de substance osseuse en milieu septique. Matériel et méthode: L'expérience a été menée sur 24 lapins et a comporté trois étapes en s'inspirant de la description de Norden. L'induction de l'ostéomyélite a été réalisée au niveau de la métaphyse supérieure du tibia en injectant un agent sclérosant puis une suspension de Staphylococcus aureus. La maturation ayant été obtenue en trois semaines, le foyer d'ostéomyélite chronique a été abordé chirurgicalement et cureté. Les animaux ont alors été répartis en trois groupes: un groupe recevant un implant de céramique chargée en gentamicine, un deuxième groupe recevant un implant identique, mais sans antibiotique, un troisième groupe ne recevant aucun implant, considéré comme témoin. Les lapins ont été sacrifiés de j2 à j21 de façon à recueillir une information d'ordre cinétique. L'étude a porté sur la colonisation osseuse bactérienne, la concentration osseuse d'antibiotique et la quantité d'antibiotique restant dans l'implant. Les dosages ont été réalisés par méthode immuno-enzymatique. Résultats: L'induction de l'ostéomyélite a été obtenue dans 21 cas sur 24 (87,5 %). La libération de l'antibiotique a été totale et précoce (avant le 2

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Bactériologie des ostéomyélites de l'enfant drépanocytaire au CHU de Tokoin (Togo) : tentative d'évaluation et thérapeutiques.

  • Introduction : l'ostéomyélite du drépanocytaire est due principalement aux salmonelles, Mais, depuis quelques années, d'autres germes prennent la première place. Nous avons effectué cette étude dans le but de déterminer la répartition actuelle des germes, permettant de mieux orienter l'antibiothérapie probabiliste initiale. Matériel et méthodes : cette étude rétrospective sur 8 ans (1998 à 2005) a porté sur les dossiers d'enfants d'âge moyen 6 ans et demi, hospitalisés pour ostéomyélite et étant de statut hémoglobinique SS ou SC. Ont été retenus 32 dossiers de 22 garçons et 10 filles répartis en 18 SS et 14 SC. Onze dossiers d'enfants AS ont été exclus de cette étude. Il y avait 13 ostéomyélites aiguës et 19 ostéomyélites chroniques. La recherche bactériologique a été effectuée par hémoculture, ponction osseuse et examen cytobactériologique des pus. Résultats : sur 4 hémocultures faites, une était positive. Une ponction osseuse faite était positive. L'examen cytobactériologique du pus a été effectué dans 19 cas : positif dans 16 cas (84 %). Dans 8 cas (25 %) d'ostéomyélite aiguë, aucune recherche bactériologique n'a été effectuée. Les principaux germes retrouvés étaient : les staphylocoques (22 %), les salmonelles (19 %) et le Pseudomonas aeruginosa (6%). Conclusion : l'antibiothérapie probabiliste initiale, dans l'ostéomyélite du drépanocytaire, doit viser surtout le staphylocoque et les salmonelles, avec de préférence, une association de céphalosporine de troisième génération et d'aminoside. Une recherche bactériologique systématique devrait permettre d'avoir une carte bactériologique plus fiable, permettant d'instituer un traitement initial plus efficace.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Vers l’éradication de la poliomyélite au Viêt-nam et dans la région du Pacifique occidental, 1993

  • En 1988, l’Assemblée Mondiale de la Santé a adopté l’objectif d’éradication de la poliomyélite pour l’an 2000, et le bureau de l’OMS pour la région du Pacifique occidental l’a également adopté pour 1995. Cette région comporte cinq pays où la poliomyélite persiste à l’état endémique : Chine, Viêt-nam, Cambodge, Laos, Philippines. Ces pays ont établi des plans d’action pour l’éradication de la poliomyélite, basés sur trois stratégies : maintien d’une couverture vaccinale élevée par trois doses de VPO , campagnes annuelles de vaccination supplémentaire des enfants de moins de 5 ans avec deux doses de VPO , et surveillance des cas de PFA, comportant l’isolement des poliovirus dans les selles. Le nombre de cas confirmés de poliomyélite est passé de 2 635 en 1991 à 1 226 en 1993, traduisant principalement la diminution du nombre de cas en Chine, où des campagnes de vaccination ont été organisées depuis 1990. Dans six provinces du Viêt-nam, où des Journées de vaccination ont eu lieu en 1992, le nombre de cas confirmés est passé de 168 en 1992 à 42 en 1993. La Chine, les Philippines, le Viêt-nam et le Laos ont organisé, en 1993-1994, des JNV au cours desquelles plus de 100 millions d’enfants de moins de 5 ans ont reçu deux doses de VPO. Les JNV seront répétées en 1994 et 1995 et sont prévues au Cambodge en janvier-février 1995. Ces campagnes bénéficient d’un appui considérable des gouvernements, et du soutien financier du Rotary international, de l’Unicef, des gouvernements d’Australie, du Japon et du Canada, et des CDC. L’apparente élimination des poliovirus sauvages du continent américain et les progrès en cours dans la région du Pacifique occidental permettent de penser que l’objectif d’éradication de la poliomyélite peut être atteint également dans d’autres régions du globe.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Ostéomyélite de la base du crâne d'origine otosinusienne. Etude d'une série de cinq cas récents.

  • Introduction. - Les ostéomyélites de la base du crâne sont des infections rares mais sévères et de diagnostic parfois difficile, compliquant habituellement une otite externe nécrotique. Le but de cette étude clinique était d'en préciser les caractéristiques cliniques et paracliniques, ainsi que les modalités thérapeutiques et évolutives. Méthodes. - Étude d'une cohorte de cinq patients évalués et suivis à l'hôpital Beaujon entre 2004 et 2005. Résultats. - Les cinq patients étaient âgés en moyenne de 75 ans (63-89). Quatre d'entre eux étaient diabétiques avec des antécédents plus ou moins récents d'otite externe. Tous présentaient des symptômes associant à des degrés divers des céphalées et l'atteinte d'un ou plusieurs nerfs crâniens, en particulier, le nerf facial. Le diagnostic a été établi à partir des données de l'IRM qui montraient l'atteinte de la médullaire osseuse avec disparition de son hypersignal Tl spontané. Le germe en cause était Pseudomonas aeruginosa. Un patient est décédé de complications neurologiques liées à l'extension de l'ostéomyélite. Les quatre autres ont présenté une évolution clinique favorable, avec persistance d'une atteinte faciale séquellaire dans deux cas. Cette infection était rattachée dans quatre cas au traitement inadapté de l'otite externe nécrotique initiale du fait d'une antibiothérapie inefficace et/ou trop brève. Conclusions. - Le diagnostic d'ostéomyélite de la base du crâne est évoqué, chez un patient présentant une otite externe nécrotique, devant l'apparition de céphalées et de l'atteinte d'un ou plusieurs nerfs crâniens. Il est établi grâce à une évaluation IRM comportant des séquences en saturation de graisse. Cette pathologie devrait être évitée grâce à la prise en charge adaptée des otites externes nécrotiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Stratégies de vaccination pour les dernières étapes de l'éradication mondiale de la poliomyélite.

  • Le programme mondial d'éradication de la poliomyélite a été remarquablement efficace depuis son lancement en 1988. Selon l'OMS, le dernier virus sauvage devrait être isolé en 2005, ce qui permettrait la certification d'éradication mondiale de la poliomyélite en 2008. Cependant, l'arrêt des vaccinations contre la poliomyélite, qui constituait l'objectif final de cette campagne, est compromis par deux événements récents: d'une part, la découverte de poliovirus dérivés du vaccin (VDPV), soit circulants, soit excrétés par des patients immunodéprimés et, d'autre part, de nouvelles inquiétudes concernant le risque de terrorisme biologique. Les menaces que font encourir les VDPV ont conduit l'OMS à recommander l'arrêt de l'emploi du vaccin poliomyélite oral (VPO), le fer de lance de l'initiative d'éradication, le plus rapidement possible après la certification d'éradication. L'arrêt du VPO devra être planifié avec précaution pour éviter de favoriser l'émergence de VDPV En parallèle, des stratégies doivent être conçues pour se prémunir des conséquences de la résurgence possible de la poliomyélite après l'annonce de l'éradication des virus sauvages, résurgence qui pourrait être due à des excréteurs chroniques de VDPV ou à la libération accidentelle ou intentionnelle de virus sauvages. Les deux stratégies actuellement envisagées au niveau mondial consistent en une approche de « surveillance et réponse » ou une généralisation de la vaccination par le vaccin poliomyélite inactivé (VPI). Le choix entre ces deux options représentera un dilemme majeur pour de nombreux pays en voie de développement et aura des conséquences pour l'ensemble de la communauté internationale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cadre nosologique et stratégie diagnostique de la myélite aiguë transverse longitudinalement étendue

  • La myélite aiguë transverse a connu de nombreuses appellations et définitions, reposant avant tout sur des critères cliniques. Le rôle de l’IRM dans l’exploration des myélites s’est précisé plus récemment après l’individualisation de la neuromyélite optique (NMO) en 2004. Cet examen a alors permis de préciser la valeur diagnostique et pronostique péjorative de la myélite aiguë transverse longitudinalement étendue (MATLE), définie par un hypersignal T2 étendu sur au moins trois métamères dans le plan longitudinal. Les limites de cette définition, la multiplicité des termes employés pour la caractériser ainsi que les nombreuses étiologies qui lui sont associées ont conduit notre groupe d’experts à préciser son cadre nosologique et ses étiologies. Nous avons mené une enquête nationale sur ce thème afin de proposer une nouvelle définition de la MATLE. Les examens complémentaires de première puis seconde intention ont été déterminés en fonction du contexte clinique. Des causes infectieuses/para-infectieuses, inflammatoires ou paranéoplasiques peuvent ainsi être identifiées. Il est indispensable que la cause d’une MATLE soit précisée dans un délai court, puisque la plupart de ses étiologies sont d’évolution sévère et nécessitent un traitement urgent.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

A propos d'un cas de myélite post-rubéolique chez l'adulte.

  • Les complications neurologiques après infection rubéolique sont assez rarement rencontrées. Nous rapportons le cas d'une myélite isolée d'évolution favorable survenue chez une femme de 44 ans. La patiente a été hospitalisée pour fièvre persistante et dysurie une semaine après avoir présenté un syndrome fébrile associé à une éruption. Quatre jours après son admission, des troubles sphinctériens ont entraîné un épisode de rétention urinaire aiguë et de rétention fécale, une hypo-esthésie vaginale a également été observée. L'hypothèse d'une étiologie rubéolique a été confirmée par la sérologie (révélation d'un taux élevé d'IgM spécifiques, détection d'IgG anti-rubéoliques de faible avidité et ascension significative de leur titre). Les anticorps spécifiques étaient absents dans le LCR et le génome viral n'a pu être mis en évidence par amplification génique sur le sang, les urines et le LCR. La ponction lombaire avait cependant révélé une hyperprotéinorachie modérée et une hypercellularité lymphocytaire. L'hypothèse d'une autre infection virale concomittante a pu être écartée. Le reste du bilan infectieux et l'imagerie n'ayant pas décelé d'autre étiologie à l'atteinte médullaire, le diagnostic de myélite post-rubéolique a été retenu. De rares cas de myélite consécutifs à une vaccination rubéolique ont également été rapportés dans la littérature. Le mode de sensibilisation et les antigènes neuraux impliqués dans l'atteinte de la substance blanche restent inconnus mais ces manifestations neurologiques post-infectieuses ou vaccinales, qui restent exceptionnelles, pourraient partager un mécanisme auto-immun commun.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Ostéomyélites à staphylocoque coagulase négative chez le prématuré : proposition de démarche diagnostique

  • L’ostéomyélite aiguë (OMA) est une complication rare chez le nouveau-né et reste un défi diagnostique et thérapeutique pour éviter des séquelles fonctionnelles majeures. Bien que le staphylocoque doré soit le germe le plus souvent en cause, le staphylocoque à coagulase négative (SCN), plus souvent responsable de bactériémies secondaires, peut-être impliqué dans les infections ostéoarticulaires du nouveau-né. Les principaux facteurs de risques sont la prématurité et les procédures invasives, en particulier le cathétérisme central prolongé. Nous rapportons 3 observations d’OMA secondaire à SCN chez des nouveau-nés prématurés, survenues dans un contexte de bactériémie prolongée malgré un traitement antibiotique bien conduit et le retrait du cathéter central. La culture des cathéters était négative et l’OMA n’était pas survenue dans chaque cas sur le membre où était inséré le cathéter central. Le diagnostic d’OMA est parfois difficile chez le nouveau-né du fait de la pauvreté des signes cliniques. Dans ces observations, la scintigraphie au Tc99m a été un élément clé pour poser le diagnostic et détecter les différents sites infectés. La place de cet examen est discutée au regard des autres techniques d’imagerie. Ces observations suggèrent que la persistance d’une bactériémie à SCN, malgré un traitement médical bien conduit, doit faire évoquer une atteinte infectieuse osseuse secondaire. Dans ce cas, la scintigraphie osseuse est un outil diagnostique discriminant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Encéphalomyélite aiguë disséminée associée à une infection à herpes virus : à propos d’une observation

  • L’encéphalomyélite aiguë disséminée (EMAD) est une affection inflammatoire démyélinisante du système nerveux central, également appelée encéphalite post-infectieuse. Déclenchée par un mécanisme auto-immun, elle s’installe en général dans les suites d’une infection ou d’une vaccination après un intervalle libre de 2 à 30 j. Nous rapportons une observation d’EMAD chez une fillette de 4 ans associée à une infection à herpès virus. Cette infection a été retenue en raison de la positivité de la sérologie vis-à-vis de ce virus et de la négativité des sérologies des germes potentiellement responsables d’EMAD. Le diagnostic d’EMAD a été retenu sur les données de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale (multiples foyers de démyélinisation de la substance blanche périventriculaire, des centres semi-ovales, et également les régions thalamiques d’une manière bilatérale et symétrique). L’évolution clinique a été marquée par une récupération complète au bout de 10 j après corticothérapie. Dans la littérature, plus de la moitié des patients traités pour une EMAD ont évolué favorablement sans séquelles. L’amélioration clinique est en général observée dans les heures ou jours suivant l’instauration du traitement. Cependant, dans les EMAD les plus sévères, les séquelles neurologiques les plus fréquentes sont les déficits focaux des membres, l’ataxie ou les troubles visuels. Les troubles cognitifs et du comportement sont identifiés dans 6 à 50 % des patients des séries pédiatriques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Particularités épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques de l'ostéomyélite drépanocytaire de l'enfant en milieu africain.

  • Introduction: l'ostéomyélite drépanocytaire de l'enfant s'intègre dans le cadre général des complications ostéoarticulaires de la drépanocytose. Objectif: dégager les particularités épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques de l'ostéomyélite drépanocytaire de l'enfant en milieu africain en vue d'en améliorer la prise en charge. Matériel et méthodes: d'avril 2004 à septembre 2009, 11 cas d'ostéomyélites chez des enfants âgés de 0 à 15 ans porteurs d'une hémoglobine anormale S avaient été colligés dans le service de chirurgie pédiatrique de l'hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé. Résultats: l'âge moyen des enfants était de sept ans avec un pic de fréquence entre un et cinq ans. Le sex-ratio était de 1,2 en faveur des garçons. La porte d'entrée n'était retrouvée que dans 30 % des cas. La prédilection de l'atteinte des os longs, des formes non fistulisées, de l'homozygotie SS et des salmonelles en cause était remarquable. Le traitement médical préventif toujours de mise, était suivi d'un traitement orthopédique, la chirurgie étant d'indication ciblée. La guérison médicochirurgicale était obtenue dans 80% des cas. Conclusion: les auteurs mettent en relief un profil type de l'ostéomyélite drépanocytaire de l'enfant en milieu africain.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Neuromyélite optique de Devic : discussion diagnostique après dix ans d’évolution d’une neuropathie optique bilatérale sévère

  • Introduction : La neuromyélite optique de Devic est une pathologie inflammatoire démyélinisante rare qui affecte électivement le nerf optique et la moelle épinière. Longtemps considérée comme une variante de la sclérose en plaques, elle est aujourd'hui reconnue comme une pathologie bien distincte dont le traitement et le pronostic diffèrent. Observation : Nous rapportons le cas d'un patient qui a présenté une neuropathie optique bilatérale récidivante sévère isolée pendant près de dix ans où l'apparition tardive de lésions cérébrales de la substance blanche a fait initialement poser le diagnostic de sclérose en plaques. Alors qu'une nouvelle orientation thérapeutique était prise, le patient a présenté une myélite transverse aiguë sévère. La positivité des anticorps anti-NMO IgG, associée à la double localisation de l'atteinte, a finalement permis de porter le diagnostic de maladie de Devic. Conclusion : Cette observation illustre parfaitement les récentes modifications des critères diagnostiques de la maladie de Devic qui retiennent l'intérêt majeur des anticorps anti-NMO devant des tableaux pouvant faire évoquer une sclérose en plaques et la possibilité de lésions cérébrales associées, symptomatiques ou non.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evolution génétique du poliovirus: succès et difficultés de l'éradication de la poliomyélite paralytique.

  • Le poliovirus, agent étiologique de la poliomyélite, est un entérovirus de la famille des Picornaviridae. Malgré le succès de la campagne mondiale de vaccination contre la poliomyélite mise en place par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le poliovirus reste un problème de santé publique dans plusieurs pays en voie de développement, notamment en Afrique et en Asie. Ceci est dû en partie à la grande capacité des souches de poliovirus à circuler et à diffuser dans des populations où la couverture vaccinale est insuffisante. De plus, les souches atténuées du vaccin polio oral (VPO) peuvent évoluer rapidement vers un phénotype neurovirulent et être à l'origine de rares cas de poliomyélite paralytique. Par ailleurs, de récentes épidémies associées à des souches de poliovirus dérivées du vaccin (vaccine derived poliovirus , VDPV) ont révélé l'émergence de souches recombinantes dont les génomes sont constitués de séquences provenant des souches du VPO et d'autres entérovirus non polio. Dans cette revue, après avoir présenté brièvement la biologie moléculaire du poliovirus et la pathogenèse de la poliomyélite, nous ferons le point sur la prophylaxie de la poliomyélite et les stratégies mises en oeuvre pour remporter la lutte contre la maladie. La question d'une possible réémergence du poliovirus après la proclamation de l'éradication du poliovirus sauvage sera également abordée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'ostéomyélite aiguë hématogène du pourtour du foramen obturé chez l'enfant : à propos de sept cas.

  • L'ostéomyélite aiguë du pourtour du foramen obturé est une entité rare. Le tableau clinique est souvent atypique rendant le diagnostic difficile. Nous rapportons une série de sept cas d'ostéomyélite du pourtour du foramen obturé afin d'étudier les particularités cliniques et paracliniques de cette localisation. Le tableau clinique n'était pas spécifique. La symptomatologie clinique se résumait à un syndrome douloureux de la hanche dans cinq cas. La douleur était abdominopelvienne dans deux cas. L'examen physique initial n'a noté la douleur exquise ischiatique ou pubienne que dans deux cas. Le diagnostic de l'ostéomyélite du pourtour du foramen obturé a été retenu comme suit: dans quatre cas, en se basant sur le résultat d'IRM et en isolant le germe pathogène, dans un cas, en se basant sur la radiographie standard initiale qui a montré une géode au niveau de la branche ischiopubienne, l'IRM qui a montré des signes en faveur de l'ostéomyélite de la branche ischiopubienne et la chirurgie qui a permis d'évacuer une collection purulente, dans deux cas, en se basant sur le résultat de la scintigraphie qui a montré une hyperfixation au niveau du foramen obturé. Le traitement a été médical dans tous les cas et six malades ont été opérés. Nos résultats ont été étudiés avec un recul moyen de trois ans avec des extrêmes de un à dix ans. Tous les malades ont récupéré une fonction normale. Aucune complication n'a été notée.

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L'encéphalomyélite aiguë disséminée chez l'enfant.

  • L'encéphalomyélite aiguë disséminée (ADEM) est une maladie inflammatoire, démyélinisante, multifocale intéressant principalement la substance blanche du système nerveux central. Elle est rare mais non exceptionnelle chez l'enfant. Les auteurs rapportent une étude colligeant 9 cas d'ADEM pris en charge au service de Pédiatrie du CHU Hassan II à Fès, sur une période de 4 ans. Il s'agit de cinq garçons et quatre filles, âgés entre 2 ans et 13 ans. Les antécédents (ATCD) d'infection virale sont notés chez quatre patients. La fièvre est constante. Les convulsions sont présentes dans cinq cas et les troubles de conscience dans cinq cas. L'examen neurologique était anormal. L’étude de liquide céphalo-rachidien a révélé une réaction méningée. On ne notait pas de syndrome inflammatoire biologique. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale a objectivé des lésions en hyper-signal en T2 et T2 FLAIR chez tous les patients. Pour le traitement, des bolus de corticoïdes intraveineux ont été administrés, relayés par une corticothérapie orale et associés à une kinésithérapie motrice et un traitement antiépileptique pour certains patients. L’évolution de nos malades était favorable globalement et on a déploré le décès d'une patiente. L'ADEM est une affection rare du système nerveux central. Les critères diagnostiques sont fondés sur des éléments cliniques et des données d'imagerie. La prise en charge doit être précoce et multidisciplinaire.

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L'ostéomyélite aiguë hématogène du col du fémur chez l'enfant : à propos de 28 cas.

  • Nous rapportons une série de 28 cas d'ostéomyélite du col du fémur afin de mettre en évidence les particularités cliniques et paracliniques de cette localisation. Le tableau clinique non spécifique était fait d'un syndrome douloureux de la hanche dans un contexte fébrile. Le diagnostic de l'ostéomyélite du col du fémur a été réalisé en se basant, sur l'imagerie (IRM et scintigraphie) dans trois cas avec une preuve bactériologique dans deux cas, sur les constatations opératoires qui ont confirmé l'atteinte du col dans 19 cas et sur les modifications de l'aspect radiologique du col dans six cas. Le traitement a été médical dans tous les cas, 25 malades ont du subir un acte chirurgical. On a noté cinq complications thromboemboliques et cinq cas d'évolution vers une pandiaphysite fémorale. Nos résultats ont été analysés avec un recul moyen de trois ans et demi. Sur le plan fonctionnel, la mobilité de la hanche était complète dans 78% des cas. On a observé quatre cas de raideur de la hanche et deux cas d'ankylose. Sur le plan anatomique, on a noté deux cas de nécrose céphalique partielle et deux cas de nécrose totale de la tête et du col. L'analyse de nos résultats a montré que le pronostic de l'ostéomyélite du col du fémur est fonction du délai de prise en charge. Les malades traités tardivement présentent des mauvais résultats. L'évolution vers une pandiaphysite est un facteur péjoratif.

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