Keratite [ Publications ]

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  • La kératite fongique est une pathologie grave engageant le pronostic visuel. Elle n'est pas bien connue en Tunisie. Le but de notre étude est, d'une part, d'analyser les caractéristiques épidémiologiques et les aspects cliniques et mycologiques des kératites fongiques dans la région de Tunis (Nord de la Tunisie) et, d'autre part, de discuter ses modalités thérapeutiques. Il s'agit d'une étude rétrospective concernant 19 cas de kératites fongiques colligés sur une période de 11 ans (janvier 1998-décembre 2008). Le diagnostic de la kératomycose a été retenu sur des arguments cliniques et mycologiques. L'examen mycologique a intéressé des grattages cornéens bénéficiant d'un examen direct et d'une culture. Les cas de kératite fongique ont intéressé 13 hommes et 6 femmes ayant un âge moyen de 48,7 ans. Les facteurs favorisants ont été dominés par le traumatisme cornéen (47,4 %). Le délai moyen de consultation était de 17,7 jours. Sur le plan mycologique, nous avons retrouvé surtout Candida albicans (6 cas), suivi du genre Aspergillus (5 cas) et du genre Fusarium (4 cas). Tous nos patients ont reçu un traitement antifongique par voie locale et générale. L'évolution a été favorable dans 6 cas. Trois patients ont conservé des séquelles cornéennes. Le recours à la chirurgie a été nécessaire dans 7 cas, consistant en une greffe cornéenne (5 cas), une énucléation (1 cas) et une greffe de membrane amniotique (1 cas). En conclusion, malgré une meilleure prise en charge diagnostique et thérapeutique de la kératite fongique, son pronostic reste péjoratif. Ce pronostic dépend de la précocité du diagnostic et du choix d'antifongique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Kératites infectieuses après kératoplastie transfixiante.

  • But : La survenue d'une kératite infectieuse constitue une complication majeure de la kératoplastie transfixiante (KT). Le but de l'étude est d'évaluer les facteurs de risque infectieux, le spectre des agents pathogènes et le pronostic de ce type de complication sur la survie du greffon. Matériel et méthodes : Nous avons analysé 16 cas (15 patients) de KT compliquées de kératite infectieuse. Pour chacun des cas, un examen microbiologique était pratiqué. L'efficacité du traitement était jugé sur la récupération anatomique (clarté du greffon) et fonctionnelle Résultats : Les principales indications des KT étaient : kératopathies bulleuses du pseudophaque (50 %), opacités cornéennes séquellaires de kératites infectieuses (25 %). Dans 63 % des cas, le délai d'apparition de l'épisode infectieux après la greffe était inférieur à 1 an. Le principal facteur de risque infectieux retrouvé était constitué par la présence de fils de suture (44 %), puis les antécédents de kératite infectieuse (25 %) Les examens microbiologiques étaient positifs dans 100 % des cas : des bactéries cocci Gram positifs ont été identifiées dans 11 cas (64 %), des bacilles Gram négatifs dans 2 cas (12 %), des agents fongiques dans 3 cas (18 %), et des amibes dans 1 cas (6 %) On notait un seul cas d'infection polymicrobienne. Les meilleurs résultats anatomiques et fonctionnels étaient ceux traités précocement et/ou peu évolués. Tous cas confondus, à distance de l'épisode infectieux, 50 % des cas présentaient un greffon clair, et 63 % avaient une acuité visuelle inférieure à 1/10. Conclusion : Le suivi postopératoire des greffés de cornée impose le contrôle strict des facteurs de risque infectieux et la détection précoce de ce type de complication.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Kératites à mycobactéries atypiques: description de 2 cas avec kératopathie cristalline infectieuse.

  • Nous rapportons deux cas de kératite à mycobactéries atypiques survenues respectivement au décours d'un traumatisme oculaire accidentel avec impaction d'un corps étranger cornéen et dans les suites d'une kératoplastie transfixiante pour brûlure par base. L'aspect clinique initial était celui d'un infiltrat blanchâtre d'évolution indolente et résistant au traitement antibiotique local. Une kératopathie cristalline infectieuse d'intensité différente était constatée secondairement. Dans le premier cas, la mise en évidence de Mycobacterium abscessus était réalisée à partir de la pièce de kératectomie lamellaire tandis que Mycobacterium chelonae était isolée d'une biopsie cornéenne dans le second cas. L'infection opportuniste résistait à l'application topique de ciprofloxacine et d'amikacine associée à la prise orale d'un macrolide de nouvelle génération. Le premier patient présentait une récidive après kératectomie lamellaire. L'arrêt des corticostéroïdes locaux entraînait une évolution inflammatoire et nécrotique chez le second patient. Dans les deux cas, seule une kératoplastie transfixiante permettait d'obtenir la guérison de l'infection. Ces observations incitent à proposer une recherche systématique de mycobactéries atypiques en cas d'abcès cornéen indolent ou de kératopathie cristalline infectieuse.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge clinique et pronostic des kératites amibiennes. Etude rétrospective à propos de 25cas.

  • But de l'étude : Évaluer les facteurs de risques, les caractéristiques cliniques, les éléments du diagnostic et le devenir des patients atteints de kératites amibiennes. Matériel et méthodes : Nous avons revu rétrospectivement les cas de 23 patients (25 yeux) traités pour kératite amibienne dans notre hôpital entre novembre 1994 et octobre 2000. Dans tous les cas, les amibes du genre Acanthamoeba avaient été retrouvées dans l'un et/ou l'autre des prélèvements suivants : cornée, lentilles de contact, boîtier des lentilles. Résultats : Un facteur de risque a été retrouvé chez 22 patients sur 23 : la plupart d'entre eux (20 sur 22) étaient porteurs de lentilles de contact , 2 patients avaient été victimes d'un récent traumatisme cornéen. Quinze patients sur 23 avaient été traités pour suspicion d'infection herpétique avant notre examen. Le délai moyen entre les premiers symptômes et le diagnostic positif était de 2 mois. Tous les patients ont été traités par l'association de 2 ou 3 collyres antiamibiens pendant 2 à 6 mois. Cinq patients ont reçu un traitement par voie systémique (kétoconazole ou itraconazole). Une intervention chirurgicale a été réalisée pour 9 yeux : kératoplastie transfixiante dans 8 cas, recouvrement conjonctival dans 1 cas, énucléation (secondaire) dans 1 cas. Le pronostic visuel est resté compromis dans 10 cas (acuité visuelle inférieure à 3/10

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspects actuels du traitement des kératites herpétiques

  • Les kératites herpétiques sont une cause fréquente de consultation dans les cabinets d’ophtalmologie. Elles sont classées en formes épithéliales, stromales, endothéliales et neurotrophiques. La prise en charge dépend du degré respectif de ces différentes composantes, certains patients présentant d’ailleurs des formes complexes. Dans la phase aiguë de la kératite herpétique, la stratégie thérapeutique repose avant tout sur les antiviraux qui peuvent être donnés par voie topique ou générale en fonction du niveau d’atteinte (superficielle ou profonde), de sa gravité, et aussi des contraintes pratiques liées à la vie du patient. D‘autres mesures peuvent être associées, qui varient aussi en fonction du type de kératite (débridement et atropiniques dans les formes épithéliales, corticoïdes dans les formes stromales et endothéliales). À plus long terme, la prise en charge consiste à limiter la fréquence des récidives chez les patients touchés par une forme récidivante et/ou soumis à un stimulus de réactivation du virus herpès simplex. Le traitement préventif repose, lui aussi, sur les antiviraux, toujours donnés par voie orale, mais à des doses qui peuvent varier en fonction de l’histoire du patient. D’autres traitements peuvent aussi participer à la réduction de la fréquence des récidives, en particulier la cyclosporine topique, mais de plus amples études sont nécessaires pour mieux en cerner les indications.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les kératites a Acanthamoeba sp: a propos de 3 cas diagnostiqués au centre Tunisien.

  • Pré-requis: Les amibes du genre Acanthamoeba sont des protozoaires ubiquitaires qui vivent à l'état libre dans l'eau et le sol. Elles sont fréquemment incriminées dans les kératites amibiennes, mais leur isolement à partir des lésions cornéennes est souvent difficile. But: Rapporter les trois premiers cas de kératite à Acanthamoeba sp. diagnostiqués au laboratoire de Parasitologie-Mycologie de l'EPS Farhat Hached de Sousse (Tunisie), chez des patientes originaires du centre tunisien. Observation: Notre étude a conserné 3 jeunes filles âgées de 17, 20 et 29 ans, porteuses de lentilles de contact et ayant présenté une kératite unilatérale (2cas) ou bilatérale (lcas). Le diagnostic a été porté sur la découverte de formes végétatives et/ou de kystes d'Acanthamoeba sp. à l'examen direct et/ou la culture des lentilles et du liquide de conservation. L'examen direct des écouvillonnages cornéens a été négatif dans les 3 cas et la culture positive dans un cas. Les 3 patientes ont été traitées par hexamidine et néomycine collyres durant 3mois. L'évolution a été marquée par la cicatrisation des lésions au prix cependant d'opacités séquellaires minimes (lcas), plus importantes (lcas), et d'un leucome central (lcas). Conclusion: L'intérêt de la recherche systématique des amibes libres chez les porteurs de lentilles atteints de kératites est souligné.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prelevements corneens positifs a Propioni bacterium acnes et keratites.

  • But Propioni bacterium acnes est parfois retrouvé lors de prélèvements cornéens. Sa présence évoque classiquement une contamination de voisinage. Nous avons cependant recherché des arguments en faveur d'une possible responsabilité pathogène de ce germe sur la cornée. Matériel et méthodes Les dossiers de trente patients ayant eu un prélèvement positif à ce germe ont été étudiés rétrospectivement. Les prélèvements ont été effectués au service des urgences par l'interne de garde. La recherche de germe anaérobie est systématique pour tout prélèvement de cornée. Résultats Il s'agit de dix-neuf abcès et de onze ulcères de cornée. Dans 91 % des cas, il existait un facteur irritatif associé, le plus fréquent étant le port de lentilles de contact souples (36 %). Viennent ensuite un corps étranger en place ou récemment retiré (21 %), une kératalgie récidivante (9 %), une intervention palpébrale (6 %), un herpès cornéen (6 %) et une acné rosacée (3 %). P. acnes a été le seul germe retrouvé sur le site infectieux dans 97 % des cas. Le traitement institué avant les résultats bactériologiques s'est révélé efficace dans tous les cas. Conclusion Ces éléments sont en faveur d'une action pathogène de P. acnes sur la cornée lorsque les conditions locales sont favorables. Sa présence n'est donc pas synonyme d'une contamination.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Kératites à Acanthamoeba: recherche d'un portage oculaire sain au Mali.

  • En Afrique noire, le premier cas d'ulcère cornéen à amibes libres a été diagnostiqué en 1990 à l'Institut d'Ophtalmologie Tropicale de l'Afrique (IOTA), à Bamako (Mali). De 1990 à 1995, des amibes du genre Acanthamoeba ont été isolées dans 22 ulcères cornéens diagnostiqués à. l'IOTA. Afin de mieux comprendre l'épidémiologie de ce type d'ulcères en milieu tropical, cette étude a recherché un portage sain oculaire d'amibes libres du genre Acanthamoeba chez 149 sujets examinés en février 1996 à l'IOTA. Aucune amibe n'a été isolée à partir des yeux sains. En revanche, la recherche de champignons a été positive dans 22,15 p. 100 des prélèvements. Contrairement au portage fongique, le portage sain conjonctival d'Acanthamoeba ne semble pas fréquent au Mali. Cette constatation incite à penser que l'isolement de cette amibe au sein d'un ulcère n'est probablement pas dû au hasard et encourage à renforcer le diagnostic des ulcères amibiens dans les pays en développement. Néanmoins, la taille de l'échantillon étant modeste, il serait souhaitable de refaire cette étude sur un nombre de patients plus élevé et mieux appariés aux cas d'ulcères cornéens diagnostiqués à l'IOTA, notamment en termes d'origine géographique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Kératite infectieuse sévère chez un greffé du rein : à propos d’une observation

  • Les kératites infectieuses survenant chez les sujets greffés du rein sont souvent sévères et posent un problème de prise en charge thérapeutique. Nous rapportons l’observation d’un patient greffé du rein aux antécédents de kératite herpétique récidivante qui a développé une ulcération cornéenne préperforative réfractaire au traitement médical. Le grattage cornéen a révélé la présence de kystes amibiens. Un traitement antiamibien fut instauré en association avec un traitement antiviral par voie générale, puis une kératoplastie transfixiante (KPT) fut entreprise en urgence. L’évolution a été marquée par la survenue, cinq mois après la KPT, d’une ulcération sur le greffon d’origine mycosique confirmée par le prélèvement cornéen qui a isolé la présence de Candida albicans. L’évolution s’est faite rapidement vers la perforation du greffon malgré un traitement antifongique local et systémique. Une seconde KPT fut réalisée en urgence. Un mois après la seconde KPT, une récidive de l’ulcère sur greffon cornéen est survenue avec amincissement cornéen qui a évolué rapidement vers la perforation du greffon.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La kératite amibienne : il faut y penser

  • Introduction: La kératite amibienne est une pathologie cornéenne rare, souvent ignorée mais grave, engageant le pronostic visuel. Le but de cette observation est d'attirer l'attention sur la gravité de cette pathologie, ses conditions de découverte, et de souligner l'importance du diagnostic précoce. Cas clinique: Il s'agit d'une patiente âgée de 27 ans, porteuse de lentilles de contact souples depuis un mois, consultant pour une symptomatologie faite de rougeur et de douleur de l'œil gauche avec une baisse importante de l'acuité visuelle. L'examen ophtalmologique a montré la présence d'un abcès épithélial cornéen de 2 mm de diamètre à l'œil gauche et de microabcès épithéliaux cornéens à l'œil droit. L'étude du prélèvement systématique des lentilles et de leur liquide de conservation a montré la présence d'amibes identifiées du genre Acanthamoeba. La malade a été mise rapidement sous un traitement anti-amibien. L'évolution a été marquée par la disparition des abcès aux deux yeux et la récupération d'une bonne acuité visuelle. Conclusion: Notre observation confirme que le pronostic de la kératite amibienne dépend de la précocité du diagnostic et de la rapidité de la mise en route du traitement.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Kératites fongiques.

  • Les kératites fongiques ou kératomycoses sont des infections cornéennes auxquelles il faut penser en cas de traumatisme cornéen, de chirurgie cornéenne, de pathologie chronique de surface oculaire, d’utilisation de corticoïdes ou de port de lentilles de contact. Champignons filamenteux ou levures peuvent être en cause. L’existence d’un infiltrat stromal à surface bombée et/ou à bords flous irréguliers, l’extension de l’infectieux en profondeur dans le stroma alors que l’épithélium cicatrise, la présence de foyers infectieux satellites, l’absence d’amélioration des lésions sous traitement antibiotique et leur aggravation sous corticoïdes doivent faire évoquer la possibilité d’une kératite fongique. Dès lors, un grattage cornéen pour examen microbiologique est souhaitable avant de débuter au plus vite un traitement médical antifongique. Le recours à différentes techniques de chirurgie cornéenne est nécessaire dans un nombre non négligeable de cas. Le pronostic des kératites fongiques est bien plus mauvais que celui des kératites bactériennes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Kératite par projection de poils de chenille de Pseudosphinx tetrio.

  • Nous rapportons une observation de kératite liée à la présence de poils de chenille de Pseudosphinx tetrio intracornéens. Au cours d'une manoeuvre de débroussaillage, Mr A. qui ne portait ni lunette ni masque de protection ressent une douleur oculaire gauche en rapport avec la projection dans l'oeil d'une chenille. L'examen réalisé en urgence montre au niveau de l'oeil gauche la présence dans le quadrant temporal inférieur de la cornée de poils de chenille plantés dans le stroma cornéen. Compte tenu de la petite taille des poils rendant leur ablation impossible à la pince, un lavage abondant du globe oculaire est effectué et un traitement local anti-inflammatoire cycloplégique et antibiotique est prescrit. Progressivement et spontanément en moins de quinze jours, les poils vont tous se détacher de la cornée en ne laissant aucune cicatrice visible. Outre les kératites et les conjonctivites, les poils de chenille peuvent occasionner des nodules iriens, une uvéite chronique, une cataracte, une hyalite, une choriorétinite, voir une cellulite orbitaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Kératites interstitielles : mise au point

  • La kératite interstitielle est une inflammation non ulcérante et non suppurative plus ou moins vascularisée du stroma cornéen. Les lésions cornéennes résultent d’une réponse de l’hôte à des antigènes bactériens, viraux, parasitaires ou d’une réponse auto-immune sans infection active cornéenne. L’évolution de la maladie se fait en deux phases aiguë et cicatricielle. Ces kératites beaucoup moins fréquentes que les kératites bactériennes ulcérantes constituent cependant une cause non négligeable de baisse de l’acuité visuelle. Elles apparaissent dans un contexte de maladie infectieuse ou systémique. Elles nécessitent donc un diagnostic précoce avec bilan étiologique et un traitement adéquat pour optimiser le pronostic visuel et éviter les autres complications. Parmi les principales étiologies, on retrouve les infections bactériennes (Syphilis), les viroses (40 % des cas), mais 33 % sont idiopathiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Kératite interstitielle et syndrome de Cogan.

  • Le syndrome de Cogan associe une kératite interstitielle non syphilitique à une atteinte cochléovestibulaire. Reconnue comme une entité clinique, le syndrome de Cogan est rare et n'a fait l'objet que de peu de publications. Nous rapportons un cas de syndrome de Cogan survenu chez un homme de 24 ans. Dans ses antécédents, on note une affection systémique associant de multiples épisodes d'arthralgies et une glomérulonéphrite. L'atteinte cornéenne bilatérale se traduit par des opacités nodulaires blanchâtres, irrégulières, stromales postérieures, disposées en périphérie cornéenne paralimbique. Outre cette symptomatologie ophtalmologique, il existe une surdité de perception bilatérale sévère, une hyperthermie à 39 °C, un syndrome méningé et tétrapyramidal. La maladie est décrite tant d'un point de vue clinique, étiologique que thérapeutique. La sensibilité des lésions oculaires à la corticothérapie s'oppose au caractère sévère et le plus souvent définitif du déficit auditif.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une kératite à amibes libres chez un non porteur de lentilles de contact

  • La kératite amibienne est une infection rare mais grave, provoquée par un protozoaire ubiquiste du genre Acanthamoeba. Dans la majorité des cas elle est liée au port de lentilles de contact. Nous présentons une observation de kératite amibienne secondaire à un traumatisme végétal chez un patient non porteur de lentilles de contact. Cette observation souligne l'importance d'un diagnostic précoce de la kératite amibienne, qui conditionne le pronostic visuel. Le diagnostic biologique repose le plus souvent sur la mise en évidence en culture des kystes et des trophozoïtes à partir d'un grattage ou d'une biopsie cornéenne. Le traitement est long, difficile et souvent mis en échec. La prise en charge de cette infection demande donc un dialogue étroit entre clinicien et biologiste, un prélèvement de qualité et des tests de laboratoire rapides et performants.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Kératite mycosique avec infiltrat annulaire et hypopion.

  • La kératite mycosique est une affection peu fréquente en Europe du nord. Nous rapportons le cas d'une patiente âgée de 57 ans souffrant d'un ulcère cornéen para-central consécutif à un traumatisme anodin avec une branche d'arbre. Cliniqnement, la lésion était associée à un infiltrat stromal superficiel annulaire et à un hypopion. Les frottis et les cultures sont restées négatives. En raison de la lente aggravation du tableau clinique malgré une thérapie médicale maximale, on a pratiqué une greffe cornéenne perforante à chaud. L'examen histopathologique a permis de découvrir des pseudohypes, compatibles morphologiqnement avec une candidose. La clinique, le diagnostic différentiel et les différentes possibilités de tests diagnostic en cas de kératite mycotique sont abordés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

A propos d'un cas de kératite à Acanthamoeba.

  • Cas clinique: La description d'un cas clinique de kératite à Acanthamoeba permet de mettre en évidence la complexité du diagnostic et la nécessité impérieuse d'un traitement préalable avant toute intervention chirurgicale. Ce cas malheureux décrit l'évolution d'une jeune patiente porteuse de lentilles ayant finalement subi une éviscération. Discussion: Les auteurs envisagent les aspects microbiologiques de la kératite à Acanthamoeba. Les techniques de mise en évidence sont décrites. La prévalence de cette infection dans notre pays est discutée en fonction des données microbiologiques transmises par les institutions de contrôle de qualité des eaux domestiques. Conclusion: Cette affection grave mais heureusement rare nécessite une prise en charge rapide. Un schéma thérapeutique est proposé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Kératites fongiques

  • Les kératites fongiques (ou kératomycoses) représentent en Europe une cause rare, mais souvent grave, d’infection cornéenne. Cependant, leur incidence semble constante, en rapport avec l’usage intensif des corticoïdes, des immunosuppresseurs et des lentilles de contact. Les champignons responsables sont souvent opportunistes et envahissent des cornées pathologiques mais des kératomycoses peuvent également survenir sur cornées normales après traumatisme le plus souvent par un végétal. Le mauvais pronostic de ces infections est dû à la virulence des champignons qui infectent souvent des cornées déjà pathologiques mais aussi à des retards diagnostiques. Néanmoins, les nouveaux traitements antifongiques apparus ces dernières années ont contribué à améliorer sensiblement la prise en charge et le pronostic des kératomycoses.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Kératites amibiennes

  • Un diagnostic précoce et un traitement médical adapté sont essentiels pour garantir un bon pronostic dans les kératites amibiennes (KA). La KA devrait être suspectée dans tous les cas de traumatisme cornéen avec contamination tellurique ou avec de l’eau contaminée, ainsi que chez tous les porteurs de lentilles de contact. Le diagnostic de présomption de KA repose sur l’examen clinique et sur les données de l’examen en microscopie confocale mais le diagnostic de certitude ne sera fait que par l’identification d’Acanthamibes à l’examen direct sur lame, par l’analyse histologique des prélèvements, par l’identification de la présence d’ADN d’Acanthamibes par

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Kératites à acanthamoeba. A propos de deux observations.

  • La kératite à acanthamoeba est une pathologie, certes rare, mais en recrudescence actuellement en France. Deux nouveaux cas sont rapportés, survenus chez de jeunes patients porteurs de lentilles souples hydrophiles. Le respect des consignes de décontamination était variabe, médiocre pour l'un, semblant normal pour l'autre. Le diagnostic parasitologique, essentiel, a pu être assuré dans les deux cas assez rapidement après prélèvement cornéen, mais, c'est sur la symptomatologie clinique qu'il avait été évoqué. Le traitement à base de propamidine et de collyres antibiotiques a permis une guérison dans les deux cas, cependant avec séquelle anatomique pour l'un des deux qui devra conduire à une kératoplastie transfixiante. La prévention doit donc rester l'objectif prioritaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov