Infections a mycoplasma [ Publications ]

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  • Entre décembre 1996 et février 1998, les sécrétions rhino-pharyngées ou trachéales de 165 enfants présentant un tableau clinique compatible avec une infection communautaire à Mycoplasma pneumoniae ont été testées par une technique d'amplification génique (PCR) utilisant des amorces spécifiques d'un fragment du gène de l'adhésine P1 de M. pneumoniae, des amorces spécifiques d'un gène contrôle humain et un système anti-contamination à base d'uracil-N-glycosylase. Les cas positifs ont été contrôlés par culture des sécrétions sur milieux spécifiques de M. pneumoniae et/ou par sérologie. La détection d'ADN de M. pneumoniae par PCR a été positive pour 22 échantillons sur les 165 analysés (13,3 %), une évaluation clinico-biologique a été possible pour 20 de ces enfants. Sur 17 prélèvements respiratoires positifs en PCR et testés en parallèle par culture, 13 (76,5 %) ont donné des cultures positives pour M. pneumoniae. Sur 14 sérums précoces testés en ELISA, 12 ont montré la présence d'lgM anti-M. pneumoniae (dont 3 à faible taux), 7 sérums (sur 7 testés) ont montré la présence d'agglutinines froides. Dans un seul cas, le résultat de PCR n'a été confirmé par aucun des trois marqueurs précédents. L'âge moyen des patients était de 8,1 ans. Les principaux signes cliniques consistaient en une fièvre supérieure à 38 °C dans 90 % des cas, une toux dans 95 % des cas, une pneumopathie clinique et radiologique dans 50% et 85 % des cas, respectivement. Trois patients ont présenté une symptomatologie à prédominance neurologique et un autre enfant a associé une pneumopathie, un syndrome d'activation macrophagique et une aplasie médullaire irréversible qui a nécessité une greffe de moelle. Ces résultats démontrent l'intérêt de la PCR pour la prise en charge rapide des infections à M. pneumoniae chez l'enfant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pneumonies communautaires de l'enfant: importance des infections à Mycoplasma pneumoniae et efficacité des antibiotiques.

  • Objectifs : Définir une attitude thérapeutique adaptée à l'enfant ayant une pneumopathie communautaire. Méthodes : Une enquête prospective a été menée chez 104 enfants de plus de 18 mois ayant une pneumonie communautaire permettant d'isoler un agent pathogène dans 85 p. 100 des cas. Résultats : Une infection virale isolée a été prouvée chez 30 enfants (virus respiratoire syncytial chez 10 patients). Douze patients avaient une pneumonie à pneumocoques : les souches isolées étant sensibles à la pénicilline, l'apyrexie a été obtenue 11 fois sur 12 avec l'amoxicilline. Les infections à mycoplasmes représentent 42 p. 100 des cas (41 mycoplasmes seuls et 2 associations pneumocoque + mycoplasme), les données radiologiques et biologiques ne permettant pas de différencier pneumocoques et mycoplasmes dans tous les cas. Le traitement initial par les β lactamines a toujours été un échec en cas d'infection à mycoplasme et les macrolides donnés en deuxième intention ont entraîné une apyrexie rapide. Mais les pneumonies à pneumocoques étant beaucoup plus sévères que les pneumonies à mycoplasmes, le traitement de première intention des pneumonies du grand enfant doit rester les β lactamines. Conclusion : Les macrolides doivent être prescrits après un échec initial des β lactamines car une infection à mycoplasmes est alors très probable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Manifestations neurologiques des infections à Mycoplasma pneumoniae.

  • Des complications neurologiques secondaires à une pneumopathie à Mycoplasma pneumoniae ont été décrites. Elles sont à type de méningoencéphalite, ataxie cérébelleuse, méningite lymphocytaire, myélite transverse, polyradiculonévrite, paralysie des nerfs crâniens ou myosite. Observations. - Cas 1 : un garçon de 10 ans a présenté une pneumonie aiguë qui a été secondairement attribuée à une infection à M pneumoniae. Cette pneumopathie a résisté à l'administration de macrolides pendant 1 semaine, nécessitant ensuite l'administration de vibramycine. A ce moment-là, le malade a présenté une méningite aseptique et une ataxie cérébelleuse sévère dont il a complètement guéri en quelques jours. Cas 2 : un garçon a été admis pour une polyradiculonévrite apparue au cours d'un épisode aigu de pneumopathie. L'atteinte neurologique s'est étendue aux paires crâniennes puis a complètement régressé. L'étude séro-immunologique a confirmé l'infection à M pneumoniae. Conclusion - Le mécanisme de ces manifestations neurologiques classiques et rares reste discuté.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov