Maladies musculaires [ Publications ]

maladies musculaires [ Publications ]

Publications > maladies musculaires

  • Le caractère non invasif et non traumatique de la spectrométrie de résonance magnétique (SRM) du P-31 et sa simplicité de mise en oeuvre en font maintenant un outil de choix pour l'exploration du métabolisme énergétique musculaire in vivo. L'exploration par SRM du P-31 des pathologies ayant une incidence directe ou indirecte sur le métabolisme musculaire entre progressivement dans le champ des explorations cliniques de routine. Pour être pleinement efficace, cette exploration doit s'accompagner du choix d'un protocole standardisé adapté aux patients et de la définition de critères de normalité prenant en compte l'hétérogénéité interindividuelle caractéristique de toute population distribuée de façon « normale ». L'analyse des résultats de la littérature et notre expérience acquise à partir de l'exploration de 4 000 patients et témoins permettent dès à présent de tirer un certain nombre de conclusions sur les indications, les limites et les perspectives de ce nouveau mode d'exploration du muscle. Les perturbations métaboliques détectées sont spécifiques pour les glycogénoses et les myopathies mitochondriales. Les patients souffrant de désordres mitochondriaux présentent cependant des profils métaboliques variables dont seules certaines constantes sont systématiquement retrouvées. Un autre apport significatif de la SRM du P-31 concerne l'analyse des désordres métaboliques musculaires secondaires à certaines pathologies (inflammatoires, infectieuses, hormonales, etc). Dans le cadre de la susceptibilité à l'hyperthermie maligne, les anomalies de transport intracellulaire du calcium se traduisent par des perturbations métaboliques quantifiables permettant l'exploration systématique de tous les membres d'une famille à risque. De nouveaux développements technologiques (IRM et spectrométrie couplées) font leur apparition et leur place dans une perspective clinique reste à évaluer. La place actuelle de l'exploration par SRM du P-31 dans le bilan diagnostique et pronostique des maladies musculaires est claire. Compte-tenu de son caractère non invasif, elle constitue, en association avec l'IRM si possible, l'examen de première intention en cas de suspicion d'une maladie métabolique. La normalité de l'examen permet d'éliminer pratiquement le diagnostic de myopathie métabolique (diagnostic d'exclusion). L'utilisation conjointe de la SRM du P-31 et de techniques traumatiques plus classiques, biochimiques ou histoenzymologiques demeure nécessaire pour étayer un profil métabolique peu spécifique. Du côté thérapeutique, la SRM du P-31 a prouvé son utilité dans le suivi au long cours des traitements palliatifs et dans l'évaluation pharmacologique de nouvelles molécules. Dans un proche avenir, la SRM du P-31 représentera un outil méthodologique privilégié pour étudier les effets réparateurs de la thérapie génique et de la thérapie cellulaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La myofasciite à macrophages. Groupe d'Etudes et Recherche sur les Maladies Musculaires Acquises et Dysimmunitaires (GERMMAD).

  • ■ Propos: Un nouveau type de myopathie inflammatoire, d'étiologie inconnue et dénommée myofasciite à macrophages, a été récemment décrite en France par le GERMMAD. Cette nouvelle affection est caractérisée par un aspect histologique jusqu'à présent jamais décrit dans la littérature. - Principaux caractères: En novembre 1999, 70 myofasciites à macrophages ont été colligées par le CERMMAD, avec une incidence croissante depuis le premier cas apparu en 1993. L'analyse des 22 premières observations a été réalisée. Le sex- ratio H/F est de 1,3. Les manifestations cliniques sont peu spécifiques, associant de façon variable myalgies (91 %), arthralgies (68 %), asthénie (55 %), déficit moteur myogène (45 %) et syndrome fébrile (32 %). Une augmentation des enzymes musculaires et/ou un syndrome inflammatoire sont notés respective ment dans 50 et 37 % des cas. L'électromyogramme est de type myopathique dans 35 % des cas. Le tableau myopathologique, parfaitement stéréotypé, est facile à distinguer des myopathies inflammatoires idiopathiques, des myosites granulomateuses et des syndromes fasciite-panniculite de type Shulman. Il comprend essentiellement une infiltration centripète à partir des fascias vers le muscle sous-jacent, par des macrophages cohésifs CD68+, CD1a-, S100-, non-épithélioides, à large cytoplasme finement granuleux, PAS+, associée à la présence de quelques lymphocytes T CD8+ et à une souffrance myocytaire minime. Le traitement repose sur la corticothérapie et/ou les traitements immunomodulateurs. ■ Conclusion: De nombreuses études sont actuellement en cours de réalisation dans la myofasciite à macrophages par le GERMMAD dans les domaines cliniques, épidémiologiques et étiopathogéniques. Il serait souhaitable que tout nouveau cas soit signalé et analysé par le GERMMAD.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Anatomo-pathologie des maladies musculaires inflammatoires.

  • Les maladies musculaires inflammatoires de l'adulte et de l'enfant regroupent les dermatomyosites, les polymyosites et la myosite à inclusion, dont le diagnostic est en règle confirmé par la biopsie musculaire. La topographie, la nature et le regroupement des lésions histologiques qui leur sont communes, permettent d'en affirmer le caractère inflammatoire et d'en préciser la variété diagnostique : inflammation endomysiale, périmysiale et péri-vasculaire, nécrose musculaire avec régénération, anomalies des fibres musculaires, fibrose, micro-angiopathie. Elles peuvent s'associer à une connectivité ou à une tumeur maligne qu'elles précèdent le plus souvent. La myosite à inclusions apparaît comme une entité lésionnelle un peu différente, qui comporte à la fois une atteinte neurogène et myogène, des vacuoles contenant des filaments, dans lesquelles s'accumulent des protéines initialement caractérisées dans la maladie d'Alzheimer (protéine β-amyloïde, tau, ubiquitine,...). L'inflammation dans cette myosite est d'intensité variable, elle est absente dans les formes familiales (d'où le terme de « myopathie à inclusions familiale »), les autres caractéristiques histologiques étant les mêmes que celles des formes sporadiques. Les myosites focales et les polymyosites à éosinophiles sont plus rares. Les myosites de l'inflammation virale et médicamenteuse ainsi que la myofasciite sont exclues de cet article.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Essais thérapeutiques et maladies musculaires

  • Les avancées récentes dans la connaissance des affections musculaires ouvrent de nombreuses perspectives d’essais thérapeutiques dans les années à venir. La rareté de ces maladies, et la nécessité de réaliser des essais à partir de groupes homogènes de patients, rendent nécessaires des essais multicentriques à un niveau national ou international. Par ailleurs, la variabilité d’évolution des différentes maladies musculaires justifie de faire précéder les protocoles thérapeutiques par des études préalables de l’histoire naturelle de ces maladies. Les méthodes d’analyse de l’effet d’un traitement chez les patients myopathes comprennent le testing manuel, le testing quantitatif (QMT), des échelles fonctionnelles, ainsi que l’évaluation des fonctions cardiaque et respiratoire. À partir de l’expérience acquise dans les protocoles antérieurs, nous exposons les méthodologies utilisées ainsi que les difficultés rencontrées, et nous discutons des moyens à mettre en œuvre susceptibles d’améliorer le déroulement et l’efficacité des essais thérapeutiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dégénérescence programmée de maladies musculaires: aspects moléculaires et previsions thérapeutiques.

  • Dans la myosite à inclusions (IBM) existe une amyloïdogenèse musculaire et une réaction immunitaire. Ces mécanismes ont permis la découverte d'une nouvelle voie pathologique centrée sur l'ubiquitine, qui est impliquée dans une maladie génétique nouvelle, la VCPathie (VCP=valsolin-containing protein), associant IBM, démence, et maladie de Paget. Dans les dystrophies musculaires (DM), l'analyse de la membrane musculaire a permis de découvrir les fonctions de protéines impliquées dans la DM de Duchenne et les DM des ceintures , l'inhibition de la calpaïne et l'inactivation de la myostatine pourraient stimuler la régénération musculaire. Finalement, nous discutons la DM myotonique qui est la myopathie la plus fréquente , elle est due à une maladie de l'épissage de l'ARN et pourrait être traitée par destruction spécifique des transcrits anormaux.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov