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  • Les études cytogénétiques ont démontré que la t( 11,14)(q13,q32) était récurrente dans les lymphomes du manteau (MCL). Cette translocation juxtapose les séquences du gène de la chaîne lourde des immunoglobulines (IgH) sur le chromosome 14 au locus BCL-1 en 11q13 conduisant à une hyperexpression constitutive du gène CCND1 codant pour la cycline D1. Nous avons évalué la faisabilité et l'intérêt de l'analyse par FISH interphasique de tissus congelés ou fixés par le formol et inclus en paraffine pour la détection de la t(11,14). Des coupes et empreintes de tissu congelé (CC et EC) ainsi que des coupes de 2μm de tissu fixé par le formol et inclus en paraffine (CF) ont été réalisées à partir des prélèvements tissulaires de 27 MCL caractéristiques sur le plan morphologique et immunophénotypique (CD5+, CD10-, CD20+, CD23-) et de 2 témoins (adénite réactionnelle). Les CC, EC et CF ont été hybridées avec succès par la sonde Vysis LSI® IgH/CCND1 dual color dual fusion translocation probe. La lecture des EC était facilitée par une cellularité plus faible. Les spots d'hybridation était intenses dans les CC et les EC mais plus faibles dans les CF. Le pourcentage de cellules positives pour la t(11,14) était comparable dans les EC, CC et CF d'un même patient. L'efficacité de l'hybridation était indépendante de la présence de la translocation. Le pourcentage de cellules mal hybridées était comparable dans les CC et les EC mais supérieur dans les CF. La lecture des CF restait cependant tout à fait fiable, indépendamment d'un traitement numérique de l'image. La t(11,14) était retrouvée dans 100% des MCL étudiés (27/27) et le pourcentage de cellules positives était toujours très supérieur au seuil de positivité (5%). L'analyse par FISH interphasique de tissus congelés ou fixés par le formol et inclus en paraffine est une technique rapide et performante pour la détection directe de la t( 11, 14) dans les MCL et pourrait être intégrée dans la batterie des tests diagnostiques des MCL.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Actualités des lymphomes cérébraux primitifs (LCP)

  • Les lymphomes cérébraux primitifs (LCP) des patients immunocompétents ont longtemps pâti de leur rareté, limitant leur connaissance biologique et les possibilités d’études thérapeutiques prospectives comparatives. Une amélioration significative de la survie a été observée lorsque la radiothérapie, classiquement utilisée, a été précédée d’une chimiothérapie comportant du méthotrexate (MTX) à haute dose, en faisant passer la médiane de survie de 16 mois avec la radiothérapie seule, à 35-45 mois avec les traitements mixtes, au prix d’un risque de toxicité neurologique particulièrement élevé chez les personnes de plus de 60 ans. À partir de là, et au cours de ces dernières années, de nombreuses études ont essayé d’améliorer les résultats thérapeutiques tout en tentant de diminuer la toxicité sur le système nerveux central. Si le traitement optimal n’est pas encore établi, ces études, pour la plupart rétrospectives, permettent cependant de mieux cerner les questions thérapeutiques, voire d’y apporter des éléments de réponse. Des controverses persistent. Le rôle des anticorps monoclonaux anti-CD20 reste à préciser ainsi que le rôle et les modalités optimales de la radiothérapie et de la chimiothérapie intensive. Les techniques d’imagerie récentes apportent des éléments contribuant à la discussion des diagnostics différentiels, sans pour autant permettre de s’affranchir d’un diagnostic histologique. L’évaluation de la réponse thérapeutique reste perfectible. Des études récentes de biologie ont permis d’amorcer la caractérisation biologique des LCP, voire d’identifier des cibles thérapeutiques potentielles. Les LCP survenant dans un contexte d’immunodépression sont très rares et deviennent exceptionnels en cas d’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Ils sont bien caractérisés quant à leur aspect clinique et biologique, avec un rôle majeur du virus d’Epstein-Barr (EBV) dans leur lymphomagenèse. Leur traitement dépend essentiellement de la raison de l’immunodépression et de son degré. Dans la mesure du possible, les traitements proposés se rapprochent de ceux proposés aux patients immunocompétents.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement des lymphomes non hodgkiniens agressifs: expérience d'un hôpital général.

  • Objectifs. - Le protocole LNH84 pour les lymphomes non hodgkiniens agressifs (LNH) consiste en une phase d'induction intensive suivie d'une phase de consolidation. La présente étude évalue la faisabilité et l'activité d'une phase d'induction modifiée de ce protocole dans une division d'oncologie rattachée à un hôpital général universitaire. Patients. - Vingt-huit patients ont reçu trois ou quatre cycles de CDBVP (cyclophosphamide [C], doxorubicine [D], bléomycine [B], vincristine [V] et prednisone [P]), pour un total de 89 cycles. L'âge médian est de 42 ans et l'histologie de F à J selon la formulation internationale [IWF]. Quatorze patients souffrent de symptômes B à la présentation, cinq ont un volume tumoral important (bulky), 18 ont un taux anormal de lacticodéshydrogénase (LDH), et neuf une infiltration médullaire. Résultats. - Douze patients sont en rémission complète et 11 en rémission partielle pour un taux de réponse globale de 92 %. La toxicité consiste en une myélosuppression sévère avec une neutropénie grade OMS 4 pour tous les patients. L'intervalle prévu de 14 jours entre les cycles ne peut être maintenu. II est prolongé pour chaque intercure, avec une médiane de 18,5 jours entre les deux premiers cycles, de 19,5 entre le deuxième et le troisième cycle et 22 jours entre le troisième et quatrième cycle. Huit patients présentent une infection de grade OMS 3 et un patient décède d'une complication pulmonaire liée au traitement. La survie globale à 3 ans est de 78 % et la survie sans événements de 57%. Conclusion. - Dans notre expérience, le CDBVP est un régime toxique dont le schéma d'administration est difficile à respecter dans un hôpital général. Son administration hors protocole ne peut pas être recommandée pour des patients de bon pronostic. Son intérêt pour des patients de mauvais pronostic doit être évalué dans le contexte d'études cliniques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lymphomes cutanés T folliculotropes traités par bexarotène.

  • Introduction. Le lymphome folliculotrope est une variante de mycosis fongoïde qui se distingue par sa forme clinique, son histologie, son pronostic péjoratif et sa mauvaise réponse aux traitements classiques des lymphomes cutanés T. Le but de notre étude était d'évaluer l'efficacité et la tolérance du bexarotène, rétinoïde sélectif des récepteurs RXR, dans le traitement du lymphome folliculotrope, après 3 mois et 6 mois de traitement. Malades et méthode. Cette étude descriptive, rétrospective et prospective a été menée d'octobre 2004 à novembre 2005. Elle a concerné tous les dossiers des malades ayant un lymphome folliculotrope traité par bexarotène. Les malades étaient inclus si le diagnostic de lymphome folliculotrope était prouvé histologiquement, le malade avait reçu préalablement au moins un traitement (PUVAthérapie, Réti-PUVAthérapie, Caryolysine®, Bicnu®, méthotrexate), le calcul de la surface corporelle atteinte, estimée à partir de photographies initiales du corps entier et selon la règle des 9, était possible. Résultats. Huit malades ont été inclus, tous étaient de sexe masculin. Une rémission partielle était constatée à 3 mois et 6 mois de traitement chez 75 p. 100 des malades. Selon le Physical Global Assessment (score d'évaluation basé sur sept critères), 75 p. 100 des malades avaient une amélioration globale à 3 mois de traitement et 87,5 p. 100 à 6 mois. Cinq des huit malades ont eu des troubles de la fonction sexuelle lors du traitement par bexarotène, qui ont disparu dans un délai d'un mois après l'arrêt du traitement dans quatre cas. Tous les malades ont développé ou aggravé une dyslipidémie, cinq ont développé une hypothyroïdie centrale. Discussion. Ces taux de réponse globale confirment la place du bexarotène dans le traitement du lymphome folliculotrope. La difficulté de maintenir une posologie optimale en raison d'effets indésirables fréquents semble justifier une association thérapeutique. Le traitement préventif de l'hypothyroïdie quasi constante devrait prévenir les effets secondaires sur la fonction sexuelle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lymphomes cutanés révélés par des capillarites purpuriques et pigmentaires.

  • Introduction. Quelques associations capillarite purpurique pigmentaire et lymphome cutané ont été rapportées. Le but de ce travail a été d'évaluer l'évolution et le pronostic des capillarites purpuriques pigmentaires. Matériel et méthodes. Il s'agissait d'une étude rétrospective, monocentrique réalisée à la Clinique Dermatologique des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg. Tous les dossiers de malades enregistrés sous le terme « capillarite purpurique » entre 1967 et 1997 ont été revus. Résultats. Huit femmes et neuf hommes âgés de 17 à 84 ans ont été hospitalisés pour capillarite purpurique pigmentaire pendant la période de référence. A l'exception d'un malade, tous ont eu une biopsie cutanée qui montrait les aspects typiques de capillarite purpurique pigmentaire. Les critères séméiologiques et évolutifs ont permis de retenir les diagnostics d'eczéma de contact vestimentaire chez un malade et de toxidermie à type de capillarite purpurique pigmentaire chez trois malades (respectivement au méprobamate, à la péfloxacine et au lorazépam ou à l'aspirine). Les malades ont été suivis pendant 1 an en moyenne. Pendant ce suivi, deux malades ont développé un lymphome T épidermotrope après respectivement 2 et 4 ans, un malade a développé une maladie de Hodgkin à localisation cutanée et ganglionnaire. Un quatrième malade chez qui la capillarite purpurique pigmentaire évoluait depuis 4 ans avait, au sein de l'infiltrat dermique, un fort contingent monoclonal T. Deux de ces malades sont décédés de leur lymphome. Discussion. Cette étude montre que les capillarites purpuriques pigmentaires peuvent évoluer vers ou être associées à un lymphome. Lorsqu'une capillarite purpurique pigmentaire est une forme précoce de lymphome cutané, elle est extensive, dure depuis plus d'un an, prend parfois une configuration réticulée et l'enquête allergologique est négative. Dans une telle situation, un suivi prolongé et une approche thérapeutique ciblée sur le traitement des formes précoces de mycosis fongoïde (PUVAthérapie, chlorméthine) nous paraissent indiqués.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens des adolescents et des jeunes adultes

  • Les lymphomes figurent parmi les cancers les plus fréquents chez les adolescents et jeunes adultes. Une guérison est obtenue dans plus de 90 % des lymphomes hodgkiniens. Les apports des protocoles adultes et pédiatriques ont permis de réduire les toxicités gonadiques, cardiovasculaires et les cancers secondaires, grâce à la diminution des doses de chimiothérapie, en particulier les alkylants, et à la réduction des doses de radiothérapie. L’intensité du traitement est adaptée au risque de rechute et plus récemment à l’évaluation de la réponse métabolique par tomographie par émission de positons. Les approches adultes et pédiatriques donnent des résultats globalement équivalents dans cette population. En revanche, la question est plus complexe concernant les lymphomes B diffus à grandes cellules. Les enfants ont une survie approchant les 90 % avec les protocoles pédiatriques. Cependant, les adolescents de 15 à 18 ans, traités généralement selon des schémas pédiatriques ont une moins bonne survie que les enfants plus jeunes, tandis que les jeunes adultes de plus de 18 ans ont une survie comparable aux adultes. Cette tranche d’âge nécessite donc une attention particulière et une bonne coordination entre oncologues adultes et pédiatres. Les lymphomes primitifs du médiastin, sous-type plus fréquent chez les adultes jeunes sont globalement plus graves lorsqu’ils atteignent des enfants. L’ensemble des lymphomes B bénéficie des apports récents de l’immunothérapie (rituximab) et de l’adaptation des traitements à la réponse métabolique. Les lymphomes sont des pathologies pour lesquelles une prise en charge personnalisée dans des services spécialisés en onco-hématologie est nécessaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge des lymphomes T cutanés: recommandations du Groupe français d'étude des lymphomes cutanés

  • Introduction. - La codification des moyens diagnostiques, du bilan initial et du traitement des lymphomes cutanés T primitifs, notamment des formes épidermotropes qui sont les plus fréquentes, est un enjeu important afin de mieux rationaliser les pratiques thérapeutiques et l'évaluation des résultats. Méthodes. - Une analyse de la littérature et des recommandations déjà existantes a été effectuée afin d'élaborer des recommandations concernant diagnostic, bilan initial et traitement des lymphomes cutanés T primitifs. Résultats. - Les éléments fondamentaux du diagnostic et le bilan initial sont précisés. La stratégie thérapeutique choisie, nécessairement évolutive dans le temps, doit éviter d'engager trop précocement un traitement inutilement agressif, mais également des mesures trop timorées au risque de laisser évoluer les lésions vers des stades plus avancés, de traitement délicat. Elle nécessite une réévaluation régulière du rapport bénéfice/risque et utilise des mesures de première et deuxième ligne, au sein desquelles il est souvent difficile d'établir une hiérarchisation des méthodes, avec une tendance actuelle à privilégier notamment en deuxième ligne des traitements combinés qui permettent de limiter la toxicité de chacun des membres de l'association. La mise sur pied d'une RCP nationale de recours est un progrès significatif dans les cas difficiles. Conclusion. - En raison du niveau de preuve souvent limité des études existantes, peu satisfaisantes sur le plan méthodologique, les recommandations émises actuellement sont ponctuelles et devront être très régulièrement mises à jour en fonction de l'évolution des connaissances. L'organisation d'études cliniques et la validation de scores d'évaluation actuellement en développement doit être encouragée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les lymphomes osseux primitifs. Etude rétrospective sur 22 cas avec étude immuno-histochimique récente et homogène.

  • Les auteurs rapportent une série rétrospective de 22 cas de lymphomes osseux primitifs afin de préciser leurs caractéristiques cliniques, biologiques, radiologiques, IRM et histologiques. Ce travail étudie plus particulièrement les résultats de deux traitements : chimiothérapie seule versus chimiothérapie plus radiothérapie sur le contrôle local et la survie. L'âge moyen des malades de la série était de 53 ans avec un sexe ratio de deux hommes pour une femme, la douleur a été le symptôme clinique le plus fréquent et 32 % des patients ont présenté une fracture pathologique. La localisation la plus fréquente a été retrouvée sur les os longs. L'image radiologique a montré, dans la plupart des cas, un aspect lytique et perméatif. L'IRM a mis en évidence des signaux hétérogènes en mode T2. La scintigraphie au technétium (réalisée pour tous les patients) s'est révélée sensible. L'histologie a montré principalement des cellules lymphoïdes diffuses de grandes tailles de type centroblastiques, mais uniquement de phénotypes B. Douze patients ont été traités par chimiothérapie seule et huit par chimiothérapie et radiothérapie. Seuls les patients ayant présenté des fractures ont été opérés. Le suivi moyen de la série a été de 48 mois (4-120). Le taux de survie à 5 ans, calculé selon la méthode de Kaplan et Meier, a été de 83,33 % pour le groupe chimiothérapie, contre 82,50 % pour le groupe chimiothérapie plus radiothérapie. Les auteurs n'ont pas mis en évidence de différence de survie statistiquement significative entre les 2 types de traitement. Aucun patient n'a présenté de rechute locale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Caractéristiques thérapeutiques et évolutives des lymphomes folliculaires du Noir africain : expérience de la Côte d’Ivoire

  • La présente étude a porté sur les résultats du traitement des lymphomes folliculaires du Noir africain à propos de 36 cas. Il s'agissait de patients dont l'âge variait de 18 à 73 ans (âge moyen 50,83) avec un sex ratio de 1. Au plan clinique, ces patients présentaient majoritairement des formes disséminées III et IV de Ann Arbor (70 %) avec de fortes masses tumorales selon les critères du Groupe d'études du lymphome folliculaire (GELF). Au plan histologique, l'on notait une prédominance des lymphomes folliculaires à petites cellules (50 %) suivis des lymphomes folliculaires mixtes (27,78 %) et folliculaires à grandes cellules (22,22 %). À l'aide de protocoles thérapeutiques variés, la réponse thérapeutique a été complète dans 41,67 % des cas. Vingt-cinq décès à long terme ont été observés, soit 69,44 %, 5 patients ont été perdus de vue et 6 sont actuellement en cure. La médiane de survie globale des patients était de 23,73 mois avec des probabilités de survie de l'ordre de 69,5 % à 1 an, 47 % à 2 ans, 22 % à 5 ans et 2,5 % à 9 ans. Il ressort de cette étude, une influence significative des sous-types histologiques sur la réponse thérapeutique. En effet, les lymphomes folliculaires à grandes cellules et mixtes ont des taux de réponse complète plus élevés (respectivement 46,67 et 40 %) que les lymphomes folliculaires à petites cellules, qui enregistrent un taux d'échec plus élevé. Ces données disparaissent en termes de survie. Ces résultats peu satisfaisants sont en rapport avec le niveau de vie délétère de la majeure partie de nos patients qui présentent un niveau socioéconomique bas. Le délai de survie court de ces patients n'a pas permis de mettre en évidence des cas de transformation en lymphomes agressifs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les lymphomes T des fosses nasales et des sinus.

  • Introduction. - Les lymphomes T des fosses nasales et des sinus sont rares posant souvent un problème de diagnostic différentiel avec les autres processus destructeurs et nécrosants du tractus nasosinusien. Matériel et méthodes. - C'est une étude rétrospective de 11 observations de lymphomes T des fosses nasales et des sinus, colligés au service d'ORL de l'hôpital F. Hached à Sousse en Tunisie, cela sur une période de dix ans (1995-2004). Résultats. - Les patients étaient âgés en moyenne de 41 ans. Le siège de prédilection était les fosses nasales. La symptomatologie était non spécifique. L'étude anatomopathologique a conclu à un lymphome T/NK chez deux patients et à un lymphome T périphérique sans autre indication (SAI) chez neuf patients. La recherche du virus d'Epstein Barr dans les cellules tumorales, utilisant l'immunohistochimie et l'hybridation in situ, effectuée chez sept malades, était revenue positive. Le bilan d'extension, effectué chez dix patients, trouvait des métastases à distance dans trois cas. Le traitement, instauré chez neuf malades, consistait-en : une radiothérapie exclusive (un malade), une association radiochimiothérapie (trois malades) et une polychimiothérapie seule (cinq malades). Deux patients n'ont pas pu bénéficier de traitement en raison d'une évolution rapidement défavorable. Après un suivi moyen de 11 mois, l'évolution était marquée par : la survenue du décès chez sept patients , une rémission chez trois patients. Un patient a été perdu de vue. Conclusion. - Les lymphomes T des fosses nasales et des sinus sont rares en Tunisie. Le diagnostic repose essentiellement sur la clinique, les caractéristiques immunophénotypiques et moléculaires. L'aspect morphologique à l'examen histopathologique est peu spécifique. Ces lymphomes sont agressifs et nécessitent une prise en charge multidisciplinaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les lymphomes non hodgkiniens secondaires

  • Les lymphomes non hodgkiniens survenant plus de 12 mois après le traitement d'un premier cancer sont rares. Les moins rares ont été décrits après une leucémie lymphoïde chronique et après une maladie de Hodgkin. L'incidence de ces lymphomes, régulièrement croissante avec le temps, atteint 3 à 5 %, 20 ans après le traitement d'une maladie de Hodgkin. Les lymphomes non hodgkiniens secondaires (LNHS) semblent moins fréquents après traitement d'un cancer ou d'une leucémie dans l'enfance. Par rapport aux lymphomes non hodgkiniens de novo, les LNHS sont caractérisés par une plus grande fréquence des localisations extraganglionnaires, en particulier digestives et cérébrales, leur phénotype B, une prédominance des formes histologiques agressives et un stade plus avancé. Leur mauvais pronostic, rappelé par la plupart des auteurs. ne peut faire l'objet d'une analyse multifactorielle faute d'effectifs suffisants. A facteur pronostique égal (histologie, stade), les LNHS pourraient avoir un pronostic proche de celui des lymphomes de novo. L'évolution des LNHS semble conditionnée simultanément par des facteurs propres au patient (âge), au premier cancer (syndrome lymphoprolifératif chronique, maladie de Hodgkin) et à son ou ses traitements (chimiothérapie et/ou radiothérapie). Si la déficience immunitaire est probablement le facteur pathogène commun aux LNHS, ces derniers se distinguent assez nettement des lymphomes des immunodéprimés (VIH-positifs, transplantés) par la moindre fréquence des lymphomes cérébraux et l'absence de déficience immunitaire prouvée. Les LNHS se distinguent également des leucémies aiguës secondaires par leur risque croissant au-delà d'un délai de 10 ans et par le rôle pathogène controversé des médicaments cytotoxiques prescrits pour le traitement du premier cancer.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Facteurs pronostiques dans les lymphomes non hodgkiniens et les lymphomes de Hodgkin

  • Les lymphomes de Hodgkin ou non hodgkiniens sont des maladies hématologiques fréquentes et hétérogènes. Les facteurs pronostiques permettent de classer les patients en groupes de risque homogènes, de proposer au patient un traitement adapté à son risque de rechute et d'éviter un surtraitement dans certains cas. La première étape est, pour tous les types de lymphomes, de déterminer le stade Ann Arbor, de façon clinique, radiologique et par imagerie fonctionnelle. Mais cette classification reste imparfaite pour déterminer le devenir des patients. Ainsi des scores adaptés à l'histologie ont été adoptés : international pronostic index (IPI) pour les lymphomes agressifs, follicular lymphoma international pronostic index (FLIPI) pour les lymphomes indolents et international pronostic score (IPS) pour les lymphomes de Hodgkin avancés. L'imagerie fonctionnelle par tomographie par émission de positons (TEP) a une valeur pronostique pour les lymphomes agressifs et les lymphomes de Hodgkin dans l'évaluation précoce de la réponse au traitement, avant autogreffe et en fin de traitement. Concernant les facteurs pronostiques moléculaires, plusieurs pistes ont été étudiées : taux élevés de protéines circulantes, hyperexpression de certains gènes, marquage au sein du tissu tumoral de cellules particulières. Mais ces facteurs ne sont pas encore utilisés en pratique courante : ils ne sont pas validés sur de grands effectifs, et leur indépendance, vis-à-vis des autres facteurs pronostiques et entre eux, n'est pas connue. Actuellement, malgré les développements de la biologie moléculaire, seuls persistent les facteurs pronostiques classiques cliniques, biologiques et radiologiques, conventionnels ou par imagerie fonctionnelle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Analyse des réarrangements des gènes des chaînes lourdes des immunoglobulines par PCR sur tissu enrobé en paraffine : application aux lymphomes B en Tunisie

  • Objectif: étudier la clonalité lymphoïde d'une série de cas de lymphomes B diagnostiqués en Tunisie par amplification génique (PCR) réalisée sur l'ADN extrait à partir de coupes tissulaires déparaffinées. Matériel et méthodes: cette étude rétrospective a porté sur 73 lymphomes B et 12 cas d'hyperplasie lymphoïde réactionnelle. La qualité d'ADN extrait à partir des coupes tissulaires déparaffinées a été testée par PCR β-globine. La clonalité lymphoïde B a été analysée par PCR semi-nichée visant les gènes des chaînes lourdes des immunoglobulines (IgH) utilisant des amorces spécifiques respectivement des régions FRIII-VH et FRII-VH. Résultats: la PCR β-globine était positive dans 52 cas de lymphomes (71 %). La clonalité lymphoïde a été détectée dans 77 % des cas utilisant le jeu d'amorces FRIIIa/LJH/VLJH et dans 65,5 % utilisant le jeu d'amorces FRIIa/LJH/VLJH. Les lymphomes considérés d'origine pré-centre germinatif ont montré un taux de détection de clonalité plus élevé (100 %) comparativement aux lymphomes considérés d'origine centre germinatif ou post-centre germinatif (74,5 %). Les cas d'hyperplasie lymphoïde réactionnelle testés ont montré un profil polyclonal. Conclusion: c'est la première étude des réarrangements des gènes IgH par PCR dans le diagnostic des lymphomes B en Tunisie. Nos résultats concordent avec les données de la littérature en ce qui concerne la sensibilité et la spécificité de ces techniques et confirment l'intérêt de la PCR dans le diagnostic des lymphomes B.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Recherche de l'Epstein-Barr virus par hybridation in situ chez 65 malades atteints de lymphomes cutanés T épidermotropes.

  • Introduction. Le virus Epstein-Barr (EBV), possède un fort pouvoir mutagène, et a été mis en cause dans de nombreux types de lymphomes. La présence de l'EBV dans les lymphomes cutanés T épidermotropes a fait l'objet de travaux contradictoires. Le but de cette étude était de rechercher l'EBV par une méthode sensible : l'hybridation in situ chez 65 malades atteints de lymphome cutané T épidermotrope. Malades et méthode. 158 prélèvements provenant de 65 malades ayant un lymphome cutané T épidermotrope. Deux stades IA, 12 IB, 4 IIA, 29 IIB, 16 syndromes de Sézary et 2 stades IV ont été recueillis entre 1990 et 1995. L'EBV a été recherché par hybridation in situ avec les sondes EBER et Bam W marquant des gènes de latence virale. Résultats. L'EBV a été trouvé avec au moins l'une des 2 sondes dans 43 prélèvements soit 27 p. 100. Avant traitement par interféron alpha 14 p. 100 des prélèvements étaient positifs avec la sonde EBER contre IX p. I(X) avec Bam W. Après traitement par interféron alpha le nombre de prélèvements positifs avec la sonde EBER était significativement plus élevé (39 p. 100) p = 0.03, Par contre il n'a pas été trouvé de différence avec la sonde Bam W (p = 0.2). Il n'a pas été trouvé de différence dans la présence d'EBV en fonction du stade clinique (p = 0,18). Conclusion. Notre étude trouve de façon inconstante de l'EBV par hybridation in situ dans les lésions de lymphome cutané T épidermotrope. Peu de cellules de l'infiltrat sont infectées, ce qui plaide pour un rôle indirect de l'EBV dans le processus de transformation. Par ailleurs. l'interféron alpha en augmentant la durée de vie des EBERs, sensibilise la détection de ce gène de latence.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Actualités sur les lymphomes malins non hodgkiniens

  • La prise en charge des lymphomes malins non hodgkiniens (LMNH) a changé ces dernières années. L'index pronostique international (IPI) a permis l'élaboration de programmes thérapeutiques adaptés en fonction du risque et de la probabilité de survie dans chacun des groupes pronostiques ainsi définis. La construction de protocoles de chimiothérapies intensives et de schémas thérapeutiques « densifiés » a remis en cause le dogme du « CHOP pour tout le monde ». L'avènement des anticorps monoclonaux (AcMo), en particulier du rituximab (Mabthera®), a encore été une étape cruciale. Peut-on encore se passer du rituximab en 2006? Après les autorisations de mise sur le marché obtenues tant en première ligne qu'en traitement d'entretien pour les lymphomes agressifs et les lymphomes folliculaires, nul doute que d'autres indications vont suivre. La thérapeutique « ciblée » est depuis longtemps une préoccupation majeure dans le but de renforcer l'activité antitumorale et de minimiser les effets secondaires des chimiothérapies. À ce titre, la radio-immunothérapie (RIT) apparaît comme un progrès considérable dans le traitement des LMNH. Enfin, un bon traitement n'est rien sans une bonne évaluation tumorale. L'introduction de la tomographie par émission de positons dans le champ des LMNH a bouleversé les méthodes d'exploration conventionnelles et les habitudes des cliniciens. Si son intérêt est unanimement reconnu, bien des questions restent encore à éclaircir. Cette revue, sans être exhaustive, se veut avant tout une synthèse sur les avancées les plus récentes accomplies ces dernières années dans la prise en charge des LMNH.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les intensifications thérapeutiques avec autogreffe dans les lymphomes non hodgkiniens

  • Le rationnel des intensifications thérapeutiques avec autogreffe se base sur la relation effet-dose de la chimiothérapie et de la radiothérapie dans les lymphomes non hodgkiniens. Dans les lymphomes folliculaires, les candidats à la transplantation sont les malades à mauvais pronostic, en rechute ou en transformation histologique. Il n'y a pas de preuve actuellement que l'intensification en première ligne améliore le pronostic de ces lymphomes. Étant donné la fréquence de l'atteinte sanguine et médullaire de ces lymphomes et l'impact de celle-ci sur la survie, les techniques d'élimination des cellules malignes du greffon sont intéressantes. Les anticorps anti-CD20 (rituximab) sont sans doute le meilleur moyen d'obtenir une « purge » in vivo. Dans les lymphomes à haut degré de malignité, les intensifications sont actuellement le traitement standard en cas de rechute sensible à la chimiothérapie de rattrapage. Elles sont vraisemblablement le meilleur choix thérapeutique en cas de réponse partielle, mais aussi en première ligne en cas de réponse complète en présence de 2 à 3 facteurs de risque défavorables. En revanche, elles ne sont pas indiquées en cas de maladie réfracraire ou en première ligne chez les malades au risque standard. Le taux élevé de rechutes post-greffe justifie l'utilisation de traitements immunothérapiques pour agir contre la maladie résiduelle. La place de l'allogreffe des anticorps monoclonaux et des cytokines reste à définir.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Autogreffe de moelle osseuse dans le traitement des lymphomes cutanés.

  • Introduction. Le pronostic des lymphomes cutanés évolués et/ou de haut grade, en cas d'échec ou de rechute après polychimiothérapie conventionnelle, est redoutable. Des études récentes confirment l'intérêt de l'intensification thérapeutique avec autogreffe de cellules souches hématopoïétiques dans le traitement des lymphomes ganglionnaires en rechute. Nous avons proposé cette technique à des malades atteints d'un lymphome cutané de mauvais pronostic. Matériel et méthodes. Sept malades ayant un lymphome cutané de haut grade et/ou disséminé ont été autogreffés en cas d'échec ou de rechute après traitements comportant une ou plusieurs polychimiothérapies agressives. Quatre d'entre eux ont reçu un conditionnement associant une irradiation corporelle totale (ICT) et une chimiothérapie à hautes doses (cyclophosphamide/étoposide, ou aracytine/melphalan), et les trois autres une chimiothérapie seule (BEAM ou BEAC). Résultats. Deux rémissions complètes (RC) actuellement persistantes 46 et 34 mois après la greffe ont été obtenues, sans traitement complémentaire. Une malade est restée en rémission partielle. Trois ont rechuté 2 à 5 mois après la greffe, et une plus tardivement à 30 mois. Les RC prolongées ont été obtenues avec des conditionnements comportant une ICT, alors que les rechutes précoces étaient observées avec les chimiothérapies seules. Discussion. Cette étude pilote montre que chez des malades ayant un lymphome cutané de mauvais pronostic, des RC prolongées peuvent être obtenues grâce à une intensification thérapeutique avec autogreffe de cellules souches dont le conditionnement comporte une ICT.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le lymphomes non hodgkinien primitif de la thyroïde: à propos de sept cas.

  • Les lymphomes non hodgkiniens primitifs de la thyroïde sont rares : ils représentent moins de 2 à 5 % des cancers de la thyroïde. L'objectif de ce travail est de revoir les stratégies diagnostiques et thérapeutiques actuelles des lymphomes non hodgkiniens primitifs de la thyroïde tout en présentant notre expérience à l'Institut national d'oncologie. Nous rapportons à travers une étude rétrospective, sept cas des lymphomes non hodgkiniens primitifs de la thyroïde colligés à l'Institut National d'Oncologie au Maroc entre 2004 et 2008. Sept patients ont été inclus dans notre étude, l’âge médian au moment du diagnostic était de 50 ans, avec sexe ratio de 2.5 à prédominance féminine. Le diagnostic histopathologique avec l'immunomarquage après chirurgie a conclu dans tous les cas à un lymphome malin non hodgkinien : 3 patientes avec un lymphome de type MALT, et les 4 autres avec un LMNH à grandes cellules de phénotype B. Une thyroïdite chronique lymphocytaire d'Hashimoto coexistante avec le lymphome malin primitif de la thyroïde était retrouvée chez une patiente. Concernant le traitement du lymphome, 5 patientes ont reçu une polychimiothérapie, et les 2 autres ont bénéficié d'un traitement combiné comportant la chimiothérapie et la radiothérapie. Une patiente est décédée 3 mois après la fin du traitement. Le suivi médian des autres patients était de 24 mois et on ne notait aucune récidive de lymphome. Les lymphomes non hodgkiniens primitifs de la thyroïde sont rares. Le traitement combiné par une chimiothérapie et radiothérapie a prouvé son efficacité. Le pronostic des stades localisés est généralement favorable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place des anticorps monoclonaux dans la prise en charge des lymphomes et des leucémies en 2005

  • Les anticorps monoclonaux ont transformé la prise en charge des hémopathies malignes. Dès les premières études de phase I-II, leur utilisation permet d'obtenir des résultats au moins similaires à ceux des chimiothérapies classiques mais dépourvus des effets secondaires souvent importants chez les patients déjà traités. Leur synergie fréquente avec les chimiothérapies a fait rapidement proposer cette association chez des patients de novo avec des résultats étonnants, notamment dans le lymphome folliculaire, le lymphome B à grandes cellules et aussi la leucémie lymphoïde chronique (association des chimiothérapies classiques à l'anti-CD20). L'utilisation possible d'ACm conjugués, notamment à des radio-isotopes, a permis d'améliorer encore les résultats. Le pronostic des lymphomes folliculaires est ainsi transformé par l'association anti-CD20 et iode 131. L'apport des anticorps monoclonaux dans la pathologie myéloïde est moindre, notamment dans les myélodysplasies. L'anti-CD33 couplé à la calicheamicine permet d'obtenir tout de même des résultats intéressants dans la prise en charge des leucémies aiguës myéloïdes. Dans cette revue, nous décrivons l'état actuel des connaissances à partir des travaux publiés sur l'apport des principaux anticorps monoclonaux dans la prise en charge des leucémies et des lymphomes en dehors des contextes d'auto ou d'allogreffe de moelle.

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Signature transcriptionnelle par hybridation suppressive soustractive (SSH) : un exemple d'application à l'étude des lymphomes

  • Nous avons évalué la technique d'hybridation suppressive soustractive (suppression subtractive hybridization ou SSH) pour isoler des gènes différentiellement exprimés dans les lymphomes anaplasiques à grandes cellules exprimant la tyrosine kinase (anaplastic lymphoma kinase ou ALK) par rapport aux lymphomes ALK-négatifs. Cette technique a aussi été utilisée pour comparer le transcriptome des maladies de Hodgkin de bon et de mauvais pronostic. Elle s'est avérée facile à mettre en place, reproductible et efficace. La SSH associe une étape de normalisation qui égalise des ADNc entre deux populations à étudier et une étape de soustraction qui exclut les séquences communes entre la population cible et la population témoin. Dans des conditions optimales, elle permet un enrichissement de séquences ADNc rares (quelques molécules/cellule) d'un facteur 1 000 à 5 000. Dans les diverses catégories de lymphomes étudiées, nous avons isolé plusieurs dizaines de gènes connus ou inconnus qui semblent différentiellement exprimés et de manière significative. Certains de ces gènes sont en cours de clonage par technique de mini-banque d'ADNc. Nous souhaitons comparer les résultats obtenus par SSH avec ceux obtenus sur des membranes à haute densité issues du commerce. A terme, nous voulons développer des membranes ou des puces à ADN spécifiques de ces tumeurs et ayant un intérêt clinique (pronostic et réponse thérapeutique).

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