Maladie de chagas [ Publications ]

maladie de chagas [ Publications ]

Publications > maladie de chagas

  • Une estimation du nombre de personnes infectées par Trypanosoma cruzi et de celles susceptibles d'évoluer vers une myocardiopathie chagasique chronique a été réalisée, en juin 2009, par l'Institut de veille sanitaire (InVS) pour quantifier le poids de cette maladie en France métropolitaine et dans ses départements d'outre-mer, à l'exclusion de celui de la Guyane. Différents groupes à risque ont été identifiés: immigrants latino-américains (LA) [naturalisés, immigrants en situation régulière et irrégulière, enfants adoptés], enfants nés en France de mères LA, Guyanais résidant en métropole, expatriés et voyageurs ayant séjourné en zone d'endémie. Des taux de prévalence spécifiques par pays ont été appliqués à des données démographiques officielles provenant de l'Agence internationale de l'adoption, de la Direction du tourisme et des ministères des Finances, des Affaires étrangères et de l'Immigration. Sur environ 157 000 personnes potentiellement exposées à la maladie de Chagas, on estime à 1 464 (extrêmes: 895-2 619) le nombre de personnes infectées, parmi lesquelles entre 63 et 555 sont susceptibles de développer une cardiopathie. Ces résultats confortent les premières estimations réalisées par l'InVS et celles de Guerri-Guttenberg, réalisées pour les différents pays européens. Le manque de données fiables concernant les immigrants « sans-papiers » introduit un biais important. La prise en compte de ce groupe peut faire augmenter très notablement le poids de la maladie en France.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Maladie de Chagas en phase chronique hors zone d'endémie. Les outils diagnostiques.

  • Le diagnostic de la maladie de Chagas en phase chronique repose actuellement sur la sérologie. Dans l'idéal, hors zone d'endémie, il doit systématiquement associer l'IFI et un Elisa. Une troisième technique doit être disponible pour les discordants. Il n'y a pas actuellement de technique de référence indiscutable. L'expérience de dépistage ciblé fait sur 254 patients d'origine bolivienne en région parisienne est cohérente avec les données de l'OMS et la bibliographie, avec 165 patients négatifs, 69 positifs et 20 cas indéterminés sur 254 sujets. La PCR, dont la sensibilité est au mieux de 70 %, n'a pas d'intérêt diagnostique en première intention. Il n'y a ni trousses commerciales ni techniques standardisées. Il y a un consensus pour l'utilisation des amorces TCZ1-TCZ2 (dont la cible se trouve sur l'ADN nucléaire) qui ont l'avantage d'une spécificité de 100 % et permettent l'amplification de toutes les souches de Trypanosoma cruzi quelle que soit la lignée. Cette technique n'a d'intérêt que chez des patients dépistés par la sérologie, pour éventuellement confirmer un diagnostic ne reposant que sur une seule technique sérologique , elle peut servir à évaluer les échecs de traitement. Ses modalités de réalisation doivent tendre à une amélioration de la sensibilité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Emergence de la maladie de Chagas en Europe: à propos des premiers cas observés chez des migrants latino-américains en France métropolitaine.

  • Les auteurs présentent les premiers cas de maladie de Chagas importés diagnostiqués à Paris chez des migrants originaires d'Amérique latine. Un total de 18 patients a été observé de 2004 à 2007 dans deux hôpitaux universitaires: 12 femmes et six hommes d'âge moyen 38 ans. Tous, à l'exception d'un homme originaire du Salvador, étaient boliviens (départements de Cochabamba et Santa-Cruz) arrivés récemment en France. Onze d'entre eux étaient asymptomatiques diagnostiqués au stade de forme chronique indéterminée. Sept avaient une cardiopathie chronique chagasique dont deux présentant une forme sévère ayant justifié la mise en place d'un pace-maker. Des difficultés se sont présentées pour disposer de tests sérologiques permettant de confirmer le diagnostic. Tous les patients à l'exception d'un, âgé de plus de 50 ans, ont été traités par benznidazole. En France les principales priorités concernant les maladies de Chagas importées apparaissent être une amélioration des méthodes de diagnostic sérologiques et la prévention de la transmission verticale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Maladie de Chagas et immunodépression: infection par le VIH et transplantation.

  • La maladie de Chagas chez le sujet immunodéprimé (co-infection par le VIH, corticothérapie, transplantation, chimiothérapie) est principalement caractérisée par la survenue de manifestations sévères et bruyantes à la phase aiguë de la maladie et d'épisode(s) de réactivation en phase chronique. La réactivation correspond à la mise en évidence, chez un patient en phase chronique, d'une parasitémie (forme trypomastigote du parasite) par les examens parasitologiques directs ou de nombreuses formes amastigotes dans un prélèvement tissulaire biopsique et/ou à la survenue de manifestations cliniques aiguës. Chez le patient co-infecté par le VIH, les manifestations les plus fréquentes sont la méningo-encéphalite et la myocardite. Chez le patient greffé, la réactivation s'exprime fréquemment par des manifestations cutanées. Urgence diagnostique et thérapeutique, la réactivation nécessite la mise en route immédiate d'un traitement antiparasitaire par benznidazole ou nifurtimox, et, en cas de co-infection par le VIH, d'une prohylaxie secondaire par benznidazole tant que persiste l'immunodépression (lympocytes CD4

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La maladie de Chagas dans une zone rurale du Nord-Est du Brésil.

  • Une étude sérologique et médicale de la maladie de Chagas a été réalisée entre décembre 1997 et juin 2000 dans la population de quatre villages du Nord-Est semi-aride du Brésil. Le taux moyen de prévalence de l'infection, 11,8 %, était fortement lié à l'âge: 1,1 % chez les moins de 25 ans, 13,7 % chez les 26-49 ans, 29,5 % à partir de 50 ans. Pour 57 % des sujets infectés examinés, la maladie était au stade chronique indéterminé, cardiaque pour 35 %, digestif ou mixte pour 8 %. Les patients de moins de 55 ans ont reçu un traitement étiologique par benznidazol. L'enquête confirme la très forte réduction de la transmission de Trypanosoma cruzi au cours des dernières décennies, particulièrement depuis 25 ans. Cette situation est le résultat des activités de lutte contre les vecteurs, ainsi que de l'amélioration du niveau général d'éducation et des changements dans le mode de vie. Cependant, la maladie de Chagas est encore un important problème, en particulier pour les nombreux sujets infectés d'âge moyen. La situation pourrait être améliorée, avec un coût qui paraît compatible avec le système public de soins du pays, par la généralisation des tests de dépistage et par la prise en charge des malades.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge de la maladie de Chagas en Europe. Expériences et défis en Espagne, Suisse et Italie.

  • L'objectif de cet article n'est pas de décrire la maladie, d'évaluer le nombre de personnes diagnostiquées en Espagne, en Suisse et en Italie, ni d'analyser les protocoles utilisés par les différentes institutions. Les auteurs souhaitent plutôt aborder les principaux défis touchant les soins aux personnes souffrant de la maladie de Chagas au niveau technique, institutionnel et national. Pour ce faire, ils passent brièvement en revue un certain nombre de thématiques communes aux trois pays: la détection de la maladie, la confirmation du diagnostic, le traitement, la réponse au traitement et le suivi, les risques de transmissions par transfusion, don d'organe et de la mère à l'enfant, les aspects psychosociaux et socioéconomiques de la maladie de Chagas hors zone d'endémie et les progrès qu'il y a lieu de faire dans le domaine de l'information.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Expérience de dépistage ciblé de la maladie de Chagas en Ile-de-France.

  • L'année 2009 marque le centenaire de la découverte de la trypanosomose humaine américaine (THAm) par Carlos Chagas. Grâce aux différentes initiatives interpays, la THAm a marqué un net recul dans sa zone d'endémie, alors même que l'on constate une émergence de cas importés en Amérique du Nord et en Europe. En France métropolitaine, 18 cas importés avaient été rapportés entre 2004 et 2007. Des estimations récentes réalisées en fonction des mouvements migratoires estiment à environ 1 500 le nombre de cas importés attendus sur le territoire métropolitain. Le but de cet article est d'évaluer l'intérêt d'un dépistage ciblé concernant une population à risque originaire d'Amérique latine, vivant en Île-de-France. Les techniques sérologiques mises en œuvre ont été une immunofluorescence indirecte (IFI), et selon les cas 2 ou 3 Elisa (Biomérieux

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dépistage de la maladie de Chagas chez les donneurs de sang.

  • En mai 2007, l'Établissement français du sang (EFS) a introduit le dépistage systématique des anticorps anti-Trypanosoma cruzi chez les donneurs de sang à risque: donneurs originaires d'une zone d'endémie, donneurs nés de mères originaires d'une zone d'endémie, résidents ou voyageurs, ayant séjourné en zone d'endémie, quelle que soit la durée de ce séjour. Cinq dons sur 163 740 ont été trouvés positifs, provenant tous de sujets originaires de zone d'endémie. Parmi les dons, 1 374 ont été classés indéterminés, car présentant des résultats discordants aux deux tests Elisa utilisés en dépistage. Les auteurs discutent des difficultés soulevées par le dépistage systématique des voyageurs et résidents ainsi que les avantages et les inconvénients de la stratégie adoptée. Ils présentent des arguments en faveur de sa simplification.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Polyneuropathie axonale dans la maladie de Chagas.

  • Une femme de 44 ans atteinte de la maladie de Chagas développa une polyneuropathie sensitive à prédominance axonale. La biopsie du nerf saphène externe montra une dégénérescence axonale chronique et une infiltration inflammatoire de cellules mononuclées autour des vaisseaux de l'épinèvre et de l'endonèvre. Il y avait des polynucléaires neutrophiles et quelques éosinophiles autour des vaisseaux de petit et de moyen calibre de l'épinèvre. L'étude des fibres isolées par «teasing» montra une dégénérescence axonale. Ce cas suggère que la polyneuropathie dans la maladie est due à une vasculite attribuée à un mécanisme immuno-allergique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résultats préliminaires en faveur d'une relation faible ou inexistante entre les formes cliniques de la maladie de Chagas et les souches isoenzymatiques de Trypanosoma cruzi.

  • Des souches de Trypanosoma cruzi obtenues par xénodiagnostic de 23 patients boliviens qui présentaient une pathologie connue ont été analysées par typage enzymatique. 3 patients étaient infectés par un mélange de souches des groupes isoenzymatiques 1 et 2. Ces souches ont été observées toute deux en association avec une pathologie cardiaque aussi bien que digestive. Aucune des 2 souches ne semble en relation particulière avec une pathologie cardiaque.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Maladie de Chagas: quand y penser en France?

  • La maladie de Chagas, dans sa forme chronique qui est muette dans deux tiers des cas environ, est désormais présente sur tous les continents, avec une prévalence locale qui est fonction de l'ancienneté, de la provenance et de l'importance de l'immigration latino-américaine. Le généraliste européen, nord-américain, japonais ou australien peut donc être confronté à cette affection dans une demi-douzaine de circonstances que nous nous sommes efforcés de définir tout en rappelant les caractéristiques essentielles de la maladie, la façon dont elle évolue, les examens qui permettent de la dépister et les problèmes que pose son traitement.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Entre epée de Damoclès et roulette russe ... ce que tout le monde sait ou devrait savoir sur la maladie de Chagas.

  • En 2006, la prévalence de la maladie de Chagas ou trypanosomose humaine américaine à Trypanosoma cruzi (THAm) était encore très grossièrement évaluée à huit millions de cas par l'Organisation panaméricaine de la santé (Pan American Health Organization, PAHO). La migration des populations des campagnes vers les villes a favorisé ces dernières décennies l'urbanisation de cette maladie rurale dont l'épidémiologie était étroitement liée jusqu'au milieu du XX

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dépistage de la maladie de Chagas par immunoenzymologie: Comparasion de l'ELISA avec l'immunofluorescence et l'hémagglutination indirecte chez 976 donneurs de sang.

  • Bonne corrélation entre les techniques. La technique ELISA peut être utilisée seule. Coût faible. La quasi-totalité des différentes manipulations peut être automatisée ce qui permet de traiter plusieurs centaines de sérums avec un personnel réduit.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pourquoi ajourner au don de sang des candidats au motif d’un risque de maladie de Chagas ?

  • Différents agents infectieux sont transmissibles par le sang et donc par transfusion sanguine, dont des hémoparasites, normalement absents d’Europe, mais auxquels ont pu être exposés des candidats donneurs de sang nés, élevés ou ayant vécu en zones intertropicales. C’est le cas de l’hémoparasite responsable de la maladie de Chagas :

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le benznidazole : un des rares traitements de la maladie de Chagas.

  • Le benznidazole est indiqué chez l'homme dans le traitement de la maladie de Chagas, endémique en Amérique Latine. Le traitement entraine de nombreux effets indésirables et son efficacité est limitée à certains stades de la maladie. De plus, l'apparition de résistances a conduit à l'étude de nouvelles stratégies thérapeutiques et au développement de nouvelles molécules.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le nifurtimox, molécule en plein devenir dans le traitement de la maladie de Chagas.

  • Le nifurtimox est l'une des deux molécules utilisées dans le traitement de la Maladie de Chagas. Bien qu'aucun schéma thérapeutique ne soit clairement défini, son emploi est en pleine expansion notamment en association avec l'éflonithine et s'inscrit parfaitement dans le programme d'éradication de la maladie dirigé par l'OMS.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dépistage de la maladie de Chagas par ELISA. Comparaison de deux antigènes.

  • Mise en évidence de l'intérêt de la fraction microsomiale de ce parasite comme antigène. Cette fraction comparée à un autre extrait antigénique brut, Trypanosoma ®, se montre non seulement plus sensible, mais aussi plus spécifique donnant moins de réactions croisées avec les leishmanioses.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Chagas a-t-il vraiment découvert la maladie de Chagas?

  • Le rôle que joua le brésilien Carlos Ribeiro Justiniano Chagas (1879-1934) [fig. 1] dans la découverte de la maladie qui porte aujourd'hui son nom,' primordial pour les uns, plus discutable pour les autres, donna lieu à de vives polémiques qui durent encore.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov