Maladie du charbon [ Publications ]

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  • Le charbon, maladie infectieuse aiguë d'une importance historique, connaît une fois de plus un regain d'intérêt avec son utilisation comme arme biologique. La maladie du charbon est due à un bacille Gram+ sporulé, B. anthracis, habituellement capsulé et produisant une toxine. C'est une zoonose majeure observée essentiellement chez les herbivores qui se contaminent par les spores capables de survivre pendant plusieurs années dans les sols, pouvant ainsi engendrer des épizooties. Les programmes de vaccination animale ont nettement réduit l'incidence de la maladie dans les pays développés. Chez l'homme, le charbon est observé après contact avec des animaux infectés ou leurs produits. Il existe 3 formes de la maladie : la forme cutanée, la forme respiratoire et la forme digestive. La forme cutanée est la plus habituellement observée. Dans l'organisme, les spores germent et les bactéries en multiplication libèrent la toxine responsable d'hémorragie, oedème, nécrose et mort. La virulence de B.anthracis nécessite la présence à la fois de la capsule jouant un rôle antiphagocytaire et des 3 composants de la toxine (l'antigène protecteur, le facteur œdematogène et le facteur léthal). B. anthracis est naturellement sensible à la pénicilline mais résistant aux céphalosporines de 3

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Intérêt des anticorps recombinants dans la protection médicale contre les agents du bioterrorisme: l'exemple de la maladie du charbon.

  • Les anticorps recombinants forment une classe thérapeutique en plein essor , ils sont particulièrement bien adaptés à la prise en charge du risque biologique agressif grâce à leur action immédiate et fréquemment synergique avec les autres molécules thérapeutiques existantes, leur longue demi-vie et leur bonne tolérance. Le charbon est une maladie de première importance concernant ce risque, et sa pathogénie dépend de toxines qui peuvent être neutralisées par les anticorps. Ces toxines sont formées par l'association de trois types de sous-unités (PA, LF, EF). Plusieurs anticorps recombinants anti-PA ont été développés, y compris par notre équipe, en utilisant une approche originale. Nous avons également développé un anti-LF, conformément aux recommandations des experts. Notre anticorps anti-PA, et dans une moindre mesure notre anti-LF, seront présentés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La maladie du charbon à l'heure du bioterrorisme.

  • Les conditions de l'infection La maladie du charbon est une zoonose due à Bacillus anthracis. La contamination humaine résulte le plus souvent d'un contact avec un animal ou un produit animal infecté, ou d'une exposition directe à la bactérie. Celle-ci représente l'un des principaux agents pouvant être utilisés à des fins bioterroristes par aérosolisation de spores. Plusieurs formes cliniques La forme inhalée de la maladie, caractérisée par une nécrose hémorragique d'adénopathies médiastinales et un choc septique, serait la forme la plus à même à être observée au cours d'un acte terroriste. Les formes cutanées et digestives sont aussi envisageables. Les grandes lignes de l'évolution Le diagnostic clinique, aisé en cas de forme cutanée, est difficile dans les autres formes dont les évolutions sont très rapides. De nombreux guides de recommandations ont été publiés pour le traitement et la prophylaxie de la maladie du charbon. Le pronostic reste sombre en cas de forme systémique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov