Leucemie aigue promyelocytaire [ Publications ]

leucemie aigue promyelocytaire [ Publications ]

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  • La leucémie aiguë promyélocytaire représente approximativement 10 % des cas des leucémies myéloblastiques. Cette affection se caractérise par une leucopénie, une coagulation intravasculaire disséminée et surtout, au niveau cytogénétique, par la translocation (15,17). Des études cliniques ont montré une efficacité remarquable de l'acide rétinoïque tout trans pour induire une rémission dans ce type de leucémie. En comparaison avec le traitement chimiothérapique classique, les caractéristiques cliniques et biologiques de mise en rémission des LMA 3 par l'acide rétinoïque tout trans sont tout à fait surprenantes : - traitement oral, - peu de support transfusionnel, - absence d'hypoplasie médullaire, - correction des troubles de coagulation dans la première semaine de traitement, - bonne corrélation entre la réponse in vivo et in vitro sur la différenciation des cellules leucémiques. Le clonage du point de cassure t(15,17) a révélé que cette translocation intéressait le gène du récepteur alpha de l'acide rétinoïque. Des recherches sont en cours pour définir le rôle de cette translocation dans le développement de la leucémie promyélocytaire et expliquer l'action thérapeutique de l'acide rétinoïque tout trans. L'article reprend l'histoire naturelle des LMA 3 et revoit les résultats remarquables de cette nouvelle thérapeutique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Arsenic et acide rétinoïque, vers des traitements ciblés de la leucémie aiguë promyélocytaire?

  • La leucémie aiguë promyélocytaire (LAP) est un modèle de première importance en cancérologie à plusieurs titres. Sa sensibilité à l'acide rétinoïque constitue le premier exemple de thérapeutique par différenciation. La protéine de fusion PML/RARα, engendrée par la translocation t(34, 35) est le fondement moléculaire de la transformation. PML/RARα exerce ses effets transformants probablement par interférence avec la fonction des récepteurs nucléaires, ce qui conduit à un blocage de la différenciation. Cette protéine chimère délocalise également PML et les autres antigènes de corps nucléaires, ce qui semble induire une dérégulation de la croissance cellulaire et de l'apoptose. La réponse clinique de cette maladie à l'acide rétinoïque comme à l'oxyde d'arsenic, qui l'un et l'autre induisent la dégradation de la fusion PML/RARα, constitue le premier exemple de thérapeutiques spécifiques directement ciblées sur une lésion génétique dans un cancer humain.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement de la leucémie aiguë promyélocytaire par l'acide tout-trans rétinoïque.

  • A la suite des études in vitro sur la différenciation des cellules leucémiques, il est apparu que les acides rétinoïques étaient de puissants inducteurs de la différenciation. In vivo, l'acide tout-trans rétinoïque (ATRA) permet l'obtention d'une rémission complète dans la majorité des cas de leucémie aiguë promyélocytaire (LAP) par un mécanisme de différenciation. Cependant, l'ATRA seul ne permet pas de maintenir ces rémissions car il apparaît une résistance dont le mécanisme n'est pas connu. Pour cette raison, il est nécessaire d'ajouter la chimiothérapie à l'ATRA. Les études européennes randomisées ont montré la supériorité de l'association ATRA plus chimiothérapie par rapport à la chimiothérapie seule, en ce qui concerne l'incidence des rechutes et la durée de la survie. Le traitement par ATRA au cours de la LAP est donc toujours indiqué et apparaît comme le premier modèle de thérapeutique par différenciation d'une maladie néoplasique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La leucémie aiguë promyélocytaire: aspects moléculaires.

  • La leucémie aiguë promyélocytaire constitue un modèle de première importance en cancérologie. Sa capacité à se différencier en présence d'acide rétinoique constitue le premier modèle de traitement par différenciation. La base moléculaire de la transformation est la fusion PML-RARα induite par la translocation (15, 17). Cette protéine diffusion exerce son action leucémogène probablement par l'intermédiaire du blocage des fonctions des récepteurs nucléaires, (conduisant à un blocage de la différenciation) et également par l'interférence avec la fonction de PML qui semble posséder une action de suppresseur sur la croissance cellulaire. La sensibilité de cette maladie à l'acide rétinoïque constitue un modèle, pour l'instant unique, d'un traitement anti-cancéreux directement ciblé sur une lésion génétique causale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov