Lipome [ Publications ]

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  • Introduction. - L'angiomyolipome (AML) est la plus fréquente des tumeurs solides rénales bénignes. Du fait d'une absence de graisse à la tomodensitométrie (TDM), le diagnostic de ces tumeurs peut être difficile et peut être réalisé au décours d'une biopsie percutanée d'une masse rénale indéterminée. Par ailleurs, l'évolution des AML sans composante graisseuse TDM (AML SCGT) est incertaine. Méthodes. - Cinq cent biopsies rénales percutanées sous guidage TDM ont été réalisées entre 1998 et 2008. Sur les 500 biopsies réalisées pendant cette période, 41 étaient des AML SCGT. Par définition un AML SCGT est un AML diagnostiqué sur une biopsie percutanée alors qu'il n'existait pas de densité graisseuse à la TDM initiale. Nous avons étudié et comparé les données cliniques, TDM et histologiques de ces 41 patients (âge moyen: 56,9 ± 11,04 ans, sex-ratio H/F: 6/35). La taille moyenne était de 26,44 ± 14,68mm. Seize patients ont pu être contactés pour le suivi à long terme. Le suivi moyen était de 41 ± 28,3 mois. Chez quatre patients sur 16 le diagnostic initial de masse rénale a été réalisé par des symptômes locaux, un sur 16 par des symptômes généraux, un sur 16au cours du bilan d'une sclérose tubéreuse de Bourneville et dix sur 16ont été révélés de façon fortuite. Résultats. ― Après relecture de la TDM initiale, il existait une densité graisseuse dans dix cas sur 41 (24 %). Quatre biopsies sur 41 (10 %) étaient des AML épithélioïdes. Aucun des AML épithélioïdes n'avaient de graisse après relecture de la TDM. Parmi les 16 patients ayant été contactés, trois (19%) ont eu une complication. Pour deux patients, il s'agissait d'une douleur abdominale traitée médicalement. Les tailles initiales de ces deux AML SCGT étaient de 26 mm pour l'un et 30mm pour l'autre. Un patient a eu une néphrectomie d'hémostase. La taille initiale de l'AML SCGT était de 45 mm. Aucune dégénérescence néoplasique n'a été mise en évidence chez les 16 patients contactés. Conclusion. - Dans notre série, le taux d'AML sans composante graisseuse à la TDM initiale parmi les biopsies des masses rénales indéterminées a été de 8,2 %. Dans près de 25% des cas, une relecture de la TDM initiale a mis en évidence une composante graisseuse et aurait pu faire évoquer le diagnostic. L'évolution des AML sans composante graisseuse a semblé identique à celle des AML classiques. Le traitement conservateur a été une prise en charge satisfaisante puisqu'il n'y a eu aucun décès ni aucune évolution maligne. Dans 10% des cas il s'agissait d'un AML épithélioïde dont le risque malin au long cours n'est pas nul. L'AML sans composante graisseuse diagnostiqué sur une biopsie d'une masse rénale indéterminée nécessite une prise en charge semblable à celle des AML classiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Embolisation préventive et en urgence des angiomyolipomes: notre expérience

  • But. - Présenter notre expérience de l'embolisation en urgence ou programmée des angiomyolipomes. Patients et méthodes. ― Étude rétrospective (1999-2009) incluant 20 patients, parmi lesquels cinq avaient une hypothyroïdie. Groupe I. - Embolisation en urgence: 11 patients agés de 61,4 ± 15,6 ans , AML de 8,2 ± 2,8 cm présentant une hémorragie rétropéritonéale par rupture spontanée étaient traités par embolisation. Deux étaient en choc hémorragique. Une transfusion de 3,4culots/patient a été faite chez cinq patients. Groupe II, embolisation préventive: neuf patients, âgés de 58,3 ± 15,2 ans, tous asymptomatiques, ayant des AML de 5,2 ± 2,2 cm traités par embolisation unilatérale. Résultats. ― Groupe I: l'embolisation a été efficace chez 100% des patients. Aucun incident peropératoire. À un mois, la réduction du volume tumoral était de 40 %. À huit mois, un patient a subi une néphrectomie à cause d'une nouvelle rupture, et un autre, une deuxième embolisation à 14 mois. Le résultat technique était maintenu après 18 mois dans 83% des cas. Deux patients ont développé une HTA contrôlée par monothérapie et cinq avaient des séquelles rénales ischémiques limitées. Groupe II: aucun incident peropératoire et aucune complication postopératoire. Un mois après embolisation, la réduction du volume tumoral était de 23 %. Après 24 mois, les patients étaient asymptomatiques. Une seule ré-embolisation a été faite à 20 mois (duplicité artérielle). Des séquelles rénales ischémiques limitées ont été rapportées chez un seul patient, mais aucune insuffisance rénale. Conclusions. ― L'embolisation de nécessité restait la méthode de choix en urgence avec d'excellents résultats et peu de complications à distance. L'embolisation programmée prévenait efficacement le risque hémorragique, sans impact sur la fonction rénale, avec un coût économique faible par rapport à une hospitalisation et une prise en charge en urgence. La signification de l'association AML―hypothyroïdie observée dans notre série nécessite une confrontation à des cohortes plus importantes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les angiolipomes rachidiens épiduraux: une cause rare de compression médullaire. A propos d'une série de 8 cas avec revue de la littérature.

  • Les angiolipomes rachidiens extraduraux sont des processus expansifs rares constitués d'éléments angiomateux et lipomateux matures. Nous rapportons 8 cas d'angiolipomes épiduraux chez 6 femmes et 2 hommes, s'étant manifestés dans 7 cas par un syndrome de compression médullaire lente, et dans 1 cas par une paraparésie régressive évoluant de façon fluctuante simulant une sclérose en plaques. Dans les 8 cas, il s'agit d'une localisation thoracique, avec une image d'arrêt de type extradural, complet dans 2 cas et partiel dans 5 cas. Le myélo-scanner réalisé chez 7 patients et l'imagerie par résonance magnétique effectuée chez le huitième évoquent le diagnostic de processus graisseux extradural. L'intervention chirurgicale a permis l'exérèse aisée du processus dans tous les cas. L'évolution postopératoire a été satisfaisante chez tous nos patients après un suivi moyen de 9 ans (extrêmes : 6 mois-12 ans). La revue de la littérature retrouve 67 cas similaires publiés. Il s'agit donc au total de 75 cas étudiés : 45 femmes et 30 hommes, d'un âge moyen de 46,3 ans (extrêmes : 6-73 ans), ayant un syndrome de compression médullaire d'évolution lente dans 68 cas et fluctuante dans 7 cas simulant un tableau de sclérose en plaques. La myélographie montre un arrêt de type extradural de localisation thoracique. L'IRM représente aujourd'hui l'examen de choix pour le diagnostic de ces lésions. L'exérèse chirurgicale, souvent aisée, des angiolipomes extraduraux permet une guérison rapide. L'étiopathogénie de ces processus n'est pas encore tranchée entre l'hypothèse dysembryogénique et malformative.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lipomes à cellules fusiformes et délétion 13q: apport de la cytogénétique dans l'aide au diagnostic.

  • Objectifs : Les lipomes à cellules fusiformes sont des tumeurs adipocytaires rares, caractérisées par une prolifération d'adipocytes matures et de cellules fusiformes associées à de courts faisceaux de collagène. Ce sont toujours des tumeurs bénignes, mais difficiles à différencier des liposarcomes à cellules fusiformes, des liposarcomes myxoïdes ou des liposarcomes bien différenciés. Nous rapportons ici l'analyse de deux cas. Résultats : Le premier cas était de siège sous- et rétro-mastoïdien profond et localement mal délimité. L'analyse cytogénétique révélait la présence de deux anomalies, une délétion du bras long d'un chromosome 13, del(13)(q12), et une translocation réciproque t(2,6)(p16∼21,p21). Le deuxième cas était de localisation sous-cutanée cervicale postérieure et le caryotype révélait également une délétion 13q, associée à un remaniement complexe des chromosomes 5, 6 et 10. La présence de la délétion 13q nous permettait de confirmer le diagnostic de lipome à cellules fusiformes. Cette délétion a été précédemment décrite dans six des onze analyses cytogénétiques de lipomes à cellules fusiformes publiées à ce jour. Elle est généralement associée à une anomalie du chromosome 16, cependant nos résultats montrent qu'elle peut survenir indépendamment de celle-ci. Conclusion: Notre étude confirme l'existence de lipomes à cellules fusiformes avec infiltration musculaire et souligne l'intérêt de l'analyse cytogénétique dans le cas des tumeurs mésenchymateuses de diagnostic délicat.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Angiomyolipome épithélioïde hépatique potentiellement malin: à propos d'un cas et revue de la littérature.

  • Fréquent au niveau du rein, l'angiomyolipome, tumeur mésenchymateuse formée de contingents tissulaires en proportions variables (adipeux, musculaire lisse et vasculaire), est rare dans sa localisation hépatique et réputé bénin. Nous rapportons l'observation d'une femme de 67 ans ayant bénéficié d'une hépatectomie gauche pour masse tumorale du segment IV à marqueurs tumoraux normaux et de diagnostic incertain après imagerie et biopsie. L'examen anatomopathologique final révélait un angiomyolipome épithélioïde potentiellement malin. En effet, des emboles lymphatiques et vasculaires à distance et un thrombus de la veine porte gauche colonisé étaient observés. À 24 mois de recul la patiente restait en rémission clinique. La littérature internationale ne mentionne que deux cas d'angiomyolipomes hépatiques malins publiés, cependant leur fréquence semble sous-estimée du fait de leur rareté et de la difficulté de leur diagnostic anatomopathologique nécessitant une caractérisation immunohistochimique. La qualification morphologique (par TDM et IRM) des angiomyolipomes hépatiques et anatomopathologique par la création d'une entité anatomopathologique dénommée PECome (perivascular-epithelioïd cell) réunissant des tumeurs à caractéristiques immunohistochimiques identiques incluant les angiomyolipomes réalise un réel progrès. Cela devrait permettre de déterminer l'incidence exacte et le risque évolutif des angiomyolipomes hépatiques jusqu'alors réputés bénins et par conséquent, les impératifs de leur prise en charge.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le lipome périsudoral.

  • Introduction. A la suite de la publication en 1993 de Hitchcock, Hurt et Santa Cruz, nous avons identifié 11 cas de la variante de lipome superficiel, décrite et dénommée par ces auteurs adénolipome cutané. Malades et méthodes. Notre étude a porté sur 1 742 lésions enregistrées au Laboratoire d'Histopathologie cutanée de janvier 1989 à août 1996 et correspondant à 397 lipomes, 1 325 molluscums pendulums dont 120 à axe graisseux et 20 hamartomes conjonctifs divers dont 7 hamartomes lipomateux superficiels. Nous avons recherché parmi ces 1 742 lésions l'adénolipome cutané. Résultats. Nous avons identifié 11 cas, soit une fréquence globale de 0,63 p. 100 pour l'ensemble des lésions examinées et de 2 p. 100 des 524 lésions cutanées lipomateuses (lipomes, hamartomes lipomateux et fibrolipomes). L'âge moyen des malades était de 50 ans et le rapport F/H de 1,75. Le siège de la tumeur était 7 fois aux membres inférieurs, (dont 4 fois à la cuisse), 3 fois au tronc et 1 fois dans la région scapulaire. Discussion. L'adénolipome cutané est une lésion lipomateuse distincte des lipomes habituels , il se développe dans le derme ou dans l'hypoderme. Il est remarquable par son caractère solitaire, sa localisation préférentielle aux racines des membres, aux cuisses en particulier et son histogénèse. Il s'agit d'une tumeur graisseuse lobulée et encapsulée, se développant apparemment à partir de la graisse périsudorale, se développant apparemment à partir de la graisse périsudorale normale. Les glandes sudorales sont incluses dans le lipome sans y proliférer et la dénomination de lipome périsudoral paraît de ce fait préférable à celle d'adénolipome cutané. Son diagnostic différentiel est à faire avec le fibrolipome (molluscum pendulum à axe graisseux) et l'hamartome lipomateux superficiel.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rôle de l'embolisation dans les angiomyolipomes du rein.

  • Objectifs. Présenter l'expérience de deux centres dans l'embolisation des angiomyolipomes (AML) du rein afin de préciser la place de cette technique dans le traitement en urgence d'une hémorragie et dans le traitement préventif ou préchirurgical. Matériel et Méthodes. Sur une période de 10 ans, 35 AML chez 34 patients ont été traités par embolisation. Ce geste a été réalisé en urgence, à visée hémostatique, dans 16 cas et de façon programmée, à visée préventive, dans 19 cas: six de ces patients étaient complètement asymptomatiques et 13 avaient des antécédents lointains de douleurs ou d'hématome. L'embolisation a été réalisé par cathétérisme sélectif (nécessitant un microcathéter coaxial dans 19 cas) à l'aide de particules non résorbables, de spires métalliques ou d'alcool. Résultats. L'embolisation d'hémostase a été efficace en un temps dans 80 % des cas. Une nouvelle embolisation a été nécessaire dans 2 cas et une chirurgie dans 8 cas. Une chirurgie différée et programmée a été effectuée dans 6 de ces cas. Les embolisations préventives ont nécessité une séance dans 17 cas et 2 séances dans les 2 autres. La réduction de taille tumorale était de 28 % après un suivi moyen de 18 mois. Quatre patients ont eu une chirurgie conservatrice programmée par la suite. Conclusion. L'embolisation d'hémostase est la méthode de choix pour la prise en charge en urgence des AML hémorragiques. L'embolisation préventive est une alternative à la chirurgie dans le traitement des AML symptomatiques ou non, dont la place reste à définir.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Angiomyolipome épithélioïde rénal

  • Les angiomyolipomes épithélioïdes rénaux (AMLeR) sont des tumeurs rares (identifiées chez moins de 0,1 patients pour 1000 habitants) et représentent 8 % des angiomyolipomes (AML) opérés. Le diagnostic est histologique, caractérisé par un contingent de cellules épithélioïdes observées parmi les cellules des AML typiques. Les AMLeR sont des tumeurs dérivées des cellules épithélioïdes périvasculaires (PECome). Il existe des PEComes bénins, des PEComes à potentiel agressif et des PEComes malins. La majorité des PEComes malins sont des AMLeR. Il existe deux formes cliniques d’AMLeR, sporadiques ou en association avec la sclérose tubéreuse de Bourneville (STB). Les AMLeR sont des tumeurs solides localisées, uniques et sporadiques du rein de taille variable qui peuvent se révéler comme les AML classiques par des symptômes locaux ou une complication (hémorragie). Le mode de révélation le plus fréquent est radiologique. Les AMLeR sont des AML pauvres en graisse en tomodensitométrie (TDM). Ils peuvent être confondus avec un carcinome à cellules rénales (CCR). Un tiers des AMLeR sont malins avec une évolution locorégionale, ganglionnaire ou métastatique qui peut conduire au décès. Le traitement des AMLeR est multimodal en fonction de l’histologie, de la forme clinicoradiologique, de l’évolution et du patient. La néphrectomie partielle ou la surveillance sont les traitements des formes bénignes. La néphrectomie totale élargie éventuellement suivie d’un traitement par doxorubicine ou par rapamycine est le traitement recommandé des formes à potentiel agressif et des formes malignes.

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Lipomes, lipomes multiples et lipomatoses.

  • Les tumeurs lipomateuses sont très fréquentes. Le lipome simple en est le représentant le plus commun. C'est la classification d'Enzinger qui permet la meilleure compréhension de la nature et du comportement de ces tumeurs. Les lipomes simples, superficiels ou profonds forment la première classe, la plus fréquente et la plus commune. Les lipomes multiples et les lipomes géants entrent dans cette classe de lipomes. La seconde classe regroupe une série de variantes histologiques, moins fréquentes. Les lipomes hétérotopiques englobent toutes les tumeurs lipomateuses développées au sein de tissu non adipeux , les lipomes intramusculaires sont les plus fréquents. Les lipomes infiltrants et les lipomatoses sont plus rares, parfois familiaux ou inclus dans un syndrome plus large. Enfin, les hibernomes sont des tumeurs formées de graisse brune. La majeure partie de ces tumeurs se manifestent par une tuméfaction de croissance lente et non douloureuse , seuls certains cas particuliers échappent à cette description. Bien que le diagnostic final ne soit posé qu'après l'examen anatomopathologique, le diagnostic clinique est le plus souvent correct. Les tumeurs infiltrantes, récidivantes ou atteignant d'importants volumes, pourront être suspectes de malignité, motivant ainsi une exérèse. Le traitement consiste en une excision complète. Si la liposuccion a incontestablement sa place dans le traitement des lipomatoses, elle reste à définir dans le traitement des lipomes volumineux et multiples.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Angiomyolipome rénale: à propos de huit cas.

  • L'angiomyolipome est la tumeur bénigne la plus fréquente des masses dolides du rein, elle représente un cadre de fréquence de 1 à 3% des tumeurs du rein, sa composition histologique est faite de trois contingents: graisseux, fibres musculaires lisses et vasculaires a des proportions variables, elle sévit sur un cadre sporadique et peut s'exprimer dans un cadre congénitale comme manifestation de la sclérose tubéreuse de Bourneville. Nous rapportons l'expérience du service d'Urologie B du CHU IBN Sina de Rabat dans la prise en charge de huit cas d'angiomyolipome sur une période s’étalant sur six ans en précisant les manifestations cliniques, données de l'imagerie, le résultat histologique et la conduite thérapeutique. Les manifestations cliniques ne lui sont pas spécifiques, elle peut se manifester par des lombalgies, crise de colique néphritiques, hématurie, masse palpable dans le flanc. La TDM reste l'examen radiologique le plus sensible en mettant en évidence la présence de graisse au sein de la masse, l'histologie confirme le diagnostic et il n'y a aucun consensus qui régit la prise en charge de ce type de tumeur, on peut admettre une surveillance pour les petites masses de moins de 4 cm et traité les formes symptomatiques ou qui dépasse les 4 cm par embolisation ou chirurgie partielle ou totale. Les nouvelles thérapeutiques focales peuvent révolutionner la prise en charge de ce type de tumeur bénigne, mais les études sont toujours en cours.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Angiomyolipome épithélioïde du rein : à propos d’une observation et discussion des critères de malignité.

  • L’angiomyolipome épithélioïde (AML-E) rénal est une tumeur mésenchymateuse rare du rein appartenant au groupe des tumeurs perivasculaires à cellules épithélioïdes (PEComes) souvent associée à la sclérose tubéreuse de Bourneville (STB). Les caractéristiques cliniques et radiologiques n’étant pas spécifiques, le diagnostic est le plus souvent porté par l’examen anatomopathologique. D’un point de vue histopathologique, l’AML-E correspond à une prolifération de plus de 80 % de cellules épithélioïdes atypiques, souvent associées à des remaniements hémorragiques et nécrotiques, une importante activité mitotique et une angioinvasion. Les cellules tumorales expriment les marqueurs mélanocytaires et musculaires lisses en immunohistochimie. Les facteurs pronostiques sont mal définis et seule la présence de métastases à distance permet d’affirmer la malignité de la tumeur. Nous rapportons ici un cas d’AML-E diagnostiqué chez une femme de 58 ans et proposons une revue de la littérature afin de discuter les critères pronostiques permettant de stratifier le potentiel malin des AML-E et d’adapter la prise en charge des patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Angiomyolipome hépatique simulant une tumeur hépatocytaire. Trois observations.

  • L'angiomyolipome hépatique est une tumeur mésenchymateuse bénigne rare. Nous rapportons trois cas d'angiomyolipomes atypiques simulant des tumeurs bénignes hépatocytaires. Il s'agissait de 3 femmes, qui n'étaient pas atteintes de sclérose tubéreuse de Bourneville. La tumeur était unique dans 2 cas et multiple dans 1 cas. Les 6 lésions étaient volumineuses (7 cm de diamètre en moyenne), principalement hypo-échogènes et hétérogènes en échographie. En tomodensitométrie les lésions ne contenaient pas de zone de densité graisseuse et étaient hypervascularisées. En imagerie par résonance magnétique, elles étaient en hyposignal dans 4 cas et en isosignal dans un cas en T1, en hypersignal dans 4 cas et en isosignal dans un cas en T2. La biopsie percutanée réalisée deux fois ne permettait pas d'établir le diagnostic. L'analyse histopathologique de la pièce d 'exérèse, réalisée dans les 3 cas, montrait dans tous les cas un angiomyolipome à contenu graisseux faible ou absent. Le marquage avec l'anticorps anti-HMB-45 était positif En conclusion l'angiomyolipome hépatique à faible contenu graisseux peut simuler une tumeur hépatocytaire. Le diagnostic de cette forme pourrait être amélioré par le marquage avec l'anticorps anti-HMB-45 sur le fragment biopsique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Angiomyolipome de la glande parotide.

  • Introduction. - L'angiomyolipome est une tumeur bénigne rare d'origine mésenchymateuse atteignant habituellement le rein et survenant fréquemment chez des patients atteints de sclérose tubéreuse de Bourneville ou de lymphangioléiomyomatose sporadique. Des localisations extrarénales de cette tumeur sont décrites, principalement au niveau hépatique. Une telle tumeur est rarement retrouvée au niveau de la face et du cou et ne semble pas liée dans ce cas à la sclérose tubéreuse ou à la lymphangioléiomyomatose. Matériel et méthode. - Les auteurs rapportent un cas d'angiomyolipome de la glande parotide. Résultats. - Un homme de 43 ans a consulté pour une tuméfaction souple et indolore de la région parotidienne droite évoluant depuis plus de trois ans. L'échographie et l'IRM ont montré une lésion bien limitée, évocatrice de tumeur mixte. La cytoponction orientait vers une lésion bénigne. Une parotidectomie partielle a été réalisée et a permis de faire le diagnostic d'angiomyolipome, lésion constituée de cellules musculaires lisses, de lobules graisseux et de vaisseaux tortueux à parois épaisses. Une analyse génétique de la tumeur a montré des anomalies aléatoires non clonales (trisomie 7 et 18q-). Conclusion. - Cet article discute de la présentation et de la prise en charge de cette tumeur exceptionnelle de la glande parotide.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Myélolipome hépatique : une entité rare, à propos d’un cas et revue de la littérature.

  • Le myélolipome hépatique est une lésion extrêmement rare dont seulement 17 cas ont été colligés dans la littérature mondiale. Nous rapportons l’observation d’un homme de 55 ans, chez qui a été découvert fortuitement à l’échographie, une lésion nodulaire unique de 73 mm du foie droit. La ponction biopsie hépatique montrait, en continuité avec un parenchyme hépatique par ailleurs normal, du tissu adipeux mêlé à un tissu hématopoïétique comportant les trois lignées érythrocytaire, granulocytaire et mégacaryocytaire, permettant de porter le diagnostic de myélolipome. Cette lésion bénigne a été décrite initialement au niveau de la surrénale qui reste la localisation la plus fréquente. Aucune transformation maligne ni complication hémorragique n’a été décrite pour la localisation hépatique. Le diagnostic est toujours histologique compte tenu des aspects radiologiques variables, ce qui permet d’éviter une chirurgie d’exérèse au vu du bon pronostic de cette lésion. L’étiopathogénie n’est pas encore clairement établie et plusieurs hypothèses ont été évoquées telles l’hétérotopie surrénalienne ou médullaire, l’embolie de moelle osseuse post-fracturaire ou une métaplasie myéloïde.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lipome de la base du crâne. A propose d'un cas.

  • Lipome de la base au crâne. A propos d'un cas Objectifs : Les lipomes intra-osseux sont des tumeurs bénignes rares touchant habituellement les métaphyses des os longs. La localisation au niveau de la base du crâne est exceptionnelle. Les auteurs rapportent le cas d'un lipome de la base du crâne de découverte fortuite. Méthodes : Patiente âgée de 45 ans, consultait pour une galactorrhée avec hyperprolactinémie. Résultats : L'imagerie par résonance magnétique (IRM) a mis en évidence, outre la présence d'un micro-adénome hypophysaire, une lésion expansive, bien limitée, de 3 cm de grand axe, développée aux dépens du corps et de la grande aile droite du sphénoïde et qui paraissait en hyper signal T1 et T2 et s'effaçait sur les séquences T1 après saturation de graisse. La tomodensitométrie (TDM) montrait que la lésion se présentait sous forme d'une lyse osseuse bien limitée par une ostéocondensation périphérique et dont la matrice lésionnelle était de densité graisseuse trabéculaire faisant ainsi évoquer le diagnostic d'un lipome du sphénoïde. Conclusions : Les lipomes de la base du crâne sont exceptionnels. Leurs aspects à l'imagerie sont caractéristiques ce qui permet d'éviter des biopsies inutiles. L'abstention thérapeutique est la règle pour les lésions asymptomatiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'angiomyolipome rénal à composante musculaire épithélioïde prédominante. A propos de deux observations.

  • Nous rapportons deux cas d'angiomyolipomes de localisation pararénale chez des femmes d'âge moyen, sans sclérose tubéreuse de Bourneville. Les deux tumeurs étaient formées de cellules musculaires d'allure épithélioïde, dépourvues d'atypies, marquées pour certaines d'entre elles par l'anticorps HMB-45 et les anticorps anti-récepteurs aux oestrogènes et à la progestérone. Le stroma était fibreux, abondant, riche en gros vaisseaux. Il n'existait pas de contingent tissulaire adipeux associé. A l'étude ultrastructurale, les cellules musculaires contenaient des myofilaments et des mélanosomes. Le phénotype immunohistochimique et ultrastructural des deux tumeurs suggère leur rattachement au groupe des lésions dérivant de la cellule PEC (perivascular epithelioid cell). De telles tumeurs sont à considérer comme une variété particulière d'angiomyolipome à contingent musculaire épithélioïde prédominant. L'expression immunohistochimique des récepteurs des oestrogènes et de la progestérone dans nos deux observations fait envisager leur caractère hormonodépendant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Imagerie des angiomyolipomes du rein: à propos de neuf cas.

  • angiomyolipomes (AML). Matériel et méthodes: étude rétrospective de huit cas d'AML explorés par échographie et tomodensitométrie retenus sur l'aspect radiologique dans sept cas et sur une confirmation histologique dans un cas. Résultats: la découverte était fortuite dans cinq cas. Une sclérose tubéreuse de Bourneville (STB) a été notée dans cinq cas. L'âge moyen était de 37 ans avec une prédominance féminine sept fois sur huit. Les AML étaient multiples dans la moitié des cas, tous atteints de la STB. La taille étaient variable entre 5 mm et 20 cm. L'échographie a montré un aspect hyperéchogène homogène dans six cas et hétérogène dans deux cas. La TDM a montré des lésions tissulaires d'aspect variable et polymorphe. La composante graisseuse des AML a été retrouvée chez sept patients. Un saignement intratumoral a été noté dans un cas. Conclusion: l'aspect radiologique des AML est variable en fonction de la taille tumorale. Il est évocateur devant la présence d'une tumeur rénale avec un contingent graisseux. Lassociation à une STB est un argument diagnostique supplémentaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Volvulus du grêle sur lipome du mésentère.

  • Nous rapportons l'observation d'une fillette âgée de 7ans qui reçue dans un tableau de syndrome sub-occlusif avec une douleur abdominale aigue paroxystique siégeant au niveau de l'épigastre associée à des vomissements et un arrêt des matières. L'examen physique mettait en évidence une sensibilité à la palpation de l'épigastre. L'échographie abdominale a montré une formation tissulaire intra péritonéale mal limitée sans caractère vasculaire au doppler, exerçant un effet de masse sur les structures de voisinage , les vaisseaux mésentériques étaient en position normale. A la tomodensitométrie cette masse correspondait à une formation lipomateuse bien limitée exerçant un effet de masse sur le caecum avec un volvulus du grêle. Le diagnostic de volvulus du grêle sur lipome mésentérique a été retenu. L'exploration chirurgicale confirmait ce diagnostic. Une détorsion grélique et une énucléation lipomateuse étaient réalisées. Les suites opératoires étaient simples après un recul de 6 mois. L'examen anatomopathologique confirmait la nature lipomateuse de la masse.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'angiomyolipome rénal. A propos de 11 cas.

  • Les auteurs rapportent leur expérience concernant 11 angiomyolipomes (AML) rénaux colligés durant une période de 20 ans. Les patients se répartissent en 10 femmes (90,9 %) et un homme (9,1%). L'âge moyen des malades est de 46 ans (21-63 ans). Les manifestations cliniques sont les lombalgies (100 %), l'hématurie (45,4 %), la masse lombaire (72,7 %), la fièvre (18 %). Chez une patiente l'AML est associé à la sclérose tubéreuse de Bourneville. Le diagnostic préopératoire est affirmé par l'échographie et la tomodensitométrie chez 45,4 % des malades. le diamètre tumoral variait de 7 à 14 cm chez 10 patients et chez une malade il n'était que de 3,6 cm. La localisation bilatérale est notée chez 2 patientes. Le traitement a consisté en une néphrectomie totale chez 7 patients, une néphrectomie partielle chez 3 malades et une tumoréctomie chez un autre malade. Le but de ce travail est d'analyser les aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques de cette affection.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Volvulus du jéjunum sur torsion d'un lipome sous séreux pédiculé: une étiologie exceptionnelle d'occlusion diagnostiquée au scanner.

  • Les auteurs rapportent un cas d'occlusion intestinale, secondaire à un volvulus du jéjunum lié à la torsion d'un volumineux lipome sous séreux pédicule. Ce type de lésion et son mode de révélation n'ont à notre connaissance jamais été rapportés. Les auteurs discutent les diagnostics différentiels des tumeurs graisseuses à développement abdominal ainsi que les diagnostics des masses graisseuses associées à une occlusion de l'intestin grêle. Le volvulus du grêle secondaire à une torsion de lipome sous séreux est un des diagnostics différentiels à évoquer devant une occlusion mécanique explorée au scanner, lorsqu'on objective une volumineuse masse graisseuse encapsulée, associée à une distension d'une ou plusieurs anses grêles.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov