Luxation congenitale de la hanche [ Publications ]

luxation congenitale de la hanche [ Publications ]

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  • Lobjectif de cet article est de rapporter l'évolution sur trois décennies de la prise en charge chirurgicale de la luxation congénitale de la hanche (LCH) dans un hôpital de référence libanais francophone. Les principes du traitement ont toujours été fondés sur les concepts internationaux (surtout français) avec quelques adaptations en fonction des contraintes locales. Nous avons cherché en permanence à satisfaire trois impératifs : 1) réduire l'épiphyse fémorale à sa place normale et l'y maintenir , 2) favoriser la rétraction capsulaire , et 3) corriger les défauts péri-articulaires déjà constitués lorsque les capacités de remodelage physiologique lié à l'âge étaient dépassées. Il s'agit d'une revue rétrospective de tous les dossiers de patients porteurs de LCH traités par notre aîné (E.M.) entre 1960 et 1990. Un bon nombre de dossiers sont perdus ou incomplets à cause des déménagements répétés et des conditions de travail propres à la période de guerre. Les principaux facteurs ayant intervenu dans le règlement des indications thérapeutiques étaient : l'âge de l'enfant, la sévérité et « l'ancienneté » de la luxation (hanches tératologiques). Le choix entre ostéotomie pelvienne et fémorale était plutôt une question d'époque et d'évolution dans l'analyse et la compréhension de la pathologie et de son traitement. Dans la tranche d'âge allant de 18 mois à 5 ans, nous avons pu retrouver 73 ostéotomies fémorales sous-trochantériennes (toutes pratiquées dans les années 1960 et au début des années 1970), 30 réductions chirurgicales et 77 ostéotomies pelviennes. Nous avons retrouvé 28 dossiers de patients âgés de 5 à 13 ans ayant subi un traitement chirurgical: réduction chirurgicale avec ostéotomie fémorale et pelvienne de réorientation dans 8 cas, ostéotomie de Chiari avec ou sans ostéotomie fémorale dans 10 cas, et une opération de Colonna dans 11 cas. Les résultats présentés sont globaux, recueillis pour la plupart à partir des notes d'évolution dans les dossiers de consultations des patients, avec un recul moyen de 13 ans (4 à 33 ans). Entre 18 mois et 5 ans: pour l'ensemble des 30 cas ayant subi une réduction chirurgicale, les résultats étaient considérés moyen dans 17 cas et mauvais dans 13 cas. Pour l'ensemble des ostéotomies fémorales, les résultats étaient globalement bons dans 20 cas, moyens dans 30 cas et mauvais dans 23 cas. Pour le groupe des ostéotomies pelviennes selon Salter associées ou non à une réduction chirurgicale et/ou ostéotomie fémorale, les résultats étaient bons ou très bons dans 80 % des cas, moyens dans 11 % des cas et mauvais dans 12 % des cas. La réduction progressive et douce par traction complétée au besoin par une ostéotomie péri-articulaire, reste la méthode de choix avant l'âge de trois ans, mais sa pratique devient de plus en plus difficile dans certains pays en raison des contraintes administratives et financières. L'ostéotomie fémorale isolée n'a plus sa raison d'être même avant l'âge de 5 ans, largement remplacée par l'ostéotomie pelvienne avec ou sans réduction chirurgicale. Elle reste indiquée pour son effet de dérotation et de raccourcissement en complément d'une ostéotomie pelvienne avec réduction chirurgicale dans les luxations hautes et invétérées après l'âge de 3-4 ans..

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résultats préliminaires du traitement chirurgical de la luxation congénitale de la hanche après l'age de 5 ans: a propos de 26 hanches.

  • Le traitement des luxations congénitales de la hanche (LCH) découvertes tardivement est difficile et ceci d'autant plus que l'enfant est plus âgé. En effet, chez le grand enfant les obstacles à la réduction sont nombreux , les déformations de la tête fémorale et la dysplasie cotyloïdienne sont marquées. Ces éléments rendent la réduction difficile, instable et source de complications fréquentes telles que les raideurs articulaires et les ostéochondrites post réductionnelles. Le but de notre travail est d'analyser à travers une série de 26 hanches chez 21 patients âgés de plus de 5 ans, les résultats cliniques et radiologiques de la réduction chirurgicale des LCH. L'âge moyen de nos patients au moment de la chirurgie était de 7 ans 1/2 avec des extrêmes de 5ans et 11 ans. La technique chirurgicale a toujours compris une ostéotomie fémorale de raccourcissement, une capsulorraphie, et une ostéotomie pelvienne pour corriger la dysplasie cotyloïdienne. Le recul moyen est de 2 ans 7 mois avec des extrêmes de 1 an et 8 ans. Selon la classification clinique de MC Kay, 17 hanches avaient un bon résultat et 9 hanches un résultat moyen ou mauvais. Deux hanches étaient ankylosées en position vicieuse. Selon la classification radiologique de Séverin, 18 hanches avaient un résultat excellent ou bon, 3 un résultat moyen et 5 hanches un mauvais résultat. Par ailleurs, 10 hanches ont développé une ostéochondrite post réductionnelle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Croissance de la tête fémorale après réduction de la luxation congénitale de la hanche.

  • Il s'agit d'une étude rétrospective démontrant la reprise de la croissance du noyau d'ossification de la tête fémorale après réduction orthopédique de la luxation congénitale de hanche. Trente dossiers de luxation congénitale de hanche ont été revus , il s'agissait de luxations unilatérales, traitées selon la méthode orthopédique (traction et plâtre) , l'âge moyen au début du traitement était de 24,5 mois. La surface radiologique du noyau d'ossification a été évaluée de façon comparative sur les radiographies du bassin jusqu'à la fin de la croissance. Avant le début du traitement, le rapport moyen entre la surface radiologique du noyau d'ossification de la tête fémorale du côté luxé et du côté normal était d'environ 1 sur 2. Ce rapport connaissait une progression rapide dès les premiers mois de la réduction et devenait égal à 1,43 mois en moyenne après la réduction. Il y a donc, après réduction d'une luxation congénitale de hanche chez l'enfant, une accélération exceptionnelle du développement de la tête fémorale aboutissant en fin de croissance et en l'absence d'ostéochondrite, à des têtes fémorales de volume égal. Cette accélération de la croissance est en rapport avec la reprise des contraintes biomécaniques et représente un excellent témoin de la vitalité de la tête fémorale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov