Lymphome b [ Publications ]

lymphome b [ Publications ]

Publications > lymphome b

  • L'observation Madame D., âgée de 21 ans, d'origine guinéenne, est hospitalisée pour adénopathies axillaires gauches avec voussure sternale. Elle n'a pas d'antécédents particuliers en dehors d'accès palustres en Afrique. À l'examen clinique, la patiente est apyrétique, mais on note une fièvre vespérale à 38°-39° associée à une perte pondérale de 4 kilogrammes, sans sueurs nocturnes ni prurit, depuis quelques mois. À l'examen clinique 2 adénopathies axillaires gauches ainsi qu'une masse sternale de 9 cm x 6 cm sont retrouvées. Le reste de l'examen est sans particularité. Les examens complémentaires montrent une bicytopénie : Hb (7,7 g/dl), des globules blancs (4 000/mm3) avec un nombre normal de polynucléaires neutrophiles (2 480/mm3) et une lymphopénie modéré à 1 160 lymphocytes/mm3. Les LDH sont élevées à 3 862 UI/l (N : 160 à 320 UI/l). Le LCR retrouve une protéinorachie à 0,2 g/l avec quelques lymphocytes sans particularité cytologique. La calcémie est à 2,18 mmol/l (N : 2,25 à 2,62). Le scanner abdominal montre l'existence de multiples adénopathies péritonéales ainsi qu'une hépatomégalie. Le scanner thoracique ne retrouve pas d'adénopathies et confirme l'atteinte extra-ganglionnaire présternale. Devant ce tableau clinique, le diagnostic de lymphome est évoqué. La biopsie ganglionnaire (figure 1) montre l'existence d'une double population tumorale : l'une est composée de lymphocytes à moyennes et grandes cellules à noyau souvent irrégulier, à chromatine mature, et une autre population minoritaire faite de grande cellules immunoblastiques à noyau irrégulier polylobé, voire binucléé. La biopsie médullaire (figures 2 et 3) retrouve les mêmes cellules mais ici la population lymphoïde prédominante est celle à grandes cellules immunoblastiques. L'immunomarquage confirme la double prolifération médullaire et ganglionnaire : l'une est un lymphome B de haut grade de malignité et l'autre est une prolifération lymphoïde T CD4+ DR- CD25- CD30-. Le phénotype des lymphocytes du sang périphérique est sans particularité. La biologie moléculaire montre qu'il s'agit d'une prolifération T polyclonale. Compte tenu de l'origine géographique de la patiente, un bilan virologique est entrepris montrant une infection par le virus HTLV1. La sérologie EBV est négative.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lymphome B mandibulaire isolé révélé par une anesthésie du nerf alvéolaire inférieur.

  • Introduction. Les lymphomes mandibulaires sont rares. Ils se manifestent le plus souvent par une tuméfaction indolore. Nous rapportons un cas de lymphome mandibulaire révélé par une atteinte isolée du nerf alvéolaire inférieur évoluant depuis huit mois. Observation. Un homme, de 41 ans, était suivi pour des douleurs hémimandibulaires gauches. Un signe de Vincent s'est progressivement installé, sans anomalie radiologique. Après huit mois est apparue une tuméfaction dure du vestibule inférieur gauche en regard de la 34. La biopsie a établi le diagnostic de lymphome B. L'affection était exclusivement mandibulaire. Après une polychimiothérapie, le patient est en rémission complète depuis deux ans. Discussion. Notre observation est originale par son mode de présentation. Les lymphomes mandibulaires se manifestent le plus souvent par une tuméfaction indolore éventuellement ulcérée en bouche. Ils sont très rarement diagnostiqués à la suite d'une hypoesthésie isolée du V3. Les lymphomes sont, en fréquence, le second cancer de la tête et du cou, après les carcinomes épidermoïdes, ils seraient en augmentation. Il s'agit presque toujours de lymphomes à cellules B, dont le sous-type le plus fréquent est le diffuse large B-cell lymphoma (DLBCL), selon la classification de l'OMS. Les localisations mandibulaires ne représenteraient que 0,6 % des cas. La confusion initiale avec une pathologie d'origine dentaire est fréquemment rapportée. Le taux de rémission complète après chimiothérapie est de 60 à 80 % à un an. Le pronostic est sombre avec 50 % de survie à cinq ans.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Blastomycose cutanée révélant un lymphome B intravasculaire: une observation marocaine.

  • La blastomycose est une mycose systémique due à un champignon dimorphique, Blastomyces dermatitidis. Son incidence aurait augmenté ces deux dernières décennies chez les malades immunodéprimés. Un homme de 55 ans consultait pour des nodules inflammatoires de l'avant bras. La biopsie d'un de ces nodules montrait, sous une hyperplasie pseudoépithélio-mateuse, un infiltrat inflammatoire granulomateux dermique dense au sein duquel existaient des corps figurés ovoïdes libres à l'intérieur de cellules géantes macrophagiques. Cet aspect était en faveur d'une blastomycose. L'évolution après un mois de traitement était marquée par la régression partielle des lésions cutanées et l'apparition concomitante d'une altération de l'état général, d'un syndrome oedémato-ascitique et d'un ictère. Le bilan biologique sanguin montrait une cholestase et l'échographie abdominale, une hépatosplénomégalie. La ponction biopsie hépatique révélait l'infiltration des sinus hépatiques par des cellules lymphomateuses de grande taille de phénotype B. L'évolution clinique était rapidement défavorable. Le patient décédait après 4 cycles de chimiothérapie cinq mois après le diagnostic La blastomycose est rare au Maroc. L'infection primaire est le plus souvent pulmonaire. L'atteinte cutanée isolée est possible mais exceptionnelle. L'association blastomycose et lymphome intravasculaire n'a, à notre connaissance, jamais été décrite. En cas d'immunodépression, le tableau clinique peut être très alarmant et l'évolution rapidement fatale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lymphome B à grandes cellules primitif du médiastin chez la femme: à propos de cinq cas.

  • Le lymphome médiastinal primitif à grandes cellules B (LBPM) est un lymphome survenant dans le médiastin antérieur à partir des cellules B de la zone médullaire thymique. Il s’agit d’une entité rare qui présente des particularités tant sur le plan épidémiologique, clinique et évolutif, que sur le plan anatomo-pathologique et immuno-histochimique. Nous rapportons une série de 5 patientes hospitalisées au service de pneumologie de l’hôpital Ibn Sina entre Janvier 2012 et Mai 2016, et chez qui on a retenu le diagnostic de LBPM. L’âge moyen était de 34 ans, le délai moyen de consultation était de 2 mois. Les symptômes rapportés étaient la dyspnée, la douleur thoracique, la toux sèche, deux patientes présentaient un syndrome cave supérieur. Le taux de LDH était élevé chez 4 patientes. L’imagerie thoracique montrait chez les 5 patientes un processus tissulaire médiastinal antérieur. Le diagnostic histologique était posé sur ponction biopsie transpariétale scanno-guidée chez les 5 patientes, et l’apport de l’immunohistochimie était déterminant dans tous les cas. Les patientes ont été adressées à l’institut national d’oncologie pour prise en charge thérapeutique. Le pronostic du LBPM est réservé, il survient volontiers chez des femmes jeunes, ce qui rend d’autant plus nécessaire une thérapeutique agressive afin d’améliorer le taux de survie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Satellitisme plaquettaire et lympho-agglutination exclusivement aux lymphocytes atypiques révélant un lymphome B de la zone marginale

  • Un homme de 48 ans, a présenté une thrombopénie associée à une hyperlymphocytose au cours de l'exploration d'un syndrome infectieux persistant plus de 15 jours. L'observation du frottis sanguin a montré la présence de cellules lymphomateuses, ainsi qu'un phénomène de satellitisme des plaquettes aux lymphocytes et de lympho-agglutination, ces deux anomalies n'étant présentes qu'autour de lymphocytes anormaux. Nous avons pu mettre en évidence que ce phénomène est thermo-dépendant (37 °C), anticoagulant dépendant (acide éthylène diamine tétra-acétique, EDTA), non reproductible par du plasma sain et non transitoire. La caractérisation de l'hyperlymphocytose par immunophénotypage, étude cytologique et histologique a révélé un lymphome de la zone marginale. Le satellitisme plaquettaire aux lymphocytes semble être comme dans le cas des polynucléaires neutrophiles un phénomène immunologique médié par une immunoglobuline reconnaissant un antigène cryptique sur la structure GPIIb/IIIa de la surface des plaquettes. De plus, le fait que ces phénomènes de satellitisme plaquettaire et de lympho-agglutination n'impliquent que les lymphocytes atypiques pourrait impliquer une immunoglobuline monoclonale exprimée par la cellule lymphomateuse.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Régression spontanée d'un lymphome B à grandes cellules du palais.

  • Introduction. Les lymphomes non-Hodgkiniens (LNH) sont des cancers fréquents qui peuvent être localisés au niveau des voies aéro-digestives supérieures (VADS). Nous décrivons un lymphome B à grandes cellules palatin spontanément régressif. Observation. Une patiente de 58 ans présentait une lésion sous-muqueuse du palais dur. Au scanner et à l'IRM, la lésion envahissait le canal palatin postérieur droit. Quinze jours après la biopsie, la lésion avait disparu ce que confirmait la tomographie par émission de positrons. Une biopsie ganglionnaire a finalement permis de poser le diagnostic de lymphome B à grandes cellules. Discussion. Le lymphome B à grandes cellules du palais dur est rare. Vingt-sept cas ont été publiés. L'examen anatomopathologique est souvent difficile à interpréter. Le diagnostic définitif repose sur les immunomarquages. Le traitement de référence est la chimiothérapie de type R-CHOP (cyclophosphamide, adriamycine, vincristine, prednisone) associée au rituximab, avec un taux de survie global à cinq ans de 55 %.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Thrombose de la veine cave supérieure et lymphome B à grandes cellules du médiastin : 2 cas pédiatriques

  • Nous rapportons deux cas pédiatriques de thrombose de la veine cave supérieure diagnostiqués lors de la prise en charge d’un lymphome B primitif du médiastin (PMBCL). Le PMBCL est rare chez l’enfant et l’adolescent et aucun cas, à notre connaissance, de thrombose n’a été décrit dans cette situation. Les thromboses compliquant les lymphomes sont fréquemment asymptomatiques, découvertes fortuitement dans les premiers mois suivant le diagnostic. La physiopathologie est multifactorielle : compression veineuse par la masse, risque accru de thromboses dans les néoplasies, présence d’un cathéter central. Les principaux facteurs de risque rapportés dans la littérature sont : le haut grade du lymphome, l’existence de comorbidités, un envahissement neuro-méningé et une atteinte médiastinale. Les thromboses veineuses profondes (TVP) pouvant modifier le pronostic et la prise en charge des PMBCL, il est important de mieux connaître leurs facteurs de risque afin de mieux les dépister ou de les prévenir.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Intérêt d’une polychimiothérapie dans le lymphome B intravasculaire

  • Nous décrivons trois cas de lymphome B intravasculaire de présentation différente avec un cas de variant cutané et deux cas d'atteinte disséminée avec localisation surrénalienne et cutanée. Tous les patients sont actuellement en rémission complète soit après chimiothérapie seule soit après chimiothérapie et autogreffe de cellules souches périphériques. La revue de la littérature ainsi que la présentation de nos cas précisent l'intérêt d'une chimiothérapie agressive avec autogreffe de cellules souches périphériques si elle était possible.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Déficit acquis en inhibiteur de la C1 estérase syndrome de Gougerot-Sjögren et lymphome B.

  • Les déficits acquis en inhibiteur de la Cl estérase sont rares et le plus souvent associés à un syndrome lympho-prolifératif. Dans l'observation rapportée ici le déficit était asymptomatique et associé à un lymphome B évaluant dans le cadre d'un syndrome de Gougerot-Sjögren avec cryoglobulinémie mixte. Les mécanismes de ce déficit acquis en Cl estérase sont discutés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Un cas rare de lymphome B diffus primitif de la prostate et revue de la littérature

  • L’atteinte prostatique au décours d’un lymphome malin non hodgkinien constitue une entité rare, associée le plus souvent à une atteinte extraprostatique. Nous rapportons le cas d’un patient de 72 ans, ayant présenté un lymphome B à grandes cellules primitif limité à la loge prostatique, découvert dans les suites d’une résection endo-uréthrale de prostate. L’association d’une chimiothérapie et d’une irradiation externe a permis l’obtention d’un contrôle local à long terme.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov