Maladie de hirschsprung [ Publications ]

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  • La maladie de Hirschsprung est définie par l’absence congénitale de cellules neuronales dans les plexus entériques. L’immunomarquage pour la synaptophysine après fixation formolée permet de rechercher dans la maladie de Hirschsprung une hyperplasie des fibres nerveuses et une raréfaction des jonctions neuromusculaires. Le but du travail était d’évaluer de façon semi-quantitative l’expression de la synaptophysine dans la maladie de Hirschsprung et de la corréler avec les données morphologiques. L’étude rétrospective portait sur 3 contrôles, 42 biopsies rectales chirurgicales réalisées chez des enfants présentant un tableau d’occlusion digestive basse ou une constipation chronique sévère, incluant 18 maladies de Hirschsprung, et 23 pièces de résection pour maladie de Hirschsprung. En l’absence de maladie de Hirschsprung, les fibres synaptophysine-positives étaient nombreuses mais fines dans la musculaire muqueuse, fines et rares dans la muqueuse et dans la sous-muqueuse. Les jonctions neuromusculaires étaient fines et nombreuses dans la musculeuse. En présence d’une maladie de Hirschsprung, les fibres synaptophysine-positives étaient épaisses et anormalement nombreuses de part et d’autre de la musculaire muqueuse. Les plexus étaient hypertrophiés, faiblement synaptophysine-positifs, et associés dans le tissu conjonctif de la musculeuse à des fibres épaisses intensément synaptophysine-positives. En conclusion, un immunomarquage pour la synaptophysine peut être utile pour mettre en évidence les anomalies de l’innervation entérique dans les biopsies rectales réalisées pour suspicion de maladie de Hirschsprung en l’absence de coloration acétylcholinestérasique sur coupe congelée, dans les biopsies transpariétales réalisées pour guider la chirurgie et dans les maladie de Hirschsprung étendues.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Maladie de Hirschsprung : attitude pratique

  • La maladie de Hirschsprung (1/5 000 naissances) est définie par l’absence congénitale de cellules ganglionnaires neuronales dans les plexus nerveux à l’extrémité distale du tube digestif. Le segment atteint est rectosigmoïdien dans 80 % des cas, ou plus étendu. La maladie de Hirschsprung est suspectée en cas d’occlusion digestive basse néonatale ou de constipation chronique sévère chez l’enfant. Son diagnostic repose sur l’examen anatomopathologique de biopsies rectales comportant la sous-muqueuse. Les cellules neuronales sont recherchées sur sections multiples en coloration standard. La coloration acétylcholinestérasique est pratiquée sur fragment congelé afin de rechercher l’hyperplasie des fibres cholinergiques très évocatrice de la maladie de Hirschsprung. Cette hyperplasie décroît du rectum à l’angle gauche. L’hyperplasie des fibres nerveuses extrinsèques et la raréfaction des jonctions neuromusculaires au cours de la maladie de Hirschsprung peuvent être mises en évidence en immunohistochimie. Le diagnostic différentiel inclut les pseudo-obstructions intestinales chroniques. Le traitement de la maladie de Hirschsprung consiste en l’anastomose du tube digestif normalement innervé au canal anal. Les biopsies per- ou pré-opératoires permettent de guider la chirurgie. Elles sont d’interprétation difficile en zone transitionnelle. L’examen de la pièce d’exérèse permet de mesurer le segment aganglionnaire et la zone transitionnelle. Différents gènes (le plus souvent la gène RET) peuvent être impliqués dans la maladie de Hirschsprung sporadique ou familiale. La maladie de Hirschsprung est associée à d’autres anomalies, digestives ou extra-digestives, dans 5 à 30 % des cas. Les associations lésionnelles peuvent retarder le diagnostic et le traitement de la maladie de Hirschsprung.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dermatose péri-anale papulo-nodulaire au cours d'une maladie de Hirschsprung.

  • Introduction. Les phénomènes de macérations secondaires à l'incontinence anale et/ou urinaire sont à l'origine de dermatoses pseudo-verruqueuses périnéales ou péristomales. La dermatose périanale papulo-nodulaire rencontrée chez l'enfant au décours de la chirurgie de la maladie de Hirschsprung en est un exemple. Observation. Un enfant de sexe masculin, âgé de 28 mois, atteint d'une maladie de Hirschsprung rectosigmoïdienne, a eu dans les suites d'une anastomose colo-anale une diarrhée chronique rapidement compliquée d'une dermite du siège. La résistance de cet érythème fessier aux traitements locaux et l'apparition de papulonodules pseudo-condylomateux ont conduit à pratiquer un bilan, qui, négatif, a permis d'éliminer une étiologie infectieuse, carentielle ou tumorale. La biopsie cutanée montrait une hyperplasie épidermique bénigne. L'évolution spontanément favorable en quelques semaines alors que la diarrhée avait disparu et que les couches étaient supprimées a confirmé le diagnostic de dermatose périanale papulo-nodulaire au décours du traitement chirurgical de la maladie de Hirschsprung. Commentaires. Cette dermite fessière est proche sémiologiquement de la dermite de Sevestre et Jacquet et du granulome glutéal infantile et s'assimile, sur le plan physiopathogénique, aux dermatoses pseudo-verruqueuses périnéales ou péristomales rencontrées chez les malades incontinents ou porteurs de stomies. Son diagnostic doit être clinique sur les circonstances de survenue, la topographie péri-orificielle et l'aspect pseudo-tumoral des lésions. Son traitement repose - si possible - sur la suppression des facteurs de macération et d'occlusion.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La chirurgie mini-invasive dans le traitement de la maladie de Hirschsprung.

  • But de l'étude: Le traitement de la maladie de Hirschsprung a été transformé par l'utilisation de la voie coelioscopique. Le but de cette étude était de rapporter les résultats d'une courte série. Patients et méthode: De décembre 1996 à janvier 2000, 13 enfants (sept garçons et six filles) ont été opérés d'une maladie de Hirschsprung. L'âge moyen au moment de l'intervention était de six mois. Une colostomie avait été réalisée chez dix d'entre eux. Sur le plan anatomique, il y avait neuf formes rectosigmoïdiennes, deux rectales, une colique gauche, une colique gauche et transverse droite. L'intervention a été réalisée avec trois trocarts. L'anastomose colorectale a été faite avec la technique de Duhamel chez dix patients et de Swenson chez trois patients. Résultats: La durée de l'intervention a été en moyenne de 160 minutes. Une conversion a été nécessaire. Il y a eu une fuite anastomique ayant nécessité une colostomie temporaire, et une occlusion par incarcération d'une anse de l'intestin grêle sous le côlon abaissé, ayant nécessité une reprise chirurgicale. Une pseudo-occlusion intestinale chronique est survenue tardivement chez deux enfants, d'évolution favorable. Le recul moyen étant de 26 mois, il était trop tôt pour juger du résultat fonctionnel définitif. Conclusion: L'abord coelioscopique est apparu comme un progrès important dans le traitement de la maladie de Hirschsprung mais plus récemment la voie transanale que nous avons utilisée chez nos cinq derniers patients semble constituer une nouvelle innovation encore plus importante.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Augmentation de l'expression du gène HOXA9 dans la maladie de Hirschsprung.

  • Objectif - La maladie de Hirschsprung est due à l'absence segmentaire de cellules neuroganglionnaires du tube digestif terminal. Ces cellules dérivent de la crête neurale, migrent et colonisent les couches musculaires intestinales, où elles prolifèrent et se différencient. Une première hypothèse physiopathologique suggère une absence de migration de ces cellules. La seconde, plus récente, implique des anomalies de leur colonisation et/ou de leur différenciation au sein du tissu intestinal. Malades et méthodes - Nous avons étudié le phénotype des cellules musculaires lisses intestinales en analysant l'expression de marqueurs musculaires et des laminines par immunofluorescence, et de gènes homéotiques impliqués dans la régionalisation du compartiment mésenchymateux par RT-PCR. Nous avons comparé les segments coliques atteints de maladie de Hirschsprung (zone malade et zone transitionnelle) de deux enfants à des segments coliques d'adultes sains. Résultats - Nous avons mis en évidence une augmentation d'expression de l'ARNm du gène HOXA9 dans les fragments de maladie de Hirschsprung par rapport aux côlons sains adultes. En revanche, aucune différence significative d'expression des gènes HOXA4 et HOXD9 ou des marqueurs musculaires et d'isoformes de laminines n'a été détectée. Conclusion - Ces résultats, nécessitant d'être confirmés sur un nombre plus important de cas, constituent un argument en faveur de l'implication d'une dérégulation du microenvironnement intestinal dans la physiopathologie de la maladie de Hirschsprung.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Génétique moléculaire de la maladie de Hirschsprung: un modèle de neurocristopathie multigénique.

  • La maladie de Hirschsprung (MH, mégacôlon aganglionique) est une malformation congénitale fréquente considérée comme une neurocristopathie d'origine multigénique. Plusieurs gènes de susceptibilité ont été identifiés dans cette pathologie dont le proto-oncogène RET, le récepteur B aux endothélines (EDNRB), et l'un de ses ligands l'endothéline 3 (EDN3). RET est le gène majeur et une mutation est identifiée dans 50 % des cas familiaux et 15 à 20 % des cas isolés de MH. Les gènes de la cascade des endothélines, identifiés grâce aux modèles murins spontanés associant un mégacôlon et une anomalie de pigmentation du pelage, rendent compte à l'état homozygote d'une association rare, le syndrome de Shah-Waardenburg et, à l'état hétérozygote, d'environ 5 % des cas de MH isolés. Ces résultats démontrent l'hétérogénéité génétique de la MH. D'autres gènes candidats, comme en particulier les ligands de RET (GDNF et Neurturine) ne sont à eux seuls ni nécessaires, ni suffisants pour rendre compte de la maladie. La MH paraît un excellent modèle pour l'étude des maladies d'origine multigénique et pourra être d'une aide précieuse dans l'approche de maladies multigéniques fréquentes et plus complexes, comme le diabète ou l'hypertension artérielle. Enfin, la connaissance des bases moléculaires dans cette pathologie devrait enrichir nos connaissances sur le développement du système nerveux entérique chez l'Homme.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Génétique de la maladie de hirschsprung.

  • La maladie de Hirschsprung (MH) est une des plus fréquentes malformations digestives puisqu'elle touche un enfant sur 5000 naissances. Classiquement, elle entraîne une occlusion intestinale néonatale sévère conduisant à un traitement chirurgical qui garantit actuellement un pronostic favorable pour la plupart des enfants atteints. Bien que la grande majorité des cas soit sporadique, l'existence de formes familiales (10% des cas) a permis la localisation puis l'identification d'un gène autosomique dominant sur le chromosome 10, le proto-oncogéne RET, responsable de 50% des formes familiales et de 15% des cas sporadiques. Récemment, un deuxième gène a été localisé sur le chromosome 13, le récepteur bêta aux endothélines (EDNRB). Deux mutations homozygotes du gène EDNRB ont été identifiées dans deux familles consanguines où sont associés une MH et un syndrome de Waardenburg (WS). D'autres mutations, hétérozygotes, ont été identifiées chez des patients présentant une MH isolée et l'on peut estimer à 5 % les mutations de ce gène dans la MH. Enfin, nous venons d'identifier une mutation de l'endothéline 3 (EDN3), l'un des ligands d'EDNRB chez un patient présentant l'association d'une MH et d'un WS. Cette mutation présente à l'état homozygote chez le patient prédit l'absence complète de protéine EDN3 : il s'agit donc du troisième gène connu responsable de MH.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Génétique de la maladie de Hirschsprung.

  • La maladie de Hirschsprung (MH) est une des plus fréquentes malformations digestives puisqu'elle touche un enfant sur 5 000 naissances. Classiquement, elle entraîne une occlusion intestinale néonatale sévère conduisant à un traitement chirurgical qui garantit actuellement un pronostic favorable pour la plupart des enfants atteints. Bien que la grande majorité des cas soit sporadique, l'existence de formes familiales (10 % des cas) a permis la localisation puis l'identification d'un gène autosomique dominant sur le chromosome 10, le proto-oncogène RET responsable de 50 % des formes familiales et de 15 % des cas sporadiques. Récemment, un deuxième gène a été localisé sur le chromosome 13, le récepteur β aux endothélines (EDNRB). Deux mutations homozygotes du gène EDNRB ont été identifiées dans deux familles consanguines où sont associés une MH et un syndrome de Waardenburg (WS). D'autres mutations, hétérozygotes, ont été identifiées chez des patients présentant une MH isolée et l'on peut estimer à 5 % les mutations de ce gène dans la MH. Enfin, nous venons d'identifier une mutation de l'endotheline 3 (EDN3), l'un des ligands d'EDNRB chez un patient présentant l'association d'une MH et d'un WS. Cette mutation présente à l'état homozygote chez le patient prédit l'absence complète de protéine EDN3: il s'agit donc du troisième gène connu responsable de MH.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Maladie de Hirschsprung à forme iléocolique associée à une malrotation intestinale

  • La maladie de Hirschsprung (MH) est étendue à l'ensemble du côlon dans moins de 5 % des cas et l'association d'une MH étendue et d'une malrotation intestinale est exceptionnelle. Cette association peut retarder le diagnostic et le traitement. Un nourrisson a présenté un syndrome occlusif intermittent à début néonatal. Une malrotation intestinale a été découverte radiologiquement et traitée chirurgicalement à l'âge de deux mois. Le tableau d'occlusion chronique a persisté après l'intervention. L'absence de cellule neuronale dans les plexus nerveux a été constatée sur des biopsies rectales et sur la pièce d'appendicectomie. À l'âge de 17 mois, l'enfant a bénéficié d'une iléostomie et de l'exérèse chirurgicale du segment atteint par la MH, qui correspondait au côlon et à l'iléon terminal. Une anastomose iléoanale a été réalisée à l'âge de 29 mois. L'évolution clinique a été favorable. En conclusion, la persistance de troubles du transit après traitement d'une malrotation intestinale doit faire évoquer la possibilité d'une MH associée chez un jeune enfant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Mutations du gène de l'endothéline 3 dans des formes isolées et syndromiques de la maladie de Hirschsprung.

  • Objectifs et méthodes. - La maladie de Hirschsprung est une malformation congénitale fréquente et grave, entraînant une occlusion digestive néonatale sévère, et définie comme une neurocristopathie. Trois gènes de susceptibilité à cette maladie ont été identifiés: le proto-oncogéne RET, son ligand GDNF (Glial Derived Neurotrophic Factor) et le récepteur B des endothélines. Nous avons recherché des mutations du gène codant pour l'endothéline 3 chez 174 sujets atteints de maladie de Hirschprung isolée (59 cas familiaux et 117 cas sporadiques) et 4 sujets atteints de maladie de Hirschsprung associée au syndrome de Waardenburg, par la technique du polymorphisme de conformation de l'ADN simple brin. Résultats. Deux mutations hétérozygotes faux-sens (A17T A224T) ont été identifiées chez des sujets atteints de maladie de Hirschsprung isolée alors que deux mutations non-sens (GC262->

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Entérocolite nécrosante en fin de grossesse chez une femme opérée à l'âge de six mois d'une maladie de Hirschsprung.

  • L'entérocolite nécrosante est une complication rare et grave de la maladie de Hirschsprung. La grossesse est une circonstance aggravante d'une maladie de Hirschsprung méconnue ou incomplètement traitée dans l'enfance. Nous rapportons la première observation, à notre connaissance, combinant ces deux éléments : une entérocolite nécrosante en fin de grossesse chez une femme de 20 ans opérée pour maladie de Hirschsprung à l'âge de six mois. Le diagnostic de cet épisode qui a mis en jeu le pronostic vital a été retardé de 24 heures. Le traitement définitif a été une anastomose iléo-anale en trois temps.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Entérocolite compliquant une maladie de Hirschsprung diagnostiquée tardivement

  • L’entérocolite est la complication la plus grave de la maladie de Hirschsprung. Une prise en charge précoce permet une diminution de sa sévérité. La maladie de Hirschsprung est plus fréquente chez les patients atteints de trisomie 21 que dans la population générale et, de plus, les risques de développer une entérocolite y sont plus élevés. Nous rapportons l’observation d’un nourrisson porteur d’une trisomie 21 ayant présenté une entérocolite compliquant une maladie de Hirschsprung dont le diagnostic avait été fait tardivement devant un tableau de choc septique conduisant au décès de l’enfant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Identification de mutations du proto-oncogène RET dans la maladie de Hirschsprung.

  • La maladie de Hirschsprung est une malformation congénitale fréquente de l'intestin. Dans certains cas, elle se comporte comme un caractère autosomique dominant de pénétrance variable. Nous avons récemment localisé puis identifié le gène responsable de ces formes dominantes de maladie de Hirschsprung: le proto-oncogène RET. Il est remarquable que d'autres mutations de ce proto-oncogène conduisent à des prédispositions héréditaires à certains cancers endocrines établissant que, selon la nature des mutations concernées, ce gène peut conduire à une anomalie précoce du développement ou à des tumeurs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge de la maladie de Hirschsprung en période néo-natale.

  • La maladie de Hirschsprung reste une des premières causes d'occlusion néo-natale. Des progrès récents ont été faits dans la physiopathologie et dans les marqueurs génétiques de cette affection. La prise en charge précoce comprend la prévention des complications septiques, toujours possibles, et le geste d'abaissement colo-anal qui peut être précoce ou différé, et dont la technique varie suivant les équipes. Un suivi lors de la croissance est toujours nécessaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov