Mesotheliome [ Publications ]

mesotheliome [ Publications ]

Publications > mesotheliome

  • Les mésothéliomes sont des cancers rares représentant moins de 0,3 % des cancers en France. Il s’agit de cancers très agressifs, résistants à de nombreux traitements conventionnels et à forte implication médicosociale. Ce cancer lié à une exposition à l’amiante, est présent chez l’homme dans 80 % des cas. À la fin des années 1990, les projections réalisées à partir de la modélisation de la mortalité montraient que l’augmentation de l’incidence du mésothéliome pleural allait se poursuivre pendant deux à trois décennies. Le diagnostic des mésothéliomes est anatomopathologique, mais la présentation histologique revêt des aspects très variés et trompeurs, sources de difficultés diagnostiques. C’est devant un tel contexte diagnostique, clinique, épidémiologique, et médicosocial, qu’un réseau national et international, multidisciplinaire sur le mésothéliome a été progressivement construit en France pour répondre soit à des questions de surveillance épidémiologique et/ou de recherche translationnelle ou plus académique, soit participer à la structuration de l’offre de soins en réponse à l’action 23.1 du Plan cancer dès 2009 et ainsi assurer une meilleure prise en charge à visée sanitaire de cette pathologie. La structure de ce réseau multidisciplinaire et les résultats portant sur les 15 premières années d’existence, apportent la preuve de son intérêt et de son efficacité, pour produire des indicateurs de surveillance épidémiologique. Les résultats du réseau des pathologistes confirment l’intérêt de la relecture selon une procédure anatomopathologique de certification standardisée pour assurer la qualité des données épidémiologiques, la qualité de la reconnaissance médicosociale et la fiabilité du diagnostic clinique pour le bénéfice des patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Mésothéliome malin pleural : rare et agressif mais des perspectives thérapeutiques nouvelles.

  • Mésothéliome malin pleural : rare et agressif mais des perspectives thérapeutiques nouvelles. Le mésothéliome pleural malin est une tumeur rare consécutive à l’exposition professionnelle aux fibres d’amiante. Son incidence semble avoir atteint un plateau en France, chez l’homme, plus tôt qu’anticipé. Elle est de 100 cas/million d’habitants/an dans la population exposée à l’amiante contre moins de 1 cas/million d’habitants/an dans la population générale non exposée, soit 800 à 1 000 nouveaux cas/an en France. Il constitue la 31e maladie à déclaration obligatoire. La carcinogenèse moléculaire implique les gènes NF2, WT1, RASSF1, p16 et BAP- 1, qui régulent l’apoptose, l’invasion et la motilité cellulaire, le contrôle de la division cellulaire et de la réparation de l’ADN. La thoracoscopie est l’examen diagnostique de base, permettant des biopsies profondes mais aussi une symphyse pleurale précoce en cas d’épanchement liquidien récidivant et/ ou abondant. Le diagnostic histologique reste en effet difficile, reposant sur une analyse immuno-histochimique bien codifiée, avec relecture centralisée nationale par le panel « tumeurs rares » MESOPATH. La thérapeutique repose sur l’irradiation précoce des trajets de ponction et de drain, la chirurgie de « debulking » par pleurectomie-décortication restant réservée à des patients très sélectionnés. La chimiothérapie par doublet de pémétrexed et sel de platine est restée le standard de traitement pendant une décennie. L’ajout du bévacizumab, dans cette tumeur qui sécrète du facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (VEGF), testé dans l’essai de phase III MAPS de l’Intergroupe francophone de cancérologie thoracique (IFCT), a montré, chez 448 patients, une amélioration significative de la survie sans progression et de la survie globale par rapport au doublet de chimiothérapie standard, avec une médiane de survie globale de près de 19 mois. La place des inhibiteurs de points contrôles immunologiques est en cours d’investigation, et ces immunothérapies pourraient constituer la prochaine avancée thérapeutique des prochaines années..

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Association pemetrexed–cisplatine en première ligne dans le mésothéliome pleural malin non opérable

  • Le mésothéliome pleural malin (MPM) est une tumeur réputée pour sa chimiorésistance présentant un pronostic très péjoratif au regard du stade au diagnostic. Les recommandations de traitement par chimiothérapie restaient controversées jusqu’à la publication de l’étude multicentrique, contrôlée et randomisée de phase III de Vogelzang et al. en 2003 qui a permis à l’association pemetrexed–cisplatine d’être le traitement de référence des stades non opérables. Notre étude concerne 11 patients consécutifs traités par cette association. Le taux de réponse est similaire à l’étude de référence et la tolérance acceptable. La durée médiane de survie est de 12,7 mois avec un taux de réponse objective de 45,5 %. Le temps médian jusqu’à progression de l’ensemble des patients a atteint 7,7 mois. Tous grades confondus, 42,1 % des cycles ont provoqué une neutropénie mais une seule était de grade 3/4. Aucune anémie ni thrombocytopénie de grade 3/4 n’a été rapportée. Parmi les complications cliniques, neuf patients (81,8 %) ont présenté des nausées et vomissements tous grades confondus. Une réaction cutanée de type allergique a également été rapportée. L’association du pemetrexed à un dérivé des sels de platine représente un progrès dans le traitement du MPM. Cependant, le mauvais pronostic de ces patients nécessite la poursuite d’études cliniques pour l’élaboration de nouvelles stratégies thérapeutiques. En conclusion, notre échantillon de patients présente les mêmes résultats que ceux de l’étude de Vogelzang et al. malgré un biais de sélection car ils représentent 36,7 % du recrutement total du service.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge diagnostique et thérapeutique du mésothéliome pleural malin

  • Le mésothéliome pleural malin (MPM) est une tumeur rare et agressive développée au niveau des surfaces mésothéliales de la cavité pleurale. L’exposition antérieure à l’amiante représente le principal facteur de risque de MPM. Les signes cliniques sont le plus souvent tardifs et non spécifiques. Le scanner thoracique, examen d’imagerie clé, montre habituellement une pleurésie (unilatérale) associée à un épaississement pleural nodulaire circonférentiel. La tomographie par émission de positions couplée au scanner (TEP-TDM) pourrait aider à différencier le MPM des tumeurs pleurales bénignes mais son utilisation pour le diagnostic de MPM n’est pas recommandée, de même que l’imagerie par résonnance magnétique thoracique ou les biomarqueurs sanguins ou du liquide pleural dont la mésothéline soluble toujours en évaluation. Le diagnostic est donc apporté par l’histologie avec une étude immunohistochimique obligatoire des biopsies pleurales obtenues idéalement par thoracoscopie. Le traitement du MPM repose essentiellement sur la chimiothérapie. La chirurgie, qu’elle soit de type pleurectomie décortication ou pneumonectomie extrapleurale, n’est pas recommandée en dehors d’un essai thérapeutique de même que la radiothérapie thoracique adjuvante. L’irradiation prophylactique des orifices de drains et cicatrices thoraciques, validée par les recommandations francophones de 2005, est cependant discutée au niveau international. Enfin, de nombreux travaux de recherche évaluent actuellement la place de thérapies ciblées et de biomarqueurs dans le MPM, ouvrant de nouvelles perspectives dans la prise en charge de ce cancer.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Disparités régionales de la reconnaissance du mésothéliome de la plèvre comme maladie professionnelle en France (1986-1993).

  • Position du problème : Les expositions professionnelles à l'amiante sont responsables d'au moins 80 % de tous les mésothéliomes dans les pays industrialisés. On observe en France d'importantes différences du taux de mésothéliomes reconnus comme maladie professionnelle selon les régions, sans qu'on puisse savoir si ces différences s 'expliquent par une véritable différence de risque. L'objectif de ce travail est de quantifier ces différences régionales en relation avec les différences de niveau de risque. Méthodes : L'analyse a consisté à comparer, dans les 16 Caisses Régionales d'Assurance Maladie (CRAM), et pour la période 1986-1993, la mortalité dans la population générale par cancer primitif de la plèvre (CIM 163) pour les deux sexes réunis et parmi les hommes, et les mésothéliomes reconnus comme maladie professionnelle. On a calculé les nombres attendus de mésothéliomes reconnus dans chaque CRAM sous l'hypothèse où la répartition régionale des mésothéliomes reconnus est la même que celle des décès par mésothéliome, ainsi que le pourcentage de mésothéliomes reconnus par rapport aux décès et l'écart à la moyenne nationale sous deux hypothèses : « haute » et « réaliste », et la probabilité qu'un mésothéliome soit reconnu en prenant comme référence la « meilleure » CRAM. Résultats : Le taux de reconnaissance diffère significativement selon les régions (p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Échoendoscopie bronchique pour le diagnostic de mésothéliome pleural malin.

  • Le diagnostic de mésothéliome pleural malin repose le plus souvent sur l’analyse histologique validée par un panel d’experts d’un prélèvement pleural obtenu lors d’une thoracoscopie médicale ou chirurgicale réalisée pour l’exploration d’un épanchement pleural de type exsudatif. Dans les formes moins fréquentes dites « sèches » (absence de liquide pleural), l’approche diagnostique varie en fonction de la localisation des lésions, le plus souvent un épaississement pleural plus ou moins nodulaire. Une ponction guidée par tomodensitométrie thoracique ou échographie transthoracique de ces anomalies pleurales représente une alternative pour obtenir du tissu pleural. Nous présentons le cas d’un patient présentant une forme « sèche » de mésothéliome pleural dont le diagnostic a été obtenu par échoendoscopie bronchique avec ponction à l’aiguille d’une masse pleurale à contact médiastinal et confirmé par une ponction sous scanner d’une autre masse pleurale, à contact pariétal, en position latérale droite. La qualité des deux prélèvements est comparée. L’échoendoscopie bronchique représente une alternative diagnostique peu invasive des mésothéliomes pleuraux malins avec atteinte de la plèvre médiastinale en l’absence d’épanchement pleural ou lorsqu’une thoracoscopie, qui reste le standard diagnostique, n’est pas réalisable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Métastases cutanées de mésothéliome pleural: deux observations.

  • Introduction. Les manifestations cutanées du mésothéliome sont rares, polymorphes, et surviennent à différents stades de la maladie. Observations. Cas 1. Un homme de 60 ans avait un nodule sous cutané latérothoracique droit apparu 6 mois après le diagnostic de mésothéliome pleural. La lésion résultait d'une inoculation de cellules tumorales à la paroi au cours de la thoracoscopie initiale. Ce nodule de perméation n'ayant aucune implication pronostique, aucun traitement spécifique n'était proposé. Cas 2. Un homme de 62 ans, aux antécédents de mésothéliome pleural avait un placard inflammatoire latérothoracique gauche disposé en hémiceinture, centré par la cicatrice de thoracotomie et associé à des phénomènes de rétraction de la paroi thoracique. La lésion correspondait à une extension directe à la paroi du mésothéliome pleural. Le bilan d'extension révélait une progression sous diaphragmatique du cancer pleural. Le malade décédait quelques semaines plus tard. Commentaires. Les manifestations cutanées du MP surviennent habituellement alors que le diagnostic de cancer primitif de la plèvre a déjà été porté. Les métastases à distance du site tumoral sont exceptionnelles et siègent avec prédilection sur l'extrémité céphalique. La majorité des lésions cutanées se situent à proximité du site tumoral et traduisent soit une extension directe de la tumeur à la paroi thoracique, soit une greffe carcinomateuse par diffusion du liquide pleural au moment des gestes diagnostics ou thérapeutiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Mésothéliome pleural : actualités en chimiothérapie

  • La chimiothérapie est souvent le seul traitement possible pour les mésothéliomes localement avancés ou métastatiques. Ce travail permet de rappeler quelles sont les drogues potentiellement efficaces et les études récemment publiées dans le domaine de la chimiothérapie ou des thérapeutiques ciblées. Si le patient ne peut être inclus dans un essai thérapeutique, la première ligne de choix est, en l’absence de contre-indication, l’association cisplatine-pemetrexed, le pemetrexed ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) en Septembre 2004. Parmi les alternatives sont passés en revue les taxanes, les anthracyclines liposomiques, les inhibiteurs de la topo-isomérase, les dérivés du cisplatine, les vinca-alcaloïdes, les anti-métabolites. Si les 3 premiers semblent avoir un intérêt très limité voire inexistant, les vinca-alcaloïdes (vinorelbine, vinflunine) et surtout les antimétabolites (gemcitabine, raltitrexed, pemetrexed) sont très prometteurs. Les études associant un anti-métabolite et un sel de platine sont les plus nombreuses, réunissant près de 200 patients pour la gemcitabine , elles montrent des résultats assez homogènes avec environ 50 % de survivants à un an. Quelques essais de chimiothérapie de deuxième ligne sont également rapportés, encore préliminaires. Enfin, les thérapeutiques ciblées telles que les anti-EGFR, anti-VEGF et anti-PDGF sont à l’étude, n’ayant pas démontré pour l’instant d’activité majeure.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'immunohistochimie dans le diagnostic différentiel entre mésothéliome et adénocarcinome. Evaluation de 5 nouveaux anticorps et réévaluation de 6 anticorps traditionnels.

  • Sur une série de 28 mésothéliomes et 30 adénocarcinomes. les auteurs ont évalué cinq anticorps récents utilisables sur coupes en paraffine : la calrétinine. HBME-1 et la thrombomoduline annoncés comme « spécifiques du mésothéliome », ainsi que AUA1 et MOC31 dits « spécifiques des adénocarcinomes ». Ils les ont comparés aux anticorps traditionnels anti-ACE, BerEP4, CA125, CA19.9, LeuM1 et vimentine, Les anticorps anti-calrétinine, HBME-1 et thrombomoduline, avec une sensibilité respective de 100 %, 89 % et 43 % et une spécificité de 50 %. 70 % et 87 %, ont été moins performants dans le diagnostic positif de mésothéliome que l'anticorps antivimentine (sensibilité: 100 %, spécificité: 67 % ). AUA1. BerEP4 et MOC31 ont une sensibilité de 100 % pour l'adénocarcinome, mais BerEP4 et MOC31 sont plus spécifiques (86 % chacun ). Le phénotype « vimentine positif, ACE négatif, CA19.9 négatif » a une sensibilité de 100 % et une spécificité de 97 % pour le mésothéliome. Dans l'attente de marqueurs plus spécifiques, les auteurs préconisent l'utilisation conjointe des anticorps anti-ACE, CA19.9. MOC31 (ou BerEP4) et vimentine dans le diagnostic différentiel entre mésothéliome et adénocarcinome.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Mésothéliome malin péritonéal : mise au point et données actuelles

  • Le mésothéliome malin péritonéal est rare, moins fréquent que son homologue pleural. Il se développe à partir des cellules mésothéliales recouvrant le péritoine, survient préférentiellement chez l’homme, avec un âge moyen variant de 47 à 60,5 ans. L’amiante dont l’impact est moins important que dans le mésothéliome pleural, le virus SV 40, une péritonite chronique seraient des facteurs favorisants. Les symptômes cliniques ne sont pas spécifiques, et l’imagerie reste peu ou pas contributive. Dans sa classification de 2004, l’OMS décrit 3 sous-types de présentation et pronostic différents : le mésothéliome épithélioïde diffus (le plus fréquent), le mésothéliome sarcomatoïde et le mésothéliome biphasique. De nombreuses variantes sont décrites à l’intérieur de ces groupes. L’apport de l’immunohistochimie est indispensable pour affirmer ou infirmer le diagnostic de mésothéliome malin péritonéal, reposant sur un panel d’anticorps dits marqueurs positifs et marqueurs négatifs. Un diagnostic de certitude est en effet le garant d’une stratégie thérapeutique adaptée, reposant de plus en plus sur la chirurgie d’exérèse suivie ou non de chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale. Cette approche améliore en effet le pronostic de cette maladie agressive.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge dignostique et thérapeutique du mésothéliome pleural malin en 2007

  • Le mésothéliome pleural malin (MPM) reste une tumeur rare de l’adulte consécutive à l’exposition professionnelle aux fibres d’amiante. Son incidence augmentera jusqu’en 2020-2030. Elle est de 100 cas/million/an dans la population exposée à l’amiante contre moins de 1 cas/million d’habitants et par an dans la population générale non exposée, soit 800 à 1 000 cas/an en France. La carcinogenèse moléculaire, imparfaitement comprise, fait intervenir des altérations des gènes NF2, c-met, WT1 RASSF1 et p16, impliqués dans l’invasion et la motilité cellulaire, le contrôle de la division cellulaire et l’apoptose. Le diagnostic histologique est difficile, et repose sur une analyse immunohistochimique codifiée par le groupe Mésopath. La thoracoscopie est l’examen de base, avec des biopsies profondes. Le rôle de la TEP-FDG émerge dans le bilan d’extension. La prise en charge thérapeutique repose sur l’irradiation précoce des trajets de ponction et biopsies, et parfois, chez des patients sélectionnés, sur la pleuropneumonectomie extrapleurale élargie. La chimiothérapie à base de doublets d’antifolate (pemetrexed) et sel de platine, a démontré, en phase III, un allongement de la survie et une amélioration de la qualité de vie. L’apport d’agents anti-angiogéniques (bevacizumab) pourrait s’avérer intéressant, mais reste à évaluer, un essai de phase III (

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hétérogénéité moléculaire des mésothéliomes pleuraux malins

  • Le mésothéliome pleural malin (MPM) est un cancer majoritairement d’origine professionnelle, lié le plus souvent à une exposition à l’amiante. Le pronostic du mésothéliome pleural malin est sombre avec une médiane de survie courte, car ce cancer est très agressif et les thérapies conventionnelles anticancéreuses sont peu efficaces. Comme pour d’autres types de cancer, les données cliniques, histologiques et moléculaires suggèrent l’existence d’une hétérogénéité tumorale entre les patients. Il est donc urgent de développer de nouvelles thérapies qui prennent en compte cette hétérogénéité et les caractéristiques moléculaires des mésothéliomes pleuraux malins, notamment en identifiant de nouveaux agents anticancéreux ciblant les spécificités moléculaires de chaque mésothéliome pleural malin. Le mésothéliome pleural malin est caractérisé par de nombreuses altérations moléculaires au niveau chromosomique, génétique et épigénétique. Une classification moléculaire sur la base du profil d’expression génique a défini deux groupes tumoraux C1 et C2 et, plus récemment, quatre groupes. En couplant analyse génétique et transcriptomique, un sous-groupe tumoral C2

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Amiante et mésothéliome pleural malin : aspects moléculaires, cellulaires et physiopathologiques

  • L'amiante, mutagène et cancérogène, est responsable d'atteintes pulmonaires: plaque pleurale, cancer bronchopulmonaire et mésothéliome pleural malin. Une exposition professionnelle aux fibres d'amiante est retrouvée dans 70-80 % des cas de mésothéliome pleural malin. Ce dernier constitue un réel défi tant pour le chercheur que le clinicien. Le diagnostic du mésothéliome pleural malin est difficile et les traitements conventionnels n'ont pas démontré d'intérêt en termes de survie. L'augmentation constante de l'incidence du mésothéliome pleural malin, sa gravité et son retentissement sur les plans humains, social et financier en font aujourd'hui un véritable problème de santé publique. Dans cet article, nous proposons une synthèse des événements cellulaires, moléculaires et physiopathologiques marquant la genèse et le développement du mésothéliome pleural malin. À la fin de cet exposé, nous présentons également les données les plus récentes sur l'analyse moléculaire de ce cancer, et plus particulièrement celles issues de l'étude du transcriptome de mésothéliome pleural malin par les puces d'expression. Ces données ouvrent de nouvelles perspectives dans la comprehension de ce cancer, ainsi que des perpectives diagnostiques et thérapeutiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le mésothéliome pleural malin : incertitudes et espoirs face à une épidémie annoncée

  • Le mésothéliome pleural malin (MPM) est une tumeur rare et incurable. Longtemps négligé, le MPM connaît récemment un regain d’intérêt expliqué par l’augmentation régulière de son incidence, témoignant d’une utilisation intensive de l’amiante, sa principale étiologie, mais aussi par une sensibilisation des milieux politiques et scientifiques confrontés à un véritable enjeu de santé publique. Le niveau des connaissances s’améliore régulièrement dans les domaines du diagnostic anatomo-pathologique et des mécanismes de la carcinogenèse mésothéliale , le MPM profite aussi d’innovations technologiques comme l’illustrent l’identification de marqueurs biologiques modernes, l’accès à l’imagerie métabolique et la recherche clinique sur les traitements ciblés. La prise en charge du malade implique désormais la société française toute entière, depuis la mise en place de procédures d’indemnisation sociales. Surtout, une approche thérapeutique plus volontaire se dessine en 2007 depuis la découverte de chimiothérapies efficaces, l’optimisation des techniques de radiothérapie et l’émergence du concept de traitement multimodal centré sur la pleuropneumonectomie élargie. Ces avancées suscitent de réels espoirs, mais aussi beaucoup d’incertitudes, car aucun standard n’est encore clairement identifié.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’immunothérapie dans le mésothéliome malin : perspectives thérapeutiques

  • En dépit des progrès réalisés dans le domaine de la prévention et du dépistage précoce, le mésothéliome pleural malin (MPM) demeure une affection grave pour laquelle les traitements s'avèrent relativement décevants. Actuellement, pour ce type de tumeur, il n'existe pas de traitement antitumoral efficace pouvant apporter un réel bénéfice en termes de survie. Cependant, bien que le MPM ne soit pas reconnu comme un cancer « immunologique », plusieurs travaux relatent des réponses immunitaires humorale et cellulaire associées à cette pathologie. Les études précliniques sur des modèles animaux ont également montré l'engagement d'une réponse immunitaire possible dans le cas de tumeur mésothéliale. Plusieurs études cliniques laissent entrevoir la possibilité d'un traitement efficace par des combinaisons d'immunothérapie et de chimiothérapie systémique. En outre, les progrès réalisés dans les modalités de détection de ce type de cancer à des stades précoces permettent d'espérer une meilleure efficacité de ces approches thérapeutiques. Ainsi, l'immunothérapie « moderne » devient, dans le contexte actuel, un nouveau défi pour ce traitement. Cet article a pour objectif de faire le point de ce qui a été et peut être maintenant réalisé dans le traitement du MPM.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Progrès thérapeutiques récents dans le mésothéliome malin primitif de la plèvre

  • Le mésothéliome malin primitif de la plèvre va voir son incidence augmenter jusque dans les années 2030–2040, compte tenu du délai de plusieurs dizaines d'années entre l'exposition à l'amiante et le diagnostic. Son évolution reste redoutable avec une durée médiane de survie inférieure à un an et un taux de survie à cinq ans de moins de 5 %. Par rapport à la parution, en 1999, des standards, options, recommandations, le traitement de référence comporte en plus du talcage et de l'irradiation des orifices de ponctions, biopsies et drainages (qui doit être effectuée au plus tôt après ces gestes), la réalisation d'une chimiothérapie associant le cisplatine et un antimétabolite (pemetrexed). Les modificateurs de la réponse biologique n'ont pas démontré à ce jour leur efficacité. L'association de chirurgie à type pneumonectomie extrapleurale et de radiothérapie hémithoracique (± chimiothérapie) donne des résultats intéressants dans certains sous-groupes, mais reste du domaine de l'évaluation. Par analogie avec les cancers bronchiques, seule l'inclusion des patients dans des protocoles de recherche clinique (utilisant la radiothérapie conformationnelle avec modulation d'intensité) permettra d'améliorer un tant soit peu les résultats thérapeutiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude de l'expression des gènes du mésothéliome humain par la technologie des puces à ADN

  • Bien que son utilisation soit interdite dans la majorité des pays industrialisés, l'amiante pose à l'heure actuelle un problème de santé publique. Les fibres d'amiante sont mutagènes et cancérogènes, classées « cancérogène catégorie 1 (T, R45: peut causer le cancer) » dans la 25° adaptation de la directive 67/548/CEE. En France, leur inhalation est responsable, chaque année, de nombreuses atteintes pulmonaires d'origine professionnelle: plaque pleurale, cancer broncho-pulmonaire et mésothéliome (tumeur maligne de la plèvre, tableau 30 des maladies professionnelles). Dans le but de mieux comprendre le processus de transformation cellulaire pleural, nous avons comparé l'expression de gènes de cellules mésothéliales humaines (lignée Met-5A) et de cellules de mésothéliome (lignée MSTO-211H). Pour ce faire, nous avons utilisé les puces à ADN: une macrocollection de 588 gènes et une microcollection de 6 969 gènes. Les résultats de ces deux techniques ont été comparés et l'expression de certains gènes a été confirmée par RT-PCR quantitative. La technique de microcollection nous a permis de classer les gènes connus en clusters enzymatique, de fonction et de processus métabolique en utilisant un logiciel bio-informatique (Gemtools

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Nouveaux marqueurs diagnostiques du mésothéliome pleural malin

  • Le nombre croissant de cas de mésothéliome pleural malin (MPM) représente un réel problème de santé publique. Le pronostic de cette tumeur reste extrêmement défavorable et son diagnostic est généralement posé à un stade avancé de la maladie, lorsqu'un traitement curatif n'est plus envisageable. Pour espérer une augmentation significative de la survie des patients atteints de MPM, un diagnostic précoce est nécessaire. Plusieurs marqueurs sériques ont été précédemment proposés, mais aucun n'était suffisamment sensible ou spécifique pour être utilisable en routine. Plus récemment, la mésothéline et l'ostéopontine ont été proposées comme marqueurs du MPM. Les auteurs présentent une revue des données récentes concernant l'utilisation de ces deux marqueurs dans le diagnostic et le suivi au cours du traitement du MPM. La mésothéline soluble semble être un marqueur spécifique du MPM de type épithélioïde. En revanche, malgré une très bonne sensibilité du dosage sanguin de l'ostéopontine, sa faible spécificité rend son usage peu intéressant en pratique. Cependant, les données disponibles actuellement sont encore insuffisantes pour pouvoir recommander l'utilisation de ces marqueurs en routine.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cancer environnemental : le mésothéliome pleural

  • Même si le mésothéliome pleural malin (MPM) reste une tumeur de mauvais pronostic, le corps médical s'est départi d'une attitude traditionnellement nihiliste et des avancées significatives sont ainsi régulièrement enregistrées dans de nombreux domaines : meilleure caractérisation histologique, apport de la thoracoscopie et des techniques modernes d'imagerie dans le bilan d'extension, compréhension de la carcinogenèse mésothéliale, identification de marqueurs biologiques potentiellement diagnostiques ou cibles thérapeutiques. La prise en charge du malade implique désormais la société française tout entière depuis la mise en place de procédures d'indemnisation. Surtout, une prise en charge plus volontaire et multidisciplinaire se dessine depuis la découverte de chimiothérapies capables d'améliorer la qualité de vie et de prolonger la survie, l'optimisation des techniques de radiothérapie et l'émergence du concept de traitement multimodal centré sur la pleuropneumonectomie élargie. Ces progrès suscitent des espoirs raisonnés mais aussi beaucoup d'incertitudes, car il n'existe encore aucun standard thérapeutique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Métastases révélatrices de mésothéliomes malins du péritoine : difficultés diagnostiques à propos de deux cas et conduite à tenir

  • Le mésothéliome malin péritonéal (MMP) est une tumeur rare, rapidement agressive et de diagnostic parfois difficile. Nous présentons le cas de deux patientes ayant un mésothéliome malin péritonéal métastatique de localisation ganglionnaire pour l’une et hépatique pour l’autre, alors que les métastases ont été examinées avant la découverte de la tumeur primitive. Les profils morphologiques et immuno-histochimiques après relecture ont permis de porter le diagnostic de mésothéliome malin péritonéal. Nous discutons de la difficulté de différencier le MMP diffus de type épithélioïde de la métastase d’un adénocarcinome, surtout lorsque les métastases sont révélatrices de la maladie, ainsi que de l’intérêt diagnostique de l’utilisation de marqueurs mésothéliaux dans le cas de métastases de primitif inconnu.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov