Leishmaniose viscerale [ Publications ]

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  • Le traitement de la leishmaniose viscérale des patients VIH+ se heurte à des échecs (inefficacité thérapeutique et rechutes) liés à la résistance aux médicaments, à leur toxicité et à l’immunodépression induite par la maladie. Le but de notre travail est de faire le point sur les conduites thérapeutiques observées au CHU de la Conception de Marseille chez des patients VIH+ atteints de leishmanioses viscérales traités par amphotéricine B liposomale (L-AmB). Sur les cinq dossiers cliniques exploitables recueillis depuis 1998, les protocoles utilisés ont en commun l’administration d’une dose de charge de L-AmB comprise entre 2,9 et 4,1 mg/kg par jour répartie sur cinq à 24 jours, suivie de l’administration de doses d’entretien de 2,7 à 3,8 mg/kg par injection tous les 15 jours environ. Les traitements d’attaque à doses de charge élevées (dose cumulée à j30 de 60 à 86 mg/kg) ont entraîné des résultats cliniques et biologiques favorables en terme de guérison chez quatre patients. La prophylaxie secondaire par L-AmB s’est révélée efficace et bien tolérée chez trois patients. Bien que la revue de la littérature et les résultats de notre étude ne permettent pas de valider un protocole thérapeutique standard, un traitement initial par L-AmB à des doses supérieures à celles préconisées par l'autorisation de mise sur le marché (AMM) et une prophylaxie secondaire par L-AmB associée à un traitement antirétroviral (ARV) efficace semblent les atouts majeurs pour obtenir une guérison. Élargir cette étude à un essai multicentrique permettrait de définir les conditions d’instauration de la prophylaxie secondaire, sa durée, d’appréhender le risque d’échappement thérapeutique et d’évaluer le gain en terme de durée de vie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leishmaniose viscérale: efficacité clinique et résistances aux différentes molécules.

  • La leishmaniose viscérale, présente dans 61 pays, touche 500 000 personnes par an, dont 90% se concentrent dans cinq pays (Inde, Bangladesh, Nepal, Soudan et Brésil) avec un nombre de décès annuel estimé à 59 000 cas. Les antimoniés pentavalents, traitement de référence de la leishmaniose viscérale, ont été introduits il y a une soixantaine d'années. Depuis plusieurs années, des résistances cliniques sont décrites, principalement dans l'état de Bihar en Inde. La pentamidine et l'amphotéricine B sont apparues dans les années 50 et 60, plus récemment, l'amphotéricine B sous forme liposomale, la miltefosine et la paromomycine sont venues renforcer l'arsenal thérapeutique. Parmi ces molécules récentes, la miltefosine, seul médicament par voie orale, semble particulièrement vulnérable du fait d'un traitement de longue durée et d'une longue demi-vie. Les problèmes thérapeutiques rencontrés actuellement sont l'émergence de résistances acquises aux antimoniés, le coût de traitement élevé et les échecs thérapeutiques rencontrés chez les patients immunodéprimés, principalement chez ceux co-infectés par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Dans le cadre d'initiative comme celle visant à l'élimination de la leishmaniose du sous-continent indien, l'apparition de résistances expose à un risque parasitaire non négligeable et fait craindre comme pour le paludisme, la tuberculose et l'infection par le VIH, que les difficultés rencontrées dans la mise en oeuvre des politiques de santé publique n'aboutissent à l'émergence de formes difficilement curables.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leishmaniose viscérale méditerranéenne: physiopathologie.

  • Des maladies méconnues : Les leishmanioses sont des protozoonoses dues à des parasites du genre Leishmania. Le littoral méditerranéen français est une zone d'endémie de leishmaniose viscérale due à Leishmania infantum. Les mécanismes qui président à l'infectivité du vecteur, à l'installation du parasite chez l'homme et au développement de la maladie restent mal connus. Cependant, la constitution de modèles munns en permet en partie l'approche. Acquisition d'un pouvoir pathogène chez l'insecte vecteur : Chez les phlébotomes, la maturation parasitaire s'accompagne de modifications antigèniques capables de rendre l'insecte infectant. La salive du phlébotome favorise les premières étapes de l'infection. Implantation parasitaire chez l'homme : Le parasite déjoue les mécanismes de lutte de l'organisme humain par le biais de certaines de ses protéines membranaires comme le lipophosphoglycane (LPG) ou la glycoprotéine gp 63. Le système du complément est activé, mais ses fractions tardives ne peuvent plus exercer leur activité lytique. En outre, opsonisation des leishmanies permet leur interaction avec les macrophages. La présentation des antigènes parasitaires par le complexe majeur d'histocompatibilité et par les systèmes de co-stimulation est modifiée. Les phénomènes de coopérations cellulaires entre macrophages et lymphocytes T CD4+, visant à contrôler la maladie, passent par la juste différenciation de 2 sous-populations T helper, l'une favorisant l'implantation parasitaire, l'autre la combattant. L'interféron gamma joue la un rôle crucial pour la guérison. Enfin, la sous-population T CD8+ participe également à la lutte anti-parasitaire.

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Leishmaniose viscérale chronique au cours d'une chimiothérapie pour ostéosarcome métastatique

  • On observe trois types de leishmanioses: la leishmaniose cutanée, la leishmaniose muqueuse et la leishmaniose viscérale, cette dernière étant provoquée par Leishmania donovani. Observation. - Un enfant de Il ans, d'origine thailandaise, résidant en Belgique depuis 6 ans, est opéré d'un ostéosarcome vertébral, métastasé au niveau pulmonaire, ce qui conduit à une polychimiothérapie suivie d'une métastasectomie pulmonaire. Un épisode d'hyperthermie, sans cause précise, avec altération de l'état général lors d'une aplasie médullaire post-chimiothérapique est traité par une antibiothérapie à large spectre puis par amphotéricine b. L'évolution est d'abord favorable puis, 7 mois plus tard, un diagnostic de leishmaniose viscérale est posé à la suite de la réapparition des mêmes symptômes. Les traitements classiques par dérivés de l'antimoine (Glucantime®), puis par amphotéricine liposomale (Ambisome®) se montrent inefficaces. Une association amphotéricine liposomale et interféron gamma amende les symptômes sans éradiquer le parasite de l'organisme. Face à cette leishmaniose viscérale chronique, le patient reçoit un traitement de maintenance par amphotéricine liposomale. Conclusion. - Le caractère réfractaire et récidivant de cette leishmaniose viscérale chronique pourrait être secondaire au déficit immunitaire inhérent à la polychimiothérapie reçue en raison d'un ostéosarcome métastatique, actuellement en première rémission complète.

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La leishmaniose viscérale infantile, une cause de syndrome d’hémophagocytose lympho-histiocytaire facilement curable

  • La leishmaniose viscérale (LV) associée au syndrome d’hémophagocytose lympho-histiocytaire (HLH) chez l’enfant est une entité clinico-pathologique rare, de diagnostic difficile, mortelle en l’absence de traitement. Chez l’enfant, il faut l’évoquer devant un tableau clinique de fièvre prolongée avec splénomégalie. Nous rapportons deux observations d’HLH secondaire à une LV. Dans la première observation, il s’agissait d’un jeune nourrisson de 3 mois et demi hospitalisé pour une tricytopénie fébrile. Le diagnostic d’HLH avait été posé devant un tableau clinico-biologique complet incluant une hémophagocytose sur le myélogramme. La recherche d’une maladie génétique, métabolique ou d’une infection sous-jacente avait été négative. Une cause primitive d’HLH avait été d’emblée évoquée et un traitement immunosuppresseur (corticoïdes et ciclosporine) avait été instauré. Un myélogramme de contrôle à un mois d’évolution ayant retrouvé des leishmanies, l’évolution avait été rapidement favorable sous traitement par amphotéricine B liposomale. Dans la deuxième observation, il s’agissait d’un enfant de 10 ans avec de multiples antécédents infectieux, hospitalisé pour une tricytopénie fébrile avec syndrome tumoral. Le diagnostic de LV avait été posé sur le myélogramme et un traitement par amphotéricine B liposomale avait été mis en route. Au 3

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La leishmaniose viscérale infantile en Provence.

  • Une enquête rétrospective auprès des services de pédiatrie de la région provençale a colligé 59 cas pédiatriques de leishmaniose viscérale sur 15 ans (1981-1997). Tous les enfants, sauf un, vivaient ou avaient séjourné dans le Sud de la France. Un enfant avait contracté la maladie en Algérie. Aucun ne présentait d'immunosuppression. Lâge moyen est de 31 mois, mais 10 enfants ont moins d'un an. Le sexratio est de 0,73. Une fièvre et une splénomégalie sont présentes dans respectivement 90 % et 100 % des cas. Anémie, leucopénie et thrombopénie sont fréquentes. Un myélogramme est pratiqué chez tous les enfants, mais des leishmanies ne sont identifiées à l'examen microscopique que dans 78 % des cas. Dans les cas où l'examen direct est négatif, la sérologie et l'amplification génomique (PCR) s'avèrent particulièrement utiles au diagnostic. Tous les enfants sont initialement traités par antimonate de méglumine (Glucantime®: 24 patients (44 %) présentent un effet indésirable, un échec survient chez 6 patients (10 %), secondairement guéris par l'amphotéricine B liposomale. Trois autres enfants sont traités en deuxième intention par l'amphotéricine B liposomale, sans évidence de résistance clinique à l'antimoine. Finalement, la guérison est obtenue dans tous les cas. Il n'y a aucun décès. La leishmaniose viscérale infantile reste rare dans la zone d'endémie française. Des cas de résistance aux antimoniés peuvent survenir dans la population pédiatrique. Lamphotéricine B liposomale semble un traitement efficace qui pourrait remplacer les dérivés antimoniés en première ligne.

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Importance des médicaments vectorisés dans le traitement de la leishmaniose viscérale.

  • La leishmaniose viscérale est causée par un protozoaire hémoflagellé, parasite du système des phagocytes mononucléés. Les leishmanioses sont à l'origine d'un taux important de mortalité et de morbidité dans le monde. Le traitement de choix de cette pathologie reste lié à l'utilisation des antimoniés pentavalents, mais de nombreux effets toxiques et des résistances ont été rapportés. Une alternative aux traitements habituels est la vectorisation de produits leishmanicides par des vecteurs colloïdaux. Ces procédés permettent de faciliter et d'augmenter l'activité des drogues sur des pathologies intracellulaires du système des phagocytes mononucléés. Le principe de la vectorisation est utilisé avec succès en cancérologie. Récemment, des leishmanioses viscérales polyrésistantes ont été mises en rémission complète par l'utilisation de liposomes chargés en amphotéricine B. Actuellement, aucun vecteur colloïdal ne peut être chargé avec des dérivés antimoniés, mais on peut lier expérimentalement la pentamidine à des nanoparticules de polyméthacrylate. Ces nanoparticules ont montré leur efficacité, in vitro et in vivo, sur le stade amastigote des leishmanies. Les liposomes chargés avec de l'amphotéricine B sont actuellement utilisés en thérapeutique humaine. Ainsi, le concept de la vectorisation particulaire ouvre la voie à de nouvelles chimiothérapies dans le domaine de la parasitologie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de la leishmaniose viscérale de l'adulte à l'hôpital de la Rabta à Tunis (tunisie) entre 1983 et 2002.

  • Les données épidémiologiques, cliniques, biologiques, thérapeutiques et évolutives sont recueillies à partir des dossiers des malades hospitalisés dans le service des maladies infectieuses de l'hôpital La Rabta de 1983 à 2002. Vingt-deux malades sont inclus dont 6 (27 %) infectés par le VIH. La fièvre et la splénomégalie sont retrouvées chez tous les malades. Les anomalies hématologiques sont dominées par l'anémie qui est constante. La sérologie de la leishmaniose est positive chez 21 malades (95 %). Le myélogramme a permis de retrouver les leishmanies dans 95 % des cas. Pratiqué chez 9 malades, le typage isoenzymatique a identifié la souche Leishmania infantum, zymodème MON-1 dans tous les cas. 17 malades (77 %) sont traités par les dérivés stibiés (20 mg SbV/kg/jour) et 5 (23 %) par l'amphotéricine B (0,5-1 mg/kg/jour) pendant une durée moyenne de 25 jours (10-49 jours). Une toxicité médicamenteuse est notée chez 7 malades (32 %) dont 4 ont reçu de l'amphotéricine B. L'évolution immédiate est favorable dans 21 cas (95 %). Une rechute est survenue chez un malade infecté par le VIH initialement traité par les dérivés stibiés. Un seul décès est survenu chez une malade infectée par le VIH.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une insuffisance rénale aiguë obstructive révélant une leishmaniose viscérale chez un diabétique.

  • Nous rapportons l'observation d'un jeune patient âgé de 22 ans diabétique de type 1 qui présente depuis le mois de février 2001 une altération de l'état général avec fièvre et infection urinaire récidivante. Au mois d'avril 2001, il a présenté une anurie suite à une insuffisance rénale aiguë obstructive. L'examen clinique n'a pas trouvé d'hépatosplénomégalie ni d'adénopathies périphériques. Le bilan biologique a montré un syndrome inflammatoire avec une hyper-gammaglobulinémie à 53,4 g/l et une anémie à 7,7 g/dl d'hémoglobine sans leucopénie ni thrombopénie. Le scanner thoraco-abdominal a montré de multiples adénopathies rétro-péritonéales à l'origine d'une compression bilatérale des deux uretères avec urétéro-hydronéphrose associée à une hépatosplénomégalie et de multiples nodules parenchymateux pulmonaires. Le diagnostic de leishmaniose viscérale a été retenu devant: l'hypertrophie des organes lymphoïdes, l'hypergammaglobulinémie, l'anémie, la sérologie fortement positive de la leishmaniose et l'évolution favorable après deux cures d'antimoniate de méglumine (Glucantime®). Cette observation est particulière car à notre connaissance la leishmaniose viscérale n'a pas été antérieurement rapportée comme cause d'insuffisance rénale aiguë obstructive. De plus, cette infection n'est pas classiquement décrite chez le diabétique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Contribution de la PCR en temps réel au diagnostic de la leishmaniose viscérale infantile en Algérie

  • La leishmaniose viscérale (LV) est une maladie parasitaire qui constitue un problème de santé publique. C'est la forme la plus grave des leishmanioses car elle est mortelle en l'absence de traitement. Elle touche environ 540 personnes par an en Algérie, principalement en Kabylie, où elle est mortelle dans 6 % des cas. C'est une maladie qui touche principalement l'enfant et dont le diagnostic est basé sur l'examen direct, avec la mise en évidence de parasites dans la moelle osseuse, et en partie sur la sérologie. La biologie moléculaire, plus rapide et plus sensible, a montré son apport dans le diagnostic de la LV. Le but de notre travail est d'évaluer la contribution de la polymerase chain reaction en temps réel (RT-PCR) dans le diagnostic de la LV en zone d'endémie. Les résultats obtenus montrent que, sur les 108 échantillons analysés, 32 sont positifs en RT-PCR (29,6 %) alors que l'examen microscopique et la sérologie sont positifs, respectivement, dans 24 % (26 patients) et 25,9 % (28 patients) des cas. La méthode de RT-PCR a donc permis d'augmenter le nombre de patients détectés de 26 à 32, soit un gain de plus de 20 % par rapport aux méthodes microscopiques. Compte tenu de l'évolution défavorable de cette maladie, toute amélioration des méthodes de diagnostic apporte un bénéfice médical direct.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement de la leishmaniose viscérale infantile

  • La leishmaniose viscérale est endémique dans le Bassin méditerranéen, où de nombreux enfants sont atteints chaque année. Son traitement classique consiste en des injections parentérales de dérivés pentavalents de l'antimoine (Glucantime® ou Pentostam®) à la posologie de 20 mg/kg/j d'antimoine pendant 28 jours. De nombreux effets secondaires et la survenue de résistance primaire ou secondaire peuvent en limiter l'utilisation. Les alternatives thérapeutiques reposent essentiellement sur les dérivés des diamidines (Pentacarinat®) et de l'amphotéricine B. Le mécanisme d'action des diamidines ainsi que leur juste posologie ne sont pas connus avec précision, et leur usage nécessite une surveillance stricte en raison de la fréquence élevée des effets adverses. Les nouvelles formes liposomales de l'amphotéricine B permettent d'en augmenter la posologie, et donc l'efficacité, sans que surviennent des problèmes de tolérance. La durée de traitement peut être réduite à 5 jours. Il n'y a pas, à l'heure actuelle, de cas de résistance à ces produits chez l'enfant immunocompétent. Cependant, leur coût reste élevé. L'allopurinol, seul ou en association avec l'antimoine. ne semble pas avoir d'efficacité supplémentaire. L'aminosidine est mal évaluée.

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Le traitement de la leishmaniose viscérale infantile.

  • •La leishmaniose viscérale contractée en France métropolitaine est due à Leishmania infantum, qui est endémique sur le pourtour méditerranéen. Le traitement de la leishmaniose viscérale de l'enfant a longtemps reposé sur les dérivés pentavalents de l'antimoine: antimoniate de méglumine (Glucantime®) ou stibiogluconate de sodium (Pentostam®). La tolérance de ces médicaments n'est pas bonne. De plus, des résistances au traitement ont été constatées, à l'instar de ce qui avait été noté en Inde, pour la leishmaniose viscérale à Leishmania donovani. Actuellement, l'antimoine est remplacé en France dans le traitement de la leishmaniose viscérale infantile par l'amphotéricine B liposomale (AmBisome®) qui, à l'inverse, est bien tolérée et a une efficacité proche de 100%. On peut pratiquer six injections de 3 à 4 mg/kg chacune (J1-J5 puis J10). Un schéma en cours d'évaluation de deux doses de 10 mg/kg chacune permettrait peut-être de réduire les coûts liés à l'hospitalisation. La miltefosine est un autre médicament pouvant être donné per os, qui a montré une grande efficacité dans le cadre du kala-azar Indien. Cependant, elle n'est pas évaluée en traitement de la leishmaniose viscérale méditerranéenne.

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La leishmaniose viscérale chez l'adulte à propos de douze cas.

  • La leishmaniose viscérale est une maladie à transmission vectorielle liée essentiellement, au niveau de pourtour méditerranéen, à l'infection par leishmania infantum. Habituellement rare chez l'adulte, sa prévalence a récemment connu une augmentation y compris chez les sujets immunocompétents. Le but de notre étude est de présenter le profil épidémiologique de la leishmaniose viscérale chez l'adulte ainsi que l'importance du diagnostique biologique dans l'identification de cette maladie. Notre étude s'est étendue sur six ans de Janvier 2009 à Janvier 2014, et a colligé douze patients hospitalisés au Centre Hospitalier Universitaire Hassan II de Fès. L'altération de l’état général et la splénomégalie ont dominé le tableau clinique. Sur le plan biologique, l'anémie a été quasi constante. La confirmation diagnostique a consisté en la mise en évidence du parasite au niveau de la moelle. L’évolution sous traitement a été favorable pour tous nos patients. Ainsi, la recrudescence que connait la leishmaniose viscérale chez l'adulte et son tableau clinique peu spécifique doit la faire évoquer devant toute splénomégalie fébrile, afin de permettre un diagnostic et une prise en charge thérapeutique précoces.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Association d’un syndrome lymphoprolifératif et d’une leishmaniose viscérale après transplantation rénale

  • Les tumeurs malignes et les infections opportunistes sont fréquentes après transplantation d’organes solides. Elles constituent des complications graves pouvant engager le pronostic vital. Nous rapportons l’observation d’un patient tunisien transplanté de rein, âgé de 29 ans, chez qui un syndrome lymphoprolifératif (SLP) et une leishmaniose viscérale (LV) étaient diagnostiqués simultanément. L’arrêt du traitement immunosuppresseur associé à un traitement antiparasitaire, par amphotéricine B liposomale, et à un traitement antitumoral, par les anticorps anti-CD20, a permis la guérison de la leishmaniose et la rémission du SLP. L’association de ces deux pathologies n’a pas été rapportée auparavant chez les malades transplantés d’organes solides. Son évolution a été favorable malgré un mauvais pronostic sur ce terrain. Cette observation illustre bien également le rôle de l’excès d’immunosuppression induite par le traitement dans la survenue de complications néoplasiques et infectieuses après transplantation d’organes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Tamponnade péricardique révélant un lupus érythémateux systémique au cours d'une leishmaniose viscérale atypique.

  • L'association de leishmaniose viscérale (LV) et lupus érythémateux systémique (LES) est rare et grave. La similitude des signes cliniques peut être responsables de difficultés diagnostiques surtout quand les deux pathologies se déclarent de façon concomitante. Nous rapportons l'observation d'une malade qui avait présenté une association grave et atypique de LV et LES qui se sont déclarés en même temps. La LV était atypique par l'absence du syndrome tumoral, de la fièvre et la négativité de la sérologie leishmaniose. Le LES jusque là méconnu était révélé par une poussée sévère avec différentes atteintes viscérales. L’évolution était favorable sous amphotéricine-B et corticothérapie. En cas d'association des deux pathologies une surveillance particulière est nécessaire à fin de diagnostiquer à temps une atteinte viscérale grave du LES et démarrer précocement une prise en charge étiologique et symptomatique qui est le seul garant de l’évolution favorable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leishmaniose viscérale infantile: nouvelles thérapeutiques.

  • Le traitement de référence des formes viscérales de leishmaniose est l'antimoine pentavalent (antimoniate de méglumine ou stibogluconate de sodium), mais des problèmes de tolérance limitent son emploi. De plus, l'antimoine semble fréquemment en échec, chez l'immunocompétent comme chez l'immunodéprimé. L'amphotéricine B est un antibiotique macrolide polyène qui a pour cible l'épistérol des membranes parasitaires. C'est le plus puissant des agents antileishmaniens connus. Sa toxicité systémique et rénale peut être réduite par l'utilisation conjointe de lipides. La forme liposomale d'amphotéricine B (Ambisome®) semble être mieux tolérée que les autres formulations lipidiques (Amphocil®, Amphotec®). La dose optimale varie selon le faciès de la maladie, mais, dans le bassin méditerranéen, une dose totale de 18 à 24 mg/kg est efficace et sûre. Pour réduire le coût global, une diminution de la durée du traitement sans réduction de la dose totale (10 mg.kg

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Syndrome d’activation macrophagique et auto-immunité cortico-sensible révélateurs d’une leishmaniose viscérale

  • Les syndromes hémophagocytaires représentent un groupe complexe de maladies caractérisées par une réponse immunitaire exagérée et mal contrôlée des lymphocytes T et des macrophages. Sur le plan étiologique, on distingue les syndromes hémophagocytaires primitifs, héréditaires et les formes secondaires. Nous rapportons le cas d’un nourrisson ayant présenté un syndrome d’activation macrophagique avec une lymphoprolifération d’évolution initialement favorable sous corticoïdes et ciclosporine. Les explorations complémentaires poussées à la recherche d’une hémopathie, d’une infection ou d’une forme génétique (lymphohistiocytose) se sont avérées négatives. En revanche, les marqueurs lupiques (anticorps antinucléaires, test de Farr) étaient positifs avec anémie à test de Coombs positif, associés à une hépatite cytolytique avec positivité des anti-LKM (

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Infection à Penicillium marneffei évoquant une leishmaniose viscérale chez un patient infecté par le VIH.

  • INTRODUCTION : La pénicilliose est une infection fongique liée à Penicillium marneffei. Cette infection est relativement fréquente en Asie du Sud-Est chez les patients infectés par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), mais seuls quelques cas importés sont décrits en Europe. OBSERVATION : Un patient, vivant dans la région niçoise, séropositif pour le VIH et immunodéprimé, a un syndrome clinique compatible avec une leishmaniose viscérale. Plusieurs séjours antérieurs en Asie du Sud-Est sont rapportés. Le diagnostic d'infection disséminée à P. marneffei est porté. COMMENTAIRES : La fréquence de la co-infection VIH/Leishmania dans le Sud de la France ne doit pas occulter l'éventualité d'un diagnostic différentiel comme la pénicilliose en cas de notion de séjour antérieur dans le Sud-Est asiatique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hémophagocytose et coagulation intravasculaire disséminée au cours de la leishmaniose viscérale de l'adulte: trois nouveaux cas.

  • Les atteintes cliniques et biologiques communes au syndrome d'activation macrophagique (SAM) et à la leishmaniose viscérale (LV) rendent le diagnostic étiologique du SAM très difficile. Cette association est rare et grave. Nous rapportons trois nouvelles observations de SAM secondaire à une LV, compliquées de coagulation intravasculaire disséminée (CIVD). Il s'agissait de trois hommes, âgés respectivement de 31, 20 et 60 ans. Le tableau était fait de fièvre et de splénomégalie associés à une pancytopénie et une CIVD. Le diagnostic de LV était fait par le myélogramme, les sérologies et la polymerase chain reaction. Chez l'un de nos patients, une deuxième sérologie était nécessaire. Tous nos patients étaient traités par Glucantime

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leishmaniose viscérale chez un nourrisson en Bretagne: discussion sur les modes de transmission hors des zones endémiques.

  • Le diagnostic de leishmaniose viscérale se pose habituellement en France dans les régions méditerranéennes. Les auteurs rapportent l'observation d'un enfant n'ayant jamais quitté la Bretagne et présentant à l'âge de 13 mois une fièvre prolongée, une splénomégalie, des troubles digestifs, une altération progressive de l'état général, une pancytopénie et une hypergammaglobulinémie. Le myélogramme met en évidence le parasite: Leishmania infantum. Le traitement par N-méthyl glucamine et pentamidine permet d'obtenir la guérison. Le mode de contamination de cet enfant est discuté. L'enquête vétérinaire élimine une atteinte canine dans l'entourage familial. La présence de phlébotome, vecteur de l'affection, n'est pas signalée en Ille-et-Vilaine, essentiellement pour des raisons géologiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov