Lithiase [ Publications ]

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  • Les lithiases rénales héréditaires monogéniques sont relativement rares, puisqu’elles représentent environ 2 % des calculs chez l’adulte et 10 % chez l’enfant. Elles sont pour la plupart sévères, fréquemment associées à une néphrocalcinose et exposent au risque d’évolution vers l’insuffisance rénale en l’absence d’un traitement étiologique approprié et précocement institué. Cette éventualité est malheureusement fréquente car, du fait même de leur rareté, leur diagnostic est souvent méconnu ou tardif. La présente revue décrit les caractéristiques génotypiques et phénotypiques des lithiases monogéniques, en insistant tout particulièrement sur les progrès récents de nos possibilités diagnostiques et thérapeutiques. Ces maladies sont classées en trois groupes : (1) les erreurs innées du métabolisme de l’oxalate (hyperoxaluries primaires), de l’acide urique (hyperuricémies héréditaires) ou d’autres purines (dihydroxyadéninurie, xanthinurie) qui entraînent le dépôt intraparenchymateux de cristaux de même nature , (2) les tubulopathies congénitales touchant le tube proximal (maladie de Dent, rachitismes hypophosphatémiques et syndrome de Lowe), la branche ascendante large de Henlé (hypomagnésémie familiale et syndrome de Bartter) ou le tube distal (acidoses tubulaires distales congénitales avec ou sans surdité), qui entraînent une lithiase phosphatique, une néphrocalcinose et une fibrose tubulo-interstitielle extensive , (3) la cystinurie, trouble isolé de la réabsorption proximale de la cystine et des acides aminés dibasiques, dont la seule conséquence est la formation de calculs, mais qui impose un traitement astreignant. Cette revue met l’accent sur l’apport diagnostique majeur de l’analyse morphoconstitutionnelle des calculs, qui fournit une orientation diagnostique immédiate de plusieurs de ces maladies (hyperoxaluries primaires, acidoses tubulaires distales, 2,8-dihydroxyadéninurie, xanthinurie, cystinurie) dont les calculs ont une composition ou une morphologie spécifique. Dans les autres cas, notamment lorsqu’il existe une néphrocalcinose, des calculs phosphatiques, une protéinurie ou des signes extrarénaux associés, une exploration biochimique sanguine et urinaire approfondie est nécessaire, complétée par la recherche de mutations dont les indications sont de plus en plus étendues aujourd’hui, ce d’autant qu’un conseil génétique est recommandé dans ces maladies. En conclusion, les maladies monogéniques responsables de lithiase ou de néphrocalcinose méritent d’être mieux connues et plus activement dépistées, afin de pouvoir leur opposer un traitement médical approprié qui permet aujourd’hui de prévenir ou de retarder l’évolution vers l’insuffisance rénale dans la majorité des cas. L’analyse morphoconstitutionnelle de tout premier calcul, tant chez l’adulte que chez l’enfant, devrait permettre de reconnaître précocement les lithiases inhabituelles nécessitant une investigation étiologique approfondie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement percutané de la lithiase intra-hépatique.

  • Objectif - Le but de cette étude était de présenter notre expérience du traitement percutané de la lithiase intra-hépatique par lithotritie électrohydraulique sous contrôle cholangioscopique. Sujets et méthodes - De janvier 1989 à novembre 1998, 53 malades ayant une lithiase intra-hépatique ont été traités par lithotritie électrohydraulique intra-corporelle percutanée. Vingt-six malades avaient une lithiase intra-hépatique primitive. Les calculs intra-hépatiques étaient associés à des anomalies des voies biliaires intra-hépatiques chez 11 malades, 9 avaient des sténoses et 2 avaient des dilatations kystiques. Vingt-sept malades avaient une lithiase intra-hépatique secondaire située en amont d'une anastomose biliodigestive chez 20 malades. La lithotritie électrohydraulique intra-corporelle percutanée fut réalisée sous contrôle cholangioscopique chez tous les malades après introduction de l'endoscope dans les voies biliaires par un trajet cutanéobiliaire chez 51 malades, un trajet cutanéovésiculaire chez un malade et un trajet cutanéojéjunal chez un malade. Ces trajets furent créés puis dilatés progressivement en deux séances à 3 jours d'intervalle. Chez 22 malades, en raison de sténoses ou d'angulations, l'endoscope ne put être avancé directement au contact des calculs qu'après dilatation des sténoses au ballon d'angioplastie ou mise en place de guides métalliques rigides. Résultats - L'élimination complète des calculs fut obtenue chez 49 malades (92 %). Les sténoses biliaires ou anastomotiques furent toutes dilatées par un ballon d'angioplastie. Dix malades (19 %) ont eu des complications précoces : collections biliaires traitées par drainage percutané (4 cas) , poussées d'angiocholite résolutives (3 cas) , hémobilie artérielle transitoire (2 cas), pneumothorax (1 cas). Le recul moyen fut de 5 ans. Pendant cette période, 5 malades (9 %) ont eu une récidive des symptômes d'obstruction biliaire : récidive lithiasique : 3 cas (5,7 %) , récidive d'une sténose biliaire : 1 cas, et cholangite sclérosante secondaire : 1 cas. Le traitement des récidives lithiasiques fut réalisé par de nouvelles séances de lithotritie électrohydraulique chez 2 malades et par une hépatectomie gauche chez un malade , la sténose biliaire récidivante fut traitée par hépaticojéjunostomie et la cholangite sclérosante secondaire par les antibiotiques. Conclusion - La lithotritie électrohydraulique sous contrôle cholangioscopique est efficace avec une morbidité faible et devrait être considérée comme le traitement de référence de la lithiase intra-hépatique primitive ou secondaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Nouvelles techniques de traitements des lithiases salivaires: sialoendoscopie et lithotripsie extra-corporelle. A propos de 1,773 cas.

  • Objectifs : Les lithiases salivaires représentent une pathologie bénigne des glandes salivaires. Les traitements par sialo-endoscopie et lithotripsie intra- ou extra-corporelle ont été développés dans le monde comme alternative à la chirurgie. Notre hypothèse de départ a été de mettre au point des traitements non chirurgicaux afin de réduire au minimum la morbidité de cette pathologie. Dans cette étude, nous analysons une grande série clinique afin de déterminer le succès de ces nouvelles techniques mais aussi de développer des protocoles de traitement en fonction des pathologies. But de l'étude : Etudier rétrospectivement 1 773 glandes salivaires présentant une pathologie et traitées non chirurgicalement. Méthodes : Traitement des lithiases salivaires utilisant soit l'endoscopie avec instrumentation endocanalaire, soit la lithotripsie intra-canalaire par laser, soit la lithotripsie par ondes de chocs électromagnétiques sur 1 773 glandes lithiasiques entre 1988 et 2002. Au total, 1 105 endoscopies ont été pratiquées sur des glandes pathologiques et 668 lithotripsies extracorporelles ont été réalisées. Résultats : L'endoscopie a permis d'éliminer 96 % des lithiases examinées. La lithotripsie, quant à elle a détruit complètement 63 % des lithiases dont 35 % de cas ont été totalement évacués, soit de façon spontanée soit en utilisant l'endoscopie. Il n'y a jamais eu de complications majeures au niveau des nerfs facial ou lingual, aucun dommage dentaire n'a été relevé. Un patient au début de l'étude sur l'endoscopie a du subir une intervention chirurgicale par blocage de la sonde à panier miniaturisée dans le bassinet de la glande. Les effets secondaires comme les infections, douleurs, oedèmes ou pétéchies ont été traités simplement, sans conséquence pour les glandes salivaires. Quatre p. cent des endoscopies et 2 % des lithotripsies ont cependant en dernier recours nécessité l'ablation chirurgicale des glandes. Conclusion : Le traitement des lithiases salivaires ne doit plus aujourd'hui faire appel au seul traitement chirurgical, mais doit prendre en compte les nouvelles techniques d'endoscopie et la lithotripsie extra-corporelle. Ces deux nouvelles techniques sont particulièrement intéressantes pour les calculs situés dans les canaux salivaires et les bassinets des glandes. Cette étude démontre l'efficacité des nouveaux traitements.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La lithiase rénale uro-oxalique. Quelques particularités.

  • Dans un travail de 1974, il apparaissait que la lithiase uro-oxalique se rencontrait plus chez les sujets du groupe sanguin O que chez les sujets du groupe sanguin A, alors que la proportion de ces deux groupes sanguins est sensiblement identique dans l'ensemble de la population française. Le présent travail confirme ces données, la proportion de groupes O et de groupes A se situant dans le rapport de 3 sur 1. Dans un travail de 1987, il apparaissait que la lithiase uro-oxalique survenait préférentiellement à gauche, 84 fois à gauche, et 39 fois à droite. Le présent travail confirme cette notion, avec, sur un effectif de 57 cas, deux cas de lithiase bilatérale, 39 cas de lithiase gauche, 16 cas de lithiase droite. Le traitement par la lithotripsie, effectué 40 fois sur 57 cas, montre que ces calculs uro-oxaliques sont plus résistants à la destruction par les ondes acoustiques que l'ensemble des calculs urinaires. Leur dureté est voisine de celle des calculs d'oxalate de calcium monohydrate, et peut être plus marquée encore dans certains cas: le nombre de salves destructrices est en moyenne de 3 865 salves pour notre série de 40 cas de lithiase uro-oxalique traités par ondes de choc avec l'appareil Dornier HM3 alors que la moyenne globale des traitements, pour l'ensemble des calculs, se situe entre 2 000 et 2 500 salves. Dans un quart des cas, il faut atteindre 5 000 ou 6 000 salves (une fois 7 000 en une séance, une fois 9 500 en deux séances), avec un tir de très forte puissance, pour obtenir un résultat favorable. La partie d'oxalate de calcium de ces calculs est pratiquement toujours constituée d'oxalate de calcium monohydrate. La partie d'acide urique est, en général, constituée d'acide urique anhydre ou bihydrate, ou d'urate de soude, colorée en rouge, ou jaune rouge. 6 fois dans la série dernière, il s'agissait d'urate d'ammonium, de coloration blanche, calculs recueillis entiers après expulsion spontanée, ou fragmentés après expulsion spontanée, ou fragmentés après lithotripsie, chez des sujets non particulièrement infectés. La proportion de lithiase uro-oxalique, par rapport à l'ensemble de la lithiase urinaire, se situait en 1974 à pratiquement 5%, sensiblement identique à celle de la lithiase urique. En 1994, la proportion de lithiase uro-oxalique atteint 9,8% et celle de la lithiase urique s'effondre à moins de 2%. Ces diverses constatations soulèvent des problèmes génétiques, pathogéniques et thérapeutiques d'un intérêt évident.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lithiase urinaire de brushite. Particularités cliniques, biologiques, radiologiques, évolutives et thérapeutiques.

  • Les auteurs rapportent 17 observations de lithiase urinaire où l'analyse par spectrophotométrie infrarouge a montré que la cristallisation s'était faite sous forme de brushite (hydrogénophosphate de calcium bihydraté), pure ou presque pure. Le bilan retiré de ces observations se résume ainsi. La fréquence de cette lithiase à type de brushite se situe autour de 1 % (0,85 % ici) de l'ensemble des cas de lithiase urinaire. Cette lithiase est dominante chez l'homme, 14 fois sur 17. Son diagnostic repose évidemment sur l'analyse physico-chimique, et spécialement sur la spectrophotométrie infrarouge. Elle montre qu'il s'agit de calculs purs le plus souvent, ou presque purs. Mais ce diagnostic peut être fortement suspecté par l'aspect macroscopique des calculs ou des fragments de calculs recueillis après éclatement. Leur couleur est blanc-crème, leur surface externe est le plus souvent lisse, régulière. Les fragments cassés à l'emporte-pièce ont la même couleur blanc-crème, sur leur face fracturaire, souvent striée, à structure radiée du centre vers la superficie. Radiologiquement, ce sont des calculs radio-opaques, souvent ovalaires, d'opacité homogène, à contours réguliers. Les bilans biologiques sanguins peuvent mettre en évidence une hyperparathyroïdie, retrouvée ou probable (4 fois sur 10 sur les 17 observations rapportées), avec hypercalcémie, hypophosphorémie, hypercalciurie. Cette notion suggère la réalisation d'explorations complémentaires éventuelles à la recherche d'un adénome parathyroïdien. Mais, hyperparathyroïdie ou non, le bilan sur les urines de 24 heures montre très souvent une hypercalciurie qui peut atteindre et dépasser 500 à 600 mg par 24 heures. La cristallisation de brushite s'est faite dans le haut appareil, dans la vessie, voire sur des sondes laissées longtemps dans les voies urinaires. Les calculs de brushite sont des calculs très durs. Ils cassent difficilement in vitro. La lithotripsie nécessite, pour obtenir des résultats satisfaisants, un lithotripteur puissant, et avec l'apparail Dornier, l'expérience montre que le traitement doit être prolongé (3000 à 6000 salves), avec un voltage très fort (22-23 kilovolts). Malgré la notion d'hypercalciurie, la lithogénèse sous forme de brushite ne paraît pas encore bien élucidée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lithiase calcique idiopathique. Guide pratique pour la prescription et la surveillance des mesures à prendre.

  • - Prescription d'un régime à un lithiasique calcique : Elle sera personnalisée grâce à l'évaluation préalable de ses facteurs de risque métaboliques unnaires une fois reconnue sa nature idiopathique. - Les éléments du diagnostic : L'analyse morphoconstitutionnelle du calcul ou de ses fragments après lithotritie grâce à un examen optique et en spectométrie infrarouge devrait être systématique. En attendant de disposer de ses résultats, on retiendra la nature calcique d'un calcul sur son aspect radio-opaque et l'absence d'infection à germe uréasique et de cystinurie. Sa nature idiopathique est pratiquement établie sur la normalité de la calcémie, protidémie, phosphorémie, uricémie et magnésémie et sur l'absence d'antécédents familiaux et de malabsorption. - Le bilan urinaire à la recherche des facteurs de risque métaboliques : Il se fera au domicile du patient dans des conditions diététiques similaires à celles existant avant la survenue du calcul. La qualité du recueil urinaire des 24 heures sera systématiquement validée par la correspondance entre la créatininurie mesurée et celle attendue à partir de la formule de Cockroft. La dilution des urines sera appréciée par le volume des 24 heures et la densité urinaire de la 1ère miction. Les paramètres mesurés en première intention sont l'urée, le calcium, sodium, l'acide urique car leur dosage est courant et remboursé par la sécurité sociale. L'oxalurie, la citraturie et la magnésurie ne seront demandées qu'en deuxième intention en cas de lithiase récidivante, de néphrocalcinose ou de circonstances particulières , antécédents familiaux lithiasiques, malabsorption intestinale. - Les mesures diététiques essentielles : Elles sont au nombre de 7: (1) l'ingestion de boisson assurant une diurèse supérieure à 2 litres et comportant essentiellement de l'eau dont la teneur en calcium sera telle qu'avec les produits lactés l'apport total de calcium soit proche de 800 mg/jour , (2) la restriction carnée de telle sorte que l'apport protidique total soit de 1 g/kg/jour comme témoigne une excrétion urique urinaire

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La sphinctéroclasie endoscopique pour lithiase de la voie biliaire principale. Résultats immédiats et à distance.

  • Objectifs. - La dilatation hydrostatique de la papille de Vater, ou sphinctéroclasie, est une alternative récemment proposée à la sphinctérotomie endoscopique. Notre but était de préciser les résultats immédiats et à distance de la sphinctéroclasie pour le traitement de la lithiase de la voie biliaire principale. Méthodes. - Entre août 1994 et décembre 1996, 52 malades ont été inclus pour traitement de lithiase de la voie biliaire principale (âge moyen : 66 ± 17 ans). Les malades ont été suivis prospectivement à court terme (24 h, 48 h, 30 jours) et à plus long tenue après le geste (contrôles semestriels) sur les plans clinique et biologique. Principaux résultats. - Quarante huit sphinctéroclasies ont pu être réalisées avec succès (92,30 %). Trente sept malades avaient une lithiase de la voie biliaire principale. Onze avaient des voies biliaires libres. Huit avaient des antécédents de chirurgie gastrique et 8 des troubles de l'hémostase. L'extraction complète des calculs a été obtenue dans 98 % des cas. Trois cas de pancréatite aiguë bénigne ont été observés (6,25 %). La mortalité à 30 jours était nulle. Le suivi à distance (moyenne de 21,4 ± 7 mois) a révélé : deux cholécystites 6 mois et 13 mois après le traitement, dont une a été suivie 8 mois plus tard d'un choc septique fatal et 3 angiocholites dont 2 chez le même malade à 9, 12 et 24 mois de la sphinctéroclasie. Le taux global de complication biliaire à distance était de 8,4 %, dont 4,2 % potentiellement liées au geste endoscopique. Conclusion La sphinctéroclasie est un procédé efficace pour le traitement de la lithiase de la voie biliaire principale. Ses résultats à court terme paraissent équivalents à ceux de la sphinctérotomie. Les complications à distance paraissent peu fréquentes, mais un suivi à plus long terme sera nécessaire avant d'en faire une technique de routine.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lithiase de 2,8-dihydroxyadénine : du diagnostic à la prise en charge thérapeutique

  • Le déficit en adénine phosphoribosyltransférase (APRT, EC 2.4.2.7), une enzymopathie qui touche le métabolisme des purines, est transmis selon un mode autosomique récessif. L’APRT catalyse la conversion de l’adénine en adénosine monophosphate. Son déficit entraîne une accumulation de l’adénine qui est oxydée par la xanthine déshydrogénase (XDH, EC 1.1.1.204), en 2,8-dihydroxyadénine (2,8-DHA) éliminée par le rein. Ce métabolite est extrêmement insoluble, quel que soit le pH des urines et sa précipitation engendre la formation de lithiases et des insuffisances rénales. Le diagnostic de cette pathologie repose sur l’analyse des calculs par spectrophotométrie infrarouge et/ou la mise en évidence des cristaux de 2,8-DHA sur un prélèvement urinaire. La détermination de l’activité enzymatique de l’APRT sur un lysat de globules rouges permet d’identifier les homozygotes et les hétérozygotes de cette erreur innée du métabolisme. La biologie moléculaire est utile pour préciser les mutations responsables de la maladie. Deux types de déficits ont été individualisés selon que l’enzyme est absente (type I) ou présente mais inactive (type II). Dans le type I, observé essentiellement chez les sujets caucasiens, l’activité résiduelle de l’APRT chez les homozygotes est indétectable alors que dans le type II, qui affecte les sujets japonais, l’enzyme est synthétisée mais son activité très diminuée en raison d’une faible affinité pour le phosphoribosylpyrophosphate. La cristallisation de la 2,8-DHA est à l’origine de calculs et d’insuffisance rénale qui constituent les seules manifestations cliniques dans les deux types de déficits. Ces manifestations peuvent être évitées grâce à l’allopurinol, un inhibiteur compétitif de la XDH. Le rôle du laboratoire est essentiel pour poser le diagnostic et surveiller l’efficacité des mesures thérapeutiques dont l’objectif est de faire disparaître la cristallurie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les lithiases médicamenteuses.

  • Les lithiases médicamenteuses représentent environ 1,5% de l'ensemble des lithiases urinaires, ce qui est loin d'être négligeable. On en distingue deux grandes catégories: d'une part, les lithiases qui résultent de la cristallisation urinaire d'un médicament ou d'un métabolite peu soluble à forte excrétion rénale, d'autre part les lithiases de composition métabolique apparemment banale, mais qui sont provoquées par les effets métaboliques de médicaments administrés pour le traitement de diverses pathologies. Parmi les médicaments qui cristallisent dans les urines et sont susceptibles de former des calculs ou d'enrober des calculs préexistants, l'indinavir, le triamtérène et les sulfamides sont les plus fréquemments impliqués, suivis par la silice utilisée comme épaissisant des biberons chez les nouveau-nés et par divers antibiotiques et antiseptiques. Le diagnostic de ces lithiases repose sur l'analyse des calculs par spectrophotométrie infrarouge ou diffraction des rayons X. Les médicaments inducteurs de lithiases métaboliques sont plus difficiles à impliquer dans un processus lithiasique qui se manifeste souvent longtemps après le début du traitement, voire après l'arrêt de celui-ci. L'interrogatoiree du patient et l'enquête clinique sont déterminants pour juger de la responsabilité du médicament dans le processus lithiasique. Les principaux traitements inducteurs de lithiases calciques sont les supplémentations calciques et vitaminiques D ainsi que les traitements prolongés par les inhibiteurs de l'anhydrase carbonique pour glaucome ou épilepsie. Certains traitements peuvent être inducteurs de lithiases rodiotransparentes comme les médicaments uricosuriques, les laxatifs, l'allopurinol ou les acidifiants urinaires. Lorsqu'un médicament est indispensable au traitement de la maladie pour laquelle il a été prescrit, l'arrêt de sa prescription ou le remplacement par un outre produit n'est pas toujours possible. Dans ce cas, il convient de prendre en compte le risque lithogène du traitement et de proposer des mesures prophylactiques adaptées comme une cure de diurèse et, pour les produits qui y sont sensibles, une modification du pH urinaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Resultats du traitement laparoscopique de la lithiase de la voie biliaire principale. Etude de 30 cas.

  • Objectif: Rapporter les résultats du traitement laparoscopique de la lithiase de la voie biliaire principale dans une série monocentrique de 30 patients. Méthodes: De janvier 2001 à avril 2004, 30 patients, 23 femmes et 7 hommes, ont eu par coelioscopie une exploration de la voie biliaire principale pour lithiase. L'âge moyen était de 54 ans, (24 à 78 ans). Les motifs étaient: une angiocholite aiguë (n = 12), une cholécystite aiguë (n = 4), un ictère (n = 4), une pancréatite aiguë (n = 3), des perturbations du bilan hépatique (n= 7). Après cholangiographie per-opératoire, l'extraction de la lithiase a été tentée 30 fois par cholédocotomie, aucune fois par le cystique, à l'aide de sondes de Dormia ou de Fogarty. Le drainage biliaire était systématique par un drain de kéhr de même que la cholangiographie post-opératoire. Résultats: Chez 21 patients (70 %), l'intervention a été menée avec succès en coelioscopie. Le diamètre moyen du cholédoque était de 15 mm (de: 8-20 mm). Le nombre médian des calculs était de 5 (de 112). La durée opératoire moyenne était de 180mn (de 150-300 mn). Neuf patients ont dû être laparotomisés. Chez 2 patients, une lithiase résiduelle était découverte et traitée secondairement par sphinctérotomie endoscopique avec succès. La mortalité était nulle, la morbidité était de 10 %. La durée moyenne d'hospitalisation post-opératoire était de 14,7 jours (de: 7- 18 jours),et de 13,3 jours pour les patients n'ayant eu ni conversion, ni sphinctérotomie post-opératoire. Conclusion: Dans 70 % des cas le traitement laparoscopique de la lithiase de la voie biliaire principale a pu être réalisé. La conversion faite en cas de nécessité ne doit pas être considérée comme un échec. Cette approche ne s'oppose pas à l'abord conventionnel de la lithiase de la voie biliaire principale ni à la sphinctérotomie endoscopique qui peuvent être discutés au cas par cas.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Epidémiologie actuelle de la lithiase rénale en France.

  • La lithiase rénale est une pathologie fréquente qui affecte environ 10 % de la population des pays industrialisés. Sa prévalence a considérablement augmenté au cours des 50 dernières années qui ont vu la progression, en France comme dans les autres pays, de la lithiase rénale oxalocalcique. La nature des calculs varie avec le sexe et l'âge des patients et souligne l'influence de facteurs de risque liés au sexe, au poids corporel et à des pathologies associées comme le diabète. La baisse de fréquence de la struvite chez la femme au cours des 20 dernières années traduit une meilleure prise en charge des -infections urinaires de la femme jeune. En revanche, la progression de la weddellite chez la femme après 50 ans pourrait être liée aux conséquences métaboliques de la prise en charge thérapeutique de la ménopause. Une prévalence élevée de lithiase urique caractérise les lithiasiques en surpoids, obèses ou diabétiques. La lithogenèse oxalocalcique à partir d'une plaque de Randall papillaire est un phénomène de plus en plus fréquent affectant des sujets de plus en plus jeunes. Les facteurs alimentaires qui favorisent la lithiase sont aujourd'hui bien connus: excès de consommation de protéines animales, de sel et de sucres d'absorption rapide, défaut d'apports d'alcalins, notamment de potassium, par consommation insuffisante de fruits et de légumes. À ces facteurs responsables d'une excrétion urinaire accrue de protons, de calcium, d'acide urique et d'un défaut d'excrétion de citrate s'ajoutent les apports caloriques excessifs générateurs d'obésité, la consommation excessive de chocolat, source d'hyperoxalurie et le défaut d'apport hydrique favorisant une concentration excessive des urines. Si le réajustement nutritionnel représente la principale mesure de correction des anomalies urinaires et de prévention de la récidive lithiasique, la progression épidémiologique de certaines formes de lithiase doit faire rechercher des facteurs de risque particuliers et des mesures de prévention adaptées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Un cas de lithiase de 2.8.dihydroxyadénine. Particularités évolutives. Problèmes thèrapeutiques.

  • Les auteurs rapportent un cas de lithiase de 2.8.dihydroxyadénine. Ils font part de leur expérience dans ce cas des tentatives de destruction lithiasique par lithotripsie extracorporelle et des effets lithothèges d'une endoprothèse urétérale trop longtemps maintenue. La lithiase de 2.8.dihydroxyadénine est une lithiase congénitale, par déficit en APRT, (APRTase) transmise sur un mode autosomal récessif. Il s'agit ici d'une lithiase chez une femme de 25 ans, née de rapports incestueux entre un frère et une saur. Les premières manifestations lithiasiques sont survenues à l'âge de 9 ans. La lithiase bilatérale a été prise au début pour une lithiase urique. Le diagnostic précis repose sur l'analyse physique des calculs et sur la mesure de l'activité de l'APRT dans les globules rouges. Un traitement par lithotripsie par un appareil à ondes piézo-électriques sur les calculs gauches a été suivi de complications importantes, puis finalement d'une néphrectomie. Un calcul pelvien droit a été détruit par lithotripsie à ondes de choc (appareil Dornier). Deux calculs rénaux droits n'ont pas été détruits par ondes de choc. Cela laisse à penser que les calculs de 2.8.dihydroxyadénine ont une texture cristalline qui les rend plus ou moins résistants, ou tout au moins pour certains d'entre eux, aux traitements par les moyens physiques nouveaux, et qu'il faut tenir compte de cette notion dans les discussions du traitement urologique curatif. Pour des raisons extramédicales, une endoprothèse urétérale est restée en place 14 mois, ce qui a été à l'origine d'une infection urinaire à staphylocoques, de formations lithiasiques de struvite, pyéliques et urétérales, et d'incrustations de la partie intravésicale de la sonde urétérale. Un traitement par urétéroscopie et par néphrostomie percutanée a pu extraire cette lithiase secondaire radio-opaque.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement percutané de la lithiase de la voie biliaire principale.

  • But de l'étude: Certaines lithiases de la voie biliaire principale et, plus particulièrement, les calculs résiduels après une cholécystectomie, constatés lors d'une opacification par un drain biliaire, peuvent être traitées directement par voie percutanée, sans nécessiter une réintervention chirurgicale ou une sphinctérotomie endoscopique. Le but de cette étude était d'évaluer le traitement par voie percutanée de certains types de lithiase de la voie biliaire principale. Patients et méthodes: Entre 1980 et 1998, 42 cas de lithiase de la voie biliaire principale ont été traités par voie percutanée. Vingt-huit patients avaient un drain déjà en place et chez 14, un drainage biliaire a été mis en place soit par voie trans-hépatique, soit par ponction de l'anse intestinale d'une anastomose biliodigestive. La désobstruction percutanée était réalisée par sonde à panier pince à calcul ou lithotritie de contact, en utilisant l'endoscopie transcutanée. Dans 30 cas, il s'agissait de lithiase résiduelle, dans 11 cas de lithiase au-dessus d'une sténose et dans un cas, d'une lithiase associée à une lithiase vésiculaire. Résultats: La mortalité a été nulle et un malade a eu une complication grave (cholépéritoine). Après 2,3 ± 1 séances de manoeuvres externes, la désobstruction a été totale dans 33 cas (78,5 %) et partielle dans un cas (2,5 %). La désobstruction a échoué dans huit cas (19 %) traités de façon satisfaisante par chirurgie dans six cas et par sphinctérotomie endoscopique dans deux cas. Conclusions: Les techniques de désobstruction biliaire percutanée doivent être proposées en priorité chez les malades ayant un drainage biliaire en place ou lorsqu'une sphinctérotomie endoscopique est impossible ou contre-indiquée. Les manoeuvres externes percutanées font partie intégrante de la chirurgie hépatobiliaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Identification de lithiase factice : à propos d’un cas observé dans l’Ouest algérien

  • Il s'agit d'un cas de lithiase récidivante chez une patiente âgée de 19 ans, admise en service d'urologie pour coliques néphrétiques. Bien que les explorations radiologiques et biologiques fussent négatives, la patiente apportait régulièrement des « calculs » de petites dimensions, d'aspect graveleux, suite à une « expulsion spontanée ». Ces échantillons, au nombre de 42, ont fait l'objet préalable d'une analyse morphologique sous loupe binoculaire, pour la détection de constituants particuliers. L'origine non métabolique des échantillons a été soupçonnée par la simple appréciation des caractères organoleptiques de leur surface. Afin d'affirmer l'origine exacte de ces échantillons permettant de confirmer le diagnostic et devant la diversité des corps et des matériaux composant les faux calculs, la nécessité d'utiliser des méthodes physiques d'analyse précises s'impose dans cette exploration clinique. En effet, l'association des deux méthodes physiques d'analyse, la spectrophotométrie infrarouge et la diffraction des rayons X, a permis de déterminer la composition chimique exacte et la composition minéralogique de ces échantillons. Il apparaît alors que les échantillons considérés d'origine urinaire, étaient constitués de produits exogènes, de compositions variables. Certains échantillons étaient formés de calcite pure, d'autres étaient mixtes de composition: calcite et silicates. Par ailleurs, l'examen de plusieurs échantillons d'urine du réveil chez la patiente, n'a révélé aucune corrélation entre la nature des cristalluries et la composition de ces calculs. L'exploration faite dans ce travail a permis d'orienter utilement le clinicien vers des investigations complémentaires. Ce premier cas insolite représente 0,1 % des calculs urinaires analysés dans l'Ouest algérien.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le traitement laparoscopique de la lithiase de la voie biliaire principale sans drainage biliaire externe est-il possible?

  • But - Evaluer les indications, la faisabilité et les résultats du traitement laparoscopique de la lithiase de la voie biliaire principale sans drainage biliaire externe. Malades et méthodes - De 1992 à 1999, 70 malades consécutifs d'âge moyen 60 ± 15 ans (extrêmes: 18-82), étaient opérés par laparoscopie. L'extraction des calculs était tentée par voie transcystique (n = 25) ou par cholédocotomie (n = 45). La vacuité de la voie biliaire principale était vérifiée par cholangiographie per opératoire ou par cholédocoscopie. En cas de cholédocotomie, la cholédocoraphie était faite par un surjet ou des points séparés de fil à résorption lente. Quand un drainage biliaire externe était utilisé, il s'agissait d'un drain transcystique. Résultats - Une conversion en laparotomie était nécessaire 9 fois (12,8 %). Parmi les 61 opérés sous laparoscopie exclusive, 21 avaient une voie transcystique et 40 une cholédocotomie. La cholédocoscopie était possible chez 10 des 21 opérés par voie transcystique (47,6 %) et toujours faite en cas de cholédocotomie. Il n'y avait pas de drainage biliaire externe pour respectivement 16 des 21 opérés par voie transcystique et 39 des 40 opérés par cholédocotomie La mortalité à 30 était de 1/61 (1,6 %). La morbidité était de 9,8 % et 2 malades étaient réopérés par laparoscopie (une désunion de la cholédocoraphie, un hémopéritoine sans cause trouvée). Une sphinctérotomie endoscopique pour calcul résiduel était nécessaire 4 fois (4/61, 6,5 %) dont 2 pour calcul méconnu après cholédocotomie sans drainage biliaire externe. Conclusion - Ces résultats confirment la faisabilité du traitement laparoscopique de la lithiase de la voie biliaire principale et suggèrent qu'il peut être fait sans drainage biliaire externe dans la majorité des cas.

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Intérêt de l'urétérorénoscopie rétrograde dans le traitement des volumineuses lithiases rénales. Commentaire. Authors' reply

  • Objectif : Evaluer l'intérêt de la lithotritie endoscopique rétrograde en matière de volumineuses lithiases pyélo-calicielles. Matériel et Méthodes : Dix-huit patients âgés de 28 à 80 ans (m=52) et présentant un calcul rénal coralliforme (n=7) ou de mensuration maximale supérieure ou égale à 20 mm (n=11) ont été initialement pris en charge par urétérorénoscopie rétrograde rigide ou souple, avec fragmentation lithiasique balistique (Lithoclast) ou électro-hydraulique (Riwolith). Dans 16 cas (89%), une séance complémentaire de lithotritie extra-corporelle (LEC) piézo-électrique a été pratiquée au décours immédiat de l'acte endoscopique. Les complications précoces ont associé 3 cas de décharges bactériémiques rapidement régressives sous traitement médical et 1 décès par choc septique au 8ème jour post-opératoire. Douze patients (67%) ont fait l'objet d'un traitement ultérieur par urétéroscopie (n=4) ou LEC (n=11). Résultats : Au terme de cette procédure thérapeutique et avec un recul de 3 à 6 mois (m=4), 17 patients ont été évalués. L'élimination lithiasique a été complète pour 8 patients (47%) dont 3 présentaient initialement un calcul coralliforme. Un résidu lithiasique était patent dans 9 cas (53%), avec une mensuration maximale ≤ 5 mm dans 7 cas (41%). Un patient (5%) a fait l'objet secondairement d'une néphrolithotomie percutanée. Conclusion: Les progrès technologiques ont nettement facilité l'abord urétéroscopique des volumineux calculs pyélo-caliciels mais la fragmentation ainsi que l'élimination lithiasiques demeurent problématiques. Cette approche non conventionnelle constitue un axe potentiel d'évolution technique mais ne représente pas actuellement une alternative réellement performante à la NLPC.

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Revue générale sur les rhinolithiases.

  • Objectifs. - La rhinolithiase est une pathologie rare notamment en occident ou elle apparaît sous formes de cas cliniques isolés, voire anecdotiques. À travers cette série importante de 20 cas, une mise au point est proposée. Matériel et méthodes. - Entre 1990 et 2007, 20 cas de rhinolithiases ont été colligés au terme d'une consultation motivée essentiellement par une rhinorrhée fétide et purulente associée à une obstruction nasale. Le protocole comportait pour chaque patient: une anamnèse (circonstances et antécédents ORL), un examen rhinologique minutieux et des radiographies (standards et scanner). Résultats. - La rhinolithiase concernait autant d'adultes que d'enfants, de sexe féminin, d'origine rurale (66 % des cas) avec des conditions socioéconomiques défavorables. Les délais diagnostiques qu'on a pu notés variaient entre six mois et huit ans. Un examen montrait le rhinolithe sous forme d'une concrétion grisâtre, dure, essentiellement unilatérale (droite dans 60 % des cas et gauche dans 40 %). Un seul cas bilatéral suite à une destruction du septum nasal postérieur. Les rhinolithes avaient entre 5 et 50 mm de diamètre avec seulement trois corps étrangers associés (15 %). L'extraction a été menée par les voies naturelles sous anesthésie locale dans 60 % des cas. Les complications étaient rares (épistaxis: 10%) et l'évolution le plus souvent favorable sans récidives après 16 mois de recul en moyenne (six mois à 11 ans). Conclusion. - Une rhinorrhée purulente et fétide chronique sans antécédents rhinosinusiens impose un examen endoscopique endonasal dans de bonnes conditions après rétraction. Une rhinolithiase est facilement reconnue et confirmée par l'imagerie. Le traitement (extraction par les voies naturelles) est simple et permet une guérison dans la majorité des cas.

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Les lithiases médicamenteuses.

  • Une fréquence non négligeable : Les lithiases médicamenteuses représentent 1,5 à 2% des calculs de l'appareil urinaire. Les médicaments peuvent être physiquement présents dans les calculs en raison de leur faible solubilité dans l'urine ou inducteurs de lithiase par leurs effets métaboliques. Ils peuvent être responsables de l'apparition des calculs ou contribuent simplement à la croissance de calculs préexistants. Principaux médicaments impliqués : Ce sont le triamtérène, la glafénine, le piridoxilate, la sulfadiazine et l'indinavir, mais aussi les supplémentations calciques et vitaminiques D mal contrôlées. D'autres médicaments contribuent occasionnellement à la formation de calculs, en particulier quelques antibiotiques et antiseptiques urinaires. . Diagnostic et prévention : Aujourd'hui, on peut distinguer des lithiases médicamenteuses qui ont disparu (glafénine, piridoxilate), des lithiases qui sont réapparues (sulfadiazine) et de nouvelles lithiases médicamenteuses (ceftriaxone, amoxicilline, silice opaline chez le jeune enfant, indinavir). L'analyse physique des calculs par des méthodes fiables notamment la spectrophotométrie infrarouge et l'interrogatoire du patient pour reconstituer son passé thérapeutique sont les éléments-clés du diagnostic. Il existe des facteurs de risque spécifiques au développement de certaines lithiases médicamenteuses. La prise en considération de ces facteurs lors de la prescription du médicament et leur surveillance lors des traitement au long cours devraient permettre de réduire la fréquence des complications lithiasiques. . Au point de vue thérapeutique : Toutes les lithiases radiotransparentes ne sont pas solubles en milieu alcalin. En particulier, les lithiases médicamenteuses d'indinavir ou celles d'urate d'ammonium induites par les laxatifs ne peuvent pas être dissoutes par une cure de diurèse alcaline.

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Hépatectomie dans la lithiase intrahépatique.

  • But de l'étude: Cette étude a pour but de rapporter les résultats immédiats d'une série de 65 hépatectomies pour lithiase intrahépatique (LIH), réalisées au Vietnam. Patients et méthode: De 1986 à 1998, 44 hommes et 21 femmes (âge moyen: 40 ans) ont eu une résection hépatique pour LIH. Il s'agissait d'une réintervention pour lithiase résiduelle ou récidivée chez 40 patients. L'intervention a été réalisée d'urgence chez 25 patients. L'hépatectomie était motivée par un abcès du foie secondaire à une angiocholite dans 22 cas, des calculs moulés dans les canaux biliaires dans 20 cas, une hémobilie dans 12 cas, des calculs sus-jacents à une sténose biliaire dans huit cas et des calculs associés à une fistule biliaire postopératoire dans trois cas. Les hépatectomies (61 mineures, dont 55 lobectomies gauches, et quatre majeures) ont été réalisées par voie transparenchymateuse par digitoclasie selon la technique de Ton That Tung, suivies d'un drainage biliaire externe avec un drain de Kehr. Résultats: II y a eu six décès postopératoires (9 %), trois liés à un choc infectieux, deux à une cachexie et un à une insuffisance hépatocellulaire. Les autres complications (n = 15) ont évolué favorablement. La bile était infectée dans 93 % des cas et les germes le plus souvent rencontrés étaient Escherichia coli et Enterobacter. Il s'agissait dans tous les cas examinés de calculs pigmentaires. Conclusion: La lithiase intrahépatique est fréquente au Vietnam. La résection hépatique est le meilleur traitement dans les lithiases intrahépatiques localisées lorsqu'elle permet de réséquer en totalité le segment atteint avec à la fois les sténoses canalaires et les calculs. L'intervention peut être réalisée d'urgence pour abcès ou hémobilie.

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Lithiases médicamenteuses.

  • Les lithiases médicamenteuses représentent 1 à 2% des tithiases rénales. Elles peuvent être divisées en deux catégories: d'une part, celles qui résultent de la cristallisation urinaire d'un médicament ou d'un métabolite peu soluble dont l'excrétion urinaire est importante et, d'autre part, celles liées aux effets métaboliques des médicaments. Les principaux médicaments incriminés actuellement sont l'indinavir, utilisé chez les patients infectés par le VIH, les sulfamides, et plus particulièrement la sulfadiazine, et le triamtérène dont la prescription a beaucoup diminué. Une vingtaine d'autres molécules, parmi lesquelles la silice et certains antibiotiques, ont également été incriminées, essentiellement chez des patients recevant des traitements prolongés à posologies élevées. L'analyse des calculs par des méthodes physiques telles que la spectrométrie infrarouge ou la diffraction des rayons X permet de mettre en évidence le médicament ou ses métabolites dans les calculs. Dans la catégorie liée aux effets métaboliques des médicaments, le diagnostic repose, en particulier, sur l'enquête clinique. L'incidence de ce type de calculs est probablement sous-estimée, en particulier ceux liés à une supplémentation vitaminocatcique ou à un traitement par inhibiteur de l'anhydrase carbonique. Bien que les lithiases médicamenteuses surviennent le plus souvent chez des patients traités au long cours à posologie élevée, il existe également des facteurs de risque liés au patient tels que le pH urinaire, la diurèse et d'autres paramètres permettant de guider le traitement préventif. Une meilleure connaissance de ce type de complication médicamenteuse et des conditions de solubilité des drogues administrées, a fortiori chez les patients à risque, devrait permettre de diminuer l'incidence des lithiases médicamenteuses.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov