Maladie de crohn [ Publications ]

maladie de crohn [ Publications ]

Publications > maladie de crohn

  • La maladie de Crohn (MC) est une maladie inflammatoire chronique de l'intestin dont la prévalence est de 1/1 000 habitants dans les pays occidentaux. La MC résulte d'une hyperactivation du système immunitaire muqueux de l'intestin sous l'influence de facteurs génétiques et environnementaux. De nombreux arguments épidémiologiques, cliniques et expérimentaux suggèrent l'intervention d'agents microbiens dans l'initiation et/ou la persistance des lésions. La progression régulière depuis les années 1950 de la maladie répartie parfois en foyer avec des cas familiaux incluant des couples mariés non apparentés et leurs enfants a fait évoquer l'intervention d'un agent infectieux transmissible. En pratique, il est souvent difficile de distinguer la MC de certaines colites infectieuses et c'est parfois l'évolution qui permet de confirmer la chronicité de la maladie. Plusieurs caractéristiques anatomopathologiques de la MC sont également compatibles avec une origine microbienne. Le rôle initiateur de la flore bactérienne intestinale dans la MC a été fortement suspecté à partir des observations faites dans les modèles de colite expérimentale: dans ces modèles, la présence de la flore est indispensable pour le développement de l'inflammation. Certains composants de la flore intestinale pourraient jouer un rôle pro-inflammatoire (Bacteroides, Escherichia coli) et d'autres un rôle anti-inflammatoire (Lactobacilles, Bifidobactéries). Ce déséquilibre suspecté est à l'origine d'essais thérapeutiques utilisant des probiotiques. L'identification récente de NOD2/CARD15 comme le premier gène de susceptibilité à la MC a renforcé l'hypothèse bactérienne. CARD15 fait partie d'une famille comprenant Nod1/CARD4, Ipaf-1/CARD12, Apaf-1 qui présente des homologies structurales avec des molécules exprimées chez les plantes et impliquées dans la résistance aux bactéries pathogènes. CARD15 est exprimé par les monocytes/ macrophages, les cellules épithéliales digestives, les cellules dendritiques et les lymphocytes T. CARD15 contient deux domaines de recrutement et d'activation des caspases situés en N-terminal, liés à un domaine de liaison aux nucléotides et un domaine C-terminal composé de motifs répétés riches en leucines (LRRs, leucin-rich repeats). Le rôle fonctionnel des LRRs n'est pas totalement élucidé, mais ils interviendraient dans la reconnaissance de composants bactériens comme les lipopolysaccharides. Au cours de la MC, les mutations les plus fréquentes de CARD15 sont situées dans le domaine LRR. Leurs conséquences fonctionnelles sont en cours d'étude. Une hypothèse est qu'elles sensibiliseraient la muqueuse intestinale à des bactéries invasives.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Évaluation de l’atteinte du grêle de la maladie de Crohn par vidéocapsule endoscopique : étude prospective et comparative avec le transit du grêle et l’entéroscanner.

  • Prérequis: La vidéocapsule endoscopique (VCE) est une nouvelle technique permettant l'exploration de l'ensemble de l'intestin grêle. La maladie de Crohn touche principalement l'iléon terminal, mais l'atteinte grêlique proximale est certainement sous estimée par les méthodes d'imagerie et d'endoscopie conventionnelles. Buts: Evaluer les performances de la VCE pour la détection des lésions grèliques proximales asymptomatiques chez des malades consécutifs porteurs d'une maladie de Crohn de localisation iléale, comparer les résultats de la VCE à ceux du transit du grèle et de l'entéroscanner et déterminer l'impact thérapeutique découlant des données de la VCE chez ces patients. Méthodes: Etude prospective comparative incluant la maladie de Crohn avec localisation iléale connue, soit sur des données endoscopiques soit radiologiques. Tous les patients ont bénéficié d'un transit du grêle. En l'absence de sténose grêlique, un examen par VCE était pratiqué, suivi dans les 15 jours d'un entéroscanner. L'atteinte proximale endoscopique était définie par la présence d'ulcérations aphtoïdes, superficielles ou creusantes sur le jéjunum ou la partie initiale de l'iléon. Résultats: 12 hommes et 8 femmes d'âge moyen 31,6 ans (18 ― 60 ans) ont été colligés. Onze patients étaient en poussée de leur maladie, et neuf patients étaient sous traitements. La VCE a confirmé l'atteinte distale dans tous les cas, et a montré une atteinte proximale dans neuf cas.Les ulcérations aphtoïdes ou superficielles, associées à un aspect érythémateux de la muqueuse étaient plus fréquentes. Une atteinte iléale proximale a été détectée par le transit du grêle chez deux patients, et par l'entéroscanner uniquement chez un patient. Au vu des données de la VCE, le diagnostic de maladie de Crohn jéjunoiléale étendue a été posé dans deux cas sous azathioprine en traitement de fond. Conclusion: La VCE est plus performante que le transit du grêle et l'entéroscaner pour la détection des lésions grêliques proximales de la maladie de Crohn.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Valeur de l'entéro-IRM avec injection de gadolinium dans la maladie de Crohn en pédiatrie: étude préliminaire.

  • Objectif. Étude de faisabilité de l'entéro-IRM sans entéroclyse et avec injection de gadolinium comme nouvelle méthode diagnostique chez l'enfant suspect d'une maladie de Crohn. Méthodes. Nous avons inclus 15 enfants suspects de maladie de Crohn âgés de 8 à 18 ans. L'entéro-IRM sans entéroclyse et avec injection de gadolinium a été réalisée sur un imageur 1,5 Tesla. Les enfants ont bu 1 000 ml de mannitol à 5 % une heure avant l'entéro-IRM. Les acquisitions ont été pratiquées dans les plans axial et coronal en apnée. Les séquences réalisées ont été True-FISP, FLASH T1 2D et 3D avec saturation de graisse avant et après injection de gadolinium. Deux radiologues ont lu indépendamment tous les examens anonymisés afin d'en évaluer la qualité, de déterminer la distension de la dernière anse grêle, les segments digestifs suspects et les anomalies extra-intestinales. Les résultats ont été confrontés aux données échographiques, endoscopiques et biologiques (calcul de sensibilité, spécificité et test du Kappa). Résultats. Tous les examens ont été jugés exploitables à l'exception d'un cas pour lequel des artéfacts respiratoires ont été présents. Le cadre digestif a été entièrement visualisé sur tous les examens. La distension de la dernière anse intestinale a été considérée comme bonne à excellente dans 89 % des cas chez les sujets sains. Cinq entéro-IRM ont été considérées pathologiques avec une atteinte iléale terminale isolée (n = 2), une atteinte iléo colique (n = 2) et une atteinte colique isolée (n = 1). La sensibilité et la spécificité de l'entéro-IRM pour le diagnostic positif d'une maladie de Crohn ont été respectivement de 100 % et 83 %. Trois complications ont été décrites : une fistule iléo-iléale non diagnostiquée en échographie, une fistule anale asymptomatique et une sténose inflammatoire sévère symptomatique. Conclusion. L'entéro-IRM sans entéroclyse avec injection de gadolinium est un examen bien toléré et une méthode non invasive efficace dans l'évaluation de la maladie de Crohn connue ou suspectée. En pédiatrie, l'entéro-IRM devrait être la méthode de référence en offrant l'avantage de l'absence d'irradiation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résection intestinale dans le traitement de la Maladie de Crohn. Etude rétrospective d'une série de 106 cas.

  • La Maladie de Crohn nécessite une prise en charge médico-chirurgicale. La plupart des patients sont opérés et le geste le plus souvent réalisé est une résection insestinale. Les auteurs rapportent l'expérience de 106 résections intestinales réalisées entre le 01/01/1980 et le 31/12/92, dans le service de Chirurgie C du CHU de Nancy, pour des patients opérés pour la première fois d'une Maladie de Crohn. Il s'agissait de 54 hommes et 52 femmes, d'un âge moyen de 31,7 ans au moment de l'intervention. Il y avait 36 atteintes grêles, 10 atteintes coliques et 60 atteintes grêle + coliques. La Maladie évoluait depuis 4,5 ans, en moyenne, avant l'opération. L'indication opératoire principale était l'occlusion ou le syndrome de Koeing en cas d'atteinte grêle (91%) et la résistance au traitement médical en cas de Maladie colique (30%). L'attitude chirurgicale habituelle consistait à réséquer tout le tissu macroscopiquement pathologique en laissant une marge de sécurité de 4 à 5 cm de part et d'autre des berges de la résection. La morbidité post-opératoire a été faible (17,9%) dont 3 déhiscences anastomotiques. La mortalité post-opératoire a été de 1,9% (2 patients). La durée moyenne du suivi a été de 4 ans. Parmi les 106 patients opérés pour la première fois de leur Maladie de Crohn, 19 (18%) ont été réopérés, au moins une fois, lors du suivi. La qualité de vie des patients opérés est jugée bonne avec seulement un patient très invalidé par un syndrome du grêle court. Des résultats qu'ils rapportent dans cette série et des données de la littérature, les auteurs concluent, qu'en matière de Maladie de Crohn, la chirurgie de résection permet d'améliorer l'état clinique des patients au prix d'une morbidité et d'une mortalité faible, avec un risque faible d'évolution vers un syndrome du grêle court mais qu'elle ne met pas les patients à l'abri des récidives.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Complications et évolution après proctectomie pour maladie de Crohn.

  • Réaliser une proctectomie est une décision lourde au cours de l'évolution d'une maladie de Crohn (MC). Les buts de cette étude étaient d'évaluer les conséquences de ce geste : délais de cicatrisation, troubles sexuels, qualité de vie des opérés et d'apprécier l'évolutivité ultérieure de la maladie. De 1981 à 1993, nous avons effectué 24 proctectomies : 15 femmes, 9 hommes, âge moyen : 39 ans ± 4 ans. Les lésions rectales et anopérinéales étaient constamment accompagnées d'une pancolite , une atteinte iléale était présente dans 11 cas (45 %) lors du diagnostic de la MC et dans 4 cas (17%) au moment de la proctectomie. L'intervention fut précédée d'une période d'exclusion rectale pour 19 patients : le rectum était en circuit pour 5 autres, dont 2 avaient déjà subi une colectomie totale. L'indication opératoire fut motivée par l'association des lésions suivantes : microrectie (n= 16), sténose anale (n= 15), fistule recto-vaginale ou système fistuleux complexe (n=14). Les particularités techniques de la proctectomie furent : dissection rectale au contact (n = 19), préservation des releveurs (n=7), effraction rectale accidentelle (n = 8), fermeture primitive (n = 6) ou méchage de la plaie périnéale (n=18). Recul moyen : 44 ± 24 mois , exploitation statistique : test de Fisher, de Wilcoxon et méthode de Kaplan-Meier. La mortalité fut nulle, un abcès intra-péritonéal nécessita un drainage. La durée moyenne d'hospitalisation fut de 21 jours. Les séquelles génitales furent : dyspareunie (n=3), anéjaculation (n=1) , sans lien avec le type de dissection. La cicatrisation périnéale fut estimée normale quand inférieure à 6 mois (n=14). Le délai moyen de cicatrisation fut de 5 mois après fermeture primitive contre 9 mois après méchage, p=0,0383. Le jeune âge, le sexe féminin et l'effraction rectale accidentelle semblèrent contribuer au retard de cicatrisation, mais sans différence significative, p>

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Maladie de Crohn jéjuno-iléale diffuse: une forme particulière de la maladie?

  • Objectifs-La maladie de Crohn jéjuno-iléale étendue pourrait représenter un sous-groupe clinique homogène. Le but de ce travail était de comparer par une étude cas-témoins les caractéristiques démographiques et cliniques au moment du diagnostic ainsi que la prise en charge thérapeutique initiale de malades avec maladie de Crohn jéjuno-iléale étendue et de malades avec d'autres localisations. Malades et méthodes-Pour les données démographiques et cliniques, 48 cas (16F/13H) incidents de maladie de Crohn jéjuno-iléale diagnostiqués entre 1988 et 1994 dans le registre EPIMAD étaient comparés à 96 témoins (48F/48H), diagnostiqués la même année. Pour l'étude thérapeutique, un seul témoin était utilisé. Résultats - Les cas de maladie de Crohn jéjuno-iléale étendue représentaient 3,3% du total des cas incidents. En cas d'atteinte étendue du grêle, l'âge médian au moment du diagnostic était plus jeune (20 ans vs 23 ans, p=0,01) et les localisations digestives hautes plus fréquentes (56 % vs 34 %, P=0,03). En cas d'atteinte jéjuno-iléale étendue, la nutrition parentérale était plus fréquente (43,8% vs 19,6 %, P=0,01) ainsi que le traitement par l'azathioprine (50 % vs 20,8 %, P=0,005) qui était plus précoce (20,7 mois vs 40,3 mois, P=0,009). Le pourcentage de malades opérés pour résection était plus faible chez les malades avec atteinte jéjuno-iléale étendue que chez les témoins (65,2 % vs 99,8%, P=0,02), l'inverse était observé pour les stricturoplasties (59,2 % vs 10 % , P=0,003) , les pourcentages de malades opérés au total dans les 2 groupes n'étaient pas significativement différents. Conclusion-La maladie de Crohn jéjuno-iléale étendue représente un sous-groupe clinique homogène caractérisé par un âge jeune au moment du diagnostic, un recours fréquent et précoce à l'azathioprine.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement chirurgical de la maladie de Crohn de l'intestin grêle.

  • La maladie de Crohn est potentiellement pan intestinale et les résections précoces et larges n'ont pas empêché les récidives. L'orientation actuelle est d'intervenir lorsque la situation clinique l'impose et d'effectuer des gestes économes du grêle. Les résections emportent les zones lésées et une marge limitée de tissu sain. Les procédés de coelio-assistance se développent en particulier pour la résection iléo-cæcale. Les résultats des exérèses sont grevés de l'incidence des récidives, principalement anastomotiques, amenant à la nécessité de réinterventions. Aucun facteur technique ne semble intervenir dans l'apparition de ces récidives et leur prévention repose sur un traitement médical d'efficacité limitée. Les plasties d'élargissement de sténoses épargnent au mieux la longueur du grêle. Elles s'adressent surtout aux sténoses étagées du grêle. Elles sont effectuées avec sécurité et efficacité. Cependant les taux de récidives et de réinterventions sont au moins égaux à ceux des résections. Les indications de la chirurgie sont d'abord les urgences: perforations intestinales, occlusions, hémorragies. La septicité de la cavité péritonéale peut inviter à différer le rétablissement de la continuité intestinale et à établir une stomie. Les formes compliquées d'abcès peuvent bénéficier d'un drainage électif suivi d'une résection secondaire. Pour les fistules, il importe de ménager au mieux la structure « victime», intestin ou vessie pour limiter l'étendue des résections. Pour les formes chroniques, résistantes au traitement médical et mal tolérées, la décision d'opérer ne doit pas être retardée. La chirurgie amène en règle une amélioration de la condition du malade et les conséquences d'une résection intestinale sont moins graves que celles de l'évolution spontanée de lésions trop longtemps respectées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Anite, oedème vulvaire et macrochéilite inaugurant une maladie de Crohn de l'enfant: intêret du métronidazole.

  • Introduction Nous rapportons une observation de maladie de Crohn orale, génitale et péri-anale évoluant depuis 4 ans sans atteinte digestive patente chez une jeune fille de 12 ans. Observation Une jeune fille souffrait depuis l'âge de 8 ans de fissures anales récidivantes. A l'âge de 12 ans apparaissaient un volumineux oedème vulvaire et une macrochéilite fissuraire. En l'absence de tout point d'appel digestif, le diagnostic de maladie de Crohn était confirmé par la mise en évidence d'un infiltrat granulomateux épithélioïde sur les biopsies (valvule de Bauhin, anus, vulve). Le métronidazole per os (25 mg/kg/jour pendant 6 mois) permettait une rémission partielle significative des symptômes. Discussion L'oedème vulvaire, uni- ou bilatéral est un symptôme cutané très évocateur de maladie de Crohn, même en l'absence des signes classiques de maladie inflammatoire du tube digestif. La mise en évidence d'une atteinte de la région péri-anale (érythème, excroissances pseudo-condylomateuses) ne doit pas égarer le diagnostic vers celui d'abus sexuels chez la petite fille. La survenue simultanée d'une atteinte granulomateuse génitale et labiale est exceptionnelle au cours de la maladie de Crohn. L'indication de l'iléocoloscopie dans ces atteintes cutanéo-muqueuses granulomateuses, qui seule peut confirmer le diagnostic de maladie de Crohn en montrant une atteinte digestive latente, doit être discutée en milieu spécialisé. Différentes molécules ont été proposées dans le traitement des localisations cutanées spéciliques de la maladie de Crohn avec une efficacité difficile à évaluer compte tenu de l'évolution spontanément fluctuante de ces manifestations.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'azathioprine dans la prevention des recidives post operatoires de la maladie de Crohn.

  • Prérequis : Les récidives post opératoires de la maladie de Crohn au niveau de l'iléon néo terminal sont fréquentes. Plusieurs traitements à visée préventive ont été évalués. L'objectif de cette étude est d'évaluer le profil évolutif des patients ayant une maladie de Crohn sévère traitée chirurgicalement et mis sous azathioprine en post opératoire. Méthodes: Tous les patients ayant été opérés et immédiatement mis sous azathioprine ont été inclus entre septembre 1998 et juin 2004. L'indication de ce traitement était la prévention des récidives post opératoires. L'évaluation de la réponse à l'azathioprine a été objectivée par l'appréciation de la rémission clinique et l'absence de recours à une chirurgie itérative. Résultats: 17 patients ont été inclus, 10 hommes et 7 femmes d'âge moyen 27 ans (extrêmes 18-50 ans). La maladie de Crohn était iléocolique dans 10 cas, associée à des manifestations anopérinéales chez 2 patients et iléale dans 7 cas associée à une localisation duodénale chez un patient. L'indication opératoire était une sténose iléale dans 10 cas, des fistules compliquées de collection profonde dans 5 cas, un cas de perforation et un cas de corticorésistance. 12 patients sont restés en rémission avec un suivi moyen de 40 mois (extrêmes 9-80 mois), 3 patients ont présenté une poussée modérée dans un délai moyen postopératoire de 14 mois et un patient a été perdu de vue, aucun malade n'a été réopéré. Conclusion: L'azathioprine a permis de maintenir une rémission prolongée chez 12 patients parmi 17(70.5%) avec une bonne tolérance clinique, puisque l'arrêt définitif du traitement n'a été imposé que chez un seul patient, suite à l'apparition d'une pancréatite aiguë.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les facteurs d'environnement dans la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique (tabac et appendicectomie exclus).

  • L'augmentation rapide de l'incidence de la maladie de Crohn et de la recto-colite hémorragique dans les pays développés, l'absence de concordance totale chez les jumeaux monozygotes, les formes conjugales de maladie de Crohn sont autant d'éléments en faveur de l'intervention de facteurs d'environnement dans la genèse de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI). La recherche de facteurs d'environnement dans les MICI est fondée sur des études épidémiologiques (géographiques ou cas-témoin), cliniques et expérimentales. Deux facteurs d'environnement ont un rôle établi : le tabac (protecteur dans la RCH, facteur de risque dans la MC) et l'appendicectomie (protecteur dans la RCH). De nombreux autres facteurs d'environnement font l'objet de recherches. Il s'agit d'agents infectieux, alimentaires, médicamenteux, du stress et de facteurs socio-économiques. Ils sont détaillés dans la présente mise au point. Parmi ces nouveaux facteurs, les mycobactéries atypiques, la contraception orale et l'antibiothérapie pourraient jouer un rôle dans la maladie de Crohn. A ce jour, trois hypothèses permettent d'intégrer les facteurs d'environnement aux données connues de la physiopathologie des MICI (perte de la symbiose entre la flore commensale et l'immunité muqueuse intestinale) : celle de l'hygiène, celle de l'infection et celle de la chaîne du froid. Beaucoup reste à faire pour identifier les facteurs d'environnement qui interviennent dans les MICI. Cette recherche est utile car elle peut mener à une prévention de la maladie chez les sujets prédisposés et à une amélioration de son cours évolutif chez les malades.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Comparaison de cinq techniques de détection des anticorps anti-Saccharomyces cerevisiae (ASCA) dans le sérum pour le diagnostic de la maladie de Crohn

  • Objectif: les anticorps anti-Saccharomyces cerevisiae (ASCA) sont des marqueurs diagnostiques retrouvés chez les patients atteints de la maladie de Crohn. Le but de cette étude est de comparer trois différents kits Elisa (enzyme linked immunosorbent assay) avec la technique d'immunofluorescence indirecte (IFI) et la technique immunodot pour la recherche des ASCA. Matériel et méthodes : nous avons comparé les résultats obtenus en IFI (IgA et IgG) et en Elisa (IgA et IgG) dans une population de 139 patients, dont un diagnostic final de maladie de Crohn a été posé chez 37 d'entre eux. Nous avons également testé un immunodot (IgA + IgG) sur un sous-échantillon de 24 patients dont 18 atteints de la maladie de Crohn. Résultats : en Elisa, pour IgA ou IgG, selon les techniques, la sensibilité varie de 65 % à 76 %, la spécificité de 88 à 98 %, la valeur prédictive positive (VPP) de 84 % à 94 % et la valeur prédictive négative (VPN) de 88 % à 93 %. En IFI, pour IgA ou IgG, la sensibilité est de 81 %, la spécificité de 100 %, la VPP de 100 % et la VPN de 93 %. Pour l'immunodot, nos résultats préliminaires indiquent une spécificité et VPP de 100 %, une sensibilité et VPN de 33 %. Conclusion : la recherche des ASCA est fort utile dans le diagnostic différentiel de la maladie de Crohn. L'IFI paraît être la méthode de choix pour sa grande sensibilité, sa spécificité et son aspect économique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'entéroplastie d'élargissement pour maladie de Crohn obstructive. Expérience de l'Université de Montréal.

  • Les résections multiples ou répétées de segments d'intestin grêle pour maladie de Crohn, le plus souvent pour symptômes obstructifs, peuvent conduire à un intestin court et à des problèmes de malabsorption. En présence de sténose cicatricielle, on peut maintenir la longueur de l'intestin en procédant à une entéroplastie d'élargissement. De août 1983 à mars 1993, 90 entéroplasties ont été pratiquées chez 25 patients dans les cinq hôpitaux affiliés à l'Université de Montréal. Treize hommes et 12 femmes d'un âge moyen de 38 ans ont été évalués. Quatorze patients (56%) avaient déjà subi une résection intestinale pour maladie de Crohn. Un nombre moyen de 4,3 entéroplasties par patient a été pratiqué. Une résection concomitante, en moyenne 30 cm de longueur, a été nécessaire chez 18 patients (72 %). La mortalité opératoire fut nulle. Deux patients (8%) ont présenté quatre complications post-opératoires : hémorragie, fistule entéro-cutanée, infection de plaie, septicémie sur cathéter. Vingt-quatre patients (96%) ont été soulagés de leurs symptômes à court terme. Après un suivi moyen de 27 mois, 13 patients sont redevenus symptomatiques (52%), trois n'ont pas nécessité de traitement, 7 furent traités médicalement et trois patients (12%) furent réopérés pour récidive de sténose. Nos résultats confirment que l'entéroplastie associée ou non à une résection concomitante limitée soulage rapidement les symptômes obstructifs avec un taux de morbidité acceptable, diminue l'administration de corticostéroides de 68 à 24% et ne conduit pas à des chirurgies répétitives pour sténose.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Mutation du gène NOD2 chez les patients marocains atteints de la maladie de Crohn: prévalence, étude génotypique et corrélation au phénotype de la maladie.

  • L'objectif était de déterminer la prévalence des mutations du gène NOD2/CARD15 dans un groupe de patients Marocains atteint de Maladie de Crohn et étudier sa corrélation génotype-expression phénotypique. Etude transversale cas témoin menée sur une durée de 16 mois. Ont été inclus 101 patients atteints de la maladie de Crohn, entre Janvier 2012 et Avril 2013 ainsi qu'un groupe contrôle de 107 patients. L'analyse génétique a consisté à rechercher 3 variants du gène NOD2: p.Arg702Trp, p.Gly908Arg et p.Leu1007fsins. Puis une étude de corrélation génotype-expression phénotypique a été menée. L'analyse génétique des patients atteint de maladie de crohn a mis en évidence la présence de la mutation NOD2 chez 14 patients (13,77%) contre 7 patients (6,53%) du groupe témoin. L'étude de la fréquence des différents allèles a retrouvé la mutation de p.Gly908Arg dans 6,43%, p.Leu1007fsins dans 0,99% et p.Arg702Trp dans 0,49% contre respectivement 2,80%, 0% et 0,46% dans le groupe témoin. L'étude de la corrélation génotype, expression phénotypique a démontré que la mutation CARD15 est corrélée à une localisation iléo-caecale de la maladie, à une présentation fistulisante et sténosante ainsi qu'à une évolution sévère avec recours fréquent à la chirurgie et aux immunosuppresseurs. La prévalence de la mutation NOD2/ CARD15 dans notre série est faible. Cette mutation est corrélée à une forme grave de la maladie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Resection ileo-caecale laparoscopique pour maladie de Crohn.

  • Le but de notre travail est d'étudier la faisabilité et la sécurité de la résection laparoscopique iléocoecale au cours de la maladie Crohn, et de présenter nos résultats préliminaires. Méthodes : Nous rapportons une étude rétrospective de 20 cas de résection iléo-cæcale par voie laparoscopique pour maladie de Crohn, colligés de Novembre 2003 à Juin 2005. Nous avons défini d'emblée les critères d'inclusions et d'exclusions qui nous ont permis de sélectionner les malades qui doivent bénéficier de cet abord coelioscopique. Ainsi, les patients ayant une maladie de Crohn compliquée (perforation, occlusion), les volumineuses masses palpables, les formes compliquées de fistules internes complexes et les patients laparotomisés auparavant ont été exclus Nous avons étudié pour chaque cas, la durée de l'intervention, le taux de conversion et leurs causes, la morbidité postopératoire et la durée du séjour hospitalier. Résultats : 30 malades porteur d'une maladie de Crohn iléocoecale chirurgicale ont été colligés au cours de la même période. 10 patients ont été exclus de cette étude. Pour les 20 malades retenus et opérés par voie laparoscopique, la durée moyenne de l'intervention était de 160 min. Trois conversions ont été nécessaires. Deux abcès de paroi étaient notés. Aucun décès n'a été déploré. La durée du séjour hospitalier était de 5 jours en moyenne. Conclusion : Ces résultats confirment la faisabilité et la sécurité de la résection laparoscopique iléo-cæcale pour maladie de Crohn. Cet abord offre plusieurs avantages par rapport à la chirurgie classique moyennant une sélection rigoureuse des malades.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspects cliniques et évolutifs de la maladie de Crohn duodéno-jéjunale symptomatique.

  • Objectifs - Etudier rétrospectivement les caractéristiques de la maladie de Crohn du grêle proximal, symptomatique et inaugurale. Méthodes - Dix-huit malades (12 hommes, 6 femmes) présentant une maladie de Crohn du grêle proximal symptomatique et sans atteinte distale antérieurement connue ont été étudiés. Résultats - L'âge moyen des malades au diagnostic était de 21,3 ans, inférieur à celui habituellement observé dans la maladie de Crohn. Le retard diagnostique était parfois considérable, du fait de la présentation clinique inhabituelle. Les symptômes les plus fréquents étaient la douleur abdominale et l'amaigrissement , la diarrhée était le plus souvent au second plan. Une anorexie et un amaigrissement longtemps isolé avaient conduit au diagnostic d'anorexie mentale chez 4 malades. Le diagnostic de syndrome de Zollinger - Ellison avait été initialement porté chez 3 malades. Seize malades étaient suivis plus de 2 ans. Tous recevaient une corticothérapie lors de la première poussée et 75 % étaient traités par immunosuppresseurs en raison d'une corticodépendance. Lors de la dernière consultation, seuls 6 malades étaient asymptomatiques sans traitement ou sous mésalamine. Conclusion - La maladie de Crohn de siège proximal, symptomatique et inaugurale, atteint plus volontiers des hommes jeunes. La présentation clinique souvent inhabituelle peut être source d'erreurs diagnostiques. La sévérité de cette forme clinique la rapproche des jéjuno-iléites diffuses.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Associations morbides au cours de la maladie de Crohn. Etude à partir d'une série de 832 patients.

  • Objectifs: Selon sa fréquence, l'association chez un même individu d'une maladie de Crohn et d'une autre affection peut être fortuite, ou témoigner d'une parenté génétique et/ou environmentale. Le but de notre étude a été, à partir d'une série de patients atteints de maladie de Crohn de dégager des données préliminaires suggérant la possibilité d'une association significative entre la maladie de Crohn et d'autres affections. Méthodes: Nous avons relevé les antécédents personnels et familiaux de 832 patients atteints de maladie de Crohn, vus consécutivement dans le même service hospitalier entre 1974 et 1994. Résultats: Nous avons observé 4 cas (0,5 p. 100) d'association personnelle maladie de Crohn - sclérose en plaques et d'association maladie de Crohn - purpura rhumatoïde. Chacune des maladies génétiques suivantes était associée chez un malade (0,1 p 100) à la maladie de Crohn, maladie de Charcot-Marie-Tooth, daltonisme, exostoses multiples, ichthyose familiale, maladie périodique. Conclusion: Nous décrivons pour la première fois des cas ponctuels d'association entre la maladie de Crohn et des affections peu fréquentes telles que la maladie de Charcot-Marie-Tooth, l'ichthyose familiale et la maladie périodique. Nous suggérons qu'il existe une fréquence significativement accrue d'associations personnelles et familiales de maladie de Crohn et de sclérose en plaques, à confirmer dans le cadre d'études prospectives.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Maladie de Crohn au cours du traitement de l'hépatite chronique C par interféron et ribavirine.

  • Les effets secondaires digestifs liés au traitement associant l'interféron et la ribavirine dans le traitement de l'hépatite chronique C sont non spécifiques. Dans ce contexte, la survenue de maladies inflammatoires intestinales a été rapportée de façon exceptionnelle. Nous rapportons deux cas de malaie de Crohn survenues quelques mois après le début d'un traitement par interféron alpha et ribavirine pour une hépatite chronique C. Le premier cas est celui d'un homme de 43 ans traité depuis 7 mois par interféron alpha et ribavirine pour hépatite chronique C. Une pancolite en rapport avec une maladie de Crohn était apparue. L'évolution était marquée par la survenue d'atteintes articulaires et cutanées ayant nécessité un traitement par corticoïdes et immunosupresseur. Le second cas est celui d'une femme de 43 ans traitée depuis 8 mois par interféron pégylé alpha et ribavirine pour hépatite chronique C chez qui a été diagnostiquée une maladie de Crohn de topographie iléo-colique droite, d'évolution sévère nécessitant une résection iléo-coecale après échec du traitement médical. L'interféron alpha, utilisé pour son action antivirale contre le virus de l'hépatite C, a des effets immuno-stimulants complexes qui pourraient peut-être révéler une maladie de Crohn latente sous-jacente.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Valeur diagnostique de l'échographie de haute fréquence au cours de la maladie de Crohn et de la rectocolite hémorragique.

  • Objectif - Etudier la valeur diagnostique (diagnostic positif et diagnostic de localisation) de l'échographie de haute fréquence (EHF) au cours des maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI). Malades et méthodes - Chez des sujets ayant une maladie de Crohn (MC) (n = 48), une rectocolite hémorragique (n = 23), une colite inclassée (n = 3) ainsi que chez 21 témoins « inflammatoires » (11 sigmoïdites aiguës, 8 diarrhées infectieuses, I colite ischémique, I colite radique) et 23 témoins sains, les résultats de l'EHF étaient comparés à ceux d'une coloscopie et d'un transit du grêle (ou d'une iléoscopie). Résultats - Chez 69 des 74 malades atteints de MICI, le diagnostic positif d'inflammation intestinale était fait (sensibilité: 94,4 %, spécificité: 66,7 %, performance globale: 93,2 %). Les segments malades étaient correctement localisés chez 58/74 malades (sensibilité, spécificité et performance globale: 80,3, 66,7 et 79,7 %), plus fréquemment pour les MC. Cinq complications de la MC sur 6 étaient diagnostiquées. En cas de MC, le diagnostic positif d'inflammation était fait plus souvent en cas d'atteinte colique ou iléo-colique. Conclusion - L'échographie de haute fréquence est une méthode diagnostique valide au cours des MICI, elle pourrait être utile pour leur suivi ou lorsque des examens invasifs sont contre-indiqués.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Nouveautés thérapeutiques en proctologie (hors maladie de Crohn).

  • Si la proctologie a pu offrir l'image d'une approche thérapeutique traditionnelle et empirique (les recettes), l'importante masse des publications et la qualité de certaines d'entre elles ont donné lieu à plus d'interrogations que de modifications décisives des pratiques de soins. Des avancées importantes ont pourtant été évoquées dans le traitement des affections proctologiques au cours de la dernière décennie. La démarche proposée dans cette mise au point est le recueil systématique des études prospectives contrôlées et randomisées parce qu'elles sont l'étalon-or des essais thérapeutiques. Cette méthodologie a, par contre, l'inconvénient d'écarter des études courtes et/ou ouvertes de « nouveautés thérapeutiques » non encore parfaitement évaluées (neurostimulation des racines sacrées et sphincter anal artificiel dans le traitement de l'incontinence fécale par exemple) Si l'on écarte les études qui ont évalué le traitement des lésions anopérinéales de la maladie de Crohn (le sujet étant traité ailleurs dans ce numéro), deux cadres pathogéniques ont occupé la scène des travaux contrôlés en proctologie depuis 10 ans : la fissure anale chronique idiopathique et à un moindre degré la maladie hémorroïdaire. Dans ces deux domaines, un rappel simple situe le problème thérapeutique, les principaux résultats des études sont rapportés et il est proposé finalement une réflexion globale sur ces données récentes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rectums exclus au cours de la maladie de Crohn: quel est le risque de dysplasie?

  • Objectifs - Au cours de la maladie de Crohn, la présence d'un rectum exclu pourrait constituer un facteur de risque de cancer rectal. La surveillance de ces malades repose sur la détection de la dysplasie épithéliale. Le but de notre étude était d'évaluer la fréquence d'une dysplasie épithéliale sur des pièces de proctectomie secondaire effectuée pour maladie de Crohn rectale évolutive. Malades et méthodes - L'étude portait sur 23 malades (13 femmes et 10 hommes, âge moyen 38 ans) qui présentaient un rectum exclu depuis 4 ans (médiane). La recherche de dysplasie était effectuée par une étude histopathologique complétée par une immunohistochimie avec les anticorps MIB-I (Ki-67) et anti-p53 (clone DO7). Résultats-La fréquence de la dysplasie était de 30 %. Il s'agissait d'une dysplasie de bas grade, de répartition focale sur les pièces opératoires. L'anticorps MIB-I était positif sur 46 % des cellules dysplasiques. Il n'existait aucune expression tissulaire de la protéine p53. Conclusions - Ces résultats doivent être pris en compte pour la décision d'une proctectomie complémentaire pour rectum exclu au cours de la maladie de Crohn, lorsqu'une anastomose iléo-rectale ne peut être envisagée. Une surveillance endoscopique du rectum est souhaitable, avec réalisation de biopsies multiples en raison du caractère focal de la dysplasie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov