Leucemies [ Publications ]

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  • La fréquence des leucémies et des myélodysplasies survenant après utilisation de chimiothérapies anticancéreuses est en augmentation. Ces leucémies chimio-induites posent des problèmes à la fois théoriques et pratiques. Au plan théorique, les anomalies cytogénétiques et moléculaires décrites constituent de bons modèles pour étudier la leucémogenèse. Au plan pratique, le pronostic globalement défavorable des leucémies chimio-induites implique de prendre en compte ce risque dans l’établissement des protocoles de chimiothérapie pour les tumeurs solides ou hémopathies malignes. Il existe deux grands types de leucémies chimio-induites : celles secondaires à l’utilisation d’agents alkylants, celles secondaires à l’utilisation d’inhibiteurs de la topo-isomérase II. Ces deux types diffèrent par leurs caractéristiques cliniques et hématologiques, par leur pronostic et par les anomalies moléculaires qui leur sont associées. Les leucémies induites par les agents alkylants surviennent en général 5 à 6 ans après le début de la chimiothérapie, font souvent suite à une phase plus ou moins longue de pancytopénie ou de myélodysplasie et sont d’aspect cytologique difficile à classer dans le système FAB. Leur pronostic est très péjoratif. Les anomalies cytogénétiques les plus fréquemment associées à ce type de leucémies chimio-induites sont situées au niveau des chromosomes 5 et 7 (monosomie ou délétion). Les leucémies induites par les inhibiteurs de la topo-isomérase II surviennent peu de temps après le traitement (12 à 30 mois), leur début est généralement brutal sans phase préleucémique et les aspects cytologiques les plus fréquents sont de sous-type M4 et M5. Le pronostic est moins sévère que dans les formes liées aux alkylants, le taux de rémissions complètes étant plus élevé et dépendant des anomalies cytogénétiques retrouvées. Les anomalies moléculaires les plus fréquentes ne sont pas des pertes de matériel chromosomique mais des translocations balancées. Elles concernent surtout le gène MLL 1 situé au niveau 11q23. D’autres translocations ont été décrites dans ce type de leucémie, comparables à celles rencontrées dans des leucémies de novo (t8,21, t15,17) notamment. L’évaluation du risque de leucémies chimio-induites pour une drogue donnée est difficile dans la mesure où les traitements actuels associent plusieurs agents potentiellement leucémogènes (chimiothérapie et radiothérapie, polychimiothérapie). Il est nécessaire de mettre en place des banques de données actualisées pour recenser tous les cas de leucémies et de myélodysplasies chimio-induites dans le cadre du traitement d’un type donné de cancer.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Manifestations ophtalmologiques des leucémies aiguës.

  • Manifestations ophtalmologiques des leucemies aiguës Introduction : Parmi les atteintes extra-médullaires des leucémies aiguës, les infiltrations oculo-orbitaires se situent au troisième rang après les localisations méningées et testiculaires. Ces atteintes sont traitées comme une atteinte du système nerveux central, il est donc important d'en faire le diagnostic afin d'orienter la thérapeutique. Matériel et méthodes : Nous présentons une étude rétrospective portant sur des dossiers d'enfants, suivis pour une leucémie aiguë entre 1996 et 1998. Un examen ophtalmologique a été réalisé chaque fois qu'il y avait des signes fonctionnels. Résultats : Parmi 196 enfants traités pour une leucémie aiguë, 12 ont présenté une atteinte oculo-orbitaire, soit 6,1 %. Il s'agissait de 7 garçons et 5 filles dont l'âge moyen était de 6 ans. Six enfants avaient une leucémie aiguë lymphoblastique et 6 avaient une leucémie aiguë myéloblastique. L'acuité visuelle était inférieure ou égale à 1/10 chez 9 enfants. Quatre enfants ont présenté une atteinte orbitaire inaugurale : exophtalmie rapidement progressive d'allure inflammatoire. L'hémogramme et le myélogramme ont permis de poser le diagnostic de sarcome granulocytique. Deux enfants suivis pour une leucémie aiguë en phase de rémission ont présenté une iridocyclite à hypopion bilatérale. La ponction de chambre antérieure a montré la présence de blastes et a confirmé le diagnostic de rechute oculaire. Deux enfants ont présenté une atteinte choroïdienne tumorale et dans deux cas il existait une atteinte du nerf optique avec baisse de l'acuité visuelle et oedème papillaire. Enfin deux enfants ont présenté une atteinte rétinienne sous forme d'hémorragies et d'infiltrats du pôle postérieur. La prophylaxie repose sur les injections intrarachidienne de méthotrexate et le renforcement de la chimiothérapie systémique. L'irradiation du système nerveux central est de moins en moins utilisée chez l'enfant. Conclusion : L'atteinte oculo-orbitaire est un facteur de mauvais pronostic pour la plupart des auteurs. A deux ans de l'atteinte ophtalmologique un seul enfant est vivant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement des leucémies aiguës myéloïdes de l'adulte en rechute

  • Les principaux protocoles de chimiothérapie utilisés dans le traitement des leucémies aiguës myéloïdes (LAM) de l'adulte en rechute font l'objet de cette revue de la littérature. Dans les études rétrospectives, les taux de rémission complète vont de 30à 64 %, alors que ceux des études prospectives vont de 8 à 89 %. Les taux de seconde rémission complète dépendent de l'âge et de la durée de première rémission. Les traitements associant plusieurs agents cytotoxiques donnent des taux de rémission plus élevés mais s'accompagnent d'une toxicité plus importante. La médiane de la durée de seconde rémission est généralement inférieure à 14 mois et celle de la survie globale est inférieure à 12 mois. La probabilité de survie à 3 ans va de 8 à 29 %. L'hétérogénéité de ces études, les différences dans les doses et les schémas thérapeutiques, de même que l'absence fréquente de randomisation expliquent la difficulté d'identification du meilleur traitement de rechute. Aucun protocole de ré-induction n'a pour l'instant clairement démontré sa supériorité. Après la première rechute, seule une greffe de cellules souches hématopoïétiques peut permettre d'obtenir des rémissions longues. Compte tenu du pronostic péjoratif des LAM en rechute, de nouveaux traitements doivent être développés. Des essais thérapeutiques utilisant des agents à action différenciatrice, des inhibiteurs d'enzymes ou des anticorps monoclonaux sont en cours d'investigation. Il en est de même pour les leucémies aiguës promyélocytaires (LAP). Parmi les nouvelles molécules, les composés arsenicaux ont montré des résultats prometteurs dans le traitement des LAP en rechute. Dans ce contexte, l'autogreffe et l'allogreffe peuvent aussi trouver une bonne indication. Le monitorage de la protéine de fusion PML-RARa en biologie moléculaire permet un dépistage précoce des rechutes, améliorant ainsi les chances de rémission prolongée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Caractéristiques hématologiques et classification FAB et OMS de 153 cas de leucémies aiguës myéloïdes en Tunisie

  • Un hémogramme complet avec une lecture minutieuse des frottis de sang et de moelle complétée par des réactions cytochimiques permettent encore le classement de la plupart des leucémies aiguës myéloïdes (LAM). Cependant, l'étude d'autres marqueurs cytogénétiques, immunologiques et moléculaires, est devenue nécessaire pour préciser le diagnostic des LAM. La classification de l'Organisation mondiale de la santé OMS (2001) utilise une combinaison de l'ensemble de ces approches. L'objectif de ce travail est une revue bioclinique selon les recommandations de l'OMS de 153 cas de LAM diagnostiquées entre janvier 1998 et décembre 2003. L'âge des patients variait de 2 mois à 90 ans avec un sex-ratio (H/F) de 1,22. Des difficultés de classement morphologique de LAM se sont posées dans 12 % des cas. Des signes de myélodysplasie ont été retrouvés dans 50 % des cas avec une atteinte multilignée dans 42 % des cas. L'étude des caryotypes a montré des anomalies chromosomiques clonales dans 57 % des cas (t (8,21): 12 %, t(15,17): 10 %, Invl6: 1,3 %, 11q23: 2,6 % et caryotype complexe: 14,3 %). Dans 69 % des cas de LAM avec dysplasie multilignée, le caryotype était normal. Trois cas de LAM ont été notés chez des patients traités pour cancers de sein par chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie après 3, 4 et 5 ans du traitement (LAM 3 avec t(15,17), LAM 4 avec anomalies complexes touchant les chromosomes 3, 5, 7, 8, 9, 14 et 16 et LAM 6 avec anomalies complexes touchant les chromosomes 4, 7, 12, 14, 19 et 21). Dans la classification proposée par l'OMS, la cytologie reste un élément essentiel du diagnostic des LAM même si le caryotype a une grande valeur pronostique. La recherche des signes de dysmyélopoïèse lignée par lignée a constitué un travail microscopique important et il a été difficile de quantifier la dysmyélopoïèse dans le cas où la lignée était peu représentée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Apport des biothérapies anticancéreuses dans le traitement des leucémies de l’enfant 1 Ce travail a été rendu en partie possible par le soutien financier de la Fondation de France, de l’Association française contre les myopathies et de la Fondation Lilly contre le cancer.

  • L’amélioration des stratégies chimioradiothérapeutiques et de transplantation médullaire a eu un impact significatif sur la survie globale des enfants atteints de leucémie. Néanmoins, de nombreux problèmes demeurent, en particulier les choix thérapeutiques en cas de maladie chimiorésistante ou la prévention des séquelles associées aux traitements. Les approches de thérapies géniques et immunologiques ouvrent de nouvelles perspectives dans ce contexte. L’utilisation du transfert d’un gène marqueur a permis de répondre à un certain nombre de questions concernant le comportement biologique de divers types de leucémies et leur réponse au traitement. Le marquage de greffons médullaires autologues a ainsi démontré la contribution de cellules tumorales persistant dans le greffon dans la rechute de leucémies myéloïdes aiguës et chroniques. L’administration de lymphocytes T génétiquement modifiés au cours de greffes médullaires allogéniques a montré son intérêt dans le traitement prophylactique et curatif de certaines maladies virales et pourrait également avoir un rôle dans la prévention ou le traitement des rechutes leucémiques. Le transfert de gène est également utilisé pour modifier les propriétés des cellules tumorales, améliorer leur immunogénicité, ou conférer aux cellules hématopoïétiques normales des propriétés de résistance aux chimiothérapies. Les avancées successives dans le domaine du transfert de gène devraient ainsi avoir dans un futur proche un impact majeur dans le traitement des leucémies de l’enfant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leucémies aiguës lymphoblastiques de l'enfant. Progrès dans l'espérance de vie.

  • - De deux tiers à trois quarts de guérison : actuellement il est possible d'obtenir en 4 à 6 semaines une rémission complète chez 95 p. 100 des enfants atteints de leucémie aiguë lymphoblastique. Grâce aux traitements modernes, plus ou moins agressifs, on peut espérer une survie sans rechute de 85 p. 100 des enfants ayant une forme favorable, de 75-80 p. 100 de ceux ayant une leucémie de gravité intermédiaire, de 50 p. 100 de ceux ayant une leucémie particulièrement sévère. - Facteurs initiaux de pronostic : leur appréciation est capitale elle permet d'adapter le traitement à la gravité de la maladie. Il faut ainsi étirer l'utilisation de médicaments toxiques ou sources de séquelles dans les formes « dites » de bon pronostic A l'opposé, un traite ment intensif est indispensable chez les enfants dont l'espoir de guérison est plus réduit - Les étapes du traitement : dans la majorité des protocoles, le traitement comporte successivement les phases d'induction, consolidation, intensification, entretien. La durée de ce traitement d'entretien est de 18 à 24 mois. Le risque de rechute méningée peut être prévenu en associant aux injections intrathécales de chimiothérapie, du méthotrexate à forte dose. L'irradiation prophylactique du système nerveux central est réservée aux formes comportant un risque élevé de rechute méningée. La transplantation médullaire avec un donneur familial HLA identique n'a sa place que pour les formes particulièrement graves où les chances de succès avec la chimiothérapie sont plus faibles. - Qualité de vie : pendant la durée du traitement il faut rester vigilant car l'immuno-dépression facilite la survenue d'infectons virales ou bactériennes. Ultérieurement la majorité des enfants guées ont une très bonne qualité de vie sans séquelle physique, psychologique ou intellectuelle. Il importe d'éviter toute discrimination et les enfants guéris doivent ultérieurement devenir des adultes normaux et responsables.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les leucémies aiguës myéloïdes au cours de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine.

  • Au cours de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine de nombreuses hémopathies malignes lymphocytaires B ont été décrites. Quelques leucémies aiguës myéloïdes ont été signalées mais il n'y a pas eu de revue synthétique de ces cas. L'interrogation d'une banque de données de 1980 à 1997 nous a permis de rassembler 18 observations de leucémies aiguës myéloïdes. Lorsqu'elle est préalablement connue, l'ancienneté de l'infection VIH est de 40 mois. Dans 7 observations, la découverte de la leucémie et de l'infection VIH est simultanée. L'étude cytologique montre qu'il s'agit de leucémies aiguës myéloblastiques (M2) dans 5 cas, myélomonocytaires (M4) dans 8 cas, et monoblastiques (MS) dans 5 cas. Dix patients présentent des localisations extra-médullaires. La survie des patients non traités est de 2,7 semaines versus 9,8 mois pour les patients traités par chimiothérapie. Des études physiopathologiques ont été réalisées dans 3 cas : la culture des cellules tumorales retrouve la présence d'antigène p24 et d'une activité transcriptase inverse dans un cas , la recherche de l'ADN proviral et de l'ARN du VIH au sein du clone tumoral s'est révélée négative dans une autre observation , la recherche de particules virales s'est révélée négative chez un troisième patient. L'association LAM et infection VIH ne nous semble pas fortuite, étant donné la proportion importante des LAM4/M5 (72 %) observée, contre une fréquence attendue de 19 à 36 % dans une population non infectée par le VIH. Le monocytotropisme du VIH, l'activation chronique monocyto/macrophagique, le déficit immunitaire peuvent rendre compte de cette association.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Bases de l'administration intraveineuse de cytosine arabinosid dans le traitement des leucémies aiguës myéloïdes de l'adulte.

  • La cytosine arabinoside (Ara-C) est un des produits les plus actifs dans le traitement des leucémies aiguës myéloides de l'adulte et est largement utilisée à tous les stades de traitement. En dépit de sa large utilisation, un certain nombre de controverses persistent sur le mode d'administration intraveineux, en perfusion courte ou en perfusion continue, et sur la dose à administrer, pouvant aller des doses standard et intermédiaires aux fortes doses. Cette revue générale est centrée sur le rôle et la place de ces différents modes d'administration de l'Ara-C, ainsi que sur ceux des facteurs de croissance et des modulateurs pharmacologiques récemment introduits en complément du traitement par l'Ara-C. Certaines conclusions peuvent être tirées des données biologiques et cliniques actuelles : les protocoles s'appuyant sur l'administration en perfusion continue de doses conventionnelles d'Ara-C restent le traitement de référence pour l'obtention de la première rémission complète. L'utilisation de fortes doses d'Ara-C a permis une amélioration des résultats pour les traitements de rattrapage et constitue un élément important des traitements de consolidation. Des résultats encourageants proviennent des premières études associant des facteurs de croissance hématopoïétiques ou des modulateurs pharmacologiques aux chimiothérapies à base d'Ara-C, en attendant la confirmation par les études comparatives randomisant facteur de croissance et placebo.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leucémies et états préleucémiques survenus après traitement d'un cancer du sein.

  • OBJECTIF : Evaluation des caractéristiques cliniques et pronostiques des leucémies (LA) et états préleucémiques (EPL) survenus après traitement d'un cancer du sein, quelles qu'en soient les modalités. MÉTHODE : Analyse rétrospective multicentrique de 121 patientes traitées pour un cancer mammaire et ayant développé ultérieurement une LA ou un EPL. Initialement, 44 patientes avaient eu une mastectomie, 72 une chirurgie conservatrice et 119 une irradiation loco-régionale. Au moins une ligne de chimiothérapie a été réalisée chez 90 patientes et 48 ont reçu du tamoxifene. Le risque de rechute dû au cancer du sein était très, moyennement ou peu élevé respectivement pour 44, 46 et 24 patients (non précisé dans 7 cas) RÉSULTATS : Les affections hématologiques trouvées ont été classées, myélooysplasies (MDS) : 9, anémies réfractaires avec excès de blastes (AREB): 7, leucémies aigues lymphoblastiques (LAL): 6, leucémies aigues myéloblastiques (LAM): 93, dont une majorité de type 2 et 4. Pour les LAM, les délais moyens d'apparition ont été de 65 et 37 mois respectivement sans et avec chimiothérapie. Le pronostic de ces LA et EPL secondaires est mauvais avec un taux global de décès de 86 %. CONCLUSION : Compte tenu du développement récent des indications de chimiothérapie adjuvante même pour des sous groupes de patientes à risque modéré, il est nécessaire d'évaluer plus précisement le bénéfice absolu en survie par rapport au risque de complications graves, notamment les leucémies secondaires Un enregistrement systématique ainsi qu'une étude cas-témoins sont donc nécessaires dans le futur.

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Risque élevé de dysfonction cardiaque des leucémies aiguës myéloïdes secondaires à un cancer du sein

  • Les leucémies aiguës myéloïdes (LAM) secondaires sont des complications rares et tardives du traitement par radio- et chimiothérapie des cancers du sein. Elles sont habituellement traitées par séquences de chimiothérapie contenant des anthracyclines, suivies d’intensification thérapeutique avec greffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH). Lasurvenue d’une dysfonction cardiaque chez les patientes, antérieurement traitées par anthracyclines pour cancer du sein, lors du traitement de ces LAM, n’a pas été décrite. Nous avons étudié rétrospectivement l’évolution de la fonction cardiaque de sept patientes atteintes de LAM secondaires à un cancer du sein, traitées par anthracyclines et/ou greffe de CSH autologue ou allogénique. Toutes les patientes ayant reçu une dose cumulée d’anthracyclines supérieure au seuil de cardiotoxicité ont développé des symptômes cardiaques pendant la chimiothérapie d’induction et/ou de consolidation pour LAM. Deplus, quatre des cinq patientes transplantées ont développé une insuffisance cardiaque sévère, fatale chez deux patientes. Ainsi, le risque de dysfonction cardiaque sévère après traitement des LAM secondaires au cancer du sein doit être envisagé lors du choix thérapeutique. Une évaluation précise des facteurs de risque, l’utilisation de méthodes sensibles de détection ainsi que de cardioprotecteurs et/ou de chimiothérapies non cardiotoxiques pourraient diminuer l’incidence et la sévérité de ces complications potentiellement fatales.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les leucémies aiguës lymphoblastiques de l’adolescent et du jeune adulte. Spécificités de la prise en charge

  • La leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) est l’une des premières formes de cancer pour laquelle s’est posée la question de la spécificité de la prise en charge des adolescents, puis de leurs aînés, les jeunes adultes. Après plusieurs dizaines d’années d’évolution de pratiques peu concertées, les hématologues adultes et pédiatres de nombreux pays ont mis en évidence que les attitudes thérapeutiques pédiatriques donnaient de meilleurs résultats en termes de risque de rechute et de survie que les protocoles adultes. Les protocoles d’inspiration pédiatrique se sont développés avec succès chez les jeunes adultes, permettant à la fois une nette amélioration de la survie mais également la diminution des indications d’allogreffe en première rémission complète. L’identification de nouvelles entités apparentées à la LAL à chromosome Philadelphie permet d’envisager l’association de la chimiothérapie à des thérapeutiques ciblées dans des formes résistantes de maladie. Comme dans les autres formes de cancer à cet âge, la prise en charge spécifique des AJA comprend l’évaluation du risque d’hypofertilité, de mauvaise observance du traitement et le suivi des effets secondaires au long cours. Une réflexion au sein d’équipes pluridisciplinaires spécifiques « AJA », permet, en fonction des caractéristiques psychosociales individuelles, de proposer les meilleures approches globales de soin.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place des anticorps monoclonaux dans la prise en charge des lymphomes et des leucémies en 2005

  • Les anticorps monoclonaux ont transformé la prise en charge des hémopathies malignes. Dès les premières études de phase I-II, leur utilisation permet d'obtenir des résultats au moins similaires à ceux des chimiothérapies classiques mais dépourvus des effets secondaires souvent importants chez les patients déjà traités. Leur synergie fréquente avec les chimiothérapies a fait rapidement proposer cette association chez des patients de novo avec des résultats étonnants, notamment dans le lymphome folliculaire, le lymphome B à grandes cellules et aussi la leucémie lymphoïde chronique (association des chimiothérapies classiques à l'anti-CD20). L'utilisation possible d'ACm conjugués, notamment à des radio-isotopes, a permis d'améliorer encore les résultats. Le pronostic des lymphomes folliculaires est ainsi transformé par l'association anti-CD20 et iode 131. L'apport des anticorps monoclonaux dans la pathologie myéloïde est moindre, notamment dans les myélodysplasies. L'anti-CD33 couplé à la calicheamicine permet d'obtenir tout de même des résultats intéressants dans la prise en charge des leucémies aiguës myéloïdes. Dans cette revue, nous décrivons l'état actuel des connaissances à partir des travaux publiés sur l'apport des principaux anticorps monoclonaux dans la prise en charge des leucémies et des lymphomes en dehors des contextes d'auto ou d'allogreffe de moelle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Translocations chromosomiques et leucémies induites par les médicaments anticancéreux inhibiteurs de la topo-isomérase II

  • Le traitement des cancers par des agents alkylants ou des inhibiteurs de topo-isomérases peut conduire au développement de syndromes myélodysplasiques et de leucémies myéloïdes aiguës. Sur le plan cytogénétique, les agents alkylants, comme le melphalan et le cisplatine, induisent principalement des dommages au niveau des chromosomes 5 et 7, alors que ceux induits par les inhibiteurs de la topo-isomérase II touchent essentiellement les chromosomes 11 et 21. Les réarrangements du gène MLL en 11q23 sont très fréquents dans les leucémies aiguës myéloïdes et lymphoïdes ainsi que dans les hémopathies secondaires à une chimiothérapie par des inhibiteurs de la topo-isomérase II, en particulier les épipodophyllotoxines. Un lien de cause à effet entre le traitement par le téniposide ou l'étoposide et l'apparition des translocations du gène MLL a désormais été clairement mis en évidence. Les bases moléculaires potentielles des réarrangements chromosomiques impliquant la topo-isomérase Il et ses inhibiteurs sont discutées. La nature chimique des inhibiteurs, leur mécanisme d'action et les gènes ciblés par ces agents sont présentés. Les cassures de l'ADN induites par les inhibiteurs de la topo-isomérase II eux-mêmes ou par le processus d'apoptose qu'ils engendrent sont directement responsables des anomalies chromosomiques et contribuent à la leucémogenèse.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Niveau de preuve du suivi thérapeutique pharmacologique des inhibiteurs de tyrosine-kinase dans le traitement des leucémies myéloïdes chroniques

  • Durant la dernière décennie, l'imatinib s'est imposé comme traitement de référence de la Leucémie Myéloïde Chronique (LMC). Dans ce cadre, le suivi thérapeutique pharmacologique (STP), déjà peu répandu dans la pratique oncologique, n'apparaissait alors pas nécessaire. Pourtant, l'absence de réponse chez certains patients et le profil métabolique de l'imatinib (impliquant le CYP3A4) suggéraient l'existence d'une grande variabilité inter-individuelle. Depuis quelques années, des études portant sur la relation pharmacocinétique/pharmacodynamie ont confirmé cette variabilité et mis en évidence une relation entre les concentrations résiduelles d'imatinib et la réponse clinique. Un seuil d'efficacité voisin de 1000 ng/mL semble être corrélé avec une meilleure réponse cytogénétique et moléculaire. Dès lors, le STP se révèle être une aide pour suivre l'observance, comprendre l'absence de réponse et gérer les interactions médicamenteuses. Cependant, la preuve de son utilité nécessite des études complémentaires prospectives qui sont en cours. À l'issue de notre analyse, le niveau de preuve du STP de l'imatinib dans les LMC peut être évalué entre « recommandé » et « éventuellement utile ».

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Tumeurs rares en pédiatrie : particularités épidémiologiques et organisation de leur prise en charge dans le cadre de la Société française des cancers et des leucémies de l'enfant et de l'adolescent (SFCE)

  • Les cancers de l'enfant sont des pathologies rares, représentant moins de 1 % de l'ensemble des cancers. Les progrès réalisés par les groupes coopératifs nationaux et internationaux permettent aujourd'hui de guérir 75 % d'entre eux. Certaines histologies ont cependant une incidence si faible que les connaissances ne permettent pas d'établir une prise en charge standardisée. Afin d'améliorer les connaissances scientifiques sur ces tumeurs, une organisation nationale et une collaboration européenne sont nécessaires. Un comité des tumeurs rares s'est constitué au sein de la Société française des cancers de l'enfant et travaille conjointement avec les différents groupes européens existants. Leurs objectifs sont de mieux connaître l'incidence réelle de ces tumeurs rares, leur présentation clinique et leur évolution, afin de proposer des recommandations thérapeutiques adaptées pour chaque tumeur. Cet article fait le point sur la problématique spécifique de l'organisation de la prise en charge de ces tumeurs en France. Il décrit également le projet de constitution d'une base de données visant à colliger, de manière prospective, les données cliniques, thérapeutiques et évolutives de ces patients. Pour aider à une meilleure compréhension de ces maladies, l'équipe éditoriale du

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Evaluation multicentrique du phénotype MDR dans les leucémies: analyse intermédiaire de l'expérience française.

  • Trente-six centres participent à une évaluation des techniques de mesure de l'expression du gène de multirésistance MDRI. A ce jour, 14 leucémies de type variées (majorité de leucémies aiguës myéloïdes) et trois lignées de niveau variable de résistance ont été testées. L'anticorps MRK16 a été utilisé en cytométrie de flux et en immunocytochimie, le taux de l'ARNm du gène MDRI a été évalué après transcription inverse et amplification d'ADN (RT-PCR), l'efflux de rhodamine ou d'anthracyclines a été utilisé pour les tests fonctionnels. Des discordances importantes dans les résultats ont été observées, surtout en cytométrie de flux, et essentiellement pour les niveaux bas d'expression. L'envoi de cellules déjà marquées par le MRK16 a permis de montrer l'importance de l'interprétation des histogrammes dans les discordances observées. L'expression des résultats en rapport de fluorescence, et non plus en pourcentage par rapport au témoin, devrait permettre de réduire les discordances. L'emploi d'un ARN de référence unique, utilisé à des dilutions croissantes pour quantifier la RT-PCR, devrait permettre d'harmoniser les résultats. L'expression du contenu en rhodamine, avec ou sans modulateur, devrait aussi être donnée en moyenne de fluorescence pour permettre une interprétation moins subjective des résultats.

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Configuration épidemiologique et cytologique des leucémies aiguës au Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville.

  • Les auteurs rapportent les aspects épidémiologiques et cytc logiques de 77 patients hospitalisés entre janvier 1995 e décembre 2002 dans le service d'hématologie clinique di centre hospitalier et universitaire de Brazzaville, le plus gram établissement hospitalier du pays. Au cours de cette période 7155 malades ont été hospitalisés dans ce service soit une fré quence de (1,07%). Rapportée au nombre de patients admi en hospitalisation à partir du service d'admission sur un effec tif global de 52.458 malades, la fréquence hospitalière est de 0,15%. L'affection touche les patients de tout âge [âge médian = 21,24 ans), toutes les catégories socioprofession nelles avec une prédominance de la couche des patient démunie, ce qui complique extrêmement la prise en charge thérapeutique. Le ratio H/F est de 0,8 ce qui témoigne d'un légère prédominance féminine de la maladie. Au niveau de l'enquête étiologique (limitée à cause de l'insuffisance de: moyens d'investigations), on ne retient rien de particulier e dehors de rares cas de leucémies aiguës secondaires à de: états myéloprolifératifs connus ainsi que l'association avec cas de drépanocytose homozygote. La mortalité par leucémie aiguë dans le service est très lourde, confirmant le sous équi pement. Au plan cytologique, on relève une légère prédomi nonce des cas de leucémies aiguës lymphoblastiques dont cer taines ont pu bénéficier d'un typage immunologique par rap port aux cas des leucémies aiguës myéloblostiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude du profil antigénique des blastes au cours des leucémies aiguës lymphoblastiques : analyse de 152 cas par cytométrie en flux

  • Le but notre travail est de déterminer le profil antigénique des blastes au cours des leucémies aiguës lymphoblastiques (LAL) et de rechercher d'éventuels phénotypes aberrants chez 152 patients atteints de leucémies aiguës non myéloïdes. Les échantillons ont été traités par cytométrie en flux (CMF) sur un cytométre de type EPICS XL (Beckman Coulter) après marquage par un panel d'anticorps monoclonaux (Beckman Coulter). La classification immunologique de notre série d'étude selon les critères d'EGIL (European Group of Immunological Leukemia) a montré 52,6 % de cas de LAL, 75 % des cas appartiennent à la lignée lymphoïde B. 80 % des LAL type B présentent un profil antigénique exprimant le CD 10, marqueur de bon pronostic. Dans 10,5 % des cas, il s'agit d'une leucémie aiguë biphénotypique (lymphoïde et myéloïde). Dans 25 % des cas, nous avons détecté la coexpression de marqueurs aberrants. La cytométrie en flux a donc un champ d'application très large pour l'étude des cellules leucémiques: elle permet d'établir un diagnostic précis de la lignée responsable de la prolifération maligne ainsi que la détermination de son stade de maturation, recueillir les facteurs pronostiques des leucémies aiguës pour une meilleure adaptation d'un traitement adéquat, suivre l'évolution de la maladie après chimiothérapie et étudier la maladie résiduelle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leucémies-lymphomes à cellules T de l'adulte et autres hémopathies au cours de l'infection à HTLV-I.

  • La leucémie à cellules T de l'adulte, initialement décrite en 1977, regroupe plusieurs aspects cliniques : a) forme quiescente ou «smoldering», b) forme chronique, c) forme lymphomateuse et d) forme aiguë. Pour chaque type clinique, les médianes de suivie sont différentes : non atteinte dans la forme quiescente, elle est de 24 mois pour le type chronique, de 10 mois pour la forme lymphomateuse et de 6 mois pour la forme aiguë. Le déficit immunitaire associé est fréquent expliquant la survenue d'affections opportunistes l'augmentation de fréquence des néoplasies secondaires. La leucémie à cellules T de l'adulte correspond à une prolifération de cellules T matures dont le phénotype classique est CD2+, CD3+, CD5+, CD7-, CD4+ avec des marqueurs d'activation exprimés : CD25+ HLA-DR+. Le virus HTLV-I intégré dans le génome cellulaire transactive certains gènes cellulaires dont les gènes de cytokines, le récepteur pour l'IL2 et PTH-rP. Les anomalies cytogénétiques ne sont pas spécifiques, les anomalies géniques à type de mutation peuvent intéresser le gène de P53 dans 30 % des cas. Le traitement par chimiothérapie conventionnelle est décevant, de nouvelles approches thérapeutiques sont développées comme les traitements utilisant les anticorps monoclonaux anti-récepteurs pour l'IL2 (RIL2, CD25) ou une association interféron α et anti-retroviral (AZT) en cours d'évaluation pour cette pathologie au pronostic très défavorable dans les formes aiguës et lymphomateuses.

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Atteintes osseuses des leucémies lymphoblastiques aiguës pédiatriques : expérience monocentrique et revue de la littérature.

  • Des douleurs osseuses sont souvent présentes au diagnostic des leucémies lymphoblastiques aiguës (LLA) pédiatriques. Elles signent aussi parfois la présence de fracture pathologique, de lésions lytiques, d’arthrite, ou d’ostéite associées qui peuvent retarder le diagnostic. Lors des traitements, des complications osseuses (douleurs, ostéopénie, fracture, nécrose avasculaire, …) sont également rapportées. Afin de décrire les atteintes osseuses (AO) des LLA pédiatriques, nous avons revu les dossiers de 104 patients suivis dans notre unité. L’incidence globale des AO était de 67 %. Au diagnostic, 50 % des patients avaient une AO et, chez 19 % d’entre eux, le diagnostic de LLA a été retardé. Pendant et après les traitements, respectivement 28 et 37 % des patients ont présenté des complications osseuses (douleurs, fractures, nécrose avasculaire, ostéopénie). Les patients avec AO avaient une leucocytose plus basse inf�rieur a 10x109/l (p = 0,005) et une LLA de risque moyen (p = 0,019). Chez les patients avec AO pendant les traitements, 38 % avaient plus de 10 ans et 55 % étaient des filles (vs 21 % et 38 % dans la cohorte entière). L’ostéoporose était plus sévère au diagnostic que pendant les traitements, suggérant la présence de facteurs favorisants constitutionnels. Dans notre cohorte, la majorité des AO étaient résolues après les traitements de LLA sans séquelles à long terme.

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