Lymphoedeme [ Publications ]

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  • Objectifs : Les objectifs étaient : de tester la faisabilité de la lymphoscintigraphie, en particulier chez le très jeune enfant, d'évaluer son apport dans la compréhension physiopathologique du lymphœdème des membres. Population et méthodes: 41 enfants (âges extrêmes = 3 mois et 16 ans) présentant un lymphœdéme des membres inférieurs et/ou supérieurs ont eu une lymphoscintigraphie après injection sous-cutanée distale dans les pieds et/ou les mains d'un colloïde technétié (Nanocis® ou Nanucoll®). Le protocole d'acquisition, adapté en fonction de l'âge de l'enfant, a comporté au minimum des images statiques centrées, dans la demi-heure suivant l'injection et 4 heures après. Résultats: Les anomalies des vaisseaux et des ganglions lymphatiques ainsi que celles de l'interstitium ont été étudiées en fonction de l'âge de l'enfant (inférieur ou supérieur à 2 ans), elles ont été analysées pour les hypoplasies simples (n = 18) et aussi pour les autres pathologies lymphatiques: dysplasie lymphatique diffuse (6 fois), dysmorphie vasculaire mixte (5 fois), maladie des brides amniotiques (1 fois), et hypoplasie décompensée par un traumatisme mineur (11 fois). Les observations présentées illustrent l'apport de la scintigraphie dans la confirmation diagnostique et l'évaluation pronostique du lymphœdème. Conclusion: La lymphoscintigraphie est bien réalisable dès le plus jeune âge, elle apporte des informations originales sur le lymphœdème par rapport aux autres méthodes d'exploration.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lymphoedème de membre. Critères prédictifs de l'efficacité du traitement physique combiné.

  • Introduction. Le lymphoedème de membre résulte d'une incompétence du système lymphatique. Qu'il soit primitif ou acquis, la prise en charge est le drainage lymphatique manuel et la contention. L'efficacité de ce traitement varie beaucoup selon les malades, sans caractère prévisible. Buts de l'étude. Chercher des critères cliniques ou paracliniques permettant de prévoir la réponse au traitement physique combiné (drainage lymphatique et bandage multicouches) pratiqué en hospitalisation. Malades et méthodes. L'étude rétrospective a porté sur 45 malades, tous hospitalisés une semaine dans l'unité de lymphologie du service de Dermatologie du CHU de Tours pour traitement intensif d'un lymphoedème de membre. Tous ces malades avaient eu une lymphoscintigraphie du membre lymphoedémateux en début d'hospitalisation. Pour évaluer l'efficacité des drainages, nous avons étudié la perte de volume du membre atteint. Résultats. Deux critères se sont avérés prédictifs d'une résistance au traitement combiné : l'existence d'une insuffisance veineuse et une activité ganglionnaire à la lymphoscintigraphie à 4 heures. Ces deux critères étaient liés entre eux de façon très significative. Conclusion. L'insuffisance veineuse semble être un facteur de résistance au traitement physique combiné. Pour optimiser les résultats de ce traitement, il convient donc de la dépister et de la traiter, en particulier chez tous les patients ayant une activité ganglionnaire sur les clichés tardifs de lymphoscintigraphie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Tomodensitométrie de 150 cas de lymphoedèmes des membres inférieurs.

  • Le but de ce travail est d'évaluer l'intérêt du scanner dans le bilan des lymphœdèmes des membres inférieurs (LO). Nous avons étudié 150 cas de 1992 à 1997, la moitié était idiopathique, l'autre secondaire. Nous décrivons la technique employée. Nous avons retrouvé par ordre de fréquence: épaississement du derme, augmentation de surface des tissus sous-cutanés par rapport au membre sain, épaississement de l'aponévrose périmusculaire, infiltration de la graisse: strates parallèles au derme (II), plages d'infiltration au contact de l'aponévrose périmusculaire, strates perpendiculaires (⊥) au derme et sous-dermiques. La densité la plus basse de la graisse est augmentée du coté pathologique. La loge musculaire est discrètement engraissée. Ces résultats sont analysés en fonction des données de la littérature. Nous avons retrouvé des différences importantes entre LO idiopathiques et secondaires sur la cuisse. Les mêmes images peuvent correspondre à des LO d'âges très différents. Rarement utile au diagnostic positif, le scanner est indispensable au bilan des LO secondaires (bilan initial, ou contrôle d'une aggravation récente). Il nous paraît indispensable au bilan préthérapeutique que le LO soit idiopathique ou secondaire: il fournit un état des lieux objectif, situe avec exactitude la limite supérieure d'extension, et retrouve parfois une bilatéralité infraclinique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les lymphoedèmes des membres: diagnostic, explorations, complications.

  • Les lymphœdèmes sont la conséquence d'une stase lymphatique provoquant une augmentation de volume du membre atteint. Ils sont classés en lymphœdèmes primaires et lymphœdèmes secondaires. Les lymphœdèmes secondaires du membre supérieur après traitement d'un cancer du sein sont les plus fréquents en France. Une différence de 2 cm à un endroit quelconque du membre supérieur permet de faire le diagnostic. Le calcul du volume par la méthode des troncs de cônes est utilisé pour suivre le lymphœdème et évaluer les traitements. Les lymphœdèmes primaires sont le plus souvent sporadiques mais parfois familiaux. Dans le lymphœdème primaire, la lymphoscintigraphie permet d'évaluer précisément la fonction lymphatique. L'érysipèle est la principale complication des lymphœdèmes, mais le retentissement social et relationnel est fréquent. Le principal diagnostic différentiel des lymphœdèmes des membres inférieurs est le lipœdème défini par une répartition anormale des graisses allant des hanches jusqu'aux chevilles et atteignant presque exclusivement les femmes obèses.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Complications infectieuses des lymphoedèmes.

  • L'érysipèle et les lymphangites compliquent 20 à 30 % des lymphoedèmes. Le lymphoedème est le facteur de risque le plus fréquent d'érysipèle. En effet, l'oedème riche en protéines contribue au risque d'infection. Chez un patient atteint de lymphoedème, le traitement de l'érysipèle est le traitement classique recommandé par la conférence de Consensus. Un traitement préventif par pénicilline des récidives d'érysipèle est indiqué dès le deuxième épisode. La prévention des érysipèles inclut les soins cutanés et en particulier la prévention et le traitement des plaies (traumatique, y compris prise de sang) et des intertrigos inter-orteils. La fibrose hyperplasique est à l'origine d'une macération augmentant le risque de mycose. Le traitement physique n'augmente pas le risque infectieux. L'existence d'une complication infectieuse impose un traitement physique (physiothérapie complexe décongestive), qui diminue le risque de récidive.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lymphoedème compliquant une hidradénite suppurée: trois observations.

  • Introduction. Nous rapportons les observations de deux femmes et un homme âgés de 36 à 52 ans souffrant d'hidradénite suppurée depuis de nombreuses années, compliquée d'un lymphoedème sus-pubien. Observations. L'aspect clinique était celui d'une tuméfaction en ballon de rugby, retombant en besace sur les organes génitaux dans un cas, à consistance ferme voire dure. Il n'y avait pas d'atteinte ganglionnaire ou de blocage des voies lymphatiques abdominales. Une exérèse chirurgicale large des lésions suivie secondairement de greffe a entraîné la guérison chez un malade. L'examen de la pièce opératoire révélait des lymphangiectasies et de la fibrose. Discussion. La survenue de lymphoedème est due au blocage et/ou à la destruction des voies lymphatiques secondaire à l'inflammation et à la suppuration chronique. Une fois la maladie présente, aucun traitement médical n'est efficace.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Angiosarcome sur lymphoedème chronique: un cas de syndrome de Stewart-Treves.

  • Le syndrome de Stewart-Treves se définit par la découverte d’un angiosarcome survenant dans un contexte particulier. Il se développe à partir de cellules endothéliales suite à un lymphoedème chronique du membre supérieur après mastectomie et curage axillaire dans un contexte de néoplasie mammaire. Son diagnostic est basé sur la clinique, les antécédents et l’analyse anatomopathologique. C’est une entité à potentiel très agressif et rare. Son pronostic est sombre. Le traitement consiste en une chirurgie large, telle qu’une amputation scapulo-humérale, dans le cas d’une maladie bien localisée. La chimiothérapie est réservée aux situations avancées et non curables par la chirurgie seule. La radiothérapie est également envisageable mais essentiellement à visée palliative. Cet article présente un cas clinique illustrant ce syndrome.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

A propos de deux grosses fesses: un érysipèle sur lymphoedème après chirurgie du pelvis.

  • Nous rapportons le cas d'un patient de 58 ans ayant présenté un érysipèle fessier sur lymphoedème secondaire après chirurgie pour cancer de la prostate et multiples interventions sur thromboses iliofémorales. Le diagnostic a été essentiellement clinique, confirmé par la lymphoscintigraphie. Cette localisation reste atypique car peu fréquente, les membres inférieurs étant les plus souvent touchés. La prise en charge associe à l'antibiothérapie, les drainages lymphatiques et la contention, pour réduire le lymphoedème et prévenir la rechute.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Enquête de l'Association de Lymphologie de langue française sur la pratique de la pressothérapie en France au cours du traitment des lymphoedèmes.

  • 116 médecins sur les 1000 interrogés utilisent la pressothérapie pour le traitement des lymphœdèmes des membres, 170 autres sont intéressés par la technique et attendent ce rapport pour éventuellement l'adopter. Les appareils utilisés sont, dans l'ensemble, compartimentés, à pression discontinue non synchrone du rythme cardiaque avec des phrases de compression de 45 secondes et le repos de 15 secondes, pour une séance d'une durée moyenne de 30 minutes. Le rythme habituel est d'une séance par jour, 3 jours par semaine avec deux séries bloquées dans l'année.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les complications tumorales malignes des lymphoedèmes.

  • L'apparition d'une tumeur maligne sur un lymphoedème chronique, congénital ou acquis, est une éventualité rare mais qu'il convient de bien connaître en raison de la gravité habituelle de ces tumeurs sur ce terrain. La tumeur la plus fréquente est l'angiosarcome de Stewart-Trèves, tumeur vasculaire maligne, survenant le plus souvent sur lymphoedème postchirurgical et radiothérapique pour cancer du sein. Il doit être différencié des métastases apparaissant secondairement sur lymphoedème bien que l'aspect clinique et histologique soit souvent très proche. D'autres types de tumeurs peuvent se développer sur ce terrain: maladie de Kaposi, carcinomes épidermoïdes, lymphomes malins, mélanomes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pressothérapie au mercure dans le traitement du lymphoedème.

  • L'échelle régulièrement croissante des pressions imprimées sur un membre par sa position et son maintien vertical dans le mercure a été utilisée comme moyen de moulage compressif ajusté, évacuateur et atraumatique, dans la pathologie lymphatique et veino-lymphatique des membres. On a ainsi étudié le comportement devant cette nouvelle méthode dite «pressothérapie au mercure» de 100 lymphœdèmes du membre supérieur, 100 lymphœdèmes du membre inférieur, 150 hypodermites inflammatoires de jambe et 50 ulcères veineux rebelles.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Complications cutanées des lymphoedèmes.

  • Le lymphoedème, qu'il soit primitif ou secondaire, se définit par une accumulation de fluide interstitiel riche en protéines causée par une dysfonction du drainage lymphatique. Des remaniements et complications cutanés parfois sévères apparaissent au fil du temps. Les principales complications dermatologiques sont de trois types: infectieuses, dysimmunitaires et néoplasiques. La plus sévère étant l'angiosarcome. Le praticien doit rester vigilant quant à leur prévention et leur dépistage.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Physiothérapie des lymphoedèmes: l'expérience de Montpellier.

  • Les auteurs rapportent leur expérience en milieu hospitalier d'un traitement intensif de 5 jours des lymphoedèmes, ainsi que leur prise en charge au cours des phases d'entretien et d'autonomie. La physiothérapie repose essentiellement sur le drainage lymphatique manuel et les bandages réducteurs adaptés à chaque type d'oedème et modifiés quotidiennement selon des techniques originales.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov