Hypernatremie [ Publications ]

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  • PROPOS : Une hypernatrémie est, chez l'adulte jeune, une complication rare d'une déshydratation d'origine digestive, rénale dans le cadre d'une charge osmotique (hyperglycémie, hypercalcémie) ou d'un diabète insipide. Chez les sujets âgés, les mécanismes physiopathologiques et la signification pronostique paraissent différents et méritent d'être individualisés. MÉTHODES : Une étude prospective non contrôlée a été menée chez des patients d'âge supérieur à 70 ans et ayant une natrémie supérieure ou égale à 150 mmol/l à l'admission ou au cours d'une hospitalisation. RÉSULTATS : 77 patients d'âge moyen 84,1 ± 6,7 ans ont présenté une hypernatrémie ≥ 150 mmol/l (moyenne: 157,3 ± 7,4 mmol, 2/3 avec natrémie entre 150 et 160). Au moment du déclenchement du trouble, 48 % d'entre eux étaient hyperthermiques, 40 % prenaient un diurétique, 15 % avaient un accident vasculaire cérébral et seulement 9 % des diarrhées ou des vomissements. La majorité avait des affections chroniques invalidantes avec une réduction importante de l'autonomie pour les actes de la vie courante (62 % des cas avec incapacité pour 2 ADL de Katz) et une atteinte sévère des fonctions cognitives (84 % des cas avec un stade ≥ 6 de l'échelle de Reisberg). Malgré la réhydratation et le suivi hospitalier, l'évolution clinique est apparue sévère, car 62 % d'entre eux sont décédés à 3 mois. CONCLUSION: En plus des pertes digestives et rénales, l'hypernatrémie des sujets âgés est favorisée par un trouble de l'apport en eau secondaire à une hypodipsie acquise dans le contexte de perte d'autonomie et de troubles cognitifs. C'est un marqueur de mauvais pronostic. La prévention passe par le dépistage précoce d'une déshydratation chez les sujets âgés atteints d'une polypathologie chronique invalidante.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une hypernatrémie extrême traitée avec succès par hémodiafiltration veino-veineuse continue

  • Les hypernatrémies extrêmes en réanimation sont fréquemment associées à un pronostic très sombre , et leur prise en charge thérapeutique, lorsqu’elles s’accompagnent d’une insuffisance rénale aiguë anurique, n’est pas codifiée. Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 39 ans, hospitalisé en réanimation pour un coma toxique, présentant une hypernatrémie extrême hyperosmolaire (sodium 180 mmol/L, osmolarité 507 mOsm/L) associée à une insuffisance rénale aiguë anurique (urée 139,3 mmol/L, créatinine 748 μmol/L) et de nombreux autres troubles hydro-électrolytiques. Le traitement a consisté en l’administration de solutés hypotoniques associée à une épuration extra-rénale par hémodiafiltration veino-veineuse continue utilisant un dialysat industriel dès le premier jour d’hospitalisation. La vitesse de correction de la natrémie a été contrôlée par adaptation des apports hydro-sodés par voie intraveineuse aux prélèvements biologiques pluriquotidiens. À j10, l’épuration extra-rénale a été arrêtée et l’examen neurologique réalisé était normal. L’utilisation d’une hémodiafiltration veino-veineuse continue dans ce contexte d’hypernatrémie extrême peut être intéressante car elle permet une correction progressive et facilement adaptable des désordres hydro-électrolytiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les hypernatrémies en pathologie neurochirurgicale 1 Travail présenté aux XXII es Journées de l’Association de neuroanesthésie-réanimation de langue française, Dijon, 23-24 novembre 2000.

  • L’hypernatrémie est une augmentation du sodium extracellulaire qui entraîne une hyperosmolalité plasmatique et une déshydratation cellulaire. Elle peut résulter d’une perte d’eau, d’une inflation sodée ou de la combinaison de ces deux mécanismes. En pathologie neurochirurgicale, les hypernatrémies par déficit hydrique se rencontrent chez les patients incapables d’exprimer ou de satisfaire leur sensation de soif. Les pertes d’eau d’origine rénale sont observées en cas de diabète insipide et de polyurie osmotique. Les pertes extrarénales sont d’origine pulmonaire et se produisent chez des patients intubés ou trachéotomisés. Les hypernatrémies par inflation sodée peuvent se rencontrer dans les maladies ou syndromes de Cushing, et surtout lors d’administration de quantités excessives de sodium (NaCl hypertonique, sels sodés). La symptomatologie de l’hypernatrémie est surtout neurologique et conditionnée par la rapidité d’installation du désordre électrolytique. Selon le mécanisme en cause, le traitement consiste dans l’arrêt des apports sodés, la restauration de la volémie et l’administration de liquides hypotoniques. Le traitement du diabète insipide est basé sur l’administration de l’hormone antidiurétique et de médicaments qui augmentent sa libération ou potentialisent son action au niveau rénal.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’hypernatrémie contrôlée est-elle utile en neuroréanimation ?

  • L’hypernatrémie est toujours le témoin d’une hyperosmolarité plasmatique et d’une déshydratation intracellulaire. Du fait des propriétés de la barrière sang–cerveau, le tissu cérébral est sensible aux variations d’osmolarité. L’utilisation aiguë d’une hyperosmolarité (sel ou mannitol) est reconnue efficace temporairement sur l’hypertension intracrânienne. Ce traitement est réservé aux situations extrêmes et offre un délai pour la mise en place d’un autre traitement. Face à une augmentation contrôlée, forcée et durable de l’osmolarité plasmatique, l’organisme met en place rapidement des mécanismes pour contrecarrer la déshydratation cellulaire en augmentant l’osmolarité cellulaire. À l’échelle du cerveau, l’eau perdue est récupérée et l’œdème cérébral reconstitué en quelques heures. Par ailleurs, la charge osmolaire plasmatique est excrétée par augmentation de la diurèse et de la natriurèse. Un contrôle très étroit devient alors indispensable pour éviter hypovolémie et/ou baisse de la natrémie. Aucune équipe favorable à l’hypernatrémie contrôlée chronique n’a mis en place d’étude clinique randomisée et aucun bénéfice de ce traitement n’a été démontré. Seule une amélioration significative du devenir des patients permettra de défendre cette pratique pour laquelle les arguments physiopathologiques manquent.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hypernatrémie chez le patient cérébrolésé : utile ou dangereux ?

  • L’hypernatrémie est définie par une élévation de la concentration plasmatique de sodium supérieure à 145 mmol/L. Ce trouble de la régulation de l’eau et/ou du sel est fréquent chez le patient cérébrolésé grave en raison de causes variées dont la perte de la sensation de soif, un diabète insipide, des apports excessifs en sodium, un hyperaldostéronisme primaire. La survenue d’une hypernatrémie en réanimation est un facteur indépendant de complications et de décès. En raison des mécanismes d’adaptation osmotique mis en jeu par le cerveau, l’hypernatrémie thérapeutique continue expose le patient à un rebond d’œdème cérébral lors des tentatives de correction de la natrémie. Au même titre que la glycémie, la natrémie doit être régulièrement surveillée en réanimation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Holoprosencéphalie avec hypernatrémie neurogène

  • Les holoprosencéphalies semi-lobaires peuvent se compliquer exceptionnellement d'une hypematrémie neurogène, qui doit être clairement distinguée des autres causes d'hypernatrémie. Observations. - A l'occasion d'une hospitalisation, deux enfants, de 7 mois et 4 ans, présentant une holoprosencéphalie semi-lobaire, révélaient une hypernatrémie et une hyperosmolarité chroniques en l'absence de signes de déshydratation, pour lesquelles on conclura à une hypernatrémie neurogène. Conclusion. - L'hypernatrémie neurogène, complication rare des holoprosencéphalies, doit être clairement distinguée des autres causes d'hypernatrémie, car elle n'entraîne jamais de complication spécifique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hypernatrémie majeure par intoxication à l’eau de mer chez un enfant

  • Les noyades en eau de mer sont une cause inhabituelle d’hypernatrémie sévère. Nous rapportons le cas d’un enfant de trois ans et demi décédé 11 heures après une noyade en eau de mer avec hypernatrémie grave (178 mmoL/L). Dans ce cas, l’hypernatrémie était aggravée par des diarrhées et par une hyperglycémie avec glycosurie. Classiquement, la correction des hypernatrémies aiguës doit être rapide et précoce avec pour objectif la réduction de la natrémie de 1 à 2 mmoL/L/h.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hypernatrémie: une question d'eau.

  • L'hypernatrémie est définie par une concentration plasmatique de sodium supérieure à la norme de laboratoire, généralement >

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov