Migraines [ Publications ]

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  • Les connaissances sur l’étiopathogénie de la migraine ont pris un essor considérable ces dix dernières années notamment grâce à la génétique. Dans la migraine hémiplégique familiale (MHF), la découverte de mutations dans le gène CACNA1A (19p13), codant la sous-unité a1A du canal calcique neuronal P/Q voltage-dépendant (MHF1) et récemment de mutations du gène ATP1A2 (1q21-23), codant pour la sous-unité a2 de la pompe ionique Na+, K+ ATPase (MHF2), a focalisé l’attention sur les canaux ioniques du système nerveux central et permis de mieux comprendre la physiopathologie de la MHF. Le dysfonctionnement de ces canaux entraîne des modifications de l’excitabilité neuronale (à la base de la dépression envahissante), de la neurotransmission chimique et, par voie indirecte, du métabolisme neuronal. Il peut aussi être la cible de nouvelles approches thérapeutiques, ce qui souligne l’importance des avancées génétiques dans la MHF pour les formes fréquentes de migraine, celles avec et sans aura. En effet, une série d’arguments indirects provenant d’études de sites de liaison génétique, de la transmission neuro-musculaire, des fonctions cérébelleuses, de l’excitabilité et du métabolisme neuronal et de l’effet de certains traitements médicamenteux suggèrent que les canaux ioniques jouent aussi un rôle pathogénique dans certaines formes de migraine avec aura. Chez la majorité des patients, cependant, ils ne sont sans doute pas les seuls responsables de la maladie, puisque dans les formes fréquentes de migraine le profil génétique paraît bien plus complexe, faisant intervenir une série de polymorphismes de nucléotide. Le défi de la prochaine décennie est d’établir des corrélations entre le génotype et le phénotype des migraineux, ce qui nécessite des analyses génétiques plus nombreuses et plus ciblées, mais aussi un affinement du phénotype en y incluant notamment des données neurophysiologiques et métaboliques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les migraines: des gènes à l'environnement.

  • La migraine constitue un syndrome neurologique fréquent et de présentation clinique souvent hétérogène. Sa physiopathologie reste mal comprise, mais une origine génétique est suspectée de longue date, de même qu’un impact significatif de l’environnement. La migraine hémiplégique familiale fait partie des migraines monogéniques, entités très rares et à transmission autosomique dominante. Dans cette forme de migraine, l’impact environnemental est mineur, même si des facteurs déclencheurs des crises ont pu être identifiés. Les migraines «communes», avec et sans aura, épisodiques ou chroniques, sont polygéniques et les résultats des études génétiques les concernant sont, pour la plupart, décevants. L’emploi récent de techniques d’analyses pangénomiques (analyse de liaison et analyses d’association pangénomiques ou GWAS) a permis d’ouvrir de nouvelles perspectives, et des résultats plus convaincants sont attendus avec impatience dans les prochaines années. Le poids de l’environnement endogène ou exogène est bien plus marqué dans la migraine commune, avec l’identification de nombreux facteurs prédisposants ou déclencheurs, dont certains seulement peuvent faire l’objet de mesures adaptées de prévention. Pour terminer, une hypothèse comportementale récente, dérivée des théories d’adaptation darwiniennes, a proposé un modèle d’intégration génétique-environnement pour la migraine commune. Celle-ci résulterait de mécanismes physiologiques adaptatifs de défense héréditaires progressivement altérés par des déséquilibres répétés de l’homéostasie cérébrale issus de l’environnement.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Migraines et épilepsies temporales mésiales familiales : quel est le lien ?

  • De nombreux articles ont déjà souligné les liens entre certaines épilepsies et les migraines. D’un point de vue historique, Gowers, en 1907, a été l’un des premiers à avoir attiré l’attention sur une relation possible entre migraines et épilepsies à une époque où aucun examen complémentaire n’était disponible. Ces 20 dernières années, les progrès en biologie moléculaire, électrophysiologie et neuro-imagerie ont permis de mieux comprendre sur quelles bases de tels liens pouvaient être compris. Parallèlement, le nouveau terme « canalopathie » apparaissait dans la littérature. Ce terme regroupe l’ensemble des affections en rapport avec un dysfonctionnement des canaux ioniques membranaires (muscle, cœur, cerveau, moelle épinière, système nerveux périphérique...). Dans cet article, les liens entre migraines et épilepsies temporales mésiales familiales sont illustrés par deux observations. Cette association ne semble pas être due au hasard, mais dépend vraisemblablement d’un substratum génétique commun, réalisant une comorbidité directe. Ces symptômes épisodiques récurrents entrent dans le cadre du concept plus général de « canalopathie cérébrale primaire ».

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Foramen ovale perméable et migraines: association fortuite ou relation causale?

  • Les études épidémiologiques montrent clairement qu’il existe une co-morbidité entre migraine avec aura et foramen ovale perméable (FOP). En-dessous de 55 ans, le risque d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) ischémiques est accru dans la migraine avec aura et une proportion non négligeable d’entre eux est due à un FOP. Il reste à démontrer s’il y a une relation causale entre FOP et crises de migraine ou s’il s’agit d’une association fortuite, génétiquement déterminée. La dépression corticale propagée qui est à la base de l’aura migraineuse pourrait être favorisée par un FOP. Plusieurs études rétrospectives et non contrôlées suggèrent que la fermeture percutanée par ombrelle d’un FOP pour AVC ou maladie de décompression des plongeurs réduit incidemment les crises de migraine avec, mais aussi sans aura. Des études multicentriques prospectives et contrôlées de cette intervention chez des migraineux sont en cours ou programmées. Tant que leurs résultats ne sont pas connus, une fermeture endovasculaire d’un FOP pour migraines n’est pas justifiée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov