Leishmaniose [ Publications ]

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  • Afin de montrer l’importance de l’utilisation des données d’un système de surveillance, nous avons étudié l’évolution du taux d’incidence et analysé les tendances de la leishmaniose tégumentaire américaine dans l’État du Ceará au Brésil. Il s’agit d’une analyse rétrospective d’une série chronologique constituée par la déclaration des cas de leishmaniose tégumentaire américaine dans le Ceará, entre 1986 et 1990. La tendance de cette endémo-épidémie a été analysée en appliquant à la courbe des moyennes mobiles trois types de modélisation : un modèle linéaire, un modèle périodique linéaire et un modèle périodique non linéaire. L’échantillon analysé était constitué pour l’ensemble des 14 615 cas déclarés de leishmaniose tégumemaire américaine dans le Cearé entre 1986 et 1990. De ces cas, 46 % étaient des femmes et 54 % des hommes \, 42 % avaient entre 0 et 19 ans. Le diagnostic de leishmaniose tégumentaire américaine était porté sur des critères cliniques uniquement, dans la majorité des cas (81 %). L’analyse de la tendance de cette endémo-épidémie, après calcul des moyennes mobiles et régression linéaire sur ces moyennes, montrait : une tendance significativement croissante dans deux des trois districts sanitaires de l’État, avec des coefficients de corrélation de 0.31 et 0,49 (tests t de Student \= 2,24 et 3,88), et une tendance significativement décroissante dans un des trois districts avec un coefficient de corrélation de 0,51 (t \= 4,1). Au niveau de l’État, aucune tendance n’était mise en évidence, le coefficient de corrélation étant de 0,04 et t \= 0,28. Le modèle périodique linéaire mourrait une représentation cyclique avec une période de 36 mois et une base de 241. Le modèle périodique non linéaire, avec une période de 32 mois et une base de 241, était une représentation plus adaptée de cette courbe. À partir de ces résultats, et malgré leurs interprétations limitées par le temps de l’étude, une réflexion a été menée sur la raison d’une telle période. Les aspects météorologiques, en particulier, qui influencent tout l’écosystème et, donc, la transmission des leishmanies par les phlébotomes ont été évoqués.Les données dont on dispose ne nous permettent pas de conclure encore sur la période, mais de proposer des axes de recherche et d’application des résultats.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leishmaniose cutanée chez les malades infectés par le VIH. Aspects cliniques et thérapeutiques.

  • Introduction. La co-infection leishmaniose/VIH est devenue fréquente du fait des épidémies concomitantes de ces deux infections dans certaines régions du monde. Malades et méthode. Nous rapportons une étude descriptive et prospective menée sur 16 mois. Étaient inclus, les malades séropositifs pour le VI H ayant une leishmaniose cutanée. Les lésions de leishmaniose cutanée étaient ensuite décrites et classées selon la forme clinique et un traitement par sel pentavalent d'antimoine : Glucantime® en intramusculaire était institué. Un suivi régulier à l'issue de chaque cure de Glucantime® a permis d'apprécier l'évolution clinique des lésions. Résultats. Trente-deux malades (16 femmes et 16 hommes) ont été inclus. L'âge moyen était de 35,5 ans (extrêmes 10-67 ans). Les lésions siégeaient sur le visage (15 cas), le tronc (18 cas), les membres supérieurs (26 cas) et les membres inférieurs (28 cas). La présentation clinique était pseudo lépromateuse et diffuse (15 cas), ulcérative (14 cas), en placard infiltré (12 cas), papulo-nodulaire (9 cas), psoriasiforme (5 cas), chéloïdienne (1 cas) sporotrichoïde (1 cas) et pseudo kaposienne (1 cas). L'évolution a été jugée bonne chez 24 malades après une cure de 2 ou 3 semaines. Douze malades ont eu une rechute après cette première cure. Trois malades sont décédés et 5 perdus de vus. Discussion. Le polymorphisme clinique de la leishmaniose cutanée chez les malades séropositifs pour le VIH peut constituer une difficulté diagnostique. Le diagnostic biologique par l'examen direct (qui trouve de nombreux parasites intra-histiocytaires) ou histologique permet de trancher rapidement en vue d'instituer un traitement rapide. Malgré l'atypie des présentations cliniques chez les immunodéprimés, la bonne réponse au traitement (3 cures de Glucantime®) rappelle le caractère opportuniste de cette parasitose. Cependant, les possibles résurgences dans ce contexte font proposer des cures répétées et systématiques de Glucantime®.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les effets indésirables du Glucantime par voie générale, dans le traitement de la leishmaniose cutanée: à propos de 15 cas.

  • Préréquis :Les leishmanioses cutanées sont des parasitoses dues à des protozoaires flagellés du genre Leishmania. L'antimoniate de méglumine ou Glucantime@ reste le traitement de première intention de la leishmaniose cutanée en Tunisie. Administré par voie générale, il peut être responsable d'effets indésirables de gravité variable. But: A travers une série hospitalière, nous étudions les effets secondaires du Glucantime prescrit pour une leishmaniose cutanée. Méthodes: 63 malades sont hospitalisés pour leishmaniose cutanée (entre2002 et 2005) et traités par Glucantime à la dose de 60 mg/kg/j en intramusculaire pendant 10 à 15 jours. Tous ont bénéficié d'un bilan préthérapeutique et d'une enquête de pharmacovigilance Résultats: Des effets indésirables ont été notés chez 15 patients (12 femmes et 3 hommes) dont l'âge variait de 11 à 78 ans. Des signes de stibio-intolérance ont été notés chez 12 patients: il s'agissait d'une fièvre (2 cas), d' arthralgies (2cas) et de douleurs abdominales (1 cas). Des manifestations cutanées à type de prurit avec érythème au site d'injection (5 cas), de rash maculo-papuleux (un cas) et un purpura (1cas) ont été notées. Des accidents de stibio-intoxication ont été observés chez 3 patients avec des précordialgies et aplatissement de l'onde T (lcas), une hyperamylasémie (1cas). Une patiente a présenté à J8 de traitement une cytolyse hépatique avec insuffisance rénale suivie d'une pancytopénie rapidement fatale. L'enquête de pharmacovigilance a confirmé l'imputabilité du Glucantime® dans tous les cas. Ce traitement a été arrêté chez 13 patients et poursuivi mais avec surveillance dans 2 cas. Conclusion: La possibilité de survenue d'effets indésirables parfois graves nous incite à instaurer une surveillance stricte surtout chez les sujets âgés et tarés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’amphotéricine B liposomale en prophylaxie secondaire chez les patients VIH+ atteints de leishmaniose viscérale : à propos de cinq cas

  • Le traitement de la leishmaniose viscérale des patients VIH+ se heurte à des échecs (inefficacité thérapeutique et rechutes) liés à la résistance aux médicaments, à leur toxicité et à l’immunodépression induite par la maladie. Le but de notre travail est de faire le point sur les conduites thérapeutiques observées au CHU de la Conception de Marseille chez des patients VIH+ atteints de leishmanioses viscérales traités par amphotéricine B liposomale (L-AmB). Sur les cinq dossiers cliniques exploitables recueillis depuis 1998, les protocoles utilisés ont en commun l’administration d’une dose de charge de L-AmB comprise entre 2,9 et 4,1 mg/kg par jour répartie sur cinq à 24 jours, suivie de l’administration de doses d’entretien de 2,7 à 3,8 mg/kg par injection tous les 15 jours environ. Les traitements d’attaque à doses de charge élevées (dose cumulée à j30 de 60 à 86 mg/kg) ont entraîné des résultats cliniques et biologiques favorables en terme de guérison chez quatre patients. La prophylaxie secondaire par L-AmB s’est révélée efficace et bien tolérée chez trois patients. Bien que la revue de la littérature et les résultats de notre étude ne permettent pas de valider un protocole thérapeutique standard, un traitement initial par L-AmB à des doses supérieures à celles préconisées par l'autorisation de mise sur le marché (AMM) et une prophylaxie secondaire par L-AmB associée à un traitement antirétroviral (ARV) efficace semblent les atouts majeurs pour obtenir une guérison. Élargir cette étude à un essai multicentrique permettrait de définir les conditions d’instauration de la prophylaxie secondaire, sa durée, d’appréhender le risque d’échappement thérapeutique et d’évaluer le gain en terme de durée de vie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Différenciation des espèces responsables de leishmaniose cutanée par une amplification PCR du gène codant pour la dipeptidyl peptidase III.

  • Les leishmanioses sont des maladies vectorielles, parasitaires dues à l'infection par des protozoaires flagellés du genre Leishmania, incluant des atteintes viscérales ou cutanées. La leishmaniose cutanée (LC) correspond à un groupe de maladies en raison de la variabilité des manifestations cliniques impliquant un large éventail d'espèces Leishmania, En Tunisie, trois formes différentes ont été décrites causées par L. infantum, L. major et L. tropica. Au cours de ce travail, nous avons évalué le potentiel de sites polymorphes dans le gène codant pour la dipeptidyl peptidase III (DPP lll) pour différencier entre les différentes espèces de Leishmania en général, et particulièrement celles rencontrées en Tunisie, Un couple d'amorces sens et reverse amplifiant une séquence de 664 pb du gène DPP III a été défini au niveau de régions comportant des mutations ponctuelles: 2 situées dans l'amorce sens et 1 au niveau de l'amorce reverse pour amplifier des ADNs d'isolats représentatifs de diverses espèces de parasites telles que L. infantum, L. major, L. tropica, L. donovani, L. chagasi, L. arabica, L. aethiopica et L. tarentolae. L'amplification a été positive chez toutes les espèces Leishmania testées à l'exception de L. infantum, L. chagasi, L. archibaldi, L. donovani, et L. tarentolae. En considérant les espèces cutanéotropes rencontrées en Tunisie, l'amplification a été positive chez les deux espèces L. tropica et L. major et négative dans le cas de L. infantum. Ce pouvoir de discrimination entre L. infantum et le couple L. tropica/L. major constitue une première démarche dans la taxonomie des espèces cutanéotropes prévalant en Tunisie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Effets indésirables du traitement systémique de la leishmaniose cutanée par Glucantime: expérience Tunisienne.

  • Le Glucantime® est le traitement de première intention de la leishmaniose cutanée (LC) en Tunisie. Les effets secondaires du Glucantime® administré par voie générale sont fréquents. Nous avons étudié rétrospectivement les dossiers de 53 patients atteints d'une leishmaniose cutanée entre 1998 et 2007, traités par l'antimoniate de meglumine (Glucantime®) à la dose de 60 mg/kg/j. Notre étude a porté sur 5 hommes et 4 femmes. L'âge moyen des patients était de 40,8 ans. Des accidents de stibio-intolérance ont été notés chez 8 patients et des accidents de stibio-intoxication chez 4 patients. L'imputabilité du Glucantime® dans la genèse des effets indésirables était jugée vraisemblable chez 6 patients et plausible chez 3 patients. La fièvre était l'accident de stibio-intolérance le plus rencontré suivie de la toux, des myalgies et des lésions cutanées. La cytolyse hépatique était le signe de stibio-intoxication le plus rencontré. Une hyperamylasémie asymptomatique à 108 UI/l était notée dans un cas. L'accident le plus redoutable était l'installation au 15ème jour de traitement d'une insuffisance rénale aiguë d'origine toxique. La fréquence des effets indésirables du Glucantime varie entre 16% et 59%. L'accident le plus redoutable demeure l'insuffisance rénale aiguë, observée dans notre série au 15ème jour de traitement. Une surveillance biologique s'impose en début et en fin de traitement. L'évolution de la leishmaniose dans notre pays étant auto-résolutive et en aucun cas destructrice, toute symptomatologie suspecte doit entraîner un arrêt systématique du traitement pour ne pas mettre enjeu le pronostic vital.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leishmaniose viscérale: efficacité clinique et résistances aux différentes molécules.

  • La leishmaniose viscérale, présente dans 61 pays, touche 500 000 personnes par an, dont 90% se concentrent dans cinq pays (Inde, Bangladesh, Nepal, Soudan et Brésil) avec un nombre de décès annuel estimé à 59 000 cas. Les antimoniés pentavalents, traitement de référence de la leishmaniose viscérale, ont été introduits il y a une soixantaine d'années. Depuis plusieurs années, des résistances cliniques sont décrites, principalement dans l'état de Bihar en Inde. La pentamidine et l'amphotéricine B sont apparues dans les années 50 et 60, plus récemment, l'amphotéricine B sous forme liposomale, la miltefosine et la paromomycine sont venues renforcer l'arsenal thérapeutique. Parmi ces molécules récentes, la miltefosine, seul médicament par voie orale, semble particulièrement vulnérable du fait d'un traitement de longue durée et d'une longue demi-vie. Les problèmes thérapeutiques rencontrés actuellement sont l'émergence de résistances acquises aux antimoniés, le coût de traitement élevé et les échecs thérapeutiques rencontrés chez les patients immunodéprimés, principalement chez ceux co-infectés par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Dans le cadre d'initiative comme celle visant à l'élimination de la leishmaniose du sous-continent indien, l'apparition de résistances expose à un risque parasitaire non négligeable et fait craindre comme pour le paludisme, la tuberculose et l'infection par le VIH, que les difficultés rencontrées dans la mise en oeuvre des politiques de santé publique n'aboutissent à l'émergence de formes difficilement curables.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La leishmaniose cutanée de la face dans la région de Gafsa, Tunisie.

  • La leishmaniose cutanée est une affection fréquente en Tunisie. Dans la région de Gafsa, elle sévit sur un mode endémo-épidémique. Notre travail était prospectif à propos de 225 cas de leishmaniose cutanée de la face recensés sur une période de deux ans à la consultation externe de dermatologie de l'hôpital régional de Gafsa. Le but de notre étude était de mieux connaître les particularités épidémio-cliniques et évolutives de la leishmaniose cutanée de la face. La fréquence relative de la leishmaniose cutanée de la face par rapport aux nouveaux consultants était de 5 %. Une égale répartition entre les deux sexes a été notée. L'âge moyen de nos patients était de 24 ans et 6 mois avec des extrêmes allant de 3 mois à 77 ans. Les formes ulcéra-croûteuses était les plus fréquentes (35,3 %), suivies des formes impétigénoïdes (23 %), puis lupoïdes (15 %). La forme papuleuse était assez fréquente (13 %). L'enfant était fréquemment atteint par des lésions impetigénoïdes. Le nez était particulièrement atteint par des lésions lupoïdes. Les formes compliquées d'une nécrose cutanée ou d'érysipèle de la face ont apparu suite à des injections intralésion-nelles d'antimoniate de méglumine (Glucantime®). L'antimoniate de méglumine intramusculaire a été utilisé chez 172 patients, dont 47 ont nécessité deux cures ou plus, témoignant d'une résistance particulière des lésions de la face. Le bouton de Gafsa, terme initialement utilisé pour les formes nodulaires ulcéro-crouteuses se caractérise actuellement par un polymorphisme lésionnel. Son pronostic est bon. Cependant, le risque d'une cicatrice inesthétique de la face est important.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La leishmaniose cutanée en France: vers la fin des traitements injectables?

  • Pour traiter la leishmaniose cutanée, il n'y a pas aujourd'hui de médicament qui soit à la fois efficace sur la majorité des espèces, bien toléré, et facile à administrer Toutefois des progrès ont été accomplis récemment. Efficace contre la leishmaniose viscérale, la miltéfosine orale pourrait supplanter les dérivés pentavalents de l'antimoine (DPA) dans le traitement des cas contractés dans le nouveau monde. Dans l'immédiat, le traitement de référence reste les DPA par voie parentérale à la dose de 20 mg Sbv/kg/jour, pour une durée qui peut probablement être réduite de 20 à 10 jours. La pentamidine garde un rapport bénéfice/risque comparable à celui des dérivés pentavalents de l'antimoine sur les espèces du groupe L. panamensis / L. guyanensis/L. shawi et reste - du fait de sa maniabilité - la référence pour les cas contractés dans des zones où ces espèces prédominent. Le fluconazole par voie orale constitue un progrès, immédiatement utilisable pour les cas contractés dans des foyers dus à L. major. Si son efficacité était confirmée dans d'autres foyers et sur d'autres espèces, resterait à mettre en place les mécanismes permettant aux patients pauvres de zones d'endémie d'en bénéficier. La recherche d'un traitement topique efficace et bien toléré reste nécessaire. Une formulation optimisée d'aminosidine locale est en cours d'évaluation. Tant pour les patients que pour les prescripteurs, on peut donc espérer une simplification prochaine du traitement de la leishmaniose cutanée. Pour que les bénéfices de cette simplification soient rapidement accessibles à tous les patients, l'effort de recherche pharmaceutique et clinique doit être maintenu.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leishmaniose viscérale méditerranéenne: physiopathologie.

  • Des maladies méconnues : Les leishmanioses sont des protozoonoses dues à des parasites du genre Leishmania. Le littoral méditerranéen français est une zone d'endémie de leishmaniose viscérale due à Leishmania infantum. Les mécanismes qui président à l'infectivité du vecteur, à l'installation du parasite chez l'homme et au développement de la maladie restent mal connus. Cependant, la constitution de modèles munns en permet en partie l'approche. Acquisition d'un pouvoir pathogène chez l'insecte vecteur : Chez les phlébotomes, la maturation parasitaire s'accompagne de modifications antigèniques capables de rendre l'insecte infectant. La salive du phlébotome favorise les premières étapes de l'infection. Implantation parasitaire chez l'homme : Le parasite déjoue les mécanismes de lutte de l'organisme humain par le biais de certaines de ses protéines membranaires comme le lipophosphoglycane (LPG) ou la glycoprotéine gp 63. Le système du complément est activé, mais ses fractions tardives ne peuvent plus exercer leur activité lytique. En outre, opsonisation des leishmanies permet leur interaction avec les macrophages. La présentation des antigènes parasitaires par le complexe majeur d'histocompatibilité et par les systèmes de co-stimulation est modifiée. Les phénomènes de coopérations cellulaires entre macrophages et lymphocytes T CD4+, visant à contrôler la maladie, passent par la juste différenciation de 2 sous-populations T helper, l'une favorisant l'implantation parasitaire, l'autre la combattant. L'interféron gamma joue la un rôle crucial pour la guérison. Enfin, la sous-population T CD8+ participe également à la lutte anti-parasitaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement par iséthionate de pentamidine de la leishmaniose muqueuse.

  • Introduction. Dans plusieurs pays d'Amérique du Sud la forme muqueuse de leishmaniose tégumentaire américaine (LTA), appelée leishmaniose des muqueuses est, en principe. causée par Leishmania (Viannia) braziliensis. Les antimoniates pentavalents sont les médicaments habituellement choisis dans le traitement de la leishmaniose tégumentaire américaine, Lorsque ces médicaments sont utilisés pour traiter les formes muqueuses. il existe souvent un taux élevé de récurrence. La pentamidine est considérée, comme un traitement de deuxième intention. bien qu'il y ait peu de données disponibles. Malades et méthodes. Dix-sept malades souffrant de leishmaniose des muqueuses ont été traités par l'iséthionate de pentamidine à la dose de 4 mg/kg toutes les 48 heures. Un examen oto-rhino-laryngologique a été réalisé une fois par semaine pour déterminer l'évolution de la lésion, et le traitement a été interrompu après guérison des lésions. A la fin du traitement et tous les trois mois pendant une période de temps indéterminée. un examen oto-rhino-laryngologique a été réalisé. Résultats, L'iséthionate de pentamidine a permis la guérison des lésions chez 16 malades (94 p. 100). La dose moyenne nécessaire à la guérison des lésions a été de 2 872 mg (2 025 mg à 4 320 mg) et la durée moyenne du traitement de 22 jours (12 à 32 jours). La durée moyenne de suivi a été de 13,3 mois (3 à 37 mois). Un malade a eu une récurrence quatre mois après la fin du traitement. Discussion. L'iséthionate de pentamidine est efficace dans le traitement de la leishmaniose des muqueuses. Il permet la guérison avec un taux faible de récurrence.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leishmaniose viscérale chronique au cours d'une chimiothérapie pour ostéosarcome métastatique

  • On observe trois types de leishmanioses: la leishmaniose cutanée, la leishmaniose muqueuse et la leishmaniose viscérale, cette dernière étant provoquée par Leishmania donovani. Observation. - Un enfant de Il ans, d'origine thailandaise, résidant en Belgique depuis 6 ans, est opéré d'un ostéosarcome vertébral, métastasé au niveau pulmonaire, ce qui conduit à une polychimiothérapie suivie d'une métastasectomie pulmonaire. Un épisode d'hyperthermie, sans cause précise, avec altération de l'état général lors d'une aplasie médullaire post-chimiothérapique est traité par une antibiothérapie à large spectre puis par amphotéricine b. L'évolution est d'abord favorable puis, 7 mois plus tard, un diagnostic de leishmaniose viscérale est posé à la suite de la réapparition des mêmes symptômes. Les traitements classiques par dérivés de l'antimoine (Glucantime®), puis par amphotéricine liposomale (Ambisome®) se montrent inefficaces. Une association amphotéricine liposomale et interféron gamma amende les symptômes sans éradiquer le parasite de l'organisme. Face à cette leishmaniose viscérale chronique, le patient reçoit un traitement de maintenance par amphotéricine liposomale. Conclusion. - Le caractère réfractaire et récidivant de cette leishmaniose viscérale chronique pourrait être secondaire au déficit immunitaire inhérent à la polychimiothérapie reçue en raison d'un ostéosarcome métastatique, actuellement en première rémission complète.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leishmaniose cutanée à Leishmania tropica dans un foyer émergent au nord du Maroc: nouvelles formes cliniques.

  • Introduction. La leishmaniose cutanée à Leishmania tropica est classiquement décrite comme une forme lupoïde de petite taille, unique, du visage dans des foyers d'endémicité stable. En 1989, un foyer rural hypoendémique de leishmaniose cutanée à L. tropica a été diagnostiqué au centre du Maroc, où une soixantaine de cas sporadiques ont été rapportés. En 1995, un foyer épidémique périurbain de leishmaniose cutanée à L. tropica s'est déclaré dans la province de Taza au Nord du pays. Le but de ce travail était de présenter les caractéristiques cliniques de ce nouveau foyer. Malades et méthodes. Du mois d'octobre 1995 à novembre 1996, un dépistage actifa permis de recenser 132 malades atteints de leishmaniose cutanée à L. tropica dans une province du nord du Maroc. Une fiche préétablie précisait l'âge, le sexe, la durée d'évolution des lésions, les aspects cliniques, et le type de traitement pour chaque malade. Résultats. Parmi 132 malades, 56,8 p. 100 étaient de sexe féminin avec une moyenne d'age de 24,6±21,5 (extrêmes : 8 mois-85 ans). La durée moyenne d'évolution des lésions était de 6,9 ± 6,5 mois et 91,4 p. 100 des lésions évoluaient depuis moins d'un an. Des formes ulcéro-croûteuses et ulcéro-nodulaires prédominaient dans 61 p. 100 des cas. Des formes sévères inflammatoires et multiples étaient observées chez le sujet âgé de plus de 60 ans et l'enfant de moins de 5 ans. Les membres étaient atteints dans 30 p. 100 des cas. Quatre-vingt-six malades ont eu un traitement par antimoniate de méglumine (Glucantime

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Thérapeutique des leishmanioses tégumentaires du Nouveau Monde. Expérience à propos de 326 cas traités par iséthionate de pentamidine à fortes doses.

  • Les auteurs rapportent l'analyse rétrospective des résultats thérapeutiques d'un traitement par iséthionate de pentamidine (4 mg/kg de pentamidine-base en IM à J1 et J3) au cours d'une « épidémie de 326 cas de leishmanioses cutanées en Guyane Française survenus chez des militaires français en 1998 et 1999. Une grande disparité de réponse au traitement était retrouvée entre la série de patients traités sur place (série G:205 patients) et la série de patients pris en charge à l'HIA Laveran, Marseille (série L: 32 patients). Le taux d'échec (25% pour la série L contre 5 % pour la série G) était corrélé de manière très significative avec le délai de mise en route du traitement nettement plus élevé dans la série L. Une rhabdomyolyse importante (CPK supérieure à 5000 UI/I dans 85 % des cas) était systématiquement retrouvée dès lors qu'elle était recherchée, cet effet indésirable n'ayant jamais été signalé auparavant. Ces résultats conduisent les auteurs à préconiser, à la lumière d'une revue récente de la littérature sur l'iséthionate de pentamidine, un traitement à des doses moindres mais administrées le plus précocement possible. Les auteurs font également la revue des autres thérapeutiques utilisées dans le Nouveau Monde, l'actualité étant essentiellement marquée par un nouveau traitement oral disponible, la miltefosine, et par les traitements topiques comme la paromomycine.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La leishmaniose viscérale infantile, une cause de syndrome d’hémophagocytose lympho-histiocytaire facilement curable

  • La leishmaniose viscérale (LV) associée au syndrome d’hémophagocytose lympho-histiocytaire (HLH) chez l’enfant est une entité clinico-pathologique rare, de diagnostic difficile, mortelle en l’absence de traitement. Chez l’enfant, il faut l’évoquer devant un tableau clinique de fièvre prolongée avec splénomégalie. Nous rapportons deux observations d’HLH secondaire à une LV. Dans la première observation, il s’agissait d’un jeune nourrisson de 3 mois et demi hospitalisé pour une tricytopénie fébrile. Le diagnostic d’HLH avait été posé devant un tableau clinico-biologique complet incluant une hémophagocytose sur le myélogramme. La recherche d’une maladie génétique, métabolique ou d’une infection sous-jacente avait été négative. Une cause primitive d’HLH avait été d’emblée évoquée et un traitement immunosuppresseur (corticoïdes et ciclosporine) avait été instauré. Un myélogramme de contrôle à un mois d’évolution ayant retrouvé des leishmanies, l’évolution avait été rapidement favorable sous traitement par amphotéricine B liposomale. Dans la deuxième observation, il s’agissait d’un enfant de 10 ans avec de multiples antécédents infectieux, hospitalisé pour une tricytopénie fébrile avec syndrome tumoral. Le diagnostic de LV avait été posé sur le myélogramme et un traitement par amphotéricine B liposomale avait été mis en route. Au 3

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La leishmaniose viscérale infantile en Provence.

  • Une enquête rétrospective auprès des services de pédiatrie de la région provençale a colligé 59 cas pédiatriques de leishmaniose viscérale sur 15 ans (1981-1997). Tous les enfants, sauf un, vivaient ou avaient séjourné dans le Sud de la France. Un enfant avait contracté la maladie en Algérie. Aucun ne présentait d'immunosuppression. Lâge moyen est de 31 mois, mais 10 enfants ont moins d'un an. Le sexratio est de 0,73. Une fièvre et une splénomégalie sont présentes dans respectivement 90 % et 100 % des cas. Anémie, leucopénie et thrombopénie sont fréquentes. Un myélogramme est pratiqué chez tous les enfants, mais des leishmanies ne sont identifiées à l'examen microscopique que dans 78 % des cas. Dans les cas où l'examen direct est négatif, la sérologie et l'amplification génomique (PCR) s'avèrent particulièrement utiles au diagnostic. Tous les enfants sont initialement traités par antimonate de méglumine (Glucantime®: 24 patients (44 %) présentent un effet indésirable, un échec survient chez 6 patients (10 %), secondairement guéris par l'amphotéricine B liposomale. Trois autres enfants sont traités en deuxième intention par l'amphotéricine B liposomale, sans évidence de résistance clinique à l'antimoine. Finalement, la guérison est obtenue dans tous les cas. Il n'y a aucun décès. La leishmaniose viscérale infantile reste rare dans la zone d'endémie française. Des cas de résistance aux antimoniés peuvent survenir dans la population pédiatrique. Lamphotéricine B liposomale semble un traitement efficace qui pourrait remplacer les dérivés antimoniés en première ligne.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leishmaniose cutanée autochtone due à Leishmania infantum confirmée par immunoempreinte.

  • Introduction. La leishmaniose cutanée localisée acquise en France métropolitaine est rarement rapportée. Le diagnostic repose habituellement sur l'identification des leishmanies par le frottis ou la culture. Observation. Un enfant de 9 ans vivant en dehors de la zone d'endémie du littoral méditerranéen avait deux papules croûteuses du visage persistant depuis plusieurs mois. Le diagnostic de leishmaniose cutanée localisée était évoqué, mais le frottis et la culture étaient négatifs. L'histologie montrait un granulome épithélio-giganto-cellulaire, sans corps de Leishman, L'étude du sérum du malade par immunoempreinte montrait la présence d'anticorps dirigés contre des antigènes de Leishmania infantum, permettant de confirmer le diagnostic. Un traitement par injections intra-lésionnelles d'antimoniate de méglumine entraînait une régression complète des lésions. Discussion. La leishmaniose cutanée localisée autochtone est due à Leishmania infantum. Elle peut être observée en dehors de la zone d'endémie méditerranéenne, la contamination se produisant lors des vacances d'été dans le Midi, à l'occasion d'une piqûre de phlébotome. L'étude du sérum par immunoempreinte permet de distinguer les leishmanioses à Leishmania infantum évolutives des infections asymptomatiques, qui sont fréquentes en zone d'endémie. Elle permet de confirmer le diagnostic de leishmaniose cutanée même lorsque les leishmanies ne peuvent pas être mises en évidence par les techniques directes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Importance des médicaments vectorisés dans le traitement de la leishmaniose viscérale.

  • La leishmaniose viscérale est causée par un protozoaire hémoflagellé, parasite du système des phagocytes mononucléés. Les leishmanioses sont à l'origine d'un taux important de mortalité et de morbidité dans le monde. Le traitement de choix de cette pathologie reste lié à l'utilisation des antimoniés pentavalents, mais de nombreux effets toxiques et des résistances ont été rapportés. Une alternative aux traitements habituels est la vectorisation de produits leishmanicides par des vecteurs colloïdaux. Ces procédés permettent de faciliter et d'augmenter l'activité des drogues sur des pathologies intracellulaires du système des phagocytes mononucléés. Le principe de la vectorisation est utilisé avec succès en cancérologie. Récemment, des leishmanioses viscérales polyrésistantes ont été mises en rémission complète par l'utilisation de liposomes chargés en amphotéricine B. Actuellement, aucun vecteur colloïdal ne peut être chargé avec des dérivés antimoniés, mais on peut lier expérimentalement la pentamidine à des nanoparticules de polyméthacrylate. Ces nanoparticules ont montré leur efficacité, in vitro et in vivo, sur le stade amastigote des leishmanies. Les liposomes chargés avec de l'amphotéricine B sont actuellement utilisés en thérapeutique humaine. Ainsi, le concept de la vectorisation particulaire ouvre la voie à de nouvelles chimiothérapies dans le domaine de la parasitologie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspects épidemiocliniques et évolutifs chez 157 cas de leishmaniose cutanée au Maroc.

  • Connue au Maroc depuis la fin du XIX siècle, la leishmaniose cutanée (LC) constitue un problème de santé publique dans notre pays. Le but de notre travail est de décrire le profil épidémioclinique et l’évolution post thérapeutique chez les patients ayant une leishmaniose cutanée dans notre contexte. Nous avons effectué une étude rétrospective, basée sur l'exploitation des dossiers de malades ayant présenté une leishmaniose cutanée confirmée entre janvier 2003 et décembre 2012. Nous avons colligés 157 cas de leishmaniose cutanée. L’âge moyen des patients était de 34.5 ans avec des extrêmes de 6 ans à 63 ans. Le sex-ratio était de 2.34 H/F. La durée d’évolution moyenne des lésions était de 3,6 mois avec des extrêmes de 2 semaines à 10 mois. Les lésions étaient uniques dans 29.5% des cas. Les lésions siégeaient sur membres dans 63%. La forme ulcèro- croûteuse touchait plus de 48%. Le Glucantime était utilisé dans 29.3% des cas, l'azote liquide était utilisé chez 111 autres. L’évolution post-thérapeutique était favorable avec disparition quasi-complète des lésions dans un délai variant de 6 à 10 semaines, au prix de cicatrices inesthétiques chez 14 patients. La leishmaniose cutanée continue à poser un vrai problème de santé publique dans notre pays. L’émergence de formes sévères et résistantes à travers le monde doit inciter à multiplier et renforcer les mesures prophylactiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de la leishmaniose viscérale de l'adulte à l'hôpital de la Rabta à Tunis (tunisie) entre 1983 et 2002.

  • Les données épidémiologiques, cliniques, biologiques, thérapeutiques et évolutives sont recueillies à partir des dossiers des malades hospitalisés dans le service des maladies infectieuses de l'hôpital La Rabta de 1983 à 2002. Vingt-deux malades sont inclus dont 6 (27 %) infectés par le VIH. La fièvre et la splénomégalie sont retrouvées chez tous les malades. Les anomalies hématologiques sont dominées par l'anémie qui est constante. La sérologie de la leishmaniose est positive chez 21 malades (95 %). Le myélogramme a permis de retrouver les leishmanies dans 95 % des cas. Pratiqué chez 9 malades, le typage isoenzymatique a identifié la souche Leishmania infantum, zymodème MON-1 dans tous les cas. 17 malades (77 %) sont traités par les dérivés stibiés (20 mg SbV/kg/jour) et 5 (23 %) par l'amphotéricine B (0,5-1 mg/kg/jour) pendant une durée moyenne de 25 jours (10-49 jours). Une toxicité médicamenteuse est notée chez 7 malades (32 %) dont 4 ont reçu de l'amphotéricine B. L'évolution immédiate est favorable dans 21 cas (95 %). Une rechute est survenue chez un malade infecté par le VIH initialement traité par les dérivés stibiés. Un seul décès est survenu chez une malade infectée par le VIH.

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