Meningite [ Publications ]

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  • Les récentes épidémies de méningite survenues en Afrique de l’Ouest ont révélé une nette insuffisance de la réponse des services de santé. Un certain nombre de besoins ont ainsi pu être identifiés par les ministères de la Santé. À la suite des recommandations de l’OMS, l’OCCGE a organisé une réunion d’experts au CERMES de Niamey en janvier 1998 dont les objectifs étaient d’identifier les besoins des États et d’y répondre par quelques recommandations concrètes, en dégageant la contribution de l’OCCGE et du CERMES.La difficulté de mobilisation des ressources concourt, avec le manque de moyens, à limiter l’efficacité de la réponse aux épidémies. La formation du personnel reste largement insuffisante. En outre, il a été constaté la rareté des ressources des laboratoires. L’OCCGE peut contribuer à la rédaction de manuels de procédures précisant les tâches et les acteurs de la lutte contre les épidémies. Il est proposé de constituer au CERMES un stock sous-régional de médicaments, de vaccins et de matériel d’injection pour améliorer la rapidité de la réponse et qui serait complémentaire de celui des circuits nationaux et internationaux.Le groupe a insisté sur la nécessité de renforcer la surveillance des méningites endémiques, qui devra s’appuyer sur un réseau de laboratoires animé par une structure de référence. Le CERMES propose un appui aux États pour la formation et le suivi de leur réseau.L’analyse des épidémies de la sous-région a montré les limites du seuil d’alerte de 15 cas pour 100 000 habitants. La sensibilité et la spécificité de ce seuil varient en fonction des zones climatiques. L’OCCGE recommande à chaque État de mener des recherches pour ajuster la valeur du seuil d’alerte.La prise en charge des cas en période épidémique fait appel au chloramphénicol en solution huileuse en traitement court en attendant que la ceftriaxone soit abordable. Un consensus a abouti à une meilleure définition des stratégies de vaccination, privilégiant deux d’entre elles : la vaccination de circonstance de toute la population en réponse à une épidémie et la vaccination préventive des zones à risque au décours des épidémies. La vaccination systématique trouvera son intérêt avec le vaccin conjugué qui pourra être intégré dans le programme de vaccination des enfants. Actuellement, le vaccin élaboré par Pasteur-Mérieux Connaught est en cours d’essai clinique au CERMES.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une épidémie de méningite à méningocoque dans la région des Savanes au Togo en 1997 : investigation et stratégies de contrôle

  • Une épidémie de méningite à méningocoque. A s’est déclarée dans la région des Savanes au nord du Togo en décembre 1996. L’alerte a été donnée par le système de surveillance national. Les mesures suivantes ont été mises en œuvre pour contrôler l’épidémie : renforcement du système de surveillance, vaccination de l’entourage des cas déclarés dans un premier temps, campagne de vaccination de masse dans toute la région dans un deuxième temps, distribution de chloramphénicol huileux et décentralisation de la prise en charge des cas. La population cible pour la vaccination de masse a été définie comme toute personne âgée de plus de 6 mois. L’objectif fixé était d’atteindre 80 % de cette population. Entre le mois de décembre 1996 et le mois de mai 1997, 2 992 cas de méningite ont été déclarés dans la région des Savanes, soit un taux d’attaque cumulé de 581/100 000 habitants. Soixante mille sept cents doses de vaccin ont été administrées dans deux préfectures sur quatre en décembre 1996 et janvier 1997 lors de la vaccination de l’entourage des cas déclarés. En février 1997, 346 469 doses ont été administrées lors de la campagne de vaccination de masse dans les quatre préfectures pour une population totale d’un peu plus de 500 000 habitants. La couverture vaccinale administrative à l’issue de la campagne de masse était de 67,3 % de la population pour l’ensemble de la région. Elle variait entre 61 % dans la préfecture de Kpendjal et 78 % dans l’Oti. Une recrudescence des cas deux semaines après la fin de la vaccination de masse a été attribuée à l’insuffisance de la couverture vaccinale atteinte notamment dans le centre urbain de Dapaong où elle n’était que de 52 %. L’alerte a été donnée relativement tôt au cours de l’épidémie. L’intervention a été planifiée et adaptée en fonction de l’évolution. Elle a bénéficié d’une bonne coordination conjuguant les efforts nationaux à la mobilisation internationale. Cet exemple illustre l’importance d’un système de surveillance réactif et des choix stratégiques dans la réponse aux épidémies de méningite à méningocoque en Afrique subsahélienne.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les méningites aiguës, protéines inflammatoires et procalcitonine

  • Le diagnostic étiologique des méningites aiguës doit être posé aux urgences car le pronostic de certaines d'entre elles dépend de la rapidité de la mise en route d'un traitement spécifique. Les paramètres cliniques et biologiques disponibles dans les premières heures sont peu fiables en dehors de la mise en évidence d'une bactérie à l'examen direct du LCR. Ainsi, le traitement initial des méningites aiguës reste encore largement probabiliste. La confirmation diagnostique, parfois difficile à obtenir, est souvent trop tardive par rapport à la prise en charge thérapeutique. Différents marqueurs biologiques ont été proposés pour améliorer cette prise en charge initiale, essentiellement les lymphokines et les protéines inflammatoires. La CRP est actuellement la protéine inflammatoire la plus utilisée dans les services d'urgences pour faire la distinction entre une infection bactérienne et une infection virale. En 1998, Gerdes et al. ont publié une méta-analyse à partir de 35 études concernant l'utilisation de la CRP pour distinguer les méningites bactériennes des méningites virales. Ils ont remarqué que la plupart des auteurs proposaient d'utiliser ce marqueur de l'inflammation comme argument supplémentaire pour distinguer les méningites bactériennes des méningites virales sans se soucier de l'indépendance de ce paramètre avec ceux déjà utilisés en routine comme l'hyperleucocytose, la cellularité du LCR ou sa composition biochimique (protéinorachie, glycorachie). La procalcitonine (PCT) est une protéine inflammatoire de cinétique plus rapide que celle de la CRP dont les taux sériques augmentent quelques heures seulement après une agression bactérienne. Deux études françaises publiées en 1997 et 1998 ont montré qu'avec un seuil de positivité compris entre 0,5 et 2 ng/mL, la sensibilité et la spécificité du dosage de la PCT pour distinguer méningites bactériennes et méningites virales était de 100 %. Parmi sept autres études publiées par la suite, certaines semblent montrer l'intérêt de la PCT dans cette indication diagnostique. Son utilisation pour arrêter précocement une antibiothérapie initiale a été réalisée avec succès, durant l'été 2000, dans un hôpital parisien.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspects épidémiologiques et contrôle des épidémies de méningite à méningocoque en Afrique

  • Les épidémies de méningite à méningocoque posent un problème de santé publique en Afrique sub-saharienne où elles ont été responsables de milliers de morts et de centaines de milliers de cas dans les pays constituant la ceinture de la méningite, ou ceinture de Lapeyssonnie. L’agent pathogène est Neisseria meningitidis. Le sérogroupe A est responsable du plus grand nombre d’épidémies et des plus récentes. Une nouvelle souche, la souche A:4:P1.9 clone III-1, a été introduite en Afrique à la fin des années 80. On assiste, depuis la même époque, à une extension de ces épidémies vers le sud de la ceinture de Lapeyssonnie. La population la plus atteinte au cours des épidémies de méningite à méningocoque est celle âgée de 6 mois à 30 ans. Cependant, des taux d’attaque élevés ont été observés chez les sujets de plus de 30 ans au cours d’épidémies récentes dues au complexe clonal III-1. Les objectifs du contrôle de ces épidémies sont la diminution de l’incidence et la réduction de la létalité. La détection précoce de ces épidémies repose sur l’observation du franchissement d’un niveau d’incidence ou seuil d’alerte. Récemment, l’OMS a proposé un seuil de 15 cas/100 000 hab./semaine calculé à partir de la moyenne des taux hebdomadaires de deux semaines consécutives. Une investigation de l’épidémie doit être effectuée le plus rapidement possible après sa détection. Les différentes étapes incluent : la confirmation de l’épidémie et de l’étiologie méningococcique, l’établissement de critères d’identification des cas et la détermination de la population à risque. Le traitement médicamenteux de choix reste, dans le contexte d’une épidémie dans les pays en développement, le chloramphénicol huileux, en une injection intramusculaire. La vaccination est l’élément fondamental de la prophylaxie. La stratégie la plus utilisée est la vaccination en cas d’épidémie, ou vaccination de circonstance. Elle doit être mise en œuvre le plus rapidement possible et appliquée à la population cible définie en fonction des moyens disponibles, du sérogroupe du méningocoque et des taux d’incidence par tranche d’âge. L’avenir réside dans la mise à disposition d’un vaccin pouvant être administré dans le cadre du PEV et assurant une immunité de longue durée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les méningites purulentes dans la région de Monastir, Tunisie (1999-2006) : aspects bactériologiques et état de résistance aux antibiotiques.

  • L'objectif de cette étude était d'analyser la distribution des bactéries responsables de méningite purulente et le profil de résistance des espèces courantes à l'hôpital universitaire de Monastir (Tunisie). Tous les cas de méningite bactérienne bactériologiquement confirmés ont été enregistrés entre 1999 et 2006 et analysés par des méthodes classiques spécifiques de la méningite. Deux cent cinquante-trois souches ont été isolées. Les espèces les plus fréquentes étaient Streptococcus pneumoniae, Haemophilus influenzae, Klebsiella pneumoniae, suivies par Escherichia coli et Neisseria meningitidis, avec respectivement 19,4 , 13,8 , 13,8 , 7,1 et 6,3 % des cas. Leur distribution selon l'âge des patients était conforme aux données de la littérature. La distribution annuelle de ces bactéries n'a montré aucun pic épidémique. Les entérobactéries et les streptocoques du groupe B étaient les germes pathogènes les plus souvent identifiés dans la méningite néonatale. H. influenzae était le micro-organisme prédominant chez les enfants de trois mois à cinq ans (36,3 %), suivi par S. pneumoniae (28,8 %). S. pneumoniae était la principale bactérie, responsable de 47 % des cas, chez les enfants de plus de cinq ans. 38,8 % des souches de S. pneumoniae étaient moins sensibles à la pénicilline. Les taux de résistance à l'amoxicilline et au céfotaxime étaient de 4,1 % dans les deux cas. Une seule souche de N. meningitidis (6,2 %) présentait une sensibilité réduite à la pénicilline. 22,9 % des souches de H. influenzae produisaient la β-lactamase. Le taux de résistance des entérobactéries aux céphalosporines de troisième génération était de 25 %. Dans notre étude, le taux de méningites nosocomiales était de 24,4 %. Les services les plus touchés étaient ceux de neurochirurgie, de pédiatrie et de soins intensifs. La prévalence croissante des méningites à pneumocoques faiblement sensibles à la pénicilline G rend difficile une prise en charge thérapeutique adéquate.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Contrôle d’une épidémie de méningite à méningocoque en Afrique centrale

  • En 1992, la République centrafricaine a été confrontée à une sévère épidémie de méningite à méningocoque frappant une région rurale densément peuplée, d’accès difficile, située nettement au sud de la « ceinture méningitique » de Lapeyssonie. Une opération de contrôle de l’épidémie a été planifiée par les autorités sanitaires nationales. Devant l’ampleur du phénomène, elles ont eu recours à l’aide internationale. La France a envoyé une mission de la Bioforce militaire formée de différentes catégories de personnel ayant l’expérience de la prise en charge de ce type de problème. L’isolement, l’identification et le groupage sérologique du méningocoque ont été effectués dans les trente-six heures. Vingt-cinq souches, placées dans de l’azote liquide, furent transmises à l’Unité des Neisseria de l’Institut Pasteur de Paris pour la détermination complète des caractéristiques de l’agent pathogène qui étaient : sérogroupe A, sérotype 4, sous type P1.9, clone III. Une évaluation rapide permettait d’identifier les limites du foyer épidémique et de dénombrer la population exposée. Les taux d’incidence hebdomadaire variaient de 3 à 10‰ selon le lieu, avec des létalités de 20 à 30%. La progression de l’épidémie fut brisée grâce à la vaccination de masse de 200 000 personnes, en quinze jours, par le vaccin bivalent A-C. Le pronostic de la maladie était sévère, avec un taux de létalité incompressible de 15 % sous traitement précoce et bien conduit. Le protocole thérapeutique standardisé était le chloramphénicol intramusculaire en suspension huileuse, appliqué dans des centres de soins permanents ou temporaires situés au plus près du foyer. Il confirmait son efficacité et sa tolérance dans un tel contexte. Les valeurs prédictives positives des signes cliniques ont été calculées. L’efficacité du vaccin a été mesurée par la méthode d’estimation rapide basée sur le taux de couverture vaccinale et la proportion de sujets vaccinés parmi les malades diagnostiqués dans les trois semaines suivant la campagne de masse : elle variait de 93 à 95% selon le lieu.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Haemophilus influenzae, deuxième cause des méningites bactériennes de l'enfant à Madagascar.

  • Haemophilus influenzae b est l'un des principaux agents responsables des méningites bactériennes de l'enfant dans les pays où la vaccination anti-Haemophilus influenzae b n'a pas été généralisée. A Madagascar aucune étude sur l'épidémiologie de cet agent n'a été réalisée. Ce travail a pour objectif d'évaluer la place des méningites dues à Haemophilus influenzae à Antananarivo et de déterminer ses aspects épidémiologiques et évolutifs. Dans le cadre d'une étude multicentrique coordonnée par l'Institut Pasteur de Madagascar, tous les enfants âgés de moins de 15 ans, hospitalisés dans les services de pédiatrie des trois hôpitaux d'Antananarivo de juin 1998 à juin 2000, pour syndrome infectieux associé à un syndrome méningé et/ou convulsion et/ou coma, ont été inclus. Sur les 160 cas étudiés, Haemophilus influenzae b arrive en deuxième place parmi les agents responsables des méningites purulentes de l'enfant. Cette espèce est à l'origine de 32 % des méningites, derrière Streptococcus pneumoniae (34 %). Elle touche 96 % des enfants âgés de moins de deux ans, avec une fréquence maximale avant l'âge de un an. L'incidence annuelle des méningites dues à Haemophilus influenzae est estimée à 16,6 pour 100000 enfants âgés de moins de 5 ans. Le taux de létalité est de 28,6 % et des séquelles neurologiques sont observées chez 31,4 % des patients. Haemophilus influenzae est sensible aux céphalosporines de troisième génération mais montre une résistance élevée au chloramphénicol (42 %), à l'amoxicilline (29 %) et à la gentamicine (22 %). La fréquence relativement élevée, ainsi que la forte létalité des méningites dues à Haemophilus influenzae b, touchant électivement les enfants de moins de deux ans, suggèrent la nécessité d'introduire dans le programme national de vaccination de Madagascar le vaccin anti-Haemophilus influenzae b qui a démontré son efficacité dans tous les pays où il a été utilisé. Par ailleurs, dans le traitement probabiliste des méningites bactériennes de l'enfant, les céphalosporines de troisième génération devraient être utilisées en première intention.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Évaluation des coûts opérationnels d‘une campagne de masse préventive contre la méningite à méningocoque et la fièvre jaune au Sénégal, en 1997

  • Une étude microéconomique des coûts supplémentaires et nécessaires sur une courte période à l'organisation ponctuelle d'une campagne de masse préventive contre la méningite cérébro-spinale et la fièvre jaune a été conduite en 1997 dans le district de Matam (nord-est du Sénégal). Lors de cette campagne 163 981 doses de vaccins antiméningococciques et anti-amarils ont été administrées à 85 925 personnes, pour un coût total de la campagne de 55 322,75 euros. Les vaccins et les solvants ont représenté 60 % du coût total de la campagne, le matériel lié aux injections et à leur sécurité 26 %, le personnel de vaccination 7 % et la logistique 7 %. Le coût total moyen a été de 0,34 euro par dose administrée et 0,64 euro par sujet vacciné. Le coût total moyen par dose de vaccin anti-méningococcique administrée a été de 0,44 euro, il est du même ordre que celui calculé lors de campagnes de masse d'urgence conduites dans d'autres pays. L'addition de la vaccination anti-amarile a permis de réaliser une économie d'échelle en faisant baisser le coût total moyen par dose administrée de 0,11 euro. Les coûts directs unitaires par dose administrée sont plus élevés en stratégie de vaccination avancée (0,35 euro) qu'en stratégie fixe ou mobile (respectivement 0,318 et 0,323 euro). Ils augmentaient d'autant plus que la taille des collectivités à vacciner était petite (0,31 euro dans les communautés de plus de 2 000 personnes à vacciner contre 0,38 euro dans les communautés de moins de 100 personnes à vacciner), et si la vaccination se situait en milieu rural plutôt qu'en milieu urbain (0,32 contre 0,31 euro). Dans l'optique d'informer les décideurs sur le coût de revient d'une vaccination de masse, cette étude a permis d'élaborer une méthode de calcul et d'analyse de ses coûts opérationnels et a montré l'avantage économique de coupler plusieurs antigènes lors d'une campagne préventive.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Agents des méningites purulentes communautaires de l'enfant: tendance épidémiologique à Abidjan, Côte d'Ivoire, de 1995 à l'an 2000.

  • En vue de déterminer la fréquence des agents responsables de méningites purulentes communautaires, de décrire leur évolution annuelle et leur variation saisonnière, des données épidémiologiques et microbiologiques portant sur 287 enfants atteints de méningites purulentes ont été colligées de janvier 1995 à décembre 2000 sur la base des examens directs, de la culture du liquide céphalorachidien ainsi que de l'identification des agents. Un intervalle de confiance a été défini autour de la valeur basale mensuelle permettant la détection des grappes épidémiques. Sur la période d'étude, la fréquence globale des agents était de 47,8 % pour Streptococcus pneumoniae, de 39 % pour Haemophilus influenzae et de 13,2 % pour Neisseria meningitidis. H. influenzae était plus fréquemment isolé chez l'enfant de moins d'un an suivi de S. pneumoniae et de N. meningitidis. Au-delà de cinq ans, S. pneumoniae est la bactérie la plus prévalente, suivie de N. meningitidis. L'évolution des agents montre que, de 1995 à 1997, H. influenzae b représentait 39,2 % à 45,6 % des agents contre 23 % à 39 % pour S. pneumoniae et 9,3 % à 23,2 % pour N. meningitidis , alors qu'entre 1998 et 2000, S. pneumoniae représentait 51,2 % à 58,1 % des agents, H. influenzae b 28,6 % à 43,4 % et N. meningitidis 8,8 % à 11,6 %. Ces résultats montrent une fréquence élevée et stable pour S. pneumoniae et H. influenzae et une faible circulation de N. meningitidis. Bien que les agents étudiés évoluent sous un mode endémique, la période allant du mois de septembre au mois de février a été identifiée comme une période de haute endémicité concernant les trois agents. Cette étude doit permettre aux établissements sanitaires d'assurer une meilleure riposte pendant cette période. De même une surveillance continue des tendances des agents des méningites pédiatriques est nécessaire dans le but d'une mise en oeuvre appropriée des différentes interventions de santé publique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Méningite carcinomateuse : le point de vue de l’oncologue radiothérapeute

  • La méningite carcinomateuse complique 5 à 10 % des cancers, le plus souvent des cancers du sein, des cancers broncho-pulmonaires ou des mélanomes. Son incidence augmente régulièrement du fait des progrès thérapeutiques en oncologie. Sa prise en charge repose sur la radiothérapie externe, les traitements systémiques, la chimiothérapie intrathécale et les soins de support. L’objectif de ce travail était de dresser un état des lieux concernant la prise en charge d’une méningite carcinomateuse par radiothérapie externe, sujet peu évalué bien que correspondant à une problématique fréquente. Une radiothérapie panencéphalique est indiquée en cas de lésions cérébrales secondaires ou d’encéphalite clinique. Une radiothérapie focalisée est indiquée sur les sites symptomatiques, les lésions focales à l’IRM ou les sites de blocage du liquide céphalorachidien. Le choix des doses se fait selon l’état général du patient (20 à 40 Gy en cinq à 20 fractions), le volume à traiter et les techniques disponibles, avec possibilité de grand hypofractionnement en conditions stéréotaxiques. La radiothérapie est actuellement réalisée à visée uniquement symptomatique, puisqu’elle n’apporte pas de bénéfice en termes de survie. L’association à un traitement systémique permet en revanche d’allonger la survie des patients. L’administration d’une chimiothérapie intrathécale de façon séquentielle peut également l’améliorer, mais majore la toxicité du traitement. L’usage des nouvelles techniques de radiothérapie et le développement de molécules radiosensibilisantes chez les patients souffrant de peu de symptômes sur le plan neurologique, conservant un état général correct (indice de Karnofsky de plus de 60 %) et chez qui un traitement systémique est possible, devraient permettre d’améliorer la prise en charge de cette complication du cancer, dont l’incidence devrait continuer de croître dans les années à venir.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Indication de l’imagerie cérébrale dans la prise en charge initiale et le suivi de la méningite bactérienne aiguë communautaire (en dehors de la recherche spécifique d’une porte d’entrée)

  • La ponction lombaire (PL) est l’examen essentiel pour affirmer le diagnostic de méningite bactérienne. Elle doit être pratiquée en extrême urgence. Le risque d’engagement doit être évalué avant de réaliser le geste et faire pratiquer une imagerie en cas de doute. Pratiquer une imagerie pour vérifier l’absence de contre-indication est source de retard à la documentation microbiologique, voire à la négativation des prélèvements et d’administration aveugle d’une antibiothérapie peut être non justifiée. Le risque de complication d’une PL en cas de suspicion de méningite bactérienne doit pouvoir être apprécié cliniquement simplement et rapidement. La revue de la littérature et des recommandations récentes permet de proposer un arbre décisionnel simple et opérant en extrême urgence. Trois grands items doivent être vérifiés : l’anamnèse, l’existence de signes de localisation (a fortiori de signes d’engagement) et les troubles de la vigilance. La notion d’hypertension intracrânienne est ambiguë dans le cadre de la suspicion de méningite bactérienne. De même, la pratique d’un fond d’œil et a fortiori son interprétation est illusoire en urgence. Ces items ne sont pas retenus dans l’arbre décisionnel. L’imagerie cérébrale et crânienne a des indications secondaires pour rechercher une complication en cas d’évolution non satisfaisante, en cas d’immunodépression, ou pour la recherche d’une porte d’entrée. L’imagerie par résonance magnétique cérébrale (IRM) est l’examen de choix quand elle est possible. La tomodensitométrie permet de mieux analyser les structures osseuses. Les techniques conventionnelles doivent être complétées de séquences qui augmentent la sensibilité de l’examen (écho de gradient, séquences vasculaires, séquence de diffusion).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Impact d'un vaccin conjugué antiméningococcique « A » sur les méningites bactériennes notifiées à l'ouest du Burkina Faso (2009-2012).

  • Le Burkina Faso est un pays entièrement situé dans la ceinture de la méningite. L'ouest du pays est régulièrement le siège d'épidémies à méningocoques A, malgré la mise en œuvre de campagnes vaccinales réactives avec le vaccin polysaccharidique méningococcique A. Le 6 décembre 2010, le Burkina Faso a été le premier pays en Afrique à effectuer une vaccination collective de toute la population de un à 29 ans avec un nouveau vaccin conjugué méningococcique A (MenAfriVac™). Avant la vaccination, un recyclage de tous les techniciens de laboratoires de la partie occidentale du pays (4 064 928 habitants, 27,5% de la population du pays) a été effectué par une équipe de formateurs, avec fourniture de réactifs et matériel de laboratoire, et l'organisation d'un système d'acheminement des liquides céphalorachidiens (LCR) suspects de méningites bactériennes vers le niveau central, pour effectuer une recherche de la bactérie en cause par test au latex, culture et PCR. La couverture vaccinale administrative pour cette campagne avec MenAfri-Vac™ a été de 100,3 %. On a assisté à une disparition presque totale des cas de méningite A, mais à une augmentation des notifications des cas de méningites bactériennes d'autres causes, méningocoques X et W135. Avec l'amélioration de la qualité de la surveillance et la quasi-disparition du méningocoque A, l'impact positif de la vaccination de masse par MenAfriVac™ est démontré. Cependant, si on veut véritablement diminuer par la vaccination le nombre de méningites bactériennes aiguës, il faudra utiliser des vaccins contre les autres souches de méningocoques ayant localement un pouvoir pathogène, la lutte contre les méningites à pneumocoques étant améliorée par l'inclusion récente dans le PEV d'un vaccin pneumococcique conjugué à 13 valences.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Méningites carcinomateuses des cancers du sein surexprimant HER2 : pour un traitement spécifique ?

  • Le cancer du sein est la tumeur solide responsable de la plus forte incidence de métastases méningées. Le pronostic est très défavorable à court terme avec une survie globale médiane inférieure à six mois. Les traitements actuellement disponibles sont décevants, reposant de manière historique et pragmatique sur la chimiothérapie intrathécale (IT). Malgré une prise en charge spécifique et symptomatique, l’amélioration de la survie et de la qualité de vie reste très modeste, soulignant l’importance de poursuivre des recherches vers de nouvelles molécules ou vers la meilleure utilisation de celles disponibles aujourd’hui. L’incidence des métastases méningées est en nette augmentation notamment en cas de surexpression de HER2. L’hypothèse principale serait un meilleur contrôle de la maladie extracérébrale grâce au trastuzumab « cantonnant » préférentiellement les rechutes dans les sites anatomiques non atteints par l’anticorps monoclonal de haut poids moléculaire (148 kD). Les analyses menées dans le liquide céphalorachidien après administration intraveineuse de trastuzumab montrent ainsi des concentrations extrêmement faibles de l’anticorps et confortent cette hypothèse. Les métastases méningées des carcinomes mammaires surexprimant HER2 restent donc potentiellement sensibles à une inhibition des récepteurs de type HER2 par un agent ciblé à la condition majeure que celui-ci parvienne à franchir la barrière hématoméningée ou à la contourner. Un traitement par trastuzumab, administré par voie intraventriculaire (IVE) ou par voie IT permettrait d’atteindre des concentrations locorégionales élevées et thérapeutiques sans risque sur le tissu normal cérébroméningé qui n’exprime pas HER2. Cette stratégie a été testée avec succès sur quelques modèles animaux. Chez l’homme, seules quelques utilisations ponctuelles avec des doses hebdomadaires

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Epidémiologie et contrôle des méningites bactériennes chez les enfants de moins d'un an à Niamey (Niger).

  • L'étude bactériologique et épidémiologique des méningites bactériennes chez l'enfant de moins d'un an a été menée de septembre 1981 à juin 1997 à Niamey ville de 575000 habitants au coeur de la ceinture africaine de la méningite. Les cas de méningite ont été définis par culture du liquide céphalorachidien (LCR), agglutination d'antigènes spécifiques, coloration ou numération cytologique du LCR. En 16 ans, 1481 LCR d'enfants de moins d'un an ont été analysés, représentant 20 % du total des LCR reçus au CERMES, soit une incidence annuelle moyenne de 511,4 cas pour 100000 enfants de moins d'un an. Haemophilus influenzae b constituait 35,1 % des cas, Streptococcus pneumoniae 26,3 % et Neisseria meningitidis 17,6 %. Les autres bactéries représentaient 5,5 % et, pour 15,5 % des LCR, l'agent causal n'a pas été identifié. Le taux de mortalité était de 146,9 décès pour 100 000 enfants de moins d'un an. La létalité de H. influenzae b était de 43 %, celle de S. pneumoniae de 58,9 % et celle de N. meningitidis de 17,8 %. Cette étude montre qu'à Niamey comme dans le reste de la ceinture de la méningite, S. pneumoniae et H. influenzae b constituent les principales étiologies des méningites bactériennes survenant chez les enfants de moins d'un an. Toutefois, l'incidence spécifique de N. meningitidis s'est révélée identique pour toutes les classes d'âge de 0 à 20 ans, variant approximativement de 45 pour 100 000 sujets en période non épidémique à 550 pour 100 000 au cours des épidémies. La vaccination préventive avec des vaccins conjugués, vaccin anti-Haemophilus notamment, constitue la meilleure prophylaxie. L'utilisation systématique de la ceftriaxone chez les nourrissons de moins d'un an, en période non épidémique aussi bien qu'au cours des épidémies de méningite à méningocoque, est vivement recommandée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Stratégie de prise en charge (diagnostic, surveillance, suivi) d’une méningite aiguë communautaire présumée bactérienne de l’adulte

  • Le diagnostic de méningite bactérienne doit être suspecté dès l’examen clinique initial en présence de fièvre, signe le plus fréquent, associée à d’autres signes d’atteinte neuroméningée plus inconstants (troubles de conscience, céphalées, raideur de nuque, déficit neurologique focal, crise convulsive). La présence d’un rash cutané oriente vers une origine méningococcique, alors qu’une paralysie des nerfs crâniens est plus fréquente en cas de méningite tuberculeuse ou listérienne. Un foyer infectieux ORL ou pulmonaire et la notion d’un traumatisme crânien récent évoquent l’implication d’un pneumocoque. Enfin, l’installation de la symptomatologie sur plusieurs jours, surtout si des signes généraux y sont associés, est très en faveur d’une méningite tuberculeuse. Les principaux facteurs de mauvais pronostic à rechercher dès l’admission sont la présence de troubles de la conscience, d’une instabilité hémodynamique, de troubles neurologiques et un âge avancé. Enfin, la morbidité et la létalité des méningites à pneumocoque sont supérieures à celles des méningites à méningocoque. Le scanner cérébral apporte un complément d’informations sur les possibles complications intracrâniennes. Certaines circonstances, telles que des signes de focalisation neurologique et des signes d’hypertension intracrânienne, l’imposent avant la ponction lombaire. Les facteurs de risque de méningite doivent être dépistés et traités en fonction du germe impliqué. Le suivi des patients dépend de leur évolution après traitement. La présence de séquelles neurologiques impose un suivi spécialisé en externe. Des séquelles neuropsychologiques (ralentissement cognitif, troubles de la mémoire) peuvent persister plusieurs années même en l’absence de troubles neurologiques associés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Neisseria meningitidis et méningites.

  • ○ Des épidémies de méningites à méningocoque peuvent survenir dans le monde entier et en particulier durant la saison sèche en Afrique dans la zone sahélienne appelée ceinture de la méningite de Lapeyssonnie qui est caractérisée par un fond hyperendémique sur lequel se greffent de façon régulière des épidémies. La caractérisation des souches de Neisseria meningitidis par l'électrophorèse d'enzymes multiples a permis de décrire et de suivre la progression mondiale de clones virulents. Ces clones seront maintenant suivis grâce au séquençage de loci multiples et une banque de données disponible sur Internet. Les vaccins représentent le moyen prophylactique majeur. Les vaccins classiques polysaccharidiques A/C sont limités dans leur emploi par leur faible efficacité dans les jeunes tranches d'âge les plus à risque. Lors des épidémies, la vaccination de circonstance doit être appliquée le plus précocement possible en utilisant un seuil d'alerte adapté à la région concernée. De nouveaux vaccins conjugués dirigés contre les groupes A et C, qui seraient efficaces dès le très jeune âge et de façon prolongée par le recrutement de lymphocytes mémoire, permettront peut être d'envisager à l'avenir une vaccination systématique. Si les signes cliniques sont souvent bruyants, le diagnostic posé à l'issue de l'examen clinique ne détecte pas la totalité des cas de méningite mais la prise en compte du degré de gravité clinique le permet. Pour cette affection constamment mortelle en l'absence de traitement, une antibiothérapie adaptée et précoce, y compris préhospitalière, est la seule chance de survie. Si quelques souches résistantes au chloramphénicol ont été décrites, le nombre de souche de sensibilité réduite à la pénicilline ne cesse d'augmenter. Bien que ces dernières ne posent pas de problème thérapeutique pour l'instant, elles rendent indispensable une surveillance de la sensibilité des méningocoques qui passe par une standardisation de l'antibiogramme.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les méningites septiques de l'enfant au Rwanda de 1983 à 1990. Etude rétrospective au Centre Hospitalier de Kigali.

  • Afin d'estimer la répartition microbiologique, la létalité, et les groupes d'enfants à risque de méningites septiques dans la population hospitalisée en milieu pédiatrique, nous avons effectué une étude rétrospective des méningites septiques diagnostiquées dans le Service de Pédiatrie du Centre Hospitalier de Kigali (Rwanda) de 1983 à 1990. A partir de l'analyse microbiologique de 1215 liquides céphalorachidiens, 321 cas de méningites septiques à germes connus et 68 cas de méningites à liquide trouble sans germes isolés ont été retenus, soit 1,5% des admissions du Service de Pédiatrie du Centre Hospitalier de Kigali. Les germes les plus souvent rencontrés ont été le pneumocoque (36,5%), l'Haemophilus influenzae (31%), les salmonelles (13%) et le méningocoque (11,5%). La majorité (75%) des enfants victimes de méningites septiques avaient un âge inférieur à 5 ans. La létalité globale était de 38% avec des taux atteignant respectivement 52% et 39% pour les méningites à pneumocoques et à salmonelles. La symptomatologie clinique des méningites pneumococciques était dominée par la fréquence élevée de coma (p:0,000055) et des troubles respiratoires (p:0,02). En revanche, au cours des méningites à Haemophilus influenzae, a été noté une moins grande fréquence de coma (p:0,05) et de dénutrition (p:0,017). Les méningites à salmonelles se caractérisaient du point de vue clinique par une plus grande fréquence de fièvre supérieure à 38°5 (p:0,025) et de dénutrition (p:0,01). Au cours des méningites à méningocoques, les convulsions semblaient un peu plus fréquentes à la limite du seuil de signification statistique (p:0,052) alors que le coma (p:0,0062) et la détresse respiratoire (p:0,0024) étaient rares. Indépendamment de l'étiologie, aucun signe clinique n'est apparu statistiquement associé au risque de décès.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Méningite bactérienne iatrogène après ponction lombaire de diagnostic: à propos de trois cas observés à l'hôpital d'enfants de Tunis.

  • Nous avons collecté les cas de méningites iatrogènes (MI) survenus à l'hôpital d'enfants de Tunis durant la période allant de janvier 1998 à décembre 2006. Une fiche de renseignements cliniques a été remplie pour chaque patient retenu. Tous les prélèvements bactériologiques ont été analysés au laboratoire de microbiologie de l'hôpital d'enfants de Tunis. L'identification des bactéries a été effectuée selon les méthodes conventionnelles. Pendant la période d'étude, nous avons colligé trois cas de MI survenus après ponction lombaire (PL). Deux cas sont survenus chez des nouveau-nés admis pour suspicion d'infection néonatale et un cas est survenu chez un nourrisson de deux mois admis pour exploration de convulsions hyperpyrétiques. Dans tous les cas, la PL initiale a ramené un liquide céphalorachidien (LCR) sans anomalies et ils ont tous développé, 72 heures après, des symptômes de méningite aiguë. La deuxième PL était franchement purulente dans tous les cas. Les bactéries isolées étaient Klebsiella pneumoniae, Enterobacter cloacae et Serratia marcescens, toutes productrices de bêtalactamase à spectre étendu (BLSE). Le recours à un traitement par des quinolones a été nécessaire dans les trois cas. Différentes complications ont marqué l'évolution de ces méningites: hydrocéphalie et abcès cérébral dans un cas, défaillance respiratoire et hémodynamique ayant nécessité le transfert dans une unité de soins intensifs dans le deuxième cas et pour le troisième cas hygroma cérébral. Cette étude montre la morbidité élevée causée par la MI. De simples précautions d'asepsie prises avant chaque PL peuvent prévenir des cas pareils.

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Apport des examens biologiques dans le diagnostic positif, la détermination de l’étiologie et le suivi d’une méningite suspectée bactérienne

  • Malgré les progrès réalisés dans le diagnostic et le traitement des infections, les méningites restent une cause importante de mortalité et de morbidité. Un diagnostic rapide et précis de l’agent étiologique est capital pour la prise en charge et l’évolution des méningites bactériennes. L’examen essentiel est l’analyse du liquide céphalorachidien (LCR). La coloration de Gram met en évidence des bactéries dans 50 à 80 % des cas et la culture est positive dans au mieux 80 % des LCR. Cependant, en cas de traitement précoce, la sensibilité de ces deux tests est inférieure à 50 %. L’analyse biochimique et cytologique du LCR manque aussi de spécificité et de sensibilité. Afin d’augmenter les preuves diagnostiques, d’autres tests biologiques sont disponibles. L’agglutination des particules de latex est adaptée à la détection des antigènes bactériens présents dans le LCR de patients suspects de méningites d’origine bactérienne. Ces tests permettent de détecter la plupart des germes responsables d’infection du système nerveux central mais ils manquent de sensibilité. De plus, dans les stades précoces des méningites aiguës, les signes cliniques et les perturbations du LCR sont très souvent non spécifiques ne permettant pas le diagnostic différentiel entre méningites bactériennes et méningites virales. Certains marqueurs comme la CRP, la procalcitonine (PCT) ou encore sTREM-1 peuvent être très utiles non seulement pour le diagnostic mais aussi pour différencier entre méningite bactérienne et méningite virale. Plus que jamais, le diagnostic des méningites bactériennes et leur prise en charge nécessitent différents tests biologiques ainsi qu’une approche multidisciplinaire.

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Quel suivi à long terme pour quels patients ? Séquelles des méningites bactériennes chez l’enfant et chez l’adulte : incidence, types, modes d’évaluation

  • Les méningites bactériennes restent une cause importante de mortalité et de séquelles neurologiques et sensorielles. Chez l’adulte, le taux de mortalité lors d’une méningite à pneumocoque (germe le plus fréquent) varie de 16 à 37 % et les séquelles neurologiques surviennent chez 30 à 52 % des survivants. Chez l’enfant, le pronostic est globalement meilleur, avec une mortalité de 2 à 15 %, plus élevée pour le pneumocoque. Trois quarts des enfants survivent sans séquelles, 15 % présentent une surdité (10–13 %, jusqu’à 30 % des pneumocoques), plus rarement (3–4 %) un retard mental, une atteinte motrice, une épilepsie. Outre le type de germe – le risque de séquelles est multiplié par six en cas de pneumocoque – plusieurs facteurs de mauvais pronostic sont décrits dès l’admission : degré de coma, déficit neurologique, atteinte des nerfs crâniens, protéinorachie élevée, taux élevé d’érythrocytes et faible réaction cellulaire dans le LCR (inférieur à 600 ou 1000 leucocytes par microlitre selon les études). Enfin, toutes les complications neurologiques (épilepsie, AVC, œdème cérébral, hydrocéphalie) ou systémiques sont corrélées à une évolution défavorable. Un test auditif est à réaliser dans les 15 jours, suivi en cas d’hypoacousie d’une consultation audiologique avec IRM labyrinthique pour détecter une ossification cochléaire précoce. Un an après la méningite, le comportement et les compétences cognitives doivent être évalués : intelligence, mémoire, attention et fonctions exécutives, vitesse de réaction, facultés adaptatives, pour mettre en place une rééducation et un soutien scolaire individualisés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov