Lithiase [ Publications ]

Prise en charge urologique de la lithiase cystinique du haut appareil urinaire. Modalités et indications

  • Relativement rare, la lithiase cystinique urinaire traduit un trouble héréditaire du transport des acides aminés dibasiques et se caractérise par de fréquentes récidives. Malgré les remarquables progrès du traitement urologique de la lithiase du haut appareil urinaire, sa prise en charge demeure problématique. Les calculs de cystine sont en effet tout particulièrement résistants aux ondes de choc extra-corporelles et relativement peu accessibles au laser pulsé à colorant (504 nm). A cette exception près, les techniques endo-urologiques représentent souvent la solution thérapeutique la mieux adaptée mais leur morbidité ne doit pas être négligée. Les caractéristiques physico-chimiques de cette lithiase permettent d'autre part d'envisager une dissolution par alcalinisation urinaire ou formation de composés disulfures. Parallèlement aux traitements oraux, qui constituent la base de la prévention des récidives, la dissolution peut être obtenue par perfusion directe de la voie excrétrice urinaire. Cette approche requiert souvent une irrigation de plusieurs semaines et expose aux complications spécifiques du cathétérisme notamment percutané. Associant essentiellement dilution et solubilisation de la cystine urinaire, la prophylaxie pose le problème des effets secondaires potentiels du traitement pharmacologique. Aisément accessible, le dépistage de la cystinurie peut être systématique ou limité aux familles concernées. L'incidence ainsi que la fréquente bénignité de la cystinurie tendent cependant à limiter son intérêt ainsi que ses indications.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le résultat du traitement de la lithiase rénale par néphrolithotomie percutanée : à propos de 115 cas

  • Buts : Le but de ce travail est d'analyser les résultats de la néphrolithotomie percutanée (NLPC), qui est récemment introduite en Tunisie, afin de déterminer sa place parmi l'arsenal thérapeutique de la lithiase rénale. Méthodes : Notre étude rétrospective concerne 115 NLPC consécutives réalisées entre avril 1994 et novembre 1997. Le calcul est pyélique simple dans 13 cas, caliciel inférieur dans 15 cas, pyélocaliciel inférieur dans 28 cas, coralliforme partiel dans 20 cas, coralliforme total dans 16 cas et pyélocaliciel multiple dans 23 cas. La lithotripsie ultrasonique constitue dans notre série la procédure de choix dans la fragmentation des calculs rénaux. Résultats : Nous avons obtenu un bon résultat dans 67% des cas. Ce chiffre est inférieur à celui publié dans la littérature à cause de la complexité de nos calculs et le taux élevé des échecs expliqué par l'apprentissage qui a concerné 6 membres de l'équipe. En cas d'échec, nous avons converti en une chirurgie classique dans le même temps anesthésique et ceci chez 20 malades. Les calculs résiduels rencontrés chez 23 patients sont traités avec succès par lithotripsie extracorporelle (LEC) dans 79 % des cas. En associant la NLPC et la LEC, le taux de bons résultats passe à 80%. Le taux de mortalité de notre série est de 0,8% et le taux de morbidité est de 7,5%. Les complications sont en général rares et souvent mineures. Conclusion : La NLPC occupe une place importante dans le traitement de la lithiase rénale. Les résultats sont fonction du siège, de la taille et de la multiplicité des calculs ainsi que de l'expérience de l'opérateur.

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Traitement laparoscopique de la lithiase de la voie biliaire principale.

  • L'exploration laparoscopique de la voie biliaire principale est aujourd'hui techniquement possible. Cette étude prospective a pour but d'évaluer les réelles possibilités et les complications de cette voie d'abord. De janvier 1990 à mars 1995, 140 patients, âgés de 22 à 92 ans, ont bénéficié d'un traitement laparoscopique de leur lithiase cholédocienne. Une extraction par voie transcystique a été tentée 70 fois et réussie 46 fois (65,7 %). Les échecs ont été traités par 19 cholédocotomies laparoscopiques et 5 sphinctérotomies endoscopiques. Une cholédocotomie a été réalisée 89 fois avec 94,4% de succès (84/89). Les échecs ont été traités par 3 laparotomies et 2 sphinctérotomies endoscopiques. Le taux de succès global est donc de 92,8% (130/140). Les 5 complications locales ont été les suivantes : une douleur de plus de 24 heures, une brèche du foie, 2 abcès de paroi et un saignement sur un orifice de trocart. Un arrêt cardiaque traité médicalement, récupéré sans séquelles, un œdème aigu du poumon, une hémorragie digestive sur angiomes intestinaux, une pancréatite sévère après échec transcystique et des troubles psychiatriques ont été les 5 complications d'ordre général. Le taux de morbidité globale était de 7,1%. Deux lithiases résiduelles ont été découvertes dans le suivi postopératoire. Il n'y a pas eu de décès dans les suites à court et moyen terme. Le séjour hospitalier a été en moyenne de 7,8 jours. L'exploration laparoscopique de la voie biliaire principale paraît donc efficace et sûre. Elle est devenue une alternative intéressante dans le traitement de la lithiase de la voie biliaire principale et devrait s'inscrire dans les protocoles thérapeutiques.

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Mise au point sur la prise en charge des calculs du rein en 2013. Comité Lithiase de l'Association française d'urologie

  • Depuis la publication des dernières recommandations de l'AFU sur la prise en charge des calculs rénaux, les pratiques ont beaucoup évolué. Ce texte fait le point sur les mises à jour des traitements des calculs rénaux. Ce sont surtout les avancées spectaculaires dans le domaine de l'urétérorénoscopie souple-laser qui ont modifié les pratiques. La néphrolithotomie percutanée s'est enrichie d'artifices techniques et la lithotritie extracorporelle a confirmé sa place prédominante en première intention. Pour les calculs de moins de 20 mm, la lithotritie extracorporelle est le standard avec dans certains cas la possibilité de recommander une urétéroscopie souple en première intention (calculs durs, multiples, troubles de la coagulation associés, anomalies anatomiques ou souhait du patient). Pour les calculs de plus de 20 mm, la néphrolithotomie percutanée est le traitement standard seule ou en association, mais en option l'urétéroscopie souple et la lithotritie extracorporelle sont possibles. Les calculs résiduels de moins de 5 mm et asymptomatiques justifient d'une simple surveillance radiologique régulière. La chirurgie ouverte pour calcul devient exceptionnelle, la cœlioscopie conserve un intérêt en cas d'anomalie associée (syndrome de jonction, diverticule, anomalie anatomique). Le traitement effectué, il faut recueillir les fragments de calculs pour une analyse morpho-constitutionnelle et réaliser un bilan métabolique, faire une enquête étiologique et donner des conseils diététiques afin de prévenir la récidive.

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Microlithiase alvéolaire avec fibrose interstitielle sévère conduisant à la greffe

  • La microlithiase alvéolaire est une affection très rare, autosomique récessive dans environ la moitié des cas et liée à des mutations du gène SLC34A2. Généralement asymptomatique lors du diagnostic, elle présente parfois une longue évolution clinique vers l’insuffisance respiratoire pour laquelle la transplantation pulmonaire est le seul traitement efficace. Elle se caractérise comme l’accumulation de concrétions phosphocalciques dans les alvéoles, lui conférant un aspect radiologique fortement évocateur du diagnostic. Le diagnostic de certitude peut être obtenu par lavage bronchiolo-alvéolaire ou par biopsie transbronchique. Une patiente de 49 ans a présenté une insuffisance respiratoire restrictive secondaire à une microlithiase alvéolaire découverte de façon fortuite à l’âge de 11 ans sur une radiographie pulmonaire systématique et confirmée par biopsie pulmonaire chirurgicale. Elle ne présentait pas de symptomatologie fonctionnelle respiratoire jusqu’à l’âge de 43 ans où est apparue une dyspnée d’aggravation progressive, nécessitant à 47 ans une oxygénothérapie continue. Le bilan biologique ne retrouvait qu’une discrète polyglobulie liée à l’hypoxémie. La radiographie pulmonaire et le scanner thoracique montraient un aspect de miliaire diffuse des deux champs pulmonaires. La patiente a bénéficié d’une transplantation bipulmonaire à l’âge de 49 ans. L’examen histologique confirmait une microlithiase alvéolaire diffuse associée à une fibrose interstitielle. La patiente est décédée en réanimation trois mois après la transplantation bipulmonaire dans un contexte infectieux.

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Chirurgie bariatrique, lithiase oxalo-calcique et insuffisance rénale par néphropathie oxalique

  • La chirurgie bariatrique est maintenant reconnue comme un élément primordial du traitement de l’obésité morbide mais certaines de ses procédures font appel à des techniques créant une malabsorption intestinale dont les conséquences peuvent exposer à une hyperoxalurie pouvant se compliquer de lithiases urinaires, voire d’insuffisance rénale par néphropathie oxalique. Étant donné le nombre croissant de patients concernés, il paraît important que, dorénavant, les médecins soient conscients et les patients avertis de l’éventualité de telles complications. Celles-ci ne doivent nullement remettre en cause cette chirurgie bariatrique dont l’efficacité sur l’obésité et ses comorbidités est spectaculaire. Elles nécessitent cependant de choisir la procédure chirurgicale en fonction des facteurs de risque des patients, puis d’assurer une prévention hygiéno-diététique et médicamenteuse postopératoire afin de limiter ou d’éviter ces complications. Mais l’observance thérapeutique risque d’être limitée dans le temps. En cas d’oxalose rénale, une chirurgie de rétablissement du circuit digestif peut être envisagée mais elle ira à l’encontre des résultats obtenus sur l’obésité. Pour illustrer ce propos, nous rapportons les observations de trois patientes qui, après avoir bénéficié avec succès d’une même prise en charge chirurgicale de leur obésité morbide, présentent, pour deux d’entre elles, des complications lithiasiques et, pour la troisième, une néphropathie oxalique avec insuffisance rénale l’ayant mené à l’hémodialyse itérative.

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L'analyse morphoconstitutionnelle des calculs dans le diagnostic étiologique d'une lithiase urinaire de l'enfant

  • Le risque potentiel de récidive et d'altération de la fonction rénale justifie une investigation étiologique de toute maladie lithiasique. Aussi, l'analyse du calcul avec études des phases cristallines constitutives et les caractéristiques morphologiques est-elle d'un grand intérêt. L'analyse morphologique et par spectrophotométrie infrarouge des calculs de 727 enfants montre que les oxalates de calcium sont les composants principaux (36,7 %), suivis des phosphates calciques (31 %), de la struvite (9,9 %) et des purines (7,7 %). Lespèce cristalline la plus fréquente est la carbapatite (26%), suivie de la whewellite (21 %) et de la weddellite (15,7%). Sur le plan étiopathogénique, les liens observés chez l'adulte entre hypercalciurie et weddellite d'une part, hyperoxalurie et whewellite, d'autre part, sont retrouvés chez l'enfant : en présence d'hypercalciurie, 82 % des calculs contiennent plus de 20 % de weddellite , en présence d'hyperoxalurie, la whewellite est majoritaire dans 79 % des cas (95 % en absence d'hypercalciurie associée). Pour 27 calculs majoritaires en whewellite, l'analyse morphologique a orienté vers une hyperoxalurie primaire dont le diagnostic a été confirmé dans 25 cas par des explorations biologiques spécifiques. Linfection urinaire est fréquemment associée à la lithiase, mais son rôle lithogène ne peut être affirmé que par l'analyse du calcul , outre la présence de struvite, les marqueurs du rôle lithogène de l'infection sont le taux de carbonatation de la carbapatite et la teneur du calcul en whitlockite et/ou en protéines.

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Analyse de la lithiase de l'enfant dans le Moyen Atlas marocain par spectrophotométrie infrarouge.

  • Les calculs de 45 enfants lithiasiques marocains âgés de deux à 15 ans ont bénéficié d'une analyse morphologique et spectrophotométrique. La répartition des calculs selon le sexe montre une prédominance des calculs chez le garçon avec un rapport garçons/filles moyen de 3,09. La moitié des calculs collectés ont été localisés au niveau de la vessie (51,1 %). L'identification de la composition cristalline a montré que l'oxalate de calcium monohydraté (whewellite) était majoritaire dans 51,1 % des calculs et dans 44,4 % des noyaux alors que l'oxalate de calcium dihydraté (wheddellite) n'était majoritaire que dans 8,9 % des calculs et des noyaux, la carbapatite dans 6,7 % des calculs et 8,9 % des noyaux, la struvite dans 15,6 % des calculs et 11,1 % des noyaux, l'urate d'ammonium dans 8,9 % des calculs et 15,6 % des noyaux, l'acide urique dans 6,7 % des calculs et 11,1 % des noyaux. En plus de la whewellite, la struvite et l'urate d'ammonium étaient les composés les plus fréquents dans les calculs vésicaux, aussi bien chez le garçon que chez la fille. Concernant les fréquences des composés, la whewellite était présente dans 84,4 % des calculs, la wheddellite dans 26,7 % des cas. Les purines étaient particulièrement fréquentes, essentiellement sous forme d'urate d'ammonium (28,9 %) et d'acide urique (15,6 %). Les phosphates calciques n'étaient majoritaires que dans 6,7 % des calculs de notre série, mais ils étaient présents avec des fréquences élevées, respectivement 64,4 et 40 % des cas pour la carbapatite et le phosphate amorphe de calcium carbonaté.

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Mise au point et traitement des lithiases rénales et prévention des récidives.

  • la néphrolithiase est une affection dont la prévalence (1 à 15 %) a beaucoup augmenté ces dernières décennies dans les pays industrialisés et a, de ce fait, un impact sur les dépenses en soins de santé. Cette augmentation de prévalence s’explique essentiellement par une modification des habitudes alimentaires. La survenue d’une néphrolithiase peut en outre, être influencée par des facteurs environnementaux, métaboliques voire génétiques. La prise en charge de cette affection est le plus souvent pluridisciplinaire, impliquant urologues, néphrologues, radiologues, biologistes et diététiciens. La prise en charge urologique peut être nécessaire en phase aiguë et/ou à distance de l’épisode de colique néphrétique, pour l’élimination éventuelle de calculs résiduels. Plusieurs techniques sont disponibles : la mise en place de sondes double J, la lithotritie extracorporelle, l’urétéroscopie (souple ou rigide) voire la néphrolithotomie percutanée et plus rarement la chirurgie ouverte. La prise en charge néphrologique est justifiée au décours de l’épisode aigu et vise à identifier la ou les cause(s) ayant conduit à la formation de calculs. La démarche diagnostique comporte un interrogatoire approfondi (antécédents personnels médicaux et chirurgicaux, histoire de la maladie lithiasique et antécédents familiaux) et un bilan métabolique. Par ailleurs, compte-tenu du taux élevé de récidive (environ 50 % dans les 5 à 10 ans), la mise en place de mesures individualisées de prévention secondaire est nécessaire. Ces recommandations doivent tenir compte des facteurs de risque identifiés et des éventuelles anomalies du bilan métabolique.

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La lithotripsie extra-corporelle dans le traitement de la lithiase salivaire. Une étude prospective à propos de 27 cas.

  • La lithotripsie extra-corporelle dans le traitement de la lithiase salivaire Les auteurs, à partir d'une étude prospective, étudient l'efficacité de la lithotripsie extra-corporelle (LEC) dans le traitement des lithiases salivaires et définissent les indications de ce traitement dans les lithiases parotidiennes et sous-mandibulaires, selon le siège et la taille du calcul. Vingt-sept patients, ayant une lithiase salivaire unique, canalaire et de diamètre supérieur à 2 mm, parotidienne pour 10 d'entre eux, sous-mandibulaire pour les 17 autres, ont bénéficié d'une LEC. Les résultats à 6 mois, appréciés au plan clinique et échographique, sont les suivants - succès total (désintégration complète du calcul) chez 9 patients, - succès partiel (fragments de taille inférieure à 2 mm, éliminés secondairement dans le flux salivaire) chez 10 patients, - échec (persistance du calcul ou de fragments de taille supérieure à 2 mm) chez 8 patients. L'analyse des résultats de cette étude et des données de la littérature suggère que la LEC est indiquée pour toutes les lithiases parotidiennes dont le diamètre est supérieur à 2 mm. En cas de localisation sous-mandibulaire, elle est indiquée pour les lithiases hilaires ou canalaires proximales, dont le diamètre est compris entre 2 et 10 mm les lithiases glandulaires ou dont le diamètre est supérieur à 10 mm requièrent une sous-mandibulectomie, les lithiases canalaires distales relèvent d'une sphinctérotomie.

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Caractéristiques biochimiques des lithiases vésiculaires par spectrométrie infrarouge à Abidjan

  • Cette étude a eu pour objectif d'étudier l'aspect morphologique et la composition biochimique des calculs biliaires par spectrométrie infrarouge chez 24 patients (12 femmes et 12 hommes) ayant subi une cholécystectomie avec extraction de calculs biliaires et d'un âge moyen de 44,8 ans. L'analyse biochimique par spectrométrie infrarouge a révélé 12 calculs pigmentaires, 8 calculs cholestéroliques et 4 calculs mixtes. Les calculs cholestéroliques étaient plus clairs que les calculs pigmentaires. L'analyse complète a montré que 8 calculs contenaient 100 % de bilirubinate de calcium, 8 autres contenaient 100 % de cholestérol, 4 calculs contenaient 65 % de bilirubinate de calcium et 35 % de phosphate de calcium carbonaté, et enfin 4 calculs contenaient 65 % de cholestérol, 30 % de bilirubinate neutre de calcium, 5 % de protéines et des traces de bilirubinate acide de calcium. La majorité de nos calculs étaient des calculs pigmentaires avec une proportion relativement élevée de calculs cholestéroliques, tandis que les travaux sur les Caucasiens ont rapporté une prédominance de calculs cholestéroliques. Cette différence peut être attribuée à l'influence de l'alimentation et aux états d'hyperhémolyse chronique dans la formation des calculs. Une étude épidémiologique bien menée, utilisant l'analyse des calculs par spectroscopie infrarouge, devrait permettre de connaître les facteurs nutritionnels et environnementaux intervenant dans la survenue de la lithiase biliaire en Côte d'Ivoire.

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Exploration métabolique de la lithiase oxalo-calcique urinaire. Les indicateurs du risque lithogène : Modalités, applications et perspectives. Commentaire

  • Malgré des explorations métaboliques exhaustives, la lithiase oxalo-calcique urinaire demeure souvent idiopathique et, en l'absence de paramètre étiopathogénique objectif, la prévention des récidives et le suivi évolutif sont particulièrement problématiques. Afin de quantifier le risque lithogène, divers indicateurs ont été élaborés à partir des intervenants potentiels du processus de cristallisation. Leur disparité illustre la difficulté d'un tel objectif ainsi que l'évolution des concepts fondamentaux et leur fréquente complexité technique pénalise leurs applications pratiques. Au delà de l'équipe promotrice, les performances de ces indices manquent souvent de reproductibilité et les constatations paradoxales voire contradictoires sont fréquentes. Elles peuvent refléter simplement la variabilité du processus lithogène ou témoigner du rôle prépondérant d'inhibiteurs puissants, notamment macro-moléculaires. L'exploration métabolique de la lithiase oxalo-calcique urinaire se limite initialement au dépistage des affections lithogènes accessibles à un traitement spécifique. Après répétition des examens biologiques de base, les récidives, a fortiori inexpliquées, nécessitent des investigations plus complexes. Actuellement, les applications des indices de risque lithogène relèvent principalement de la recherche, clinique ou fondamentale. Parmi les nombreux indicateurs disponibles, le rapport citraturie/calciurie et l'indice de Parks paraissent particulièrement prometteurs.

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Influence de l'âge et de la lithiase biliaire sur le diamètre de la voie biliaire principale.

  • Objectif. - Afin d'étudier la part respective de l'âge et de la lithiase dans la dilatation des voies biliaires, nous avons étudié la cholangiographie rétrograde endoscopique de malades ayant, ou ayant eu, une lithiase biliaire et de témoins indemnes de maladie biliaire ou pancréatique. Méthodes. - Parmi 165 malades, 113 avaient une lithiase cholédocienne (53 associées à une lithiase vésiculaire, 50 après cholécystectomie, 10 sans lithiase vésiculaire), 35 avaient une lithiase vésiculaire isolée, 17 avaient eu une cholécystectomie pour lithiase biliaire. Résultats. - Le diamètre de la voie biliaire principale était significativement augmentée en cas de lithiase cholédocienne (14 ± 4,9 mm), de cholécystectomie (11,7 ± 4,3 mm), de lithiase vésiculaire (9,2 ± 2,4 mm) par rapport aux témoins (6,2 ± 2,7 mm). Le diamètre des voies biliaires était corrélé à l'age chez les malades (r = 0,27 , P = 0,0001) et chez les témoins (r = 0,31 , P = 0,02). Une analyse discriminante pas à pas descendante a permis de classer, par ordre décroissant selon un degré de corrélation, les facteurs significativement associés à la dilatation de la voie biliaire principale : 1 : lithiase cholédocienne, 2 : âge, 3 : cholécystectomie, 4 : lithiase vésiculaire. Conclusion. - A côté des facteurs traditionnellement associés à la dilatation des voies biliaires, l'âge présente une corrélation modérée mais significative avec le diamètre de la voie biliaire principale, indépendante de la présence d'une lithiase biliaire.

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La vidange vésiculaire chez le sujet noir africain avec et sans lithiase. Une étude ultrasonographique.

  • Objectifs. Bien que la motilité vésiculaire puisse jouer un rôle non négligeable dans la lithogenèse, elle a été peu étudiée dans les populations africaines. Nous avons évalué son rôle dans la lithogenèse vésiculaire du sujet noir camerounais en mesurant la vidange vésiculaire stimulée par un repas gras dans un groupe de sujets avec et sans lithiase. Matériels et Méthodes. Quinze sujets lithiasiques et trente témoins normaux regroupés en deux pools ont été étudiés. La vidange vésiculaire, stimulée par un repas gras de 610 et 740 Kcal a été mesurée durant 120 mn par échographies sériées. Résultats. Le volume vésiculaire moyen à jeun des sujets lithiasiques était significativement plus élevé que celui des témoins, et la vidange vésiculaire des sujets lithiasiques était significativement plus faible que celle des sujets sans lithiase. En outre, ceux-ci avaient des valeurs plus élevées que celles relevées chez les caucasiens. Deux groupes de sujets lithiasiques ont été identifiés , un premier avec une hypomotilité vésiculaire mais un volume vésiculaire à jeun normal et un second avec une vidange vésiculaire normale, mais un volume vésiculaire à jeun significativement plus élevé que les témoins. Conclusion. L'hypomotilité vésiculaire et/ou l'augmentation du volume vésiculaire à jeun, pourraient être des facteurs de lithogenèse chez le sujet noir. L'hypomotilité vésiculaire semble ne jouer un rôle que chez le sujets lithiasiques avec volume vésiculaire à jeun normal.

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La lithiase urinaire chez l'enfant dans l'Ouest-Algérien.

  • Une série de 61 calculs d'enfants âgés de 3 à 14 ans a été analysée par spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier sur 421 calculs provenant des services d'Urologie des Centres Hospitalo-Universitaires d'Oran, de Sidi-Bel-Abbès et de Mostaganem (Ouest-Algérien). Cette série représente la première étude de la composition des calculs de l'enfant en Algérie fondée sur une analyse infrarouge des calculs. Nos résultats montrent que les calculs sont plus fréquents chez les garçons (75,4 %) et majoritairement localisés au niveau de la vessie (55,8 %), bien que les calculs du haut appareil soient plus fréquents après 10 ans et le rapport garçons/filles voisin de 1 dans cette tranche d'âges. La whewellite est présente dans 70,5 % des calculs et majoritaire dans 50,8 % des cas, aussi bien dans le noyau que dans l'ensemble du calcul. En revanche, la weddellite, également très fréquente (75,4 % des cas), n'est majoritaire que dans 9,8 % des calculs. L'urate acide d'ammonium est présent dans 29,5 % des calculs et représente le constituant exclusif ou principal du noyau dans tous les cas. L'acide urique, présent dans 31,1 % des cas, est majoritaire dans 14,7 % des calculs et 19,6 % des noyaux. Enfin, la struvite, rarement majoritaire, a été décelée dans 24,6 % des calculs, témoignant du rôle lithogène des germes uréasiques dans un quart des prélèvements. La répartition anatomique des calculs et la distribution des constituants sont comparables à celles observées dans d'autres pays.

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Épidémiologie de la lithiase urinaire en Belgique sur base d’une classification morpho-constitutionnelle

  • La lithiase urinaire (LU) est une pathologie fréquente qui touche davantage l’homme que la femme. Plusieurs types de LU sont décrits selon leur constituant physico-chimique et/ou leur morphologie. Une classification combinée, morpho-constitutionnelle (M-C), a été proposée. Afin de préciser la prévalence de la LU en général et de chaque type lithiasique en particulier en Belgique, selon l’âge et le sexe, nous avons rétrospectivement étudié la banque de données M-C d’un centre de référence d’analyse lithiasique. Entre 2010 et 2013, 2195 calculs urinaires ont été analysés. Sont exclus 45 faux calculs et 281 calculs non issus de la zone géographique étudiée. Parmi 1869 LU, 1293 (69,2 %) proviennent d’hommes. Le pic de prévalence lithiasique s’observe entre 50 et 60 ans dans les 2 sexes. Le typage M-C a été déterminé pour 1854 lithiases (99,2 %) , plusieurs types morphologiques coexistent dans 49,3 % des cas. Âge et sexe confondus, le constituant principal est la whewellite (54,4 %) quasi exclusivement (94 %) sous forme Ia. La weddellite concerne 19,8 % des calculs, avec une répartition équitable entre types IIa et IIb. L’acide urique est le 3

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Exérèse endobuccale des lithiases submandibulaires postérieures: 36 cas.

  • Introduction. Les lithiases du canal de Wharton siègent plus souvent au niveau du tiers postérieur du canal. Leur traitement classique était la submandibulectomie. L'exérèse endobuccale par « taille » est une alternative à la submandibulectomie, conservatrice et recommandable. C'est ce que nous avons voulu démontrer à travers cette étude prospective. Patients et méthode. L'indication opératoire a été posée après vérification du caractère palpable de la lithiase et confirmée par un scanner sans injection. Les calculs ont été enlevés par voie buccale sous anesthésie générale, puis la vacuité des canaux salivaires a été contrôlée par sialendoscopie. Trente-six patients ont été suivis de façon prospective, en moyenne pendant six mois (entre un et 36 mois). Résultats. Chez 34 patients l'abord endobuccal a permis d'extraire la lithiase sans aucune complication neurologique définitive. Nous avons eu deux échecs sur des calculs non palpables et deux récidives lithiasiques, correspondant à de petits calculs intraglandulaires, éliminés secondairement. Discussion. L'abord endobuccal des lithiases postérieures du canal de Wharton est une technique sûre, reproductible qui génère moins de complications que la submandibulectomie. Elle doit donc être recommandée dans les calculs palpables du tiers postérieur du canal submandibulaire.

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Traitement des lithiases coralliformes complexes. A propos de 71 cas.

  • Objectif: Étude rétrospective des résultats de la chirurgie dans le traitement des calculs coralliformes complexes. Matériel et méthodes: De 1989 à 1999, nous avons traité 71 lithiases coralliformes chez 63 malades d'âges moyen 44 ans (18-76 ans). Il s'agit de 32 hommes et 31 femmes qui ont consulté dans près de 90 % des cas pour une symptomatologie douloureuse après un délai de 2,6 ans. L'arbre urinaire sans préparation a permis de poser le diagnostic dans tous les cas. Ces patients ont subi une pyélolithotomie isolée dans 26 cas, une néphrolithotomie isolée dans 14 cas, une pyélolithotomie associée à une néphrolithotomie dans 18 cas, une néphrolithotomie percutanée dans deux cas, une lithotripsie extracorporelle (LEC) dans un cas et dans dix cas une néphrectomie. Résultats: Dix-huit patients ont été perdus de vue. Après une intervention 94,1 % de patients sont sans calcul. Nous avons eu à déplorer 12 cas de fièvre, une fistule lombaire et cinq hémorragies ayant nécessité une transfusion. Après quatre et six ans de recul, deux patients ont présenté une insuffisance rénale terminale et deux autres une récidive calculeuse. Conclusion: Le traitement chirurgical du calcul coralliforme complexe est justifié car il permet d'obtenir de meilleurs résultats que l'association néphrolithotomie percutanée et lithotripsie extracorporelle.

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Imagerie de la lithiase urinaire: Trois en un.

  • La lithiase urinaire a une prévalence élevée dans la population. Sa localisation est principalement au niveau de l'appareil urinaire supérieur dans les pays à niveau socioéconomique élevé. La tomodensitométrie (TDM) hélicoidale avec un appareil de dernière génération est l'examen le plus pertinent dans toutes les situations cliniques (grossesse exclue). Les reconstructions multiplanaires sont essentielles comme transfert d'information pour le correspondant, mais le diagnostic est réalisé par lecture des coupes axiales sur la console informatique. Les avantages de la TDM hélicoidale sont multiples avec toutes les informations nécessaires obtenues en un seul examen, à savoir: le diagnostic du calcul quelle que soit sa composition chimique et l'évaluation de celle-ci sans injection de produit de contraste, les caractéristiques morphologiques (taille, nombre) et la localisation, le diagnostic de l'obstruction urinaire, l'état de l'appareil urinaire et tous les diagnostics différentiels dans un contexte d'urgence abdominale. L'irradiation est actuellement réduite et équivalente à celle d'une urographie intraveineuse (UIV). Il doit rapidement remplacer le couple ASP-échographie dans le cadre de l'urgence et l'UlV dans le bilan préthérapeutique. Dans le suivi, quel que soit le traitement réalisé, il a des performances supérieures aux autres examens précités.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une complication rare des lithiases rénales: péritonite et abcès splénique par rupture d'une pyonéphrose.

  • Les péritonites ont des étiologies variées, exceptionnellement un abcès rénal peut contaminer la grande cavité abdominale. Nous rapportons le cas d'une patiente âgée de 30 ans qui nous a été transférée dans un tableau polymorphe avec signes d'inondation péritonéale. L'origine supposée de cette dernière était la rupture d'une grossesse extra-utérine. La culdocentèse positive a ramené du pus franc. Une exploration endoscopique par open-coelioscopie a permis de confirmer que le point de départ de l'infection n'était pas gynécologique, cependant, elle n'a pas été suffisante pour déterminer l'origine exacte. L'exploration par laparotomie a trouvé un abcès splénique et une brèche péritonéale sous-phrénique laissant s'échapper un liquide purulent. Une splénectomie et une toilette abdominale avec un drainage résument les principaux gestes thérapeutiques immédiats. Un rein muet truffé de calculs coralliformes a été retrouvé à l'urographie itnraveineuse en postopératoire. Une échographie interventionnelle a permis de drainer une collection rétropéritonéale. Les suites opératoires ont été simples. Elle a été confiée aux urologues pour pratiquer une néphrectomie gauche. L'analyse de la littérature montre la rareté d'une telle complication qui peut avoir une évolution péjorative.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov