Mutisme [ Publications ]

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  • Le syndrome de mutisme cérébelleux et dysarthrie subséquente (MDS) est une complication pouvant survenir après l'exérèse d'une masse infratentorielle. Il est observé principalement chez l'enfant opéré d'une tumeur cérébelleuse. La plupart des patients deviennent mutiques après une période postopératoire de parole relativement normale et regagnent ensuite une expression qui est alors dysarthrique. Les mécanismes pathophysiologiques qui sous-tendent le syndrome MDS sont d'ordre neuroanatomique, neurophysiologique, neuropsychologique et psychologique. En rapportant ici les données de trois enfants, nous voulons analyser plus avant les caractéristiques du syndrome MDS. Le rôle du cervelet ne se limite pas au contrôle de la motricité. Il fait partie d'un ensemble de circuits neuraux distribués qui sous-tendent les fonctions cognitives comme, par exemple, celles liées à la programmation des paramètres cinétiques avant l'initiation du mouvement. Partant du rôle joué par le cervelet dans l'initiation des mouvements intentionnels, nous formulons l'hypothèse de son implication dans l'initiation mentale précédant la programmation des mouvements bucco-phonatoires intentionnels à réaliser dans le but de s'exprimer.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Mutisme akinétique avec hémiplégie droite par infarctus du territoire de l'artère cérébrale antérieure gauche.

  • Une femme de 65 ans, hypertendue et diabétique, développa un mutisme akinétique et une hémiplégie droite avec signe de Babinski au cours d'un infarctus de l'artère cérébrale antérieure gauche. Un scanner X effectué 6 mois auparavant en raison d'un déficit transitoire de la marche, avait révélé des lacunes bilatérales des noyaux caudés. L'examen pathologique montra que l'infarctus de l'artère cérébrale antérieure gauche intéressait le gyrus frontal supérieur, le gyrus cingulaire, l'aire motrice supplémentaire et le corps calleux, en association avec de nombreuses lésions lacunaires, de la tête des noyaux caudés, de la substance blanche, du thalamus et des noyaux gris centraux. Le mutisme akinétique est interprété en terme de rupture bilatérale d'un réseau fonctionnel comprenant l'aire motrice supplémentaire, le gyrus cingulaire, le faisceau sous-calleux et la tête du noyau caudé, impliqué dans la réalisation de réponses adaptées à l'environnement et dans la capacité à communiquer avec le monde extérieur. Dans cette hypothèse, la seule atteinte de la tête du noyau caudé aurait suffi à léser, à droite, ce réseau fonctionnel.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le mutisme hystérique

  • Identifié de tout temps, le mutisme hystérique est rentré dans le champ médical sous l’impulsion de Jean-Martin Charcot. Depuis, même si ce trouble s’est imposé comme entité clinique, il reste peu connu. À travers la revue de la littérature, se dessine un trouble rare, environ 5 % des dysphonies fonctionnelles, et concernant principalement les femmes âgées de 30 à 40 ans. L’existence d’une comorbidité psychiatrique ne semble pas être la règle. L’histoire naturelle de ce trouble est peu connue, rendant délicate l’évaluation de l’efficacité des nombreuses thérapies proposées. Aujourd’hui, le terme de mutisme hystérique n’apparaît pas en tant qu’entité propre dans les classifications internationales. Repéré en tant que trouble médical et décrit par l’école de la Salpêtrière, ce trouble bruyant n’a soulevé que peu d’intérêt, rendant sa connaissance aujourd’hui imprécise. Sa prise en charge est particulièrement complexe. La médicalisation de cette affection reste toutefois difficile du fait de l’importance de la stigmatisation qui lui est associée, qui contribue au rejet plutôt qu’à la prise en charge des patients souffrant de mutisme. Afin de mieux comprendre ce trouble et d’améliorer la prise en charge des patients qui en souffrent, un regain d’intérêt paraît souhaitable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Mutisme cérébelleux après ablation d’un médulloblastome vermien chez un adulte

  • Le mutisme cérébelleux postopératoire est un phénomène rare qui survient essentiellement lors de la résection des lésions tumorales de la fosse cérébrale chez l’enfant. Nous en rapportons un cas chez un adulte de 22 ans après exérèse d’un médulloblastome vermien. L’ablation tumorale a été macroscopiquement totale via un abord sous-occipital médian. Le patient développa un mutisme constaté le lendemain de l’intervention chirurgicale qui persista pendant deux semaines avant de disparaître progressivement et complètement. Bien que les mécanismes neuro-anatomophysiologiques du mutisme cérébelleux soient imprécis, cette complication doit être reconnue par tout neurochirurgien après chirurgie de la fosse cérébrale postérieure chez l’adulte. Toutes les observations rapportées dans la littérature se sont accordées sur le caractère transitoire et sans séquelles du mutisme dans les trois premiers mois.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Mutisme akinétique et pseudo-paralysie supranucléaire progressive secondaires à la dérivation d'une hydrocéphalie obstructive. Effet bénéfique de la bromocriptine : 2 cas.

  • Nous rapportons deux cas d'hydrocéphalie obstructive par sténose de l'acqueduc de sylvius ayant nécessité plusieurs dérivations du LCR. Les patients développèrent à la suite du traitement neurochirurgical un état de mutisme akinétique dont la régression laissa place à un syndrome extrapyramidal associé à une paralysie du regard et à un syndrome frontal réalisant un tableau de pseudo-paralysie supranucléaire progressive (PSP). Le mutisme akinétique et la pseudo-PSP régressèrent complètement sous bromocriptine.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Intérêt de la tomoscintigraphie de perfusion pour le diagnostic de mutisme akinétique.

  • Le mutisme akinétique associe une rupture de la vie de relation à une vigilance conservée. Il est la conséquence d'une atteinte bi-hémisphérique pouvant être limitée aux structures frontales ou thalamiques. Les auteurs rapportent un cas survenu chez un patient atteint d'une hémiplégie gauche ancienne. Le scanner X et L'IRM cérébrale n'étaient pas contributives. C'est la tomoscintigraphie à émission monophotonique de perfusion qui permit d'objectiver une hypoactivité majeure frontale antérieure bilatérale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le mutisme sélectif, expression du clivage entre deux cultures.

  • ■ Certains enfants de migrants souffrent de mutisme sélectif, ne s'exprimant pas verbalement en dehors du cadre familial ■ Leur prise en charge en ethnopsychiatrie leur permet d'exprimer le clivage dont ils souffrent à travers des dessins et des jeux ■ L'écoute et l'accompagnement des familles sont indispensables pour décrypter l'histoire familiale ■ Au fur et à mesure des rencontres, leur parole se libère et leur permet de construire leur propre histoire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Mutisme(s).

  • Le mutisme est un symptôme amené en consultation par le biais de l’absence ou du retard de langage et/ou par des troubles de relation (isolement, retrait, crises à la séparation) mobilisant l’entourage. Le diagnostic différentiel est complexe et le mutisme peut être symptomatique d’organisations psychopathologiques diverses de la personnalité. Après une revue de la littérature, nous décrirons trois cas cliniques avec une réflexion sur l’abord délicat de ce trouble, les structures psychopathologiques sous-jacentes, le pronostic et les modalités thérapeutiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La narcose sous barbiturique: mutisme.

  • Aprés une revue de la narcose sous amytal et de son application historique selon des critères et des indications spécifiques, l'utilisation de l'application de la narcose sous amytal est illustrée dans un cas de mutisme. Ainsi, un diagnostic plus précis et surtout une conduite thérapeutique plus appropriée ont été facilités par une telle narcose. Au cours de la dernière décennie, peu de travaux ont été publiés sur ce sujet.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov