Infections a papillomavirus [ Publications ]

infections a papillomavirus [ Publications ]

Publications > infections a papillomavirus

  • L'évolution des infections à human papillomavirus (HPV) chez les patientes souligne le rôle du système immunitaire. La connaissance du génome viral et des protéines transcrites, l'histoire naturelle des infections à HPV, la mise en évidence des antigènes exprimés lors des infections à HPV par les tumeurs à HPV permettent de proposer deux stratégies vaccinales correspondant à deux stades des infections à HPV : 1) vaccins prophylactiques des infections virales à HPV. Ces vaccins impliquent l'apparition d'anticorps neutralisant la fixation des virus sur les cellules. Le principe consiste à fabriquer des quantités importantes de protéines de structure L1 et L2, soit dans des levures, soit dans des cellules transfectées par un vecteur viral. Spontanément, ces protéines s'assemblent en capsides vides d'ADN pathogène (VLPs). L'incorporation dans ces capsules vides de protéines ou d'ADN codant des protéines régulant la réponse immunitaire (cytokines) permettrait de fabriquer un vaccin particulièrement immunogène et capable d'orienter la réponse immunitaire dans la voie souhaitée (Th1 versus Th2). Un vaccin à la fois prophylactique et thérapeutique pourrait être produit en incorporant dans les VLPs les gènes HPV E7, 2) vaccins thérapeutiques destinés à contrôler la croissance, voire guérir la tumeur après intégration nucléaire de l'ADN viral et transformation cellulaire. Ces vaccins induisent la génération de cellules T cytotoxiques dirigées contre les protéines E6 et E7 sélectivement exprimées par les tumeurs cervicales. Plusieurs techniques sont étudiées : a) induction de l'expression par les cellules cibles des protéines E6 et E7 par transfection d'ADN. Les protéines E6 et E7 pouvant être oncogènes, on utilise une forme mutée au risque de perdre de l'immunogéinicité, b) immunisation contre les épitopes de peptides E6 et E7 reconnus par les HLA de classe 1 de l'hôte. Cette stratégie est compliquée par l'extrême diversité des HLA exprimés par les humains. Une technique de remplacement consiste à prélever des lymphocytes de malades infectées par HPV-16, de les immuniser ex vivo contre les peptides pertinents en présence de cytokines et de les retransfuser à la patiente , c) immunisation à l'aide des protéines E6 et E7 complètes, en association à des adjuvants qui orientent la réponse immunitaire vers la production de CTLs. Ces stratégies ne peuvent fonctionner que si les mécanismes de présentation des peptides sont intacts (antigen presenting cell:APC). Or, l'expression des HLA de classe I est diminuée sur les cellules de cancer du col et des mutations de la β2 microglobuline sont souvent observées. Pour renforcer l'efficacité des thérapies vaccinales, il faut soit corriger les défauts des cellules préparant et présentant les antigènes (APC), soit multiplier les efforts sur le traitement des lésions pré-invasives lorsque l'expression des antigènes HLA de classe I est préservée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Estimation de l’incidence des infections à papillomavirus en France

  • Les papillomavirus humains à haut risque oncogène (HR-HPV) sont à l’origine des cancers épidermoïdes et des adénocarcinomes du col utérin. Si l’on dispose de données relativement détaillées sur la prévalence de ces infections par âge en France dans des populations générales de femmes ne présentant pas de lésions cytologiques, il n’en est pas de même pour ce qui est de l’incidence de ces infections. Cette donnée peut être obtenue en utilisant la relation qui existe entre la prévalence et l’incidence du fait de la clairance virale spontanée au cours du temps. Les résultats montrent que l’incidence de l’infection à HR-HPV varie peu en fonction des hypothèses retenues pour la clairance virale et présente un pic autour de l’âge de 22 ans qui concerne environ 12 % des femmes à cet âge. L’incidence reste élevée à des âges relativement avancés avec notamment près de 4 % à 60 ans. Ces résultats sont proches de ceux observés dans d’autres pays avec toutefois un pic d’incidence légèrement plus tardif et moins élevé. Le modèle ne prend toutefois pas en compte les notions de réactivation et de réinfection toujours possible en pathologie virale et qui pourraient modifier l’allure des courbes d’incidence obtenues. L’incidence des infections à HR-HPV est une information nécessaire pour définir les stratégies de vaccination et déterminer les âges auxquels le vaccin pourrait être administré de manière optimale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rôle des macrophages dans les infections a papillomavirus.

  • Les papillomavirus ont un tropisme électif pour les cellules épithéliales au sein desquelles ils se répliquent à mesure qu'elles se différencient. Cette infection n'entraîne aucune réaction inflammatoire décelable, et de ce fait, l'intervention directe des macrophages dans les phases précoces de l'infection est inconnue. L'évolution de cette maladie infectieuse silencieuse, subaiguë ou chronique, se caractérise fondamentalement par un double processus pathogénique: infectieux d'une part, avec production de particules virales, et oncogène d'autre part, du fait de l'intégration du virus au génome cellulaire entraînant la dérégulation des protéines cellulaires. C'est sur les paramètres de l'oncogénèse induite par certains papillomavirus que le rôle des macrophages activés est clairement démontré. Ils participent à la régulation négative de la transcription des gènes codant pour les oncoprotéines non structurales E6 et E7, et exercent des fonctions cytotoxiques contre les cellules transformées. Cette cytolyse est un phénomène directement exercé de macrophage à cellule transformée par contact intercellulaire et non pas par un médiateur soluble comme le facteur nécrosant des tumeurs (TNF). Les macrophages ont donc un rôle majeur en tant qu'effecteurs de l'immunité protectrice contre les lésions dues aux papillomavirus et notamment contre le processus oncogène compliquant ces infections.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Biologie des infections à papillomavirus. III. Réponse immunitaire

  • Les papillomavirus humains sont impliqués dans le développement de lésions précancéreuses et cancéreuses de la sphère anogénitale. et en particulier du col utérin. La réponse immunitaire de l'hôte semble jouer un rôle important dans la régression et/ou la persistance et la virulence des papillomavirus. et surtout des papillomavirus oncogènes associés à un risque élevé de progression vers un cancer invasif. Une réponse immunitaire systémique à IgG et IgA est classiquement observée au décours des infections à papillomavirus, elle s'accompagne d'un déficit de l'immunité cellulaire lié principalement à une diminution de la synthèse des cytokines par la cellule infectée, à une sous-expression des molécules du complexe majeur d'histocompatibilité (CMH I) et à un défaut de présentation de l'antigène aux lymphocytes T cytotoxiques. Ce déficit de la cytotoxicité cellulaire, au sein de la muqueuse génitale. se ferait au profit de l'immunité humorale sécrétoire. qui, bien que présente, apparaît peu efficace au moment de la phase précoce de l'infection. L'infection à papillomavirus semble donc induire de multiples perturbations responsables de l'induction d'un contexte immunosuppresseur favorable à la latence virale et au développement de lésions dysplasiques et cancéreuses.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Biologie des infections à papillomavirus : IV. données séro-épidémiologiques

  • Il n'existe actuellement aucun test sérologique standardisé et commercialisé pour la détection, par immunoanalyse, des anticorps dirigés contre les papillomavirus humains (HPV). Toutefois, les dosages de type Elisa, développés à partir des VLP, pseudo-particules virales synthétisées in vitro, procurent des résultats satisfaisants et concordants avec les méthodes de détection de l'ADN viral. La recherche des immunoglobulines présentes dans les sécrétions génitales offre un meilleur reflet de cette infection mais pose, quant à elle, des problèmes de reproductibilité et de standardisation. Plusieurs types d'anticorps sont retrouvés avec un titre et une fréquence de détection variant en fonction du type d'HPV infectant, de l'épitope reconnu et de la localisation du prélèvement, ce qui complique leur interprétation biologique. Seule la recherche des anticorps neutralisants aurait un intérêt pour signer la phase de guérison d'une infection à HPV et représente un outil indispensable pour suivre l'efficacité d'une vaccination prophylactique. De plus, les anticorps dirigés contre les oncoprotéines E6 et E7 d'HPV16 seraient fortement associés au cancer cervical. Ainsi, la sérologie HPV n'offre actuellement qu'un intérêt limité pour les études épidémiologiques et le suivi des infections.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prévalence des infections à papillomavirus (HPV) dans les lésions précancéreuses et cancéreuses du col utérin en Tunisie

  • Objectifs. Étudier la prévalence des papillomavirus humains (HPV) parmi les lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l'utérus dans le Centre tunisien dans le but d'estimer l'efficacité des tests HPV et d'une éventuelle vaccination HPV parmi les femmes tunisiennes. Matériels et méthodes. Une étude rétrospective de 146 cas, effectuée sur tissu fixé au formol, répartis en 30 lésions bénignes, 36 lésions précancéreuses de bas grade (CIN1), 45 lésions précancéreuses de haut grade (CIN2/3), 26 carcinomes épidermoïdes invasifs et 9 adénocarcinomes. L'infection par HPV est analysée par PCR en utilisant les amorces consensus GP5/GP6. Le typage des HPV est effectué en utilisant des amorces spécifiques des HPV de type 6/11, 16, 18, 31 et 33. Résultats. La prévalence globale du virus HPV était de 73,6 % (p = 0,0001). L'infection par le virus HPV était associée à 84 % des lésions précancéreuses et à 83,9 % des cancers. Les HPV à haut risque sont détectés dans 17,4 % des CIN1, 74,3 % des CIN2/3 (p - 0,002) et 73,1 % des cancers (p = 0,001). L'HPV16 est le virus le plus fréquent parmi les CIN2/3 (52,1 %, p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Biologie des infections à papillomavirus : V. Perspectives vaccinales

  • Certains génotypes de papillomavirus humains (HPV) sont considérés comme les facteurs étiologiques du cancer du col de l'utérus, et de l'ADN viral est détecté dans plus de 99 % des cas. La prévention des infections à HPV à haut risque carcinogène devrait fortement réduire l'incidence mondiale du cancer du col de l'utérus. Différentes stratégies vaccinales sont en cours de développement, les unes préventives basées sur l'induction d'une immunité humorale avec production d'anticorps neutralisants, et les autres thérapeutiques reposant, en particulier, sur l'induction d'une immunité cellulaire dirigée contre les cellules exprimant les oncoprotéines virales. Certains protocoles envisagent la production de vaccins dits muqueux utilisant une voie d'immunisation muqueuse et différents micro-organismes vecteurs adaptés. Malgré les résultats encourageants obtenus chez de nombreux modèles animaux, les paramètres offrant, chez l'homme, la meilleure prophylaxie des infections à HPV et la thérapeutique vaccinale la plus efficace des lésions précancéreuses et cancéreuses à HPV ne sont pas encore totalement maîtrisés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La vaccination contre les infections a papillomavirus.

  • La vaccination contre les infections a papillomavirus La vaccination contre les papillomavirus (HPV) doit permettre de lutter contre les lésions bénignes et les cancers. Deux approches sont possibles: thérapeutique, qui vise à induire des cellules T cytotoxiques capables d'éliminer des cellules infectées et/ou tumorales, prophylactique, qui recherche la production d'anticorps capables de neutraliser les HPV avant qu'ils ne pénètrent dans les cellules cibles. Si de très bons résultats sont obtenus avec la vaccination thérapeutique dans des modèles animaux, son efficacité chez l'homme est loin d'être démontrée. En revanche, les données concernant la vaccination prophylactique, déjà très prometteuses chez l'animal, sont également excellentes chez l'homme, puisqu'à ce jour aucune lésion de haut grade du col utérin associée à HPV 16 ou 18 n'a été observée chez les femmes vaccinées. Qui vaccine? Qui doit-on vacciner? À quel âge? Avec ou sans rappel? Et quid des pays en voie de développement? Autant de questions à résoudre pour que l'efficacité vaccinale soit maximale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Histoire naturelle des infections a papillomavirus.

  • Le lien existant entre cancer du col utérin et papillomavirus (HPV) a été supposé pour la première fois par H. zur Hausen en 1976, puis confirmé par des recherches fondamentales et épidémiologiques. Plus de 95 % des cancers invasifs du col utérin abritent des HPV à haut risque. Le risque de cancer chez les femmes non infectées est quasi nul. Le cancer du col est actuellement considéré comme la seule tumeur humaine totalement viro-induite. L'évolution des lésions dysplasiques vers des stades plus agressifs est étroitement liée à la persistance de l'infection à HPV, laquelle dépend de cofacteurs pouvant être liés au virus (types et variants, charge virale, intégration de l'ADN viral et expression des ARNm E6/E7), à l'hôte (système immunitaire, polymorphisme génétique) et à l'environnement (contraception orale, tabac, alimentation).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Biologie des infections à papillomavirus. II. Leur rôle dans la carcinogenèse du col utérin

  • Il est actuellement bien établi que certains papillomavirus, tels que les papillomavirus de type 16, sont les facteurs étiologiques des lésions précancéreuses et cancéreuses du col utérin. Mais l'infection virale ne saurait, à elle seule, expliquer la progression tumorale. De nombreux facteurs de risque: comportement sexuel, immunodépression, facteurs socio-démographiques, agents infectieux... sont impliqués dans la progression d'une lésion virale vers un cancer invasif. Et l'inactivation des protéines suppresseurs de tumeur (p53, p105

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov