Maladies mitochondriales [ Publications ]

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  • Les maladies mitochondriales (MM) sont les maladies métaboliques héréditaires les plus fréquentes. Elles ont comme dénominateur commun un déficit de la chaîne respiratoire. La présentation clinique des MM est très hétérogène et la plupart des grandes fonctions physiologiques peuvent être affectées. Le diagnostic des MM est délicat et complexe du fait de l’implication de deux génomes (nucléaire et mitochondrial), du très grand nombre de gènes impliqués, de la rareté de chaque MM prise séparément. La présentation clinique, le mode de transmission, l’imagerie cérébrale (IRM et scanner) et des dosages biochimiques spécialisés permettent une première orientation diagnostique, mais c’est l’identification de mutation(s) qui permet de confirmer le diagnostic. La tâche est donc immense et les progrès dans le diagnostic des MM doivent venir de la mise en évidence de corrélations clinicobiologiques et d’une évolution technologique importante. L’étude exhaustive de l’ADN mitochondrial est une étape indispensable et devient possible avec la méthode Surveyor ainsi qu’avec la puce de reséquençage, Affymetrix dédiée à l’ADN mitochondrial. C’est ensuite la combinaison d’une présentation clinique, d’une image d’IRM cérébrale, d’un déficit enzymatique et/ou d’un profil d’assemblage des complexes de la chaîne respiratoire (profil BN-PAGE) qui devrait permettre l’orientation des études des gènes nucléaires. L’identification des bases génétiques des MM est une étape indispensable de la prise en charge des patients. La mise en évidence de la (des) mutation(s) responsable(s) de la maladie permet de proposer un conseil génétique ainsi que la possibilité d’un diagnostic prénatal.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les maladies mitochondriales : mécanismes moléculaires, principaux cadres cliniques et approches diagnostiques

  • Les maladies mitochondriales sont des pathologies relativement fréquentes au sein du groupe des maladies héréditaires du métabolisme. Elles sont dues à un dysfonctionnement de la chaîne respiratoire mitochondriale. Leurs présentations cliniques sont très diverses, plurisystémiques ou restreintes à un seul organe, transmises ou non (existence de cas sporadiques), selon le mode d’hérédité maternelle ou mendélienne. Leur diagnostic est complexe. Il est évoqué sur un faisceau d’arguments cliniques (histoire familiale, symptômes évocateurs, association syndromique…) et biologiques (altération du métabolisme du lactate, imagerie cérébrale, altérations morphologiques notamment musculaires). Le diagnostic repose sur la mise en évidence d’un déficit des activités de la chaîne respiratoire et/ou sur l’identification de l’altération génétique causale. Cette dernière a l’originalité de pouvoir être localisée sur l’ADN nucléaire ou sur l’ADN mitochondrial. Son identification est très difficile. D’une part les tableaux cliniques, biologiques et même les déficits biochimiques identifiés ont peu de spécificité. D’autre part les gènes candidats sont en très grand nombre et une partie d’entre eux est encore inconnue. Les altérations de l’ADN mitochondrial sont les plus fréquemment reconnues mais les altérations nucléaires sont encore très peu identifiées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Physiopathologie des maladies mitochondriales.

  • Les maladies mitochondriales, définies comme les affections dues à un défaut de la chaîne des oxydations phosphorylantes, sont les plus fréquentes des maladies héréditaires du métabolisme. Ce sont des maladies de présentation clinique très variée et de diagnostic difficile. Elles sont essentiellement génétiques, dues à l’altération de gènes très divers localisés soit dans l’ADN mitochondrial, soit dans le génome nucléaire. Leurs mécanismes physiopathologiques restent encore très mal connus. Une expression clinique restreinte à certains tissus est souvent observée malgré une expression ubiquitaire du gène muté. Les processus en sont essentiellement hypothétiques. Parmi ceux-ci sont discutés le niveau d’expression du gène causal ou de ses partenaires, l’importance quantitative du flux des oxydations phosphorylantes (OXPHOS) dans le tissu et l’hétéroplasmie de certaines mutations de l’ADN mitochondrial.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspect en IRM cérébrale des maladies mitochondriales. Algorithme décisionnel des maladies mitochondriales les plus fréquentes

  • Les maladies mitochondriales sont dues à un déficit de la chaîne respiratoire mitochondriale et sont caractérisées par une grande hétérogénéité clinique et génétique, rendant leur diagnostic difficile. Quelques présentations cliniques typiques orientent vers certains déficits génétiques permettant un diagnostic rapide. Cependant, l’ensemble des symptômes pouvant être en rapport avec une maladie mitochondriale et la diversité des gènes impliqués rendent primordial l’établissement de corrélations génotype/phénotype. L’IRM cérébrale tient un rôle majeur quant à l’établissement de ces corrélations. Ici, nous proposons de décrire les principaux signes radiologiques retrouvés dans les mitochondriopathies et tentons d’établir un algorithme décisionnel basé sur l’imagerie cérébrale de façon à orienter les recherches génétiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Approche diagnostique des maladies mitochondriales à présentation neurologique

  • Les maladies mitochondriales sont des maladies métaboliques dues à un déficit de la chaîne respiratoire mitochondriale. Elles sont une cause non négligeable de maladies neuromusculaires avec des présentations très hétérogènes. À cette complexité clinique, s’ajoute une complexité d’ordre génétique, puisque ces pathologies peuvent être dues à des mutations de l’ADN mitochondrial ou nucléaire. Le but de cette revue est de présenter ces pathologies, ainsi que quelques grands syndromes, afin de familiariser les cliniciens avec le cadre nosologique de ces maladies, mais aussi de donner les étapes clés (analyses biochimiques, histoenzymologiques…) du diagnostic de maladie mitochondriale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’interniste face aux maladies rares: quand y penser? L’exemple des maladies mitochondriales.

  • Les maladies rares, définies par une prévalence égale ou inférieure à 1 pour 2000 personnes, touchent 36 millions de personnes en Europe et 500 000 en Suisse, soit 6 à 8% de la population générale. On en dénombre quelque 7000 actuellement.Les maladies mitochondriales constituent un groupe hétérogène de maladies génétiques. Elles sont liées à des carences de production intracellulaire d’énergie et s’expriment principalement sur les tissus énergie-dépendants. L’expression phénotypique n’est pas toujours spontanément évocatrice, en particulier chez l’adulte. Nous proposons dans cet article une approche centrée sur la clinique des maladies mitochondriales permettant à l’interniste de les évoquer.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov