Kystes [ Publications ]

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  • Cinquante-neuf kystes dits « synoviaux » ont été extirpés selon les mêmes modalités par le même chirurgien et onze d'entre eux ont pu être réexaminés par le même anatomo-pathologiste. Les constatations faites ont amené à formuler des propositions quant à leur systématisation topographique et leur histoire naturelle. Ces kystes dits « synoviaux » étaient extra-articulaires dans leur totalité, avec un trajet extra- puis intra-capsulaires. La partie extra-capsulaire constituait le kyste principal palpable cliniquement. La partie intra-capsulaire comportait le pédicule du kyste et sa base d'implantation osseuse. Un pédicule intra-capsulaire était présent 58 fois. Il s'était insinué entre la synoviale et les ligaments pour perforer la capsule au niveau de ses points faibles c'est à dire entre deux ligaments où s'était constitué un collet en amont du kyste principal développé à l'extérieur. La base d'implantation du pédicule était toujours située au niveau de la zone intermédiaire de Colomniati et Soubottine à la périphérie du cartilage articulaire entre l'insertion de la synoviale et celle de la capsule, zone particulièrement sollicitée par des contraintes mécaniques. Au niveau de l'articulation radio-carpienne, la base d'implantation du pédicule se situait à l'extrémité distale du bord latéral dorsal ou palmaire de l'os lunaire ou de la partie en regard du scaphoïde. Les kystes dorsaux proximaux avaient un collet entre le ligament radio-carpien dorsal et transverse scaphotriquétral. Les kystes dorsaux distaux avaient un collet entre le ligament transverse scaphotriquétral et le ligament triquétrotrapézien. Les kystes dorsaux latéraux avaient leur collet entre le ligament collatéral latéral et le ligament transverse. Au niveau de l'articulation scaphotrapézienne, la base d'implantation du pédicule se situait à proximité du bord latéral de la surface distale de l'articulation et le collet entre les deux ligaments scaphoïdiens distaux. Les kystes palmaires avaient un collet entre les ligaments stylocarpiens et le ligament radiolunotriquétral ou entre les différents ligaments stylocarpiens. Les altérations dégénératives, mucoïdes en particulier, observées n'étaient pas différentes de celles observées au niveau d'autres types de tissus conjonctifs modelés soumis à des sollicitations excessives ou des microtraumatismes répétés chez les sportifs ou chez des personnes exposées à ce genre de risques. Les conditions anatomiques au sein des capsules articulaires excluant tout développement transversal des nappes mucoïdes, elles ne peuvent s'étendre que vers la capsule qu'elles perforent pour donner naissance au kyste principal du poignet. Il est donc possible de prévoir cliniquement l'emplacement du collet et l'orientation du pédicule. C'est un atout important pour réaliser tant chirurgicalement que par arthroscopie une exérèse complète qui devrait écarter les risques de récidives.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement des pseudokystes du pancréas par kystograstostomie laparoscopique.

  • But. - Évaluer les résultats cliniques de la kystogastrostomie laparoscopique et préciser les avantages potentiels de cette nouvelle option thérapeutique. Patients et méthodes. - Cotte étude a concerné 12 patients porteurs d'un pseudokyste du pancréas et opérés par kystogastrostomie laparoscopique entre 1997 et 2002. Il y avait cinq hommes et sept femmes avec un âge médian de 46 ans (extrêmes : 32-72). Chez dix patients, le pseudokyste était apparu au décours d'une pancréatite aiguë et le délai médian entre l'épisode aigu et la chirurgie était de sept mois (extrêmes : 2-24). Chez deux patients, le pseudokyste était associé à une pancréatite chronique. Tous les patients étaient porteurs d'un kyste unique comprimant la face postérieure de l'estomac et dont le diamètre médian était de 9 cm (extrêmes : 5-14). Résultais. - L'intervention fut réalisée par laparoscopie endogastrique chez six patients et par laparoscopie intrapéritonéale transgastrique chez six autres. Une conversion fut nécessaire car le pseudokyste n'avait pas pu être correctement localisé par laparoscopie. La taille médians de la kystogastrostomie était de 3 cm (extrêmes : 2-5). Chez huit patients, le pseudokyste contenait encore des débris nécrotiques. La durée médiane des interventions fut de 90 minutes (extrêmes : 60-140) et la durée médiane du séjour postopératoire de six jours (extrêmes : 4-24). Nous n'avons enregistré aucune mortalité et la morbidité postopératoire immédiate s'est résumée à un hématome des grands droits sur orifice de trocart. Un patient fut réhospitalisé au vingtième jour postopératoire pour surinfection du pseudokyste attribuable à une fermeture partielle de la kystogastrostomie. Ce patient fut traité endoscopiquement par la mise en place d'une prothèse. Un patient fut perdu de vue deux mois après l'intervention. Avec un suivi clinique et radiologique médian de 12 mois (extrêmes : 6-36), aucune récidive de pseudokyste n'a été observée. Conclusions. - Dans cette série, la kystogastrostomie par laparoscopie est une technique efficace avec une faible morbidité. Cette technique présente deux avantages majeurs : un excellent contrôle de l'hémostase et la possibilité de réaliser une large communication avec ablation d'éventuels débris nécrotiques minimisant les risques de surinfection ou de récidive du pseudokyste.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement des kystes intracrâniens de l'enfant: dérivation péritonéale ou fenestration endoscopique?

  • Objectif. - Le but de ce travail est d'évaluer la place respective des dérivations par valve et des fenestrations endoscopiques dans le traitement des kystes intracrâniens. Matériel et méthode. - Il s'agit de l'étude rétrospective d'une série de 172 enfants (âge moyen : 4 ans) vus consécutivement de 1986 à 1996 pour un kyste malformatif intracrânien découvert soit in utero (n = 64), soit dans l'enfance (n = 108). Les kystes tumoraux et porencéphaliques, les méga-grandes citernes, et les malformations de Dandy-Walker ont été exclus de l'étude. Les kystes étaient généralement uniques (94,8 %) et le plus souvent infra-tentoriels (26,2 %) ou à la convexité (23,2 %). Cent dix-sept patients ont été opérés (68 %) en raison soit de symptômes en rapport avec la lésion (n = 101 , 86,3 %), soit de la taille du kyste (n = 16 , 13,7 %). Les fenestrations endoscopiques ont été réservées aux kystes contigus à un ventricule dilaté (n = 50), les dérivations aux contre-indications de l'endoscopie (n = 55), les abords directs aux diagnostics douteux ou aux dérivations impossibles à réaliser (n = 5), les ponctions ou drainages externes aux collections péri-cérébrales associées (n = 7). Le recul moyen postopératoire a été de 5,5 ans. Une évaluation psychométrique postopératoire a été obtenue chez 93 enfants (54 %). Le traitement a été qualifié de succès en cas de disparition des signes d'hypertension intracrânienne et de régression ou de stabilisation radiologique du kyste. Résultats. - Comparées aux dérivations, les fenestrations endoscopiques ont été plus souvent efficaces (70 % vs 61,8 %), moins souvent suivies de complications (6 % vs 61,8 %) et ont finalement conduit à un nombre moindre d'interventions par enfant (1,6 vs 2,2). Les QD ou QI médians ont été respectivement 98 et 97 pour toute la série et n'ont pas été significativement différents selon la technique de traitement utilisée. Conclusions. - Cette étude montre que le type de traitement doit être adapté à la localisation des kystes mais que la fenestration endoscopique est préférable aux valves chaque fois qu'elle est réalisable.

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Chronologie du cycle et étude des pseudo-kystes d'Heligmosomoides polygyrus polygyrus (Dujardin, 1845) (Trichostrongylina-Heligmosomoidea) chez Apodemus flavicollis en France : Comparaison avec les espèces proches

  • La biologie des trois espèces d'Heligmosomidae communes chez les Rongeurs en France a été étudiée chez leurs hôtes naturels respectifs : Microtus arvalis pour Heligmosomoides laevis, Apodemus flavicollis pour Heligmosomoides polygyrus polygyrus et Clethrionomys glareolus pour Heligmosomum mixtum. La morphogénèse a été traitée dans un premier article (N'Zobadila et al., 1996). Ce deuxième article traite de la chronologie des mues, des migrations chez l'hôte Vertébré et de la formation des pseudo-kystes En effet, chez les trois espèces, un certain nombre de larves évolue dans un pseudo-kyste alors que les autres ne quittent pas la lumière intestinale, mais, dans les deux cas, la vitesse d'évolution est la même. Les Heligmosomidae ont des caractères biologiques communs plus évolués que ceux des Nippostrongylinae (Heligmonellidae) qui sont également des parasites de Rongeurs. Cependant les trois espèces présentent entre elles de légères différences biologiques qui correspondent à leur niveau de spécialisation morphologique. La formation des pseudo-kystes, en particulier, est d'autant plus fréquente que l'espèce est plus primitive les pseudo-kystes des Heligmosomidae sont interprétés comme un phénomène d'atavisme biologique : alors que les Nippostrongylinae pénètrent par voie cutanée et que la migration, pulmonaire est nécessaire pour parvenir à l'intestin, les Heligmosomidae, plus évolués, pénètrent par voie orale et la migration pulmonaire devient inutile. La maturation facultative des larves dans un pseudo-kyste paraît donc répondre à la nécessité du métabolisme intra-tissulaire des larves. Le même phénomène pourrait, chez les Trichostrongylidae de Ruminants, avoir abouti à une diapause larvaire qui constituerait une adaptation contribuant à la survie des Vers chez l'hôte quand les conditions environnementales et particulièrement climatiques sont défavorables.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostic, évolution et pronostic des kystes supra-sellaires de découverte anténatale

  • Les kystes arachnoïdiens supra-sellaires (KASS) de l’enfant sont considérés comme rares, mais leur incidence augmente du fait de l’amélioration des diagnostics prénataux. Nous présentons 15 KASS de découverte anténatale entre 2005 et 2015. Les dossiers ont été revus rétrospectivement en précisant les caractéristiques radiologiques, les modalités de traitement, les résultats et le suivi à long terme. Le suivi moyen était de 71 mois. Les formes hautes (KASS-1) regroupaient 2 cas (13 %) présentant une hydrocéphalie. Nous avons observé 8 (53 %) formes basses (KASS-2) avec dilatation de la citerne interpédonculaire sans hydrocéphalie. Les formes asymétriques (KASS-3) concernaient les 5 (33,5 %) patients restants. Six patients (40 %) ont été traités par ventriculo-kysto-cisternostomie, dont 1 par fœtoscopie, 1 (6,5 %) par dérivation ventriculo-péritonéale, 2 (13,5 %) par abord ptérional et 6 (40 %) ont simplement été suivis. Les suites chirurgicales ont été favorables initialement dans 9 cas (100 %), 1 patient (13 %) a du être retraité ultérieurement. Les patients non opérés étaient tous de type 2 et n’ont présenté aucune modification radiologique. À long terme, 1 patient (6,5 %) avait des perturbations endocriniennes, 1 un retard de développement, 2 (13,5 %) des altérations neuropsychologiques mineures et 1 une comitialité. Le suivi anténatal combiné par IRM et échographie permet distinguer trois sous-types de KASS. Les KASS-1 et KASS-3 sont d’excellent pronostic après traitement dans la période périnatale. Les KASS-2 peuvent bénéficier d’une simple surveillance et restent en majorité asymptomatiques. Cette classification permet une meilleure estimation pronostique ainsi qu’une meilleure décision thérapeutique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement chirurgical de première intention des kystes du tractus thyréoglosse chez l'enfant: à propos de 99 cas.

  • Introduction : le kyste du tractus thyréoglosse (KTTG) représente la malformation la plus fréquente de la région cervicale. Le risque de complications infectieuses et de dégénérescence maligne impose son traitement. Objectifs : les buts de notre étude étaient : 1) de faire le point sur la clinique et les examens complémentaires nécessaires au diagnostic de KTTG , 2) d'analyser les causes d'échec après traitement chirurgical. Patients et méthode : notre travail repose sur une étude rétrospective et sur une revue de la littérature. Entre 1981 et 2000, 99 enfants d'un âge moyen de 5 ans ont été opérés au CHU de Grenoble. 3 ont eu une kystectomie, 96 ont été opérés selon la technique de Sistrunck. Dans tous les cas une analyse anatomopathologique de la pièce opératoire à été faite. Résultats : l'échographie est l'examen pré opératoire qui a été le plus souvent demandé. La durée moyenne d'hospitalisation a été de 2 jours. Nous avons eu 7 complications postopératoires : 3 hématomes et 2 abcès cervicaux, 2 désunions de cicatrice. Nous avons eu 6 rechutes locales. 3 enfants avaient eu une kystectomie et 3 avaient été opérés selon la technique de Sistrunck. Dans aucun cas il n'existait de signe de dégénérescence à l'analyse anatomo-pathologique. Conclusion : l'échographie cervicale est le premier examen complémentaire à demander avant d'opérer un KTTG. La technique de Sistrunck reste la technique chirurgicale de référence avec un taux de rechute compris entre 1 et 10 %. Les causes d'échec sont une rupture du kyste lors de la dissection, l'insuffisance de résection du corps de l'os hyoïde, la présence de multiples tractus accessoires dans les muscles de la base de langue, une résection insuffisante des muscles de la base de langue.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les kystes hydatiques du foie rompus dans les voies biliaires. A propos de 64 cas.

  • But de l'étude: Cette étude rétrospective avait pour but de rapporter une série de kystes hydatiques (KH) rompus dans les voies biliaires observés au Maroc et opérés dans le même centre. Patients et méthodes: De 1991 à 1998, sur 250 KH du foie opérés, 64 étaient compliqués de rupture dans les voies biliaires, soit 25 %. Il y avait 39 hommes et 25 femmes. L'âge moyen était de 34,2 ans (extrêmes: 8-60 ans). Les signes révélateurs ont été des douleurs du flanc droit, un ictère ou une poussée d'angiocholite mais la fistule biliokystique était latente dans plus de 50 % des cas. L'échographie a permis de reconnaître le ou les kystes hydatiques dans tous les cas mais a seulement permis de soupçonner la fistule biliaire dans 17 cas. L'intervention a consisté, après vidange et stérilisation du kyste, en une résection du dôme saillant (RDS) (n = 53) (84,4 %), une désobstruction de la voie biliaire principale (VBP) (n = 21) suivie d'un drainage par un drain de Kehr et le traitement de la fistule biliokystique a consisté en une suture (n = 23) ou un drainage bipolaire (n = 24) ou une déconnexion kystobiliaire (n = 15). Résultats: II y a eu deux décès postopératoires par choc septique (n = 1) et par encéphalopathie secondaire à une cirrhose biliaire (n = 1). Le taux de morbidité a été de 25 %. Parmi les complications, il y a eu quatre abcès sous phréniques, quatre fistules biliaires prolongées et deux occlusions intestinales. La durée moyenne de séjour hospitalier a été de 20 jours. Conclusion: L'ouverture des KH du foie dans les voies biliaires peut être latente ou révélée par une symptomatologie biliaire. Les résultats obtenus dans cette série, comparés aux données de la littérature suggèrent que les méthodes conservatrices, surtout la déconnexion kystobiliaire après résection du dôme saillant sont simples et donnent de bons résultats à court et long terme malgré une importante morbidité et une hospitalisation prolongée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge chirurgicale des kystes épidermoïdes intracrâniens. A propos de 44 patients et revue de la littérature.

  • Entre 1980 et 2000, 44 patients ont été admis dans notre institution pour prise en charge d'un kyste épidermoïde intra-crânien. Il s'agit de 22 femmes et 22 hommes, d'âge moyen 39,9 ans. La durée d'évolution de la maladie varie de quelques jours à 30 ans. Le scanner cérébral a été réalisé dans tous les cas, l'IRM dans 33 cas dont 3 avec des séquences de diffusion. Les 26 lésions de la fosse postérieure ont été pour la plupart opérées en position assise avec résection amygdalienne afin de minimiser la rétraction cérébelleuse dans 4 cas. Pour les autres localisations, les lésions ont été abordées par voie fronto-temporo-ptérionale dans 13 cas (avec une lobectomie temporo-polaire dans 6 cas), ou par voie transparenchymateuse pariétale dans les localisations du carrefour (2 cas). L'exérèse a été totale ou subtotale (capsule résiduelle) dans 79,5 % des cas. La morbidité postopératoire est de 13,6 % et la mortalité de 8,9 %. La médiane de suivi est de 8 ans. Le taux de récidives est de 4,5 %. Le kyste épidermoïde est une tumeur bénigne d'évolution linéaire lente mais inéluctable, justifiant un traitement chirurgical. Le diagnostic devient de plus en plus aisé, notamment avec l'avènement de séquences de diffusion en IRM. La morbi-mortalité tant dans la littérature que dans notre série ne semble pas liée à la classique méningite aseptique (22,7 % dans notre série), ni à l'hydrocéphalie (2 cas dans notre série). Pour nombre d'auteurs, elle serait consécutive à une ablation systématique de la capsule, ceci ne semble pas être le cas dans notre série où seules 25 % des lésions ont bénéficié d'une exérèse complète. La rétraction cérébrale prolongée pourrait potentiellement être un des facteurs responsables. Une des propositions techniques pourrait consister en la réalisation d'un abord transparenchymateux dans des indications sélectionnées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Kystes et fistules du dos du nez: de l'embryologie à la clinique.

  • Les kystes et fistules du dos du nez (KFDN) sont des malformations congénitales rares qui s'intègrent dans le cadre des dysraphies médianes. Entre 1995 et 2002, nous avons opéré 30 patients présentant une lésion congénitale du dos du nez. Les différentes modalités cliniques de présentation de cette pathologie et ses principaux diagnostics différentiels ont été détaillés. L'ensemble de nos patients a bénéficié de moyens modernes d'imagerie (TDM et/ou IRM), les critères morphologiques évocateurs d'un prolongement intra-crânien ainsi que leurs limites sont envisagés. Le traitement des KFDN est passé en revue et détaillé. La formation au cours du développement embryonnaire d'un kyste ou d'une fistule du dos du nez implique deux conditions nécessaires et suffisantes : 1) compétence des cellules impliquées à former du tissu dermoïde comprenant un épithélium kératinisé stratifié et des annexes pilo-sébacées , 2) topographie de la lésion compatible avec les différentes formes cliniques rencontrées. L'hypothèse embryopathogénique la plus communément admise est celle qui découle de la théorie de l'espace prénasal proposée par Günwald (1910) [1]. Cette théorie séduisante, n'explique, ni les KFDN de topographie superficielle par rapport aux os nasaux qui représentent la majorité des cas rencontrés en pratique clinique, ni les exceptionnelles formes basales profondes. Les données embryopathogéniques concernant les KFDN ont été analysées et ré-examinées à la lumière de résultats récents obtenus par l'embryologie expérimentale chez l'animal. En nous appuyant sur une revue exhaustive de la littérature, nous proposons de distinguer d'un point de vue embryopathogénique, les KFDN de topographie antérieure, à ceux de topographie basale. Nous proposons une hypothèse selon laquelle la formation de KFDN de topographie antérieure résulterait d'une inclusion ectodermique au niveau des zones axiales de fusions des bourgeons embryonnaires naso-frontaux, entre 24 et 56 jours de développement intra-utérin.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement des kystes arachnoïdiens de la fosse cérébrale moyenne associés à une collection sous-durale

  • L’association d’un kyste arachnoïdien de la fosse cérébrale moyenne à une collection sous-durale (hygrome ou hématome sous-dural) est non exceptionnelle. Elle est classiquement décrite chez le sujet jeune, et, à l’occasion d’un traumatisme crânien souvent minime. Néanmoins, dans cette situation, la conduite à tenir vis-à-vis du kyste ne fait pas l’objet d’un consensus. Nous rapportons une série de huit cas de kystes arachnoïdiens de la fosse cérébrale moyenne compliqués d’un hématome sous-dural dans cinq cas et d’un hygrome dans trois cas. Le tableau clinique est souvent bruyant dominé par les signes d’hypertension intracrânienne. Le scanner et ou l’IRM cérébrale permettent le diagnostic du kyste arachnoïdien et la nature de la collection sous-durale associée. Dans les cinq cas où le kyste arachnoïdien est associé à un hématome sous-dural, l’évacuation de cette collection par trous de trépan s’avère suffisante permettant une résolution complète des symptômes cliniques , tandis que chez deux patients parmi les trois cas où le kyste est associé à un hygrome sous-dural. La simple évacuation de la collection sous-durale par trous de trépan est suivie d’une récidive des signes cliniques et de l’épanchement sous-dural à l’imagerie imposant dans ces deux cas le recours à un shunt de dérivation sous-duropéritonéale. Dans le troisième cas, le kyste a été abordé d’emblée à ciel ouvert avec des bons résultats. En cas de kyste arachnoïdien de la fosse cérébrale moyenne associé à une collection sous-durale, nous suggérons l’évacuation de la collection sous-durale par trous de trépan s’il s’agit d’un hématome sous-dural, tandis qu’en cas d’hygrome, la simple évacuation de la collection sous-durale est généralement insuffisante imposant d’agir directement sur le kyste ou bien de poser d’emblée un shunt sous-duropéritonéal.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

37 kystes dits biliaires du foie chez l'adulte (KBF).

  • - L'indication chirurgicale des kystes bilieux du foie (KBF) au plan des manifestations cliniques, des risques évolutifs et de l'attitude thérapeutique est étudiée à propos de 37 patients observés dans un service de chirurgie en 25 ans. La taille était de 2 à 30 cm, supérieure à 10 cm, 12 fois. Le contenu était citrin 23 fois, purulent 3 fois, sanglant 3 fois. 23 étaient asymptomatiques, 14 symptomatiques, douleur et/ou complication (hémorragie 3, infection 3, compression 3, rupture 1). Le traitement était l'abstention 7 cas, la ponction 5 cas, la résection du dôme saillant 17 fois, l'exérèse complète 5 fois, une hépatectomie 3 fois, avec une mortalité nulle, une morbidité de 7 %. - 5 circonstances font découvrir une KBF : une surprise opératoire , une image anormale , des douleurs abdominales , une masse abdominale , des complications détaillées par les auteurs à propos des cas publiés : troubles de compression, rupture intra-péritonéale, hémorragie intrakystique, hémobilie, infection aiguë, torsion, cancérisation. - Le diagnostic repose sur l'échographie et la TDM. - Les indications thérapeutiques proposées sont : l'abstention pour les petits kystes asymptomatiques. Pour les kystes symptomatiques volumineux, compliqués ou confirmés lors d'une intervention sus-mésocolique, la ponction même suivie d'injection d'un agent sclérosant n'est pas retenue car elle expose à la récidive ou à des complications, la résection large de la partie saillante du kyste avec étude histologique et hémostase de la tranche est le traitement de choix. Si ces règles sont respectées, la résection est licite sous coelioscopie mais l'évaluation à distance est souhaitable par une étude prospective. La kystectomie totale n'est justifiée qu'en cas de doute diagnostique. L'hépatectomie a des indications exceptionnelles : hémorragies incontrôlables, tumeurs intrakystiques, kystes volumineux laminant un lobe.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résection arthroscopique des kystes synoviaux dorsaux du poignet: à propos de 54 cas.

  • Introduction. - Les kystes synoviaux peuvent parfois relever de la chirurgie. Différentes techniques arthroscopiques ont été développées. Nous présentons une étude rétrospective du traitement par résection synoviale endoarticulaire des kystes dorsaux du poignet. Objectifs. - Évaluation de la technique arthroscopique de résection endoarticulaire des kystes synoviaux dorsaux du poignet. Méthodes. - Nous avons revu 54 kystes chez 52 patients. Ont été évaluées : la douleur, la force, la récidive et les complications. Résultats. - Le recul moyen est de 28 mois (6 à 78 mois). L'arrêt de travail moyen est de 8,8 jours, le temps opératoire de 41 minutes (25 à 90). Dans 67 % des cas, l'intervention a été jugée aisée. Trois conversions ont du être réalisées pour mauvaise vision intra-articulaire. Les complications furent un hématome enkysté et une algodystrophie. La douleur préopératoire moyenne était de 3,37 pour 1,76 en postopératoire. La flexion dorsale moyenne était de 89 % comparée au côté controlatéral, la flexion palmaire moyenne était de 88 %. Nous avons observé 16 récidives (29,7 %). Dans notre série, 60 % des récidives arrivèrent dans la première année de notre expérience. Indépendamment de notre expérience, cette intervention nous est apparue très difficile dans un cas sur trois. Conclusion. - La technique de résection endoarticulaire du « collet » du kyste synovial du dos du poignet est donc exigeante. Dans des mains expérimentées, elle reste difficile dans un cas sur trois avec un taux de récidive trois fois plus important que dans les techniques à ciel ouvert. Ce taux est peut-être corrélé au long recul de notre étude mais aussi et surtout à la courbe d'apprentissage de cette technique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les facteurs de risque de récidive des kératokystes odontogéniques des maxillaires.

  • Introduction. Le kératokyste (KK) est une tumeur bénigne rare caractérisée par son agressivité locale et une forte tendance à la récidive. Notre objectif était d'étudier les facteurs de risque de récidive des KK et de confronter nos résultats à ceux de la littérature. Patients et méthodes. Trente-six cas de KK ont été traités chez 32 patients entre 1996 et 2006. Nous avons étudié rétrospectivement les récidives selon les différents paramètres radiocliniques, histologiques et pronostiques. Résultats. L'âge moyen était de 41 ans avec une légère prédominance masculine (sex-ratio de 1,3). Trente localisations étaient mandibulaires. Une ostéolyse uniloculaire radiologique a été retrouvée dans 75 % des cas. Le traitement primaire a toujours été chirurgical et conservateur. Douze récidives sont survenues chez huit patients, deux à dix ans plus tard. Toutes les récidives étaient mandibulaires, 41 % au niveau de l'angle et du ramus. Les kystes multiloculaires ont récidivé dans 55 % des cas, les uniloculaires dans 11 %. Les récidives concernaient 40 % des formes orthokératosiques. La présence de kystes satellites au niveau de l'épithélium de surface et l'extension aux parties molles ont conduit à 60 % de récidives. Soixante-six pour cent des kératokystes infectés ont récidivé. Parmi les 12 kystes récidivés, huit ont été énucléés en plusieurs fragments. Discussion. Le risque de récidive des KK est d'autant plus grand que la localisation est postérieure (angle, ramus) et l'architecture multiloculaire. Cela pourrait s'expliquer par la difficulté d'accès à ces régions. Le type histologique orthokératosique et la présence de kystes satellites semblent aussi être associés à un taux élevé de récidive. Dans notre étude, il existait une relation entre le taux de récidive, l'infection du kyste et les conditions d'exérèse chirurgicale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les kystes arachnoïdiens temporo-sylviens chez l'enfant. Revue de 75 cas dont 47 ont été opérés et étude comparative entre la membranectomie avec ouverture des citernes et la dérivation kystopéritonéale.

  • Les auteurs rapportent leur expérience concernant 75 cas de kystes arachnoïdiens temporo-sylviens, dont 47 ont été opérés, observés chez l'enfant pendant la période 1975-1993. Le but de leur étude a été de présenter les manifestations cliniques, de discuter les indications chirurgicales et de comparer les résultats des différentes techniques utilisées pour traiter ces kystes. Les traumatismes crâniens sont souvent révélateurs (22,6 %) chez l'enfant et compliquent souvent ces lésions (70,5 %). Les signes et symptômes les plus habituels sont représentés par une hypertension intracrânienne (25,3 %), une épilepsie (16 %) et un bombement temporal (24 %). Quarante sept enfants (62,6 %) ont été opérés. Vingt et un enfants (44,7 %) ont eu une dérivation kysto-péritonéale (DKP), 20 enfants (42,5 %) ont eu une membranectomie avec ouverture des citernes et évacuation d'un hématome (6 cas), 2 enfants (4,3 %) ont eu une membranectomie avec ouverture des citernes et DKP et 4 enfants (8,4 %) ont été traités par dérivation sous-duro-péritonéale (DSDP). Les résultats à long terme sont bons quelle que soit la méthode utilisée , cependant seul un enfant a développé une complication (5 %) parmi les 20 cas traités par membranectomie et ouverture des citernes, tandis que Il enfants (40,7 %) sur les 27 cas où une dérivation a été implantée ont nécessité de multiples révisions. Les auteurs concluent en recommandant la membranectomie avec ouverture des citernes comme traitement de choix des kystes arachnoïdiens temporosylviens chez l'enfant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Profil epidémiologique descriptif des kystes hydatiques extra pulmonaires: a propos d'une série tunisienne de 265 cas.

  • Pré-requis: L'hydatidose est une parasitose cosmopolite endémique en Tunisie. Elle peut se développer dans n'importe quel organe en particulier au niveau du foie et du poumon. But: Etudier les caractéristiques épidémiologiques des kystes hydatiques extra-pulmonaires dans notre établissement en comparant nos résultats aux données de la littérature. Méthodes: Il s'agit d'une étude analytique rétrospective portant sur 265 kystes hydatiques extra-pulmonaires colligés au service d'anatomie pathologique de La Rabta sur une période de 18 ans (1990-2007). Résultats: Nos patients se répartissaient en 101 hommes et 164 femmes (sex-ratio H/F = 0,61), avec un âge moyen de 38,7 ans et des extrêmes allant de 2 à 84 ans. Les sites de prédilection des kystes hydatiques de notre série étaient représentés par le rein (24,1 %), le système nerveux central (22,6 %), le foie (19,6 %) et la rate (11,3 %). Les autres localisations plus rares étaient partagées entre le péritoine (n = 9), le coeur (n = 9), l'os (n = 6), la surrénale (n = 4), l'épiploon (n = 4), l'orbite (n = 4), l'ovaire (n = 3), la prostate (n = 2), la vessie (n = 2), le sein (n = 2), le cul-de-sac de Douglas (n = 2), le diaphragme (n = 1), le testicule (n = 1), le ligament large (n =1), le médiastin (n = 1), les fosses nasales (n = 1), les parties molles (n = 1 ), la paroi abdominale (n = 1), la parotide (n = 1), le psoas (n =1), la synoviale (n = 1), le thymus (n =1) et le pancréas (n = 1). Conclusion: La particularité de notre série tient à la fréquence relativement importante des kystes hydatiques du rein et du système nerveux central par rapport au foie qui occupe le 3ème rang ce qui contraste avec les données de la littérature.

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Kystes hydatiques compliqués du poumon

  • Introduction Le poumon représente chez l'adulte la deuxième localisation de l'hydatidose. Notre travail consiste à situer la fréquence des formes compliquées de l'hydatidose pulmonaire, à étudier leurs mécanismes physiopathologiques et à relever leurs particularités cliniques, radiologiques, thérapeutiques et évolutives. Méthodes Étude rétrospective de 52 cas d'hydatidose pulmonaire compliquée (HPC) sur une période de 10 ans (1998-2008). Résultats La fréquence de l'HPC est de 72,2 %. L'âge moyen de nos patients est de 34,6 ans. La rupture du kyste hydatique (KH) s'estfaite en intrabronchique dans la majorité des cas (86,5 %) et dans la cavité pleurale (9,6 % des cas). Les formes multiples représentent 17,3 %. Le diagnostic de l'HPC a été posé sur les données de l'examen clinique et de l'échographie thoracique dans la majorité des cas (71 %). Le scannerthoracique a été indiqué dans 28 % cas. La fibroscopie bronchique, pratiquée chez 64,5 % des malades, a été le seul examen ayant permis le diagnostic de KHP dans quatre cas, après examen anatomopathologique de la membrane hydatique qui a été complètement retirée dans deux cas. Le recours à la chirurgie a été nécessaire dans 44 cas (86,6 %) dont 25 kystectomie (56,8 %), 19 périkystectomie (43,2 %) et 8 résections parenchymateuses réglées (18,2 %). les récidives post-chirurgicales ont été notées chez 6,8 % des cas avec un décès deux après chirurgie d'une hydatidose embolique. Conclusion Malgré les mesures préventives de plus en plus rigoureuses dans les pays de forte endémie, notamment en Tunisie, l'HPC continue à engager le pronostic fonctionnel et vital de patients souvent jeunes, et à augmenter le coût de sa prise en charge.

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Kystes coelomiques intrathoraciques.

  • Les kystes cœlomiques intrathoraciques sont des tumeurs bénignes d'origine embryologique tapissées par un mésothélium. Le but de ce travail a été de faire le point sur leurs localisations possibles (pleuropéricardiques et autres), sur ce qui reste de leurs indications chirurgicales et sur la place actuelle des techniques chirurgicales mini-invasives. Rétrospective, l'étude a porté sur 28 patients, 12 hommes et 16 femmes d'un âge moyen de 44 ans: ont été étudiés le siège des kystes, leur symptomatologie, l'indication opératoire, les voies d'abord utilisées et les résultats obtenus. Vingt et un kystes étaient pleuropéricardiques (KPP) et 7 kystes médiastinaux ectopiques (KME). L'indication opératoire a été à visée diagnostique pour les 7 KME et 4 des KPP, elle a été portée devant des signes cliniques n = 4, un volume important n = 4, une augmentation de volume sous surveillance n = 7, sans raison apparente n = I et à l'occasion d'une chirurgie pour pneumothorax n = 1 dans les autres cas (tous KPP), Les voies d'abord ont été 1 médiastinoscopie, 1 médiastinotomie, I médiane sous-xiphoïdienne, 18 thoracotomies et 7 vidéo-thoracoscopies. Les résultats à distance (suivi moyen 4 ans 4 mois) ont été bons, sans récidive. En cas de thoracotomie des séquelles postopératoires ont été observées dans 6 cas, en cas de vidéothoracoscopie dans 1 seul cas. Au total, les KPP justifient d'une surveillance et ne doivent être opérés que s'ils augmentent de volume et sont ou deviennent symptomatiques, les KME sont habituellement opérés à visée diagnostique. En cas d'intervention, il semble préférable de privilégier leur abord par vidéothoracoscopie, ce qui permet de confirmer le diagnostic, de pratiquer l'exérèse des KPP et en s'aidant, si nécessaire, d'une minithoracotomie des KME.

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Diagnostic échographique et prise en charge prénatale des kystes ovariens du foetus.

  • Objectif de l'étude. Préciser le devenir des kystes ovariens foetaux diagnostiqués in utero en fonction de leur aspect échographique et de leur taille. Définir, à partir de celui-ci, la place de la ponction prénatale. Matériel et méthode. Étude rétrospective de l'ensemble des kystes ovariens foetaux de diagnostic échographique prénatal (n = 25), sur une période de 4 ans. Tous ces kystes ont été surveillés in utero et après la naissance jusqu'à leur disparition spontanée ou après traitement chirurgical. Résultats. Lors de leur découverte échographique au terme moyen de 32 semaines 1/2 d'aménorrhée, la taille moyenne des kystes était de 43 ± 17 mm et 36 % d'entre eux avaient déjà un aspect compliqué (niveau échogène, cloisons ou image de caillot flottant). Parmi les 16 kystes d'aspect simple (transsonore à paroi fine), 44 % ont évolué vers la torsion au cours de la période périnatale sans lien avec la taille ou le terme de découverte. A la naissance, une ovariectomie ou une annexectomie s'est avérée nécessaire pour tous ces kystes compliqués. Au total, une intervention chirurgicale a concerné 56 % des nouveau-nés de notre série. L'analyse histologique des pièces d'exérèse a, pour chaque cas, confirmé la nature folliculaire ou follicullo-lutéinique, bénigne, des kystes. Conclusion. En raison de la fréquence des complications mécaniques touchant les kystes ovariens foetaux, il nous semble logique de proposer en cas de kyste anéchogène une attitude active de ponction in utero lors de leur découverte. La faible morbidité de ce geste alliée à une efficacité satisfaisante sur les cas rapportés dans la littérature semble encourageante. Une évaluation prospective randomisée reste toutefois souhaitable.

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Lombosciatique de causes inhabituelles : kystes de Tarlov et anomalies des racines nerveuses

  • Les kystes de Tarlov et les anomalies des racines nerveuses concernent habituellement les racines lombosacrées et sont souvent asymptomatiques. Actuellement, ils sont révélés par l’IRM du rachis plus que par la saccoradiculographie et le scanner dans le cadre d’une exploration d’une lomboradiculalgie. Toutefois, ils peuvent être responsables d’une sciatique, d’un déficit moteur et de troubles vésicosphinctériens, même en dehors d’un élément compressif associé (hernie discale, spondylolisthésis, canal lombaire étroit). Les kystes de Tarlov sont des dilatations périnerveuses des ganglions spinaux remplies du liquide céphalorachidien. Le scanner et surtout l’IRM montrent bien ces kystes et précisent leurs rapports avec les structures avoisinantes. La myélographie permet de visualiser le pertuis de communication avec l’espace arachnoïdien et le remplissage progressif de ces kystes. Pour les anomalies des racines, l’IRM est plus sensible que le myéloscanner dans le diagnostic positif et différentiel avec une hernie discale et aussi pour la classification de ces anomalies. Le traitement chirurgical s’adresse aux kystes de Tarlov symptomatiques et aux cas d’anomalies des racines résistantes au traitement médical. Les résultats sont meilleurs dans les cas associés à un autre élément compressif que dans les cas isolés. Les auteurs rapportent deux cas de lombosciatique, l’un par kystes de Tarlov diagnostiqué par IRM et l’autre par anomalies des racines diagnostiqué par myéloscanner. Les deux cas ont été traités médicalement. Les particularités cliniques, radiologiques et thérapeutiques de ces deux pathologies vont être discutées.

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Les kystes hydatiques du foie rompus dans les voies biliaires: à propos de 120 cas.

  • Etude rétrospective rapportant une série de kystes hydatiques rompus dans les voies biliaires colligés dans le service de chirurgie de l'hôpital militaire Avicenne à Marrakech. Entre 1990 à 2008, sur 536 kystes hydatiques du foie opérés dans le service, 120 étaient compliqués de rupture dans les voies biliaires soit 22,38%. Il y avait 82hommes et 38 femmes. L’âge moyen était de 35 ans avec des extrêmes allant de 10 à 60 ans. La clinique était dominée par la crise d'angiocholite ou une douleur du flanc droit. L'ictère était isolé dans huit cas. La fistule biliokystique était latente dans plus de 50% des cas. Le traitement a consisté en une résection du dôme saillant dans103cas (85,84%), une périkystectomie chez 11 malades (9,16%) et une lobectomie gauche dans six cas (5%). Le traitement de la fistule bilio kystique a consisté en une suture chez 36malades et un drainage bipolaire dans 25 cas, La déconnexion kysto-biliaire ou cholédocotomie trans hépatico kystique selon Perdomo était pratiquée dans 49cas et une anastomose bilio-digestive cholédoco-duodénale dans 10 cas. La durée moyenne d'hospitalisation était de 20jours. Nous déplorons deux décès par choc septique et un troisième par encéphalopathie secondaire à une cirrhose biliaire. La morbidité était représentée par huit abcès sous phrénique, douze fistules biliaires prolongées et deux occlusions intestinales. Les kystes hydatiques rompus dans les voies biliaires représentent la complication la plus grave de cette pathologie bénigne. Le traitement repose sur des méthodes radicales qui sont d'une efficacité reconnue, mais de réalisation dangereuse et les méthodes conservatrices, en particulier la déconnexion kysto-biliaire qui est une méthode simple et qui donne de bons résultats à court et à long terme.

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