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  • Protein-calorie malnutrition is found in environments characterized by ignorance, illiteracy, poverty, poor hygiene, and absence of food processing industries. At the Mondongo rural health center in Zaire, malnourished children are not rare, although they live in an environment rich in the foods necessary for growth and development. Parents are poorly informed about the desirable age at weaning, the nutritional requirements of weaned infants, and appropriate diet and food preparation for weaned children. The income of local residents does not permit purchase of imported foods. Children must thus be nourished with local foods. Manifestations of protein-calorie malnutrition range from slight retardation of growth to serious disease, including marasmus and kwashiorkor. Among 337 children studied in Mondongo, 66 (19.5%) were seriously malnourished, with upper arm circumferences of less than 13 cm, or weight being 60% of normal weight for their age. 81 children (21%) had moderate malnutrition, with are circumferences of barely 15 cm, or weight for age 60-80% of normal. 190 children were adequately nourished, with arm circumferences of at least 16 cm and weight over 80% of normal for their age. The most frequent consumed foods in Mondongo are manioc, rice, plantains, maize, peanuts eaten as snacks between meals, soybeans (still in the stage of introduction and not well accepted), fruits, palm oil, and some vegetables. Chicken and eggs are widely consumed. There are not dishes especially prepared for newly weaned children. A formula for a weaning food called Mariso proposed by a group of researchers in 1984 was found to be poorly accepted because it included soybeans, which are not widely available or well accepted. Two mixtures more appropriate to local realities were developed. Mariche combines maize, rice, and locally harvested and smoked caterpillars, while mariop combines maize, rice, and eggs. The mixtures can be stored for short periods in ordinary containers in a dry place. Sugar or salt may be added during cooking. Two mixtures are sufficiently inexpensive to be available to all population sectors. Mariop was found to be slightly more effective than Mariche in treatment of malnourished children. Not long ago, many parents in the Mondongo region believed that malnutrition was caused by poisoning or malevolent spirits, which led to fatalistic attitudes toward appearance of signs of kwashiorkor. But protein-calorie malnutrition is a curable deficiency avoidable at low cost using locally available resources. Parents must be trained to provide adequate nutrition for their young children.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evaluation de la qualité du dépistage et de la prise en charge de la malnutrition infantile à Cotonou, Bénin.

  • La présente étude tente d'évaluer la qualité du dépistage et de la prise en charge des enfants malnutris dans les centres socio-sanitaires de Cotonou, ville la plus importante du Bénin. Elle a pu être réalisée dans 19 centres privés, publics, médicaux et sociaux. Cinq enquêtes ont été nécessaires : une enquête rétrospective à partir des registres des centres, une évaluation des moyens matériels dont disposait chaque centre, une enquête d'observation des prestataires de soins (n=90), un questionnaire du responsable des activités nutritionnelles de chaque centre (n=19), un questionnaire des mères des enfants malnutris venus consulter dans ces centres (n=43). La prévalence globale des enfants malnutris dépistés dans les centres socio-sanitaires était très faible (2,2%) par rapport à la prévalence de la malnutrition à Cotonou (20,3%). Moins de la moitié des centres (47,4%) utilisaient une fiche de suivi de croissance. Aucun ne possédait de diagramme de maigreur. Le matériel de démonstration culinaire était utilisé dans 28,6% des centres. Les 3/4 de l'ensemble des centres réalisaient des séances d'IEC (Information Education Communication) de bonne qualité, et tous les centres habilités possédaient les principaux médicaments essentiels. L'évaluation des soignants a montré que 35% d'entre eux ne maîtrisaient pas les techniques de mesure anthropométriques de base. Ce sont les médecins et les aides-soignants qui utilisaient le moins la courbe de croissance. Aucun médecin ne donnait de conseil nutritionnel. Le questionnaire aux soignants a mis en évidence des connaissances correctes dans l'ensemble malgré un défaut de supervision et de formation continue. L'analyse du questionnaire des mères a montré que la malnutrition de leur enfant n'était jamais le motif de consultation initiale, et que seules 39% avaient compris que leur enfant était malnutri en sortant de la consultation. Cette étude met donc en évidence à Cotonou un déficit du dépistage de la malnutrition chez les enfants et une mauvaise qualité de la prise en charge des enfants malnutris. La malnutrition qui est un véritable problème de santé publique dans cette ville nécessite donc la mise en place d'un programme de lutte contre la malnutrition en milieu urbain.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La lutte contre la malnutrition en milieu rural

  • This article analyzes the interaction between nutritional factors and growth rates in Senegal from data collected at the pediatric unit at the CHU Hospital in Dakar. In Senegal, as in most of Sub-Saharan Africa (SSA) children grow rapidly between 6-36 months because of good nutrition. The problems cited during the survey that have led to malnutrition among infants and children are: 1) the lack of education of mothers, 2) demographic factors (many pregnancies and polygamy), 3) maldistribution of f ood especially when children eat from the same bowl as adults, 4) the lack of diversification in food given to infants after 5 months, 5) special foods considered taboos (eggs, dried fish, some vegetables) limits children's consumption of a balanced diet, 6) abusive malnutritional publicity campaigns that encourage mothers to purchase imported milk and food products, 7) high poverty level of most malnourished children due to the parents unemployment, and 8) the lack of immunization and medical surveillance. These factors explain what happens to most SSA children after beginning the 16 month when the lack of adequate and diversified nutrition causes retardation in their growth rates. The prevalence of marasmus is responsible for 50% of all deaths in Dakar due to malnutrition. The intervention of special foods such as Ladylac Ferelin and the rouye-complet form Dakar's Institute of Food Technology have had positive results in producing nutritional rehabilitation. However, the price remains a problem because the majority of the people are so poor. Recommendations to win the war against child malnutrition includes: 1) nutritional and health programs aimed at the literacy levels of Senegalese families, 2) controls on polygamy, 3) a policy on family planning, 4) increasing family revenues and the availability of local infant products, 5) improvement in the health system and inclusion of nutritional education in the training of health workers.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Malnutrition infantile et surpoids maternel dans des ménages urbains pauvres au Bénin

  • Le cumul de la malnutrition protéino-énergétique (MPE) des enfants et du surpoids des mères au sein des mêmes ménages est un phénomène associé à une transition nutritionnelle accélérée dans les pays en développement (PED). L'objectif de l'étude était de déterminer, en zone urbaine pauvre du Bénin, la prévalence de ce cumul, puis de cerner les différences avec des ménages d'autres phénotypes nutritionnels, quant aux conditions socio-économiques et à la qualité de l'alimentation. Des données anthropométriques ont été recueillies auprès des mères et enfants de 148 ménages choisis de manière aléatoire et comportant au moins deux enfants de la même mère, dont un âgé de 6 à 59 mois et l'autre, de 5 à 11 ans. Les autres paramètres ont été évalués au moyen d'un questionnaire administré à une partie des mères (n = 126), incluant la fréquence de consommation de 13 groupes alimentaires pour évaluer la diversité comme indice de qualité alimentaire. La prévalence du cumul était de 16,2 %. Sur les 79 ménages avec MPE, 30,4 % avaient une mère en surpoids, alors que 41,4 % des ménages à surpoids maternel (n = 58) comprenaient au moins un enfant malnutri. Les enfants de 5 à 11 ans présentaient un bon moins état nutritionnel que ceux de moins de 5 ans (41 % et 30 % de MPE chronique ou aiguë, respectivement). Chez les mères, 39,2 % accusaient un surpoids, incluant 15,5 % d'obésité. D'après les analyses de régression logistique, un statut socio-économique relativement élevé favorisait le cumul surtout parmi les ménages avec MPE, alors que l'insalubrité de l'habitat augmentait le risque de cumul chez les ménages à surpoids maternel. Une plus grande diversité alimentaire protégeait les différents types de ménages contre le cumul. L'étude permet de conclure qu'en milieu urbain pauvre de PED à faible revenu, le fardeau nutritionnel n'est pas à négliger et que pour la prévention, des actions pour la diversification alimentaire et pour l'assainissement sont indiquées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Efficacité des relais communautaires dans le dénombrement et la détermination des populations vulnérables dans un contexte de malnutrition endémique et de conflit armé : cas d’un district sanitaire en RD Congo

  • Objectif: Évaluer la capacité des relais communautaires opérant dans le domaine de la nutrition à contribuer au dénombrement de la population de leurs villages respectifs sous la coordination du district sanitaire. Méthodologie: Une étude quasi expérimentale, consistant à organiser les relais communautaires en comités villageois de nutrition et à les responsabiliser dans le dénombrement de la population de leurs villages respectifs, a été mise sur pied dans un district sanitaire rural du Kivu (RD Congo). L'étude a été réalisée de mars à avril 2003 dans une situation de conflit armé. La collecte des données de la population a été assurée par les relais communautaires. Les médianes (minimum et maximum) des proportions observées par catégories d'âge ont été présentées. Résultats: Les relais ont été capables de faire un dénombrement de la population avec des résultats fiables. Les proportions de la population par catégorie d'âge observées se sont révélées similaires à celles du modèle national issu d'une enquête réalisée par des experts. Pour les relais communautaires, un pourcentage médian de 22,2 % (6,2-100 %) des ménages par village a été considéré comme vulnérables dans le contexte de l'Est de la RD Congo, nécessitant par conséquent une aide extérieure. Conclusion: Les relais communautaires peuvent contribuer à la récolte de données démographiques fiables pouvant permettre de planifier des programmes de santé publique, et le suivi de l'évolution démographique même dans une situation d'instabilité et de conflit armé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Anémie dans une école du Cambodge rural: détection, prévalence et liens avec les parasitoses intestinales et la malnutrition.

  • Selon l'OMS, la moitié des enfants du monde souffre d'anémie, une endémie qualifiée de silencieuse et négligée, dont les trois causes principales sont la carence en fer, les parasitoses intestinales et le paludisme. Une étude transversale de deux mois a été réalisée dans une école primaire de la province de Battambang, en zone exempte de paludisme. L'objectif principal était d'évaluer la prévalence de l'anémie et de deux de ses déterminants possibles, les parasitoses intestinales et la malnutrition globale, et secondairement d'évaluer la performance d'une technique visuelle simplifiée de mesure de l'hémoglobine (haemoglobin color scale) comparativement à la technique spectrophotométrique utilisée comme référence. Sur 168 élèves (âge moyen: 11 ans), la prévalence d'anémie modérée était de 24 % et celle d'anémie sévère était nulle, le taux moyen d'hémoglobine était de 12,6 g/dl. Ces taux se comparaient de façon favorable aux données antérieures disponibles pour la région. Dans les conditions de notre étude, l'haemoglobin color scale a grossièrement surestimé l'anémie: 83 % contre 24 %, avec une spécificité de 22 %, malgré sa simplicité et son très faible coût, la méthode nous a donc paru non fiable. L'anémie était associée de façon indépendante au portage d'Ancylostoma (p = 0,05), et au retard de croissance (p = 0,01), dont les prévalences respectives étaient de 54 % et 40 %, et ceci malgré un déparasitage par mebendazole 500 mg intervenu neuf mois auparavant dans le cadre d'un programme scolaire annuel. Bien que ce type d'intervention n'empêche pas la recontamination précoce par ankylostome, il pourrait contribuer à réduire la sévérité de l'anémie, il apparaît justifié de le maintenir et même de le renforcer, notamment en substituant l'albendazole au mebendazole.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Malnutrition infantile et facteurs maternels associés dans une ville secondaire au sud du Bénin, Ouidah.

  • Position du problème : L'étude avait pour but d'identifier les besoins et priorités d'interventions pour améliorer l'état nutritionnel des enfants de moins de trois ans dans une ville secondaire du Bénin, Ouidah. Plus spécifiquement, elle visait à mesurer l'ampleur et la répartition de la malnutrition infantile, à identifier une technique simple, fiable et peu onéreuse pour la dépister, puis à déterminer les facteurs maternels qui y sont reliés. Méthodes: On a estimé la prévalence du retard staturo-pondéral sur un échantillon représentatif de 492 enfants de 0 à 36 mois dans l'ensemble des quatre « communes » de la ville, la sensibilité et la spécificité du périmètre brachial, puis on a recherché les liens existant entre le périmètre brachial des enfants et leurs autres indices anthropométriques d'une part, entre ces indices anthropométriques et les indices de l'état nutritionnel des mères ainsi que quelques variables socio-économiques d'autre part. Résultats : Les prévalences de la malnutrition aiguë (maigreur), chronique (retard de croissance) et toutes formes confondues (maigreur associée au retard de croissance) observées chez les enfants sont respectivement de 5, 7 %, 22 % et 25,9 %. La prévalence de la malnutrition selon le périmètre brachial est de 44,7 %. La malnutrition aiguë touche plus (p = 0,05) les enfants de 6 à 23 mois (9,6 % en moyenne) que ceux âgés de 0 à 5 mois (1,1 %) et de 24 à 36 mois (4,2 %). Les garçons sont plus affectés par la malnutrition chronique que les filles (25, % vs 18,1 %, p = 0,05). La corrélation entre le périmètre brachial des enfants et les z-scores du poids/taille, du poids/âge et de la taille/âge est dans tous les cas significativement positive (p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Réhabilitation immunonutritionnelle d’enfants atteints de malnutrition sévère

  • Le déficit immunitaire de l’enfant souffrant de malnutrition est connu de longue date mais rarement pris en compte dans le processus de récupération nutritionnelle. Le Centre de réhabilitation immunonutritionnelle (CRIN) de Cochabamba (Bolivie) s’est donné comme objectif de restaurer les aspects clinico-nutritionnels et immunologiques lors du traitement d’enfants atteints de malnutrition sévère. Les enfants admis au CRIN sont recrutés parmi ceux qui, âgés de 6 mois à 6 ans, séjournent à l’hôpital materno-infantile. Durant les deux mois de séjour dans le service, ils bénéficient d’un traitement global dispensé par une équipe pluridisciplinaire composée de pédiatres, d’immunologistes, de nutritionnistes, de psychologues et de sociologues. La récupération nutritionnelle est basée sur un modèle diététique en quatre phases. Le suivi de ces enfants au niveau anthropométrique, immunologique (échographie du thymus et sous-populations lymphocytaires) et psychologique est assuré pat l’équipe. Les études menées au CRIN ont montré :- une atteinte spécifique de l’immunité à médiation cellulaire avec involution thymique et taux élevé de lymphocytes immatures ,- un déphasage entre les vitesses de récupération clinico-nutritionnelle et immunologique, qui explique en grande partie les rechutes observées dans la plupart des centres de récupération nutritionnelle ,- une possibilité d’accélérer la récupération immunitaire grâce à un supplément journalier de zinc afin qu’elle coïncide avec la récupération nutritionnelle et permette une sortie plus rapide de l’enfant sans risque de rechute.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Liens entre appartenance ethnique et malnutrition infantojuvénile en milieu rural béninois

  • Objectifs. Parmi les enfants hospitalisés dans un centre nutritionnel situé dans le nord du Bénin, la malnutrition paraissait plus fréquente et plus grave chez les enfants du groupe gando que chez ceux des groupes bariba et peul, les trois principaux groupes socioculturels de la région. Une enquête par questionnaire a été effectuée auprès des mères d'enfants de moins de 5 ans pour tenter d'identifier des facteurs de risque sanitaires ou nutritionnels de malnutrition, selon les ethnies. Méthodes. Une enquête a été effectuée auprès de femmes ayant un enfant de moins de 5 ans et appartenant à chacun de ces groupes. Résultats. 165 mères des trois ethnies principales de la commune ont été interrogées, dont soixante-deux ayant un enfant sevré. Les enfants bariba semblaient bénéficier de meilleures conditions sanitaires et nutritionnelles que les enfants gando ou peuls: eau de meilleure qualité (forages), meilleur accès aux latrines, usage de moustiquaires plus répandu, naissance en milieu médicalisé plus fréquente, allaitement précoce, sevrage progressif et choisi. Les enfants peul, quant à eux, bénéficiaient d'un accès plus fréquent à une alimentation lactée lors du sevrage. Le bénéfice de l'apport lacté d'origine animale chez les Peuls pourrait contrebalancer certaines pratiques d'accouchement et d'allaitement moins favorables. Conclusions. Certaines différences, probablement sous-tendues par des différences socio-économiques et culturelles existent au sein de cette population en terme de comportement sanitaire et de modalités d'accouchement, d'allaitement et d'alimentation de l'enfant. Nos résultats doivent inciter à effectuer de nouvelles actions d'éducation sanitaire et nutritionnelle ciblant tout particulièrement certains groupes de cette région.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Effets de la supplémentation en vitamine A sur les marqueurs de la nutrition dans la prise en charge de la malnutrition de l'enfant

  • La malnutrition protéino-energétique et la carence en vitamine A constituent les maladies métaboliques les plus fréquentes chez les enfants des pays en voie de développement. Dans le traitement de ce désordre nutritionnel, l'OMS propose en plus de la réhabilitation diététique, un apport supplémentaire en vitamine A. L'objectif de cette étude préliminaire est d'évaluer l'intérêt de la supplémentation en vitamine A dans la réhabilitation nutritionnelle d'enfants malnutris et de suivre l'évolution des concentrations sériques en rétinol et de ses protéines transporteuses: retinol binding protein (RBP) et préalbumine. Il s'agit d'une étude prospective randomisée chez 68 enfants atteints de malnutrition protéino-energétique, comparant deux régimes administrés pendant 1 mois, avec et sans supplémentation en vitamine A. Après administration per os de 200 000 UI de rétinol, les différents marqueurs nutritionnels (RBP, préalbumine et rétinol) ont été déterminés par chromatographie liquide haute performance (rétinol) et par immunodiffusion radiale (protéines) à J0, J 15 et J30. Les résultats ont montré une augmentation régulière et importante des marqueurs protéiques chez les enfants supplémentés comparativement aux témoins. L'analyse statistique a indiqué une normalisation progressive des protéines RBP et préalbumine chez les enfants traités. Elle a également mis en évidence une augmentation significative (p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

A l'aube du xxie siècle, nous avons tous les outils pour diminuer la malnutrition en Afrique subsaharienne, le ferons-nous ?

  • En Afrique, le nombre d'enfants malnourris continue d'augmenter. Certains programmes communautaires de nutrition ont fait leurs preuves, et leur application permet d'enrayer cette tendance. La malnutrition est liée aux mauvaises conditions socio-économiques qu'il faut améliorer pour assurer un développement durable. Mais, d'après les auteurs, il faut agir en parallèle, sans attendre que les conditions macro-économiques s'améliorent. Différents programmes à succès - Tamil Nadu en Inde, Iringa en Tanzanie, Secaline à Madagascar, PNC au Sénégal, AIN-C au Honduras, Prosen au Cameroun - ont tous appliqué les mêmes principes et suivi la même approche. La communauté internationale des nutritionnistes a établi dix-huit principes qui doivent servir pour la conception et le suivi des programmes de nutrition communautaire afin d'assurer leur succès. En outre, cinq étapes sont à suivre pour la conception des programmes. Enfin, les auteurs suggèrent que, si la nutrition est souvent le parent pauvre au niveau des financements, c'est souvent parce que les nutritionnistes n'élaborent pas de programmes financièrement viables. Le financement de la nutrition dans des programmes sectoriels de santé est possible lorsque l'on applique un certain nombre de principes donnés. En conclusion, il n'existe aucune excuse pour ne pas améliorer rapidement l'état nutritionnel des enfants africains.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Malnutrition protéino-énergétique et morbidité liée au paludisme t chez les enfants de 0-59 mois dans la région du Kivu, République Démocratique du Congo.

  • Dans la région du Kivu à l'Est de la République Démocratique du Congo, la malnutrition et le paludisme sont responsables d'une morbidité et mortalité importantes. La relation entre paludisme et malnutrition est controversée et cette association n'a, jusqu'à présent, pas été explorée dans cette région du Kivu. Nous avons analysé les données de 5 695 enfants âgés de zéro à cinq ans recueillies à l'admission à l'hôpital pédiatrique de Lwiro entre novembre 1992 et février 2004. Les indices poids pour âge (PPA) et poids pour taille (PPT) exprimés en écart type par rapport à la médiane de référence ont été calculés (Z score). L'association entre les indicateurs de la malnutrition protéino-énergétique et le paludisme a été mesurée par les rapports de prévalence en analyse univariée et les OR ajustés dérivés d'un modèle de régression logistique. La prévalence du paludisme à l'admission était de 35,8 % (n=5695). Les indices PPT et PPA et l'albumine sérique étaient associés à la morbidité liée au paludisme. En régression logistique, des OR élevés de paludisme ont été observés pour des valeurs élevées des indicateurs anthropométriques [Z score PPT >

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Malnutrition et état de santé des enfants âgés de moins de 5 ans en zone périurbaine de Niamey, Niger.

  • En préalable à un programme de dépistage communautaire de la malnutrition, une étude transversale a été menée en juin 1992 dans un quartier semiurbain situé à dix kilomètres de la capitale, Niamey. Dans la zone d'étude a été réalisé l'échantillonnage systématique des enfants âgés de moins de 5 ans, chez lesquels ont été relevés le poids, la taille, la notion d'allaitement au sein et les causes de morbidité récentes. Globalement, les taux de malnutrition aiguë et chronique étaient respectivement de 17,7 % (13,4-22,0) et de 28,7 % (23,4-33,9). Quatre pour cent des enfants étaient sous 3 écart-types de la référence du National Center for Health Statistics. Un état de malnutrition aiguë était présent chez 8 % des enfants âgés de moins de 6 mois. Les mères des enfants étudiés avaient eu 4,07 enfants vivants et 0,99 enfant décédé. La mortalité infanto-juvénile était de 181 (136-225) pour mille, dominée par les diarrhées et la rougeole. Dans les mois précédant l'enquête, 22 % des enfants avaient été malades. Les taux de malnutrition retrouvés pour cette enquête sont similaires à ceux relevés lors d'enquêtes précédentes confirmant les faibles taux de guérison obtenus par les Centres Nutritionnels de Niamey (7,42 %). Ces résultats incitent à rechercher des solutions mieux adaptées à ces zones semi-urbaines.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Détection précoce de la malnutrition protéino-calorique: un atout thérapeutique.

  • La sédentarité et le vieillissement de la population, ainsi que les maladies chroniques et les interventions thérapeutiques lourdes toujours plus fréquentes, augmentent l'incidence de la malnutrition protéino-calorique (MPC) dons les pays industrialisés. Le caractère insidieux et les conséquences délétères de la MPC sur le processus de guérison requièrent l'attention du praticien aux signes d'alarme de la MPC. Leur détection inclut une anamnèse, des examens anthropométriques, une évaluation des apports nutritionnels, une appréciation de l'impact de la maladie et des traitements médico-chirurgicaux. Cependant, l'estimation de la fonte musculaire, le principal indicateur de la MPC, n'est souvent possible que par une mesure de la composition corporelle au moyen de la bioimpédance électrique. Cette technique permet de différencier la masse non grasse, comprenant la masse musculaire, de la masse grasse, lorsque la fonte musculaire est masquée par une augmentation de la masse grasse et/ou de l'eau corporelle. L'utilisation conjointe de ces différents outils permet au praticien de détecter très tôt la MPC, d'identifier ses causes, et d'établir un programme nutritionnel approprié afin de prévenir ou corriger la malnutrition.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge diététique de la malnutrition sévère de l'enfant par carence d'apport.

  • La malnutrition sévère de l'enfant se définit par un faible poids rapporté à la taille traduisant un profond changement de la composition corporelle avec une perte importante de la masse musculaire. Elle est parfois associée à des oedèmes. En l'absence de traitement approprié, elle est associée à un risque de décès élevé. Les besoins en protéines et en énergie en cours de re-nutrition dépendent fortement du gain de poids et de la nature du tissu déposé, la proportion d'énergie devant être apportée par les protéines ne dépassant cependant jamais 10 % des besoins énergétiques totaux. L'OMS recommande actuellement un protocole de re-nutrition en deux phases, réanimation et re-nutrition, basé sur l'utilisation de deux mélanges lait écrémé huile sucre tenant compte des variations des besoins en protéines et énergie au cours du traitement. Les mélanges recommandés sont les mêmes en présence d'oedèmes. Ils sont fortement enrichis en vitamines et en minéraux. Il est recommandé actuellement de re-nourrir les enfants en milieu hospitalier. Il est vraisemblable cependant que la mise au point de produits de re-nutrition solides résistants à la contamination bactérienne permette prochainement d'effectuer la phase de re-nutrition proprement dite « à domicile ».

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La prise en charge de la malnutrition chez les enfants préscolaires : le rôle des services de santé locaux

  • Depuis les années 90, les énormes progrès réalisés dans la compréhension de la physiopathologie de la malnutrition du jeune enfant se sont traduits par des améliorations considérables dans la formulation des stratégies de traitement au niveau des hôpitaux de référence. Des protocoles bien standardisés existent maintenant et ont prouvé leur efficacité pour réduire la mortalité associée aux cas graves d'amaigrissement. En revanche, les recommandations pour la prise en charge au niveau des services de santé de base n'ont guère changé, à l'exception de la prise en charge des infections infantiles. Ainsi, bien des occasions de repérer les cas et de les traiter à un stade précoce sont-elles perdues. Dans cet article, un cadre conceptuel est proposé pour mieux appréhender le processus et les différentes expressions de la malnutrition. Les modalités de prise en charge de la malnutrition, dans le cadre des programmes de santé à destination des enfants d'âge préscolaire, sont analysées sur cette base. On a en particulier cherché à identifier les lacunes et à élaborer des alternatives intégrant les services de santé de base dans une prise en charge plus globale. Ces services devraient ainsi être à même de jouer un rôle beaucoup plus important.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Besoins en protéines et en énergie de l'enfant atteint de malnutrition sévère. Application au traitement en milieu hospitalier de la malnutrition par carence d'apports

  • L'enfant sévèrement malnutri se définit par un indice poids/taille inférieur à 70 % des normes internationales ou par la présence d'œdèmes chez un enfant cliniquement dénutri. La malnutrition sévère associée à des œdèmes est désignée sous le terme de kwashiorkor. L'origine des œdèmes du kwashiorkor fait encore l'objet de débats, mais il semble peu probable qu'ils soient dus uniquement à une déficience en protéines. On recommande actuellement une prise en charge diététique semblable pour les enfants sévèrement malnutris avec et sans œdème. Les besoins, tout comme chez l'enfant bien nourri, sont représentés par la somme des besoins de maintenance et des besoins de croissance. Les besoins protéiques varient de 0,7 g/kg/j en début de traitement, quand le poids de l'enfant est maintenu stationnaire, à plus de 5 g/kg/j quand le gain de poids est maximal. En raison des besoins en énergie élevés lors de la reprise de poids, ces besoins en protéines ne représentent cependant jamais plus de 10 à 12 % de la ration énergétique totale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Profil protétique dans les états de malnutrition de l'enfant Ivoirien.

  • Une étude prospective portant sur l'évaluation de l'état nutritionnel d'enfants ivoiriens âgés de moins de cinq ans a consisté, outre les mesures anthropométriques, à déterminer l'albumine, transferrine, retinol-binding protein et de la thyroxine-binding prealbumin. L'état infectieux et/ou inflammatoire a été exploré par le dosage de la protéine c-réactive (CPR) et de l'al-glycoprotéine acide (al-GPA). L'étude a porté sur 56 enfants malnutris comparativement à 54 enfants normonutris de même âge et présumés sains. Les résultats ont montré une forte prévalence des états inflammatoires et/ou infectieux au cours de la malnutrition: 43 % d'élévation simultanée de la CRP et de l'al-GPA ont été observés contre 84 % si l'on considère isolément l'al-GPA. L'incidence des perturbations du profil protéique et des infections associées est beaucoup plus importante dans la malnutrition sévère (kwashiorkor et/ou marasme) au cours de laquelle nous avons noté un index pronostique inflammatoire et nutritionnel (PINI) très élevé. Cette étude préliminaire montre que la détermination du PINI pourrait permettre la détection du pôle inflammatoire ou infectieux dans la recherche des complications subcliniques dans les états de malnutrition.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge de la malnutrition sévère de l'enfant en milieu tropical.

  • La malnutrition sévère de l'enfant se définit par un poids rapporté à la taille inférieur de 3 écarts-types de la référence NCHS ou par la présence d'oedèmes. En l'absence de traitement approprié, elle est associée à un risque de décès élevé. Le traitement à suivre est actuellement bien décrit par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).Après traitement des complications initiales, l'OMS recommande de renourrir les enfants à l'aide de deux mélanges lait écrémé-huile-sucre fortement enrichis en vitamines et en minéraux, mais ne contenant pas de fer. Le mélange F75, à faible concentration en protéines et énergie, est utilisé pendant les premiers jours, tant que les infections associées ne sont pas traitées et que persiste l'anorexie. Un autre mélange, le F100, est utilisé dans un deuxième temps, pendant la phase de récupération nutritionnelle proprement dite. Il a une teneur plus élevée en protéines et énergie, et permet des gains de poids élevés. Il tend à être remplacé par des aliments solides qui ont l'avantage de pouvoir être utilisés dans le cadre d'une réhabilitation nutritionnelle à domicile.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leishmaniose viscérale et malnutrition: à propos d'une observation

  • La leishmaniose viscérale survenant sur un terrain dénutri peut prendre un aspect atypique et présenter un problème diagnostique. Observation. - Un nourrisson âgé de 22 mois a été hospitalisé pour malnutrition protéino-énergétique associée à un syndrome fébrile de long cours. Le bilan bactériologique demeurait négatif. L'amélioration de son état nutritionnel grâce à une assistance nutritionnelle s'est accompagnée de l'apparition d'une splénomégalie. Le médullogramme a alors confirmé le diagnostic de leishmaniose et l'évolution sous traitement par antimoniate de méglumine a été favorable. Conclusion. - La malnutrition constitue un facteur de risque de survenue de maladies parasitaires opportunistes telle la leishmaniose qui, sur un tel terrain, peut poser des problèmes diagnostiques et évolutifs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov