Leptospirose [ Publications ]

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  • La leptospirose est une spirochétose zoonotique ubiquitaire dont l’incidence globale et en France est grandissante et probablement sous-estimée. Longtemps maladie associée au contact professionnel avec les animaux (rats et bétail) la leptospirose est devenue dans les pays développés une pathologie plutôt liée aux activités récréatives avec exposition à l’eau douce (canoë/kayak, baignade, canyoning) et à un environnement contaminé par l’urine de rongeurs excréteurs de leptospires. La leptospirose doit faire partie des diagnostics différentiels à évoquer devant une fièvre au retour de voyage en zone tropicale, particulièrement d’Asie du Sud-Est, notamment en période de saison humide. La clinique notamment à la phase initiale est peu spécifique et se résume parfois à un syndrome grippal ou « dengue-like » rendant le diagnostic difficile. Il convient alors de chercher rigoureusement les arguments cliniques (douleurs musculaires, toux, atteinte conjonctivale, ictère) et biologiques (thrombopénie, cholestase, rhabdomyolyse, élévation franche de la CRP) qui permettront d’évoquer le diagnostic et d’envisager rapidement une antibiothérapie avant l’évolution vers une forme sévère ictérohémorragique (maladie de Weil) ou respiratoire associée à une mortalité importante. Le traitement repose principalement sur l’usage de bêtalactamines injectables dans les formes sévères (céphalosporines) et sur l’amoxicilline, la doxycycline ou l’azithromycine dans les formes non sévères. Certaines formes atypiques ou tardives survenant dans la phase immunitaire de la pathologie sont à connaitre (uvéite, encéphalite). Des outils de diagnostic rapides sont à l’étude pour améliorer le diagnostic en contexte d’isolement et faciliter l’accès à un traitement précoce.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Surveillance active de la leptospirose humaine en milieu hospitalier au Cambodge.

  • La leptospirose est jusqu'à présent peu étudiée et probablement sous-estimée au Cambodge, où existent pourtant des conditions très favorables à sa circulation. Entre juin 2006 et juillet 2007, 612 patients, admis à l'hôpital de Takéo et à l'hôpital Calmette de Phnom Penh pour un syndrome compatible avec la leptospirose, ont été recrutés pour recherche des marqueurs biologiques de cette infection: mise en évidence de l'ADN bactérien par PCR et sérologie par Elisa-IgM et test de microagglutination (MAT). Cent quatre-vingt-trois patients (29,9 %) se sont révélés porteurs d'au moins un marqueur biologique de la leptospirose, dont 88 (14,4 %) présentaient un profil d'infection aiguë objectivé par une PCR positive. La proportion importante de patients avec un profil de phase immune (15,5 %) suggère des contacts anciens avec les leptospires et la possibilité d'infections peu ou pas symptomatiques. Treize sérogroupes de Leptospira ont été identifiés, avec prédominance de Panama, Pyrogenes et Australis, illustrant la grande diversité des hôtes réservoirs. Le sérogroupe Icterohaemorrhagiae n'est retrouvé que dans 4 % des cas. Aucun lien significatif entre l'infection et le sexe, la classe d'âge ou l'appartenance à une catégorie socioprofessionnelle n'a pu être établi, suggérant une exposition permanente de la population dans sa vie quotidienne plutôt que l'existence de groupes à risque majoré. Cette étude, la plus vaste réalisée à ce jour sur la leptospirose au Cambodge, confirme l'importance de cette zoonose, devant être prise en compte comme un problème réel de santé publique dans ce pays.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leptospirose.

  • Leptospirose. La leptospirose est la première anthropozoonose de répartition mondiale, avec une incidence estimée à 1 million de cas par an. Elle est cependant plus fréquente dans les pays tropicaux. En France métropolitaine, les personnes les plus exposées sont les sportifs en eau douce (canoë- kayak, rafting, spéléologie…) et les travailleurs agricoles. Le pic d’incidence a lieu à la fin de l’été. Après pénétration cutanée ou muqueuse, les leptospires peuvent entraîner des lésions directes par envahissement tissulaire et indirectes par mécanisme toxinique et/ou immunologique. Le tableau clinique de la leptospirose, aussi appelée « grippe d’été », est protéiforme : il va du simple syndrome grippal au sepsis sévère avec défaillance multiviscérale, avec à des degrés divers de la fièvre, des céphalées, des myalgies et une suffusion conjonctivale très évocatrice. La biologie peut montrer une thrombopénie, une lymphopénie, une cholestase, une cytolyse hépatique, une insuffisance rénale, une hématurie et une protéinurie. La mortalité est en règle quasi nulle si les éventuelles défaillances d’organes (insuffisance rénale, oedème pulmonaire lésionnel…) sont suppléées par une réanimation adéquate. Habituellement, le diagnostic repose sur la sérologie (test de micro-agglutination) répétée à 15 jours d’intervalle. Une première sérologie négative ne suffit pas à écarter le diagnostic. La recherche par polymerase chain reaction (PCR) facilite aujourd’hui le diagnostic de la leptospirose. Un vaccin est disponible mais ne protège que contre le sérogroupe Icterohaemorrhagiae. Il est recommandé pour les professionnels exposés, mais il n’y a pas de consensus concernant son utilisation lors des activités de loisirs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les manifestations respiratoires de la leptospirose. Etude rétrospective de 91 cas (1978-1994).

  • La leptospirose, zoonose universelle, est une infection systémique comportant classiquement une atteinte hépato-rénale fébrile, une méningo-encéphalite et des phénomènes hémorragiques. L'atteinte pulmonaire en représente un aspect moins connu, jusqu'alors décrite dans certaines régions du monde, telles l'Asie du Sud-est ou l'île de la Réunion. Du 01/01/1978 au 31/12/1994, 154 cas de leptospirose documentée étaient admis au Centre Hospitalier Sud Réunion. Une atteinte pulmonaire était constatée pour 91 d'entre-eux (59,1 %), s'exprimant essentiellement par des hémoptysies (37,4 %) et radiologiquement des infiltrats réticulo-nodulaires bilatéraux (40 %). Dans la majorité des cas, une riche symptomatologie extra-respiratoire permettait d'évoquer une leptospirose dès l'admission du patient, toutefois la symptomatologie respiratoire était dominante dans 20,8 % de nos cas. Treize patients consécutifs bénéficiaient d'une endoscopie avec lavage broncho-alvéolaire : un phénomène d'hémorragie intra-alvéolaire était constamment mis en évidence. Ce profil cytologique très stéréotypé suggère l'intérêt du lavage broncho-alvéolaire dans l'orientation diagnostique précoce de la leptospirose, tout particulièrement dans les formes respiratoires prédominantes. Sur le plan thérapeutique, 10 patients nécessitaient une ventilation assistée, 2 des bolus de corticostéroïdes du fait d'hémoptysies massives. La mortalité de la leptospirose s'avérait doublée en présence d'une atteinte pulmonaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Bilan de cinq années de surveillance biologique de la leptospirose humaine en Nouvelle-Calédonie (2001-2005).

  • L'Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie assure, pour ce territoire, le diagnostic biologique de la leptospirose humaine : de fait, son activité donne une image localement représentative de cette pathologie. Les résultats présentés concernent la période 2001-2005 et soulignent les principaux aspects épidémiologiques et biologiques de la leptospirose humaine. Les patients investigués ont été adressés par toutes les structures médicales du territoire. Le laboratoire a utilisé le test de microagglutination pour les recherches sérologiques et des méthodes d'amplifications géniques pour la détection précoce de l'ADN des leptospires. 239 cas de leptospirose ont été biologiquement diagnostiqués parmi 6690 patients testés, soit une incidence moyenne de 21 cas /100000 habitants/an et un taux de létalité de 5,4 %. Le sex-ratio s'établit à 1,8. La classe d'âge 20-50 ans et les résidents de la province Nord prédominent. Les séro-groupes retrouvés sont principalement Icterohaemorrhagiae (69 %), Australis (8 %) et Pyrogenes (6 %). Le pic annuel d'incidence se situe au mois d'avril et l'importance des épidémies annuelles semble être sous l'influence du phénomène climatique régional El Ninô.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La leptospirose à Libreville (Gabon) : à propos de quatre cas

  • Objectif. La leptospirose est une zoonose endémique des pays tropicaux, caractérisée par un polymorphisme clinique. Nous rapportons quatre cas de leptospirose diagnostiqués à l'hôpital militaire de Libreville (Gabon). Observations. Quatre hommes, âgés de 16 à 31 ans, ont été admis pour ictère fébrile dans un contexte d'état général plus ou moins altéré et d'algies diverses. Tous résidaient dans des quartiers précaires de la capitale. Le bilan biologique retrouvait dans tous les cas une cytolyse hépatique, une insuffisance rénale, une hyperleucocytose, une anémie et un syndrome inflammatoire. Les sérologies des hépatites B et C et du VIH étaient négatives, de même que la recherche d'hématozoaires du paludisme. L'absence de réponse à un traitement antipalustre présomptif a fait évoquer, entre autres diagnostics, une leptospirose. Le diagnostic de leptospirose a été confirmé dans tous les cas par la positivité des sérologies avec des titres d'anticorps variables. L'évolution a été rapidement favorable sous traitement antibiotique adapté avec normalisation en quelques jours des tests hépatiques et de la fonction rénale. Conclusion. En zone tropicale, le diagnostic de leptospirose doit être évoqué devant tout ictère fébrile, a fortiori avec une perturbation du bilan hépatique et rénal.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La leptospirose humaine en Polynésie Francaise: aspects epidémiologiques, cliniques et bactériologiques.

  • De pronostic sévère, la leptospirose est une maladie réellement préoccupante pour la santé des populations insulaires de Polynésie. Les difficultés diagnostiques liées au polymorphisme clinique et aux risques de confusion avec la dengue, maladie virale endémique, rendent les examens biologiques incontournables pour confirmer une leptospirose. Une étude prospective conduite à l'initiative du Réseau Océanien de Surveillance de la Santé Publique, a été menée sur les populations de Raiatea, aux îles Sous le Vent, et des îles Marquises, avec pour objectif de préciser les caractéristiques épidémiologiques de la maladie et de mieux définir les mesures prophylactiques à mettre en oeuvre. Au total 113 patients ont été inclus dans l'étude entre mars 2004 et mars 2005.33 cas ont été confirmés par une présence d'ADN sérique ou une séro-conversion, soit une incidence annuelle de 1,7 pour 1000 habitants. Ces cas concernent en général des hommes (pour 3 cas sur 4), d'âge jeune (30,5 ans de moyenne) et se répartissent sur l'année avec une prédominance pendant la saison des pluies. Seule la baignade en eau douce est apparue comme liée significativement (p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les formes rénales graves de la leptospirose. A propos de six cas recueillis en quinze ans dans un même service.

  • Nous rapportons six cas de leptospirose observés en quinze ans dans notre service de néphrologie. La contamination est deux fois professionnelle et quatre fois liée aux loisirs d'eau, en saison chaude, de juin à septembre pour la majorité. II est retrouvé deux sérotypes: L. icterohaemorragiae caractérisé par un ictère marqué, et L. patoc à forme anictérique. L'insuffisance rénale aiguë, cinq fois oligo-anurique, nécessite dans les six cas un traitement par hémodialyse (deux à six séances). Une atteinte méningée est retrouvée chez quatre patients, associée dans un cas à une encéphalite et à une polyradiculonévrite. Dans un cas, existait une atteinte pulmonaire interstitielle, dans un autre, une myocardite avec troubles de conduction, à l'origine du seul décès de cette série et enfin, dans trois observations, une hémorragie digestive. Le diagnostic bactériologique est peu rentable et la microagglutination (MAT) reste la technique de référence, aidée par la mise en évidence des lgM par ELISA, en attendant l'évaluation de la PCR (Polymerase Chain Reaction).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Choc cardiogénique par myocardite aiguë révélant une leptospirose.

  • Un homme de 48 ans est hospitalisé en réanimation pour un tableau initial de choc septique, associé à un ictère fébrile et à une insuffisance rénale anurique. En quelques heures, il développe un tableau de choc cardiogénique avec défaillance multiviscérale, en rapport avec une myocardite aiguë, réfractaire aux catécholamines, entraînant la mise en place d'un ballon de contre-pulsion intra-aortique. Le diagnostic est celui d'une leptospirose ictéro-hémorragique, dont l'évolution sera finalement favorable. L'atteinte myocardique de la leptospirose reste sous-estimée, car elle est souvent pauci-symptomatique. Les principales manifestations sont en effet des troubles du rythme, de conduction ou de repolarisation, généralement infra-cliniques. L'évolution peut se faire vers des atteintes beaucoup plus sévères, parfois létales. La myocardite à leptospire est donc un diagnostic à ne pas méconnaître, du fait de sa gravité potentielle, de son caractère réversible sous antibiothérapie adaptée et de la nécessité d'une surveillance initiale en milieu spécifique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude épidémiologique et clinique de la leptospirose à Bourail (Nouvelle Calédonie).

  • La leptospirose est une zoonose fréquente en Nouvelle-Calédonie, tout particulièrement dans la région de Bourail, avec une incidence de 9,5 ‰ habitants. Cette ville est, en effet, un important carrefour routier entre la capitale Nouméa et la brousse, et c'est le lieu d'une foire agricole annuelle concentrant de nombreux animaux domestiques et plusieurs milliers de personnes venant de toute l'île. Une étude réalisée sur 78 patients a montré une atteinte surtout masculine (70, 5 %), chez les Mélanésiens et les Européens de tous les âges. Les habitants de la brousse ont été plus atteints que les citadins, avec deux pics annuels (mars-avril et juillet-août). Les trois symptômes majeurs (fièvre, céphalées, myalgies) ont été retrouvés dans 56 % des cas. Une hyperleucocytose a été constatée dans 45 % des cas. Le sérogroupe icterohaemorrhagiae a été le plus fréquent (38 %). Sous traitement, institué rapidement par pénicilline, la guérison est survenue sans complication dans 83 % des cas. Cependant, 4 patients sont décédés. Aussi, une information de la population a-t-elle permis d'alerter dès le premier symptôme pour consulter rapidement. La vaccination ne semble pas réaliste actuellement dans ce contexte.

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Immunomodulation au cours d’un cas de leptospirose grave avec défaillance multiviscérale : échanges plasmatiques, immunoglobulines ou corticoïdes ?

  • Nous rapportons un cas de leptospirose grave compliqué d’une défaillance multiviscérale. Un patient de 62 ans a présenté un tableau associant fièvre, asthénie et myalgies particulièrement intenses au niveau des mollets. Le bilan a montré une insuffisance rénale aiguë, une cholestase, une rhabdomyolyse et une thrombopénie. Malgré une prise en charge initiale associant amoxicilline et hémodiafiltration veinoveineuse continue, l’évolution a d’abord été défavorable, avec syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) et aggravation de l’hyperbilirubinémie. L’administration d’un bolus de 500 mg de méthylprednisolone associée à la perfusion d’immunoglobulines intraveineuses (0,4 g/kg par jour pendant cinq jours) a été suivie d’une rapide amélioration clinique et biologique. Les modalités d’immunomodulation au cours de la leptospirose sont discutées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Recherche de réservoirs de la leptospirose à Madagascar par la technique d'amplification génique.

  • La présence de leptospirose avait été suspectée à Madagascar à la suite des premières enquêtes sérologiques dans les années 1950, réalisées chez des bovins et chez des patients. Cependant, aucun réservoir de leptospires n'avait pu être mis en évidence par la bactériologie. Dans cette étude, il a été fait appel à la technique de PCR (Polymerase Chain Reaction) qui consiste à amplifier un fragment d'ADN du gène rrs de Leptospira interrogans pour rechercher l'éventuel réservoir animal de leptospires à Madagascar. Les tests réalisés chez 115 rats, 50 zébus et 13 porcs ont été tous négatifs. Les anticorps ont été également recherchés chez 105 sujets professionnellement exposés à cette infection. La sérologie était négative pour tous sauf pour un sujet faiblement séropositif. Ces résultats n'ont pas permis de mettre en évidence un réservoir animal de leptospires. Cette maladie, si elle existe, devrait être rare à Madagascar.

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Etude sero épidémiologique de la leptospirose humaine à l'île de laRéunion.

  • Afin d'évaluer la prévalence de la leptospirose humaine à l'île de la Réunion et d'en cerner différents facteurs de risque, une enquête a été effectuée sur un échantillon représentatif de 3338 personnes, déterminé par tirage au sort à deux degrés. La prévalence de la leptospirose diagnostiquée par technique ELISA et confirmée par Micro Agglutination Test, a pu être évaluée à 1,1%, la prédominance masculine et la répartition préférentielle dans les communes à forte pluviométrie ont été confirmées. Il n'a pas été possible de mettre en évidence des facteurs de risque liés aux conditions d'habitation ou à la profession exercée. L'étude sérologique a montré que de nombreux sérovars autres que icterohaemorrhagiae ont pu être retrouvés (canicola, panama et sejroe en particulier), surtout chez la femme.

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Prévention de la leptospirose en milieu professionnel : réflexion à propos d'un cas clinique

  • Les auteurs rapportent une observation de leptospirose ictérohémorragique chez un jeune plombier à la suite d'une première intervention en égout. Ce fait clinique permet aux auteurs de discuter les moyens de prévention de la leptospirose en milieu professionnel et de souligner les difficultés de stratégies pour des expositions brèves et occasionnelles. Les activités polyvalentes, diverses et variables de beaucoup d'entreprises doivent inciter le médecin du travail à informer largement le personnel sur le risque de leptospirose en prévision des interventions possibles. L'objectif est de susciter le cas échéant une demande d'information complémentaire, conclue par la proposition d'une stratégie de prévention adaptée à la situation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hémorragies intra-alvéolaires patentes et occultes au cours des leptospiroses.

  • Objectif. L'atteinte pulmonaire est fréquente au cours de la leptospirose, caractérisée par des lésions infiltratives diffuses et des hémoptysies. Des descriptions anatomo-pathologiques et, dans quelques cas, des investigations endoscopiques avec lavage broncho-alvéolaire (LBA) ont pu la rattacher à un phénomène d'hémorragie intra-alvéolaire (HIA). Les objectifs de cette étude ont été 1) d'apprécier l'incidence de l'HIA au cours des leptospiroses, 2) d'évaluer l'intérêt microbiologique du LBA dans le diagnostic précoce de cette infection. Matériel et méthodes. Vingt-trois patients consécutifs atteints de leptospirose (13 avec des signes patents d'atteinte respiratoire: groupe I, 10 sans : groupe 2) ont bénéficié d'une endoscopie bronchique avec LBA. L'HIA était définie par un pourcentage de sidérophages ≥ 20 % et/ou un score de Golde >

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Surveillance épidémiologique de la leptospirose à la Réunion, 2004-2008: possible impact de l'épidémie de chikungunya sur la létalité de la leptospirose.

  • En 2006, une surmortalité liée à la leptospirose à la Réunion avait alerté les pouvoirs publics alors que les der- nières données épidémiologiques publiées sur la maladie dans l'île remontaient à 2003. Réalisée dans ce contexte, cette étude avait pour objectif d'actualiser les connaissances sur l'épidémiologie de la leptospirose à la Réunion. Elle a été conduite selon le schéma d'une enquête descriptive rétrospective portant sur les données du dispositif de signalement et d'investigation des cas de leptospirose hospitalisés à la Réunion entre le 1

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Hémorragie alvéolaire diffuse et myosite au cours d'une leptospirose ictéro-hémorragique. Contrôle rapide par un seul bolus de corticoïdes.

  • La leptospirose est l'une des étiologies les plus fréquentes d'hémorragie alvéolaire diffuse. En dépit d'une bone sensibilité à la pénicilline et des techniques de ventilation, elle reste entachée d'une mortalité non négligeable, liée en particulier à l'atteinte pulmonaire intiale. Les auteurs décrivent un nouveau cas de leptospirose grave avec hypoxie sévère, hémorragie alvéolaire diffuse et myosite, dont l'originalité thérapeutique repose sur l'utilisation d'un bolus de corticoïdes au cours des 24 premières heures en complément du traitement traditionnel.

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Hémorragie intra-alvéolaire associée à une dengue et à une leptospirose

  • Le syndrome hémorragie intra-alvéolaire est défini par la présence d’hématies dans les lumières alvéolaires et peut conduire à une insuffisance respiratoire aiguë. Parmi les étiologies infectieuses de ce syndrome, la leptospirose est une cause classique, alors que dans la dengue, l’hémorragie intra-alvéolaire est exceptionnelle. Nous rapportons l’observation d’une patiente âgée de 46 ans, sans antécédent particulier, qui a présenté un tableau clinique associant insuffisance respiratoire aiguë, hémoptysie, images alvéolaires bilatérales et anémie. L’hémorragie intra-alvéolaire a été authentifiée par le lavage bronchoalvéolaire. Le bilan étiologique a mis en évidence une infection à la fois par la dengue et la leptospirose.

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Leptospirose ictéro-hémorragique de presentation cardiaque chez une patiente de retour de zone d'endémie.

  • La survenue, au retour d'un séjour en zone tropicale, d'un choc cardiogénique d'évolution rapide dans un contexte infectieux doit faire évoquer très vite les diagnostics dont le traitement spécifique peut avoir un rôle sur l'évolution. L'observation dramatique d'une jeune patiente souffrant d'une leptospirose ictéro-hémorragique, dont le diagnostic sera porté après le décès, incite à évoquer cette pathologie devant l'association rare d'un bloc auriculo-ventriculaire complet et d'une myocardite dans un contexte hémorragique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Enquête immunologique sur les leptospiroses aux Iles Marquises.

  • Les Iles Marquises, Polynésie française, sont situées dans l'hémisphère Sud, proches de l'équateur. Ces îles volcaniques on un climat chaud, humide, et une forte hygrométrie. Elles sont relativement isolées. Nos sérums ont été prélevés lors d'une campagne de groupage sanguin: à Taiohae, 104 prélèvements, et à Atuona, 149. Ces personnes ont entre 17 et 57 ans. Les résultats montrent que 45 personnes sur 253 ont des anticorps vis-à-vis de L. biflexa Patoc (17,8 p. cent). Parmi ces 45 sérums, 24 ont des anticorps vis-à-vis de L. icterobaemorrbagiae (9,5 p. cent). Il est donc évident que les leptospires sont répandues dans ces îles.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov