Migraine avec aura [ Publications ]

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  • La migraine est un type de céphalée primaire à la fois fréquent, périodique et invalidant, touchant jusqu’à 20 % de la population. Environ un tiers des patients migraineux ont des crises avec aura, une perturbation neurologique focale se manifestant par des symptômes visuels, sensitifs ou moteurs. La dépression corticale propagée, une vague d’activité électrique se déplaçant au travers du cortex cérébral par l’intermédiaire des jonctions gap entre neurones et cellules gliales, serait impliquée dans le déclenchement de l’aura. De plus, la dépression corticale propagée active dans le néocortex les afférences trigéminales périvasculaires, ce qui par des réflexes centraux et périphériques entraîne une inflammation méningée générant la céphalée. Le tonabersat, un nouveau benzopyrane, a été sélectionné pour des essais cliniques sur ses activités inhibitrices de la dépression corticale propagée et de l’inflammation neurogène en utilisant des modèles animaux de migraine. De plus, le tonabersat inhibe les jonctions gap entre les neurones et les cellules gliales du ganglion trigéminal, suggérant que ce composé pourrait prévenir la sensibilisation périphérique au sein du ganglion. En phase clinique, le tonabersat a montré un effet préventif sur les crises de migraine avec aura mais aucune efficacité sur les crises sans aura ainsi que dans le traitement immédiat de la crise de migraine. En conclusion, la communication intercellulaire par jonction gap entre neurone et cellule gliale semble impliquée dans la physiopathologie de la migraine avec aura et apparaît comme une prometteuse nouvelle cible thérapeutique pour le traitement prophylactique des patients présentant des crises chroniques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

« Migraine ophtalmique » ou migraine avec aura visuelle

  • La « migraine ophtalmique » ou migraine avec aura visuelle est caractérisée par la survenue récurrente de manifestations visuelles transitoires généralement suivie de céphalées. La physiopathologie est mal connue, mais l’aura visuelle pourrait être secondaire à l’apparition d’une onde de dépolarisation corticale, qui déclencherait un orage trigémino-vasculaire responsable des céphalées. Le symptôme visuel le plus caractéristique est le scotome scintillant, sous forme d’une ligne brisée scintillante se déplaçant généralement progressivement du centre vers la périphérie du champ visuel, laissant dans son sillage un scotome. Les autres symptômes visuels vont de simples manifestations visuelles positives et/ou négatives élémentaires à de véritables hallucinations très élaborées. Le diagnostic repose sur les critères de l’International Classification of Headache Disorders dont la dernière révision date de 2013. Le traitement a pour principal objectif d’espacer et de soulager rapidement les crises douloureuses.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov