Lichen plan [ Publications ]

lichen plan [ Publications ]

Publications > lichen plan

  • Introduction. Le carcinome verruqueux de la cavité buccale, est une entité rare, autrefois controversée. Son étiopathogénie reste débattue, notamment quant à ses rapports avec le lichen plan. Nous rapportons un cas de carcinome verruqueux de la langue apparu sur des lésions de lichen plan évoluant depuis plusieurs années. Observation. Un homme âgé de 78 ans, non-fumeur, avait des antécédents de lichen plan cutané. Il consultait pour des lésions de lichen plan buccal du palais et de la langue. Un traitement par trétinoïne locale l'améliorait de façon spectaculaire et permettait une rémission durant 5 ans. L'arrêt du traitement pendant quelques mois entraînait une récidive du lichen puis l'apparition sur la langue de néoformations végétantes, verruqueuses, blanchâtres, en choux-fleurs. La biopsie confirmait la suspicion clinique de carcinome verruqueux. Une résection monobloc par laser était entreprise. Trois mois plus tard, une récidive survenait. Une chimiothérapie, associant isotrétinoïne et méthotrexate, faisait disparaître rapidement les lésions. Un an plus tard, la rémission persistait sous traitement. Discussion. Le carcinome verruqueux est une tumeur orale rare, exophytique en chou-fleur, à croissance lente, sans potentiel métastatique. Son potentiel d'agressivité locale, son caractère invasifet récidivant contrastent avec son apparente bénignité histologique. Malgré l'impression clinique de malignité, les examens histologiques ne révèlent qu'une papillomatose avec acanthose, une dysplasie à des degrés variables, sans franchissement de la basale. La survenue sur lichen plan peut paraître « classique », mais elle n'est que très rarement rapportée dans la littérature. Le traitement est mal codifié. Une chimiothérapie complémentaire nous semble utile pour prévenir les récidives.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lichen plan pemphigoïde induit par la simvastatine.

  • Introduction. La simvastatine est un hypolipémiant inhibiteur de la 3-hydroxy-3-méthylglutaryl-coenzyme A réductase. Nous rapportons l'observation d'un lichen plan pemphigoïde induit par la simvastatine Observation. Un homme de 63 ans était hospitalisé pour une éruption lichénoïde prurigineuse polymorphe étendue, secondairement bulleuse, évoluant depuis un mois. Il était traité depuis deux mois par simvastatine pour une hypercholestérolémie. Les examens histologiques et l'immunofluorescence cutanée directe étaient compatibles avec un lichen plan pemphigoïde. La détection d'anticorps circulants par immunotransfert permettait la détection d'anticorps circulants dirigés contre les antigènes BP 180. L'ensemble des lésions disparaissait progressivement après l'arrêt de la simvastatine. Aucune récidive n'a été observée 1 an après l'arrêt du traitement. Discussion. L'origine médicamenteuse du lichen plan pemphigoïde a exceptionnellement été rapportée. Des cas ont déjà été décrits avec la cinnarizine, le captopril, le ramipril et le furosémide. La simvastatine a été impliquée dans le déclenchement de prurits, d'éruptions eczématiformes, de chéilites, d'urticaires et d'angioedèmes, de porphyrie cutanée tardive, de lupus et d'éruptions lichénoïdes. Le nouvel effet indésirable décrit dans cette observation doit être répertorié et connu en raison de la fréquence de prescription de cet hypolipémiant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lichen plan et vaccination anti-hépatite B.

  • Introduction. L'association lichen plan et pathologies hépatiques est maintenant admise. Les cas de lichen plan après vaccination anti-hépatite B sont beaucoup plus rares. Nous rapportons le cinquième cas de ce type. Observation. Une jeune fille de 16 ans a eu une semaine après la première injection du vaccin Gen Hevac B® (Institut Pasteur) un lichen plan cutané pur récidivant 3 jours après la deuxième injection. L'histologie montrait une lésion lichénoïde avec une intense nécrose kératinocytaire plus évocatrice de toxidermie lichénoïde que de lichen plan. Discussion. A notre connaissance, seuls quatre autres cas ont été préalablement rapportés. En reprenant la composition des vaccins, seul l'antigène HBs et plus particulièrement la protéines S semble être en cause dans la survenue du lichen plan. Notre cas est particulier par la précocité de l'éruption après la vaccination et par son aspect histologique. Conclusion. La survenue de nouveaux cas de lichen plan consécutifs à une vaccination anti-hépatite B pourra sans doute éclairer les processus physio-pathologiques en cause.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lichen plan et thymome. Un cas.

  • Introduction. Le lichen plan est une maladie inflammatoire chronique de la peau qui peut rarement s'associer à un thymome. Observation. Une femme âgée de 72 ans avait un lichen érosif buccal, un lichen plan hypertrophique des jambes, une myasthénie grave et une hypogammaglobulinémie acquise, associés à un thymome. L'analyse des sous-populations lymphocytaires circulantes a montré une augmentation des lymphocytes CD8. Dans les mois qui ont suivi l'ablation chirurgicale du thymome, les examens cliniques et de laboratoire se sont normalisés progressivement et 2 ans plus tard la malade était en bonne santé. Discussion. A notre connaissance, ceci est le seul cas rapporté qui ait bénéficié de façon si favorable du traitement chirurgical malgré une symptomatologie aussi marquée. L'évolution tout à fait particulière permet de conférer au thymome un rôle causal dans ce syndrome et permet de souligner les conséquences que le thymome peut avoir sur le système immunitaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lichen plan buccal et cancer. A propos de deux cas.

  • Le lichen plan buccal pouvant subir une transformation maligne reste un sujet de controverse. Deux nouveaux cas viennent renforcer cette thèse. Cas I: Une femme diabétique non fumeuse âgée de 64 ans présentait en association un lichen plan atrophique et des lésions érythroplasiques de la muqueuse buccale droite ainsi qu'un lichen plan réticulaire de la muqueuse buccale gauche. Ces deux lésions étaient histologiquement confirmées. Malgré un traitement on constata une dégénérescence des lésions de type Bowen en carcinome dans un intervalle de temps de 11 mois. Cas 2: Une femme non fumeuse âgée de 47 ans consultait pour un lichen plan à la fois cutané et buccal.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lichen plan oral dégénéré.

  • L'incidence de la dégénérescence maligne du lichen plan oral est très variable selon les auteurs. Notre étude rétrospective tend à objectiver la place qu'occupe cette lésion au sein des carcinomes oraux. Par 312 carcinomes oraux recensés, nous avons trouvé seulement 5 cas survenus sur un lichen plan oral. Basés sur une revue de la littérature, les résultats épidémiologiques sont discutés et comparés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov