Leishmaniose cutanee [ Publications ]

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  • Introduction. La co-infection leishmaniose/VIH est devenue fréquente du fait des épidémies concomitantes de ces deux infections dans certaines régions du monde. Malades et méthode. Nous rapportons une étude descriptive et prospective menée sur 16 mois. Étaient inclus, les malades séropositifs pour le VI H ayant une leishmaniose cutanée. Les lésions de leishmaniose cutanée étaient ensuite décrites et classées selon la forme clinique et un traitement par sel pentavalent d'antimoine : Glucantime® en intramusculaire était institué. Un suivi régulier à l'issue de chaque cure de Glucantime® a permis d'apprécier l'évolution clinique des lésions. Résultats. Trente-deux malades (16 femmes et 16 hommes) ont été inclus. L'âge moyen était de 35,5 ans (extrêmes 10-67 ans). Les lésions siégeaient sur le visage (15 cas), le tronc (18 cas), les membres supérieurs (26 cas) et les membres inférieurs (28 cas). La présentation clinique était pseudo lépromateuse et diffuse (15 cas), ulcérative (14 cas), en placard infiltré (12 cas), papulo-nodulaire (9 cas), psoriasiforme (5 cas), chéloïdienne (1 cas) sporotrichoïde (1 cas) et pseudo kaposienne (1 cas). L'évolution a été jugée bonne chez 24 malades après une cure de 2 ou 3 semaines. Douze malades ont eu une rechute après cette première cure. Trois malades sont décédés et 5 perdus de vus. Discussion. Le polymorphisme clinique de la leishmaniose cutanée chez les malades séropositifs pour le VIH peut constituer une difficulté diagnostique. Le diagnostic biologique par l'examen direct (qui trouve de nombreux parasites intra-histiocytaires) ou histologique permet de trancher rapidement en vue d'instituer un traitement rapide. Malgré l'atypie des présentations cliniques chez les immunodéprimés, la bonne réponse au traitement (3 cures de Glucantime®) rappelle le caractère opportuniste de cette parasitose. Cependant, les possibles résurgences dans ce contexte font proposer des cures répétées et systématiques de Glucantime®.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les effets indésirables du Glucantime par voie générale, dans le traitement de la leishmaniose cutanée: à propos de 15 cas.

  • Préréquis :Les leishmanioses cutanées sont des parasitoses dues à des protozoaires flagellés du genre Leishmania. L'antimoniate de méglumine ou Glucantime@ reste le traitement de première intention de la leishmaniose cutanée en Tunisie. Administré par voie générale, il peut être responsable d'effets indésirables de gravité variable. But: A travers une série hospitalière, nous étudions les effets secondaires du Glucantime prescrit pour une leishmaniose cutanée. Méthodes: 63 malades sont hospitalisés pour leishmaniose cutanée (entre2002 et 2005) et traités par Glucantime à la dose de 60 mg/kg/j en intramusculaire pendant 10 à 15 jours. Tous ont bénéficié d'un bilan préthérapeutique et d'une enquête de pharmacovigilance Résultats: Des effets indésirables ont été notés chez 15 patients (12 femmes et 3 hommes) dont l'âge variait de 11 à 78 ans. Des signes de stibio-intolérance ont été notés chez 12 patients: il s'agissait d'une fièvre (2 cas), d' arthralgies (2cas) et de douleurs abdominales (1 cas). Des manifestations cutanées à type de prurit avec érythème au site d'injection (5 cas), de rash maculo-papuleux (un cas) et un purpura (1cas) ont été notées. Des accidents de stibio-intoxication ont été observés chez 3 patients avec des précordialgies et aplatissement de l'onde T (lcas), une hyperamylasémie (1cas). Une patiente a présenté à J8 de traitement une cytolyse hépatique avec insuffisance rénale suivie d'une pancytopénie rapidement fatale. L'enquête de pharmacovigilance a confirmé l'imputabilité du Glucantime® dans tous les cas. Ce traitement a été arrêté chez 13 patients et poursuivi mais avec surveillance dans 2 cas. Conclusion: La possibilité de survenue d'effets indésirables parfois graves nous incite à instaurer une surveillance stricte surtout chez les sujets âgés et tarés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Différenciation des espèces responsables de leishmaniose cutanée par une amplification PCR du gène codant pour la dipeptidyl peptidase III.

  • Les leishmanioses sont des maladies vectorielles, parasitaires dues à l'infection par des protozoaires flagellés du genre Leishmania, incluant des atteintes viscérales ou cutanées. La leishmaniose cutanée (LC) correspond à un groupe de maladies en raison de la variabilité des manifestations cliniques impliquant un large éventail d'espèces Leishmania, En Tunisie, trois formes différentes ont été décrites causées par L. infantum, L. major et L. tropica. Au cours de ce travail, nous avons évalué le potentiel de sites polymorphes dans le gène codant pour la dipeptidyl peptidase III (DPP lll) pour différencier entre les différentes espèces de Leishmania en général, et particulièrement celles rencontrées en Tunisie, Un couple d'amorces sens et reverse amplifiant une séquence de 664 pb du gène DPP III a été défini au niveau de régions comportant des mutations ponctuelles: 2 situées dans l'amorce sens et 1 au niveau de l'amorce reverse pour amplifier des ADNs d'isolats représentatifs de diverses espèces de parasites telles que L. infantum, L. major, L. tropica, L. donovani, L. chagasi, L. arabica, L. aethiopica et L. tarentolae. L'amplification a été positive chez toutes les espèces Leishmania testées à l'exception de L. infantum, L. chagasi, L. archibaldi, L. donovani, et L. tarentolae. En considérant les espèces cutanéotropes rencontrées en Tunisie, l'amplification a été positive chez les deux espèces L. tropica et L. major et négative dans le cas de L. infantum. Ce pouvoir de discrimination entre L. infantum et le couple L. tropica/L. major constitue une première démarche dans la taxonomie des espèces cutanéotropes prévalant en Tunisie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Effets indésirables du traitement systémique de la leishmaniose cutanée par Glucantime: expérience Tunisienne.

  • Le Glucantime® est le traitement de première intention de la leishmaniose cutanée (LC) en Tunisie. Les effets secondaires du Glucantime® administré par voie générale sont fréquents. Nous avons étudié rétrospectivement les dossiers de 53 patients atteints d'une leishmaniose cutanée entre 1998 et 2007, traités par l'antimoniate de meglumine (Glucantime®) à la dose de 60 mg/kg/j. Notre étude a porté sur 5 hommes et 4 femmes. L'âge moyen des patients était de 40,8 ans. Des accidents de stibio-intolérance ont été notés chez 8 patients et des accidents de stibio-intoxication chez 4 patients. L'imputabilité du Glucantime® dans la genèse des effets indésirables était jugée vraisemblable chez 6 patients et plausible chez 3 patients. La fièvre était l'accident de stibio-intolérance le plus rencontré suivie de la toux, des myalgies et des lésions cutanées. La cytolyse hépatique était le signe de stibio-intoxication le plus rencontré. Une hyperamylasémie asymptomatique à 108 UI/l était notée dans un cas. L'accident le plus redoutable était l'installation au 15ème jour de traitement d'une insuffisance rénale aiguë d'origine toxique. La fréquence des effets indésirables du Glucantime varie entre 16% et 59%. L'accident le plus redoutable demeure l'insuffisance rénale aiguë, observée dans notre série au 15ème jour de traitement. Une surveillance biologique s'impose en début et en fin de traitement. L'évolution de la leishmaniose dans notre pays étant auto-résolutive et en aucun cas destructrice, toute symptomatologie suspecte doit entraîner un arrêt systématique du traitement pour ne pas mettre enjeu le pronostic vital.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La leishmaniose cutanée de la face dans la région de Gafsa, Tunisie.

  • La leishmaniose cutanée est une affection fréquente en Tunisie. Dans la région de Gafsa, elle sévit sur un mode endémo-épidémique. Notre travail était prospectif à propos de 225 cas de leishmaniose cutanée de la face recensés sur une période de deux ans à la consultation externe de dermatologie de l'hôpital régional de Gafsa. Le but de notre étude était de mieux connaître les particularités épidémio-cliniques et évolutives de la leishmaniose cutanée de la face. La fréquence relative de la leishmaniose cutanée de la face par rapport aux nouveaux consultants était de 5 %. Une égale répartition entre les deux sexes a été notée. L'âge moyen de nos patients était de 24 ans et 6 mois avec des extrêmes allant de 3 mois à 77 ans. Les formes ulcéra-croûteuses était les plus fréquentes (35,3 %), suivies des formes impétigénoïdes (23 %), puis lupoïdes (15 %). La forme papuleuse était assez fréquente (13 %). L'enfant était fréquemment atteint par des lésions impetigénoïdes. Le nez était particulièrement atteint par des lésions lupoïdes. Les formes compliquées d'une nécrose cutanée ou d'érysipèle de la face ont apparu suite à des injections intralésion-nelles d'antimoniate de méglumine (Glucantime®). L'antimoniate de méglumine intramusculaire a été utilisé chez 172 patients, dont 47 ont nécessité deux cures ou plus, témoignant d'une résistance particulière des lésions de la face. Le bouton de Gafsa, terme initialement utilisé pour les formes nodulaires ulcéro-crouteuses se caractérise actuellement par un polymorphisme lésionnel. Son pronostic est bon. Cependant, le risque d'une cicatrice inesthétique de la face est important.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La leishmaniose cutanée en France: vers la fin des traitements injectables?

  • Pour traiter la leishmaniose cutanée, il n'y a pas aujourd'hui de médicament qui soit à la fois efficace sur la majorité des espèces, bien toléré, et facile à administrer Toutefois des progrès ont été accomplis récemment. Efficace contre la leishmaniose viscérale, la miltéfosine orale pourrait supplanter les dérivés pentavalents de l'antimoine (DPA) dans le traitement des cas contractés dans le nouveau monde. Dans l'immédiat, le traitement de référence reste les DPA par voie parentérale à la dose de 20 mg Sbv/kg/jour, pour une durée qui peut probablement être réduite de 20 à 10 jours. La pentamidine garde un rapport bénéfice/risque comparable à celui des dérivés pentavalents de l'antimoine sur les espèces du groupe L. panamensis / L. guyanensis/L. shawi et reste - du fait de sa maniabilité - la référence pour les cas contractés dans des zones où ces espèces prédominent. Le fluconazole par voie orale constitue un progrès, immédiatement utilisable pour les cas contractés dans des foyers dus à L. major. Si son efficacité était confirmée dans d'autres foyers et sur d'autres espèces, resterait à mettre en place les mécanismes permettant aux patients pauvres de zones d'endémie d'en bénéficier. La recherche d'un traitement topique efficace et bien toléré reste nécessaire. Une formulation optimisée d'aminosidine locale est en cours d'évaluation. Tant pour les patients que pour les prescripteurs, on peut donc espérer une simplification prochaine du traitement de la leishmaniose cutanée. Pour que les bénéfices de cette simplification soient rapidement accessibles à tous les patients, l'effort de recherche pharmaceutique et clinique doit être maintenu.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leishmaniose cutanée à Leishmania tropica dans un foyer émergent au nord du Maroc: nouvelles formes cliniques.

  • Introduction. La leishmaniose cutanée à Leishmania tropica est classiquement décrite comme une forme lupoïde de petite taille, unique, du visage dans des foyers d'endémicité stable. En 1989, un foyer rural hypoendémique de leishmaniose cutanée à L. tropica a été diagnostiqué au centre du Maroc, où une soixantaine de cas sporadiques ont été rapportés. En 1995, un foyer épidémique périurbain de leishmaniose cutanée à L. tropica s'est déclaré dans la province de Taza au Nord du pays. Le but de ce travail était de présenter les caractéristiques cliniques de ce nouveau foyer. Malades et méthodes. Du mois d'octobre 1995 à novembre 1996, un dépistage actifa permis de recenser 132 malades atteints de leishmaniose cutanée à L. tropica dans une province du nord du Maroc. Une fiche préétablie précisait l'âge, le sexe, la durée d'évolution des lésions, les aspects cliniques, et le type de traitement pour chaque malade. Résultats. Parmi 132 malades, 56,8 p. 100 étaient de sexe féminin avec une moyenne d'age de 24,6±21,5 (extrêmes : 8 mois-85 ans). La durée moyenne d'évolution des lésions était de 6,9 ± 6,5 mois et 91,4 p. 100 des lésions évoluaient depuis moins d'un an. Des formes ulcéro-croûteuses et ulcéro-nodulaires prédominaient dans 61 p. 100 des cas. Des formes sévères inflammatoires et multiples étaient observées chez le sujet âgé de plus de 60 ans et l'enfant de moins de 5 ans. Les membres étaient atteints dans 30 p. 100 des cas. Quatre-vingt-six malades ont eu un traitement par antimoniate de méglumine (Glucantime

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leishmaniose cutanée autochtone due à Leishmania infantum confirmée par immunoempreinte.

  • Introduction. La leishmaniose cutanée localisée acquise en France métropolitaine est rarement rapportée. Le diagnostic repose habituellement sur l'identification des leishmanies par le frottis ou la culture. Observation. Un enfant de 9 ans vivant en dehors de la zone d'endémie du littoral méditerranéen avait deux papules croûteuses du visage persistant depuis plusieurs mois. Le diagnostic de leishmaniose cutanée localisée était évoqué, mais le frottis et la culture étaient négatifs. L'histologie montrait un granulome épithélio-giganto-cellulaire, sans corps de Leishman, L'étude du sérum du malade par immunoempreinte montrait la présence d'anticorps dirigés contre des antigènes de Leishmania infantum, permettant de confirmer le diagnostic. Un traitement par injections intra-lésionnelles d'antimoniate de méglumine entraînait une régression complète des lésions. Discussion. La leishmaniose cutanée localisée autochtone est due à Leishmania infantum. Elle peut être observée en dehors de la zone d'endémie méditerranéenne, la contamination se produisant lors des vacances d'été dans le Midi, à l'occasion d'une piqûre de phlébotome. L'étude du sérum par immunoempreinte permet de distinguer les leishmanioses à Leishmania infantum évolutives des infections asymptomatiques, qui sont fréquentes en zone d'endémie. Elle permet de confirmer le diagnostic de leishmaniose cutanée même lorsque les leishmanies ne peuvent pas être mises en évidence par les techniques directes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspects épidemiocliniques et évolutifs chez 157 cas de leishmaniose cutanée au Maroc.

  • Connue au Maroc depuis la fin du XIX siècle, la leishmaniose cutanée (LC) constitue un problème de santé publique dans notre pays. Le but de notre travail est de décrire le profil épidémioclinique et l’évolution post thérapeutique chez les patients ayant une leishmaniose cutanée dans notre contexte. Nous avons effectué une étude rétrospective, basée sur l'exploitation des dossiers de malades ayant présenté une leishmaniose cutanée confirmée entre janvier 2003 et décembre 2012. Nous avons colligés 157 cas de leishmaniose cutanée. L’âge moyen des patients était de 34.5 ans avec des extrêmes de 6 ans à 63 ans. Le sex-ratio était de 2.34 H/F. La durée d’évolution moyenne des lésions était de 3,6 mois avec des extrêmes de 2 semaines à 10 mois. Les lésions étaient uniques dans 29.5% des cas. Les lésions siégeaient sur membres dans 63%. La forme ulcèro- croûteuse touchait plus de 48%. Le Glucantime était utilisé dans 29.3% des cas, l'azote liquide était utilisé chez 111 autres. L’évolution post-thérapeutique était favorable avec disparition quasi-complète des lésions dans un délai variant de 6 à 10 semaines, au prix de cicatrices inesthétiques chez 14 patients. La leishmaniose cutanée continue à poser un vrai problème de santé publique dans notre pays. L’émergence de formes sévères et résistantes à travers le monde doit inciter à multiplier et renforcer les mesures prophylactiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostic delocalise par PCR temps réel de la leishmaniose cutanée sévissant dans le foyer de Constantine (Algérie).

  • Compte tenu de la réémergence de la leishmaniose dans le monde, de la variabilité géographique de l'épidémiologie et de l'augmentation du nombre de voyageurs, une étude pilote sur le diagnostic de la leishmaniose cutanée a été réalisée à Constantine, l'un des foyers de l'est-algérien. 143 prélèvements ont été récoltés sur buvards et testés par PCR en temps réel et les résultats comparés à ceux de l'examen direct. Le diagnostic de leishmaniose par PCR a été positif dans 81% des cas pour la PCR contre 48% pour la microscopie. La PCR en temps réel a montré une différence quantitative significative entre les patients pour lesquels le diagnostic microscopique a été positif et ceux dont l'examen direct a été négatif. Les résultats présentés dans cette étude ont montré l'efficacité et la sensibilité de la PCR dans le diagnostic de la leishmaniose cutanée à partir des buvards. Avec cette technique, il a été possible de réaliser sur place un prélèvement à chaque malade et d'obtenir des résultats dans un délai court. Une collaboration Nord-Sud basée sur l'utilisation de moyens simples de transmission des échantillons pour le diagnostic moléculaire a permis de créer un partenariat efficace en terme de diagnostic quotidien et de favoriser ainsi l'échange de chercheurs afin de préparer le transfert de technologie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Polymorphisme clinique de la leishmaniose cutanée du centre et sud tunisien.

  • La leishmaniose cutanée (LC) est une affection assez répandue en Tunisie. La LC zoonotique due à Leishmania major, de loin la plus fréquente, est endémo-épidémique dans le centre et le sud du pays. Elle se caractérise par un grand polymorphisme clinique. Le but de l'étude était de préciser, à travers une étude prospective de 102 cas, les différents aspects cliniques de la LC dans notre région. L'âge moyen était de 37,8 ans (de 4 à 78 ans), avec une légère prédominance féminine (51 %). Tous nos patients ont habité ou séjourné en zone d'endémie. Diverses formes cliniques ont été notées dans notre série: la forme ulcéro-croûteuse était prédominante: 54,9 % des cas, la forme lupoïde était notée dans 15, 7 % des cas et la forme sporotrichoïde était notée dans 18,6 % des cas. D'autres formes rares (papuleuses, érysipéloides, verruqueuses, végétantes, érythémateuses, ulcérées, nécrotiques et linéaires) étaient notées chez 25,5 % des cas. Notre série se caractérise par la multiplicité des formes cliniques. À côté de la forme ulcéro-croûteuse classique (bouton d'orient), d'autres formes cliniques peuvent être individualisées: lupoïde, formes avec dissémination locorégionale (forme sporotrichoïde, papules satellites). Des formes atypiques peuvent retrouvées, elles sont dues aux variations de la réaction immunitaire de l'hôte, de la virulence du parasite et de la taille de l'inoculum initial.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Efficacité du traitement de la leishmaniose cutanée zoonotique par le glucantime en intra-lésionnel, dans les conditions des soins de santé de base.

  • Dans le but d'étudier l'efficacité du protocole standardisé de traitement de la leishmaniose cutanée zoonotique par le glucantime en intra-lésionnel, sur la guérison de la lésion et la qualité de la cicatrisation, un essai randomisé en simple aveugle a été conduit dans la région d'El Guettar entre les mois de décembre 1994 et juin 1995. Au total 109 malades ont été inclus, 52 traités par le glucantime et 57 ayant reçu de l'éosine alcoolique. Les deux groupes se sont avérés comparables pour les facteurs socio-démographiques et cliniques. L'analyse des résultats ne montre pas de différence significative entre le glucantime et l'éosine quant a la rapidité de la cicatrisation. Cependant, la qualité de la cicatrice semble meilleure chez les malades traités par le glucantime. Une surinfection bactérienne a été signalée parmi 57,6% des lésions suintantes prélevés auprès de 33 patients, les germes isolés ont été le Streptocoque bêta bémolytique du groupe A (22,2 %), le Staphylocoque aureus (16, 7%) ou une association des deux germes (61,1%). Le profil de résistance de ces souches a montré que le streptocoque et le staphylocoque répondent relativement bien aux macrolides comparativement aux autres familles d'antibiotiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leishmaniose cutanée diffuse révélatrice d'une infection par le virus de l'immunodéficience humaine.

  • Introduction. Contrairement à la leishmaniose viscérale, la leishmaniose cutanée a rarement été décrite au cours de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine. Les formes cutanées diffuse liées à Leishmania infantum s'accompagnent habituellement d'une atteinte viscérale de l'infection parasitaire. Observation. Nous rapportons l'observation d'une leishmaniose cutanée diffuse sans extension viscérale, révélatrice d'une infection par le virus de l'immunodéficience humaine. L'amplification génomique par PCR (polymerase chain reaction) a permis l'identification de Leishmania infantum. Un traitement d'attaque par pentamidine (2 injections de 4 mg/kg à 7 jours d'intervalle), suivi d'un traitement d'entretien à la même posologie tous les 15 jours, a été instauré. La guérison clinique a été obtenue au décours du traitement d'attaque avec disparition du parasitisme intracellulaire sur une histologie de contrôle. Discussion. Cette observation est inhabituelle d'une part par son caractère révélateur de l'infection par le VIH, infection jusque là asymptomatique. D'autre part, il s'agit du premier cas de leishmaniose cutanée diffuse sans extension viscérale décrit avec l'espèce infantum lors d'une infection VIH. En l'absence de consensus thérapeutique, la pentamidine parait intéressante dans celle population où elle permet également la prophylaxie de la pneumocystose.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Particularités anatomo-cliniques d'une forme érysipéloïde de leishmaniose cutanée en Tunisie.

  • La forme érysipéloïde de la leishmaniose cutanée constitue une présentation clinique inhabituelle et rare. Notre étude prospective à propos de 4 observations avait comme but d'étudier les particularités anatomo-cliniques et évolutives de la leishmaniose cutanée dans sa forme érysipéloide observée en Tunisie. Nos patients se répartissaient en 3 femmes et un homme âgé de plus de 62 ans. Leur leishmaniose cutanée était caractérisée cliniquement par un placard érythémateux infiltré, diffus de la face, couvrant le nez et les deux joues de façon grossièrement symétrique simulant un érysipèle. Le traitement était l'antimoniate de méglumine (Glucantime®) en intramusculaire dans 3 cas et le métronidazole dans 1 cas. Une régression sans séquelles a été notée dans tous les cas. Sur le plan histologique, on a observé une hyperplasie épidermique intense pseudo-épithéliomateuse constante, avec présence dans 3 cas des corps de Leishman en intra et extrahistiocytaire. Notre travail démontre le polymorphisme lésionnel de la LCà Leishmania major dans notre région. La LC dans sa forme érysipéloïde est une forme clinique rare touchant généralement la femme âgée. Si l'aspect clinique est très évocateur, l'aspect histologique est évocateur, mais pas spécifique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement par amphotéricine B liposomale d'une leishmaniose cutanée contractée à Djibouti et résistante à l'antimoniate de méglumine.

  • Les dérivés pentavalents de l'antimoine (DPA) constituent le traitement de référence des leishmanioses cutanées (LC) de l'Ancien monde. Le traitement des formes résistantes aux DPA est difficile. Nous rapportons une observation de LC contractée à Djibouti, traitée avec succès par une cure courte d'amphotericine B liposomale (AmBisome®). Elle s'est présentée sous la forme de lésions papuleuses récidivantes du coude gauche avec extension aux avant-bras et au thorax chez un homme de 27 ans, immunocompétent, ayant bénéficié en 1995 d'un traitement oral par kétoconazole puis d'une cure intramusculaire de N méthylglucamine. Le diagnostic a été confirmé à l'examen direct et par amplification génomique (PCR) de prélèvements cutanés, l'espèce en cause n'a pas pu être identifiée. Une cure courte d'AmBisome® parentérale (18 mg/kg en 6 injections de J1 à J5 et J10) a permis une guérison clinique, avec une excellente tolérance. Ce traitement a apporté un gain en terme de sécurité et de confort. En effet, dans notre hôpital, le coût élevé du produit a été compensé par la réduction de la durée d'hospitalisation et l'absence d'effets indésirables.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Épidémiologie clinique et parasitologique de la leishmaniose cutanée dans cinq villages du Pays Dogon, Mali.

  • L'épidémiologie de la leishmaniose cutanée (LC) à Leishmania major est peu documentée au Mali. Suite à un signalement de LC dans le pays dogon, une équipe bioclinique franco-malienne a été mise en place pour une étude de terrain du 16 au 27 janvier 2010. La population de cinq villages a été examinée et une sélection de cas a été effectuée par inspection des lésions cutanées. Des prélèvements cutanés au niveau des lésions et sanguins ont été effectués chez les malades retenus. Le diagnostic a été établi par microscopie, culture, sérologie et biologie moléculaire. Sur 50 patients porteurs de lésions cutanées, 21 ont été suspects de LC et 18 ont pu avoir au moins un prélèvement. Les lésions étaient anciennes, cicatricielles et plus ou moins surinfectées. Frottis cutanés et cultures ont tous été négatifs. La PCR (Leishmania sp.) a été positive pour 12 patients sur 14 (86 %). La sérologie par western blot (WB) a été positive dans 11 cas sur 12 (92 %). Cette investigation met en évidence une présence de la LC dans le cercle de Bandiagara.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leishmaniose cutanée érysipéloide: à propos d'une observation clinique.

  • Les auteurs rapportent les caractéristiques épidémiologiques et cliniques de la forme érysipéloïde de leishmaniose cutanée ainsi que ses difficultés diagnostiques et thérapeutiques. Chez une patiente âgée de 44 ans, sans antécédents, a consulté pour une tuméfaction nasale inflammatoire évoluant depuis 4 mois. L'examen clinique a révélé un placard érythémateux, infiltré centrofaciale. Une antibiothérapie avec des soins locaux quotidiens n'ont pas entraîné une amélioration, voire l'extension de lésions sous anti-inflammatoire non stéroïdiens. Le diagnostic de leishmaniose cutanée a été confirmé par le frottis cutané. Un traitement par l'antimoniate de méglumine par voie intramusculaire a été instauré à la dose de 20 mg/kg par jour avec évolution favorable. La forme érysipéloïde de leishmaniose cutanée constitue une entité rare et inhabituelle entraînant souvent un retard diagnostique. Le diagnostic repose sur l'examen parasitologique direct, la recherche de l'ADN des leishmanies par PCR et sur l'examen histologique. Et il existe plusieurs options thérapeutiques. L’évolution est généralement favorable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rhabdomyolyse induite par l'iséthionate de pentamidine (Pentacarinat) lors du traitement d'une leishmaniose cutanée: 2 cas.

  • Introduction. Nous rapportons 2 observations de rhabdomyolyse induite par la pentamidine au cours du traitement d'une leishmaniose. Cet effet secondaire potentiellement dangereux n'a été rapporté, jusqu'à présent, que rarement avec ce médicament. Observations. En janvier 2001, 2 malades, âgés respectivement de 31 et 38 ans, ont été traités par 2 injections intramusculaires de 600 mg de pentamidine à 48 heures d'intervalle. Les 2 malades ont développé, 5 et 8 heures après la deuxième injection, une rhabdomyolyse avec des élévations respectives de 30 et 70 fois de la créatine phosphokinase et de 20 et 28 fois de la myoglobine. Le traitement a comporté une hyperhydratation et une diurèse alcaline. L'évolution a été favorable dans les deux cas. Discussion. Cette complication du traitement par la pentamidine n'est pas mentionnée dans les articles récents sur ce sujet. La recherche d'une rhabdomyolyse doit être systématique lors de ce traitement pour préciser sa réelle fréquence.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leishmaniose cutanée zoonotique au nord d'Ispahan. Le point sur l'infection humaine en 1991.

  • En 1991, une étude épidémiologique a été réalisée dans 4 villages du district rural de Borkhar, au nord d'Ispathan en Iran, pour obtenir des données de base afin d'étudier des vaccins candidats contre les leishmanioses cutanées zoonotiques (LCZ). Une étude de prévalence réalisée sur 6 284 habitants a montré un taux de 61,95 % pour les lésions cicatrisées et de 2,9 % pour les lésions actives. Les sujets de moins de 10 ans présentaient un taux de 42,9 % pour les cicatrices et un taux de 7,5 % pour les lésions actives. Les sujets de plus de 10 ans montraient un taux de 71,06 % pour les cicatrices et de 0,7 % pour les lésions actives respectivement. La prévalence de la maladie est plus élevée en automne et en hiver. En 1991, l'incidence de la maladie était de 68,4 %. Si on compare les résultats de cette étude avec ceux des années 1963-1965, on observe une augmentation de l'incidence de la maladie après 28 ans. Les LCZ restent un problème de santé important dans cette région.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La leishmaniose cutanée due a Leishmania infan- tum MON-24 en Tunisie: extension du foyer vers le centre du pays.

  • La leishmaniose cutanée à Leishmania infantum, décrite depuis 1991, sévit sous forme sporadique au nord de la Tunisie avec environ une trentaine de cas par an. Elle est due à Leishmania infantum MON-24. Son vecteur, resté longtemps inconnu, pourrait être (selon les derniers travaux) Phlebotomus perfiliewi ou Phlebotomus langeroni, par contre, son réservoir est à ce jour encore inconnu. Le typage isoenzymatique, fait de façon systématique permet d'identifier un grand nombre de souches améliorant les connaissances sur l'écoépidémiologie de la maladie. En effet, des changements dans la répartition géographique des leishmanioses ont été notés en Tunisie et nous rapportons dans cette note la première mention de L. infantum MON-24 dans deux gouvernorats du centre de la Tunisie : Kairouan et Sidi Bouzid, confirmant l'extension de la leishmaniose cutanée sporadique du nord vers le centre.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov