Hernie [ Publications ]

Hernie inguinale de l'enfant.

  • La hernie inguinale compte parmi les pathologies chirurgicales les plus fréquentes chez l'enfant. Elle représente un parfait exemple de la spécificité pédiatrique d'une pathologie réputée commune. Son diagnostic, en particulier chez le jeune enfant, peut être délicat justifiant ainsi un dépistage systématique lors de l'examen clinique. La pathologie du processus péritonéal-vaginal est variée et la reconnaissance des anomalies associées, en particulier la présence d'une malposition testiculaire, doit être recherchée. L'étranglement herniaire est souvent révélateur, en particulier chez le nourrisson. Les conséquences intéressent en premier lieu la vascularisation testiculaire avant de concerner la vitalité de l'intestin contenu dans la hernie dont la souffrance ischémique sera plus tardive. Le traitement précoce des hernies inguinales de l'enfant est devenu plus systématique grâce aux progrès de l'anesthésie pédiatrique, en particulier chez le nourrisson et le prématuré. Les risques de l'abstention aujourd'hui dépassent ceux d'une intervention précoce dès lors que celle-ci répond aux critères anesthésiques et chirurgicaux requis selon l'âge de l'enfant. Si la correction d'une hernie inguinale constitue une des interventions de base en chirurgie générale. sa réalisation chez l'enfant requiert d'être averti des particularités de ce geste. La dissection du cordon spermatique expose au risque traumatique du canal déférent. Son respect par une technique de dissection appropriée doit rester présent à l'esprit de l'ouverture à la fermeture du canal inguinal.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les hernies para-oesophagiennes. A propos de 42 observations.

  • Entre 1979 et mai 1994, 42 patients (11 hommes et 31 femmes d'un âge moyen de 72,8 ± 12,4 ans) ont été opérés d'une hernie hiatale para-oesophagienne (HPO). Dans 37 cas, il existait des signes depuis 64 mois en moyenne : digestifs (32), respiratoires (15), cardiaques (9). Neuf patients avaient une anémie hypochrome hyposidérèmique. Dix huit patients ont présenté une complication (obstruction aiguë : 10, hémorragie : 6, perforation: 2, infection pulmonaire : 2). Dans 5 cas, la complication a révélé l'affection. L'intervention chirurgicale a été réalisée 5 fois en urgence, 12 fois en urgence différée et 25 fois en période élective. Un montage antireflux était réalisé 36 fois (Lortat-Jacob (2), Toupet (5), Dor (2), Nissen-Rossetti (27)). Douze patients ont eu un geste associé. Il n'y a pas eu de décès post-opératoire, 6 patients ont eu une complication (14,9%). Le devenir de 40 patients est connu avec un recul de 40,5 mois (extrêmes 3 à 140 mois). Le résultat fonctionnel était très bon chez 35 patients (87,5%). bon chez 3 patients (7,5 %), mauvais chez 2 patients (5 %). La chirurgie précoce en période élective ou à défaut en urgence différée est le meilleur garant de résultats immédiats satisfaisants. Près de 2/3 des malades qui présentent une complication aiguë peuvent bénéficier d'une préparation médicale avant l'intervention. La réalisation d'un montage anti-reflux type Nissen-Rossetti n'aggrave pas ces résultats et ne présente pas d'inconvénient à long terme.

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Les hernies rétrocostoxiphoïdiennes chez l'enfant : à propos de 7 cas

  • La hernie rétrocostoxiphoïdienne est rare chez l'enfant, elle pose surtout des problèmes étiopathogéniques et anatomocliniques. Le but de ce travail est de rapporter les particularités de cette malformation en insistant sur les difficultés du diagnostic positif, à partir d'une étude rétrospective de 7 cas de hernies rétrocostoxiphoïdiennes traités dans le service de chirurgie pédiatrique de Monastir (de janvier 1984 à décembre 2003). La symptomatologie clinique était dominée par les bronchopneumopathies récidivantes. La radiographie du thorax a fait évoquer le diagnostic dans 6 cas en montrant des images hydro-aériques rétrosternales. L'opacification digestive basse a permis de confirmer le diagnostic dans les 5 cas où elle a été réalisée. Un seul malade a posé un problème de diagnostic différentiel avec un lipome de l'angle cardiophrénique droit malgré une exploration tomodensitométrique. Tous les malades ont été opérés par voie abdominale, l'abord cœlioscopique a été réalisé dans 2 cas. Les suites opératoires ont été simples avec un recul moyen de 35 mois. À la lumière de ce travail, on retient que la hernie rétrocostoxiphoïdienne s'associe fréquemment à des malformations congénitales, son diagnostic est confirmé dans la majorité des cas par la radiographie thoraco-abdominale associée à une opacification digestive basse et son traitement chirurgical peut être réalisé par voie laparoscopique.

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Insuffisance rénale aiguë obstructive et hernie scrotale complète de la vessie. A propos d'une observation, revue de la littérature.

  • Les hernies scrotales massives de la vessie sont rares. Elles peuvent être compliquées d'un retentissement sur le haut appareil urinaire. Nous rapportons l'observation d'un malade présentant une hernie scrotale complète de la vessie, compliquée d'insuffisance rénale aiguë obstructive, par torsion du trigone. Un obstacle prostatique au urétral permet d'expliquer la plupart des hernies vésicales simples. Le mécanisme retenu chez ce malade, sans pathologie prostatique ou urétrale reconnue, est un glissement du réservoir vésical à travers un canal inguinal effrondré, sous l'effet d'une obésité majeure. Ce type de hernie massive a été rapporté chez des lutteurs Sumo. Le retentissement sur le haut appareil urinaire peut être lié à une plicature le l'uretère terminal ou plus exceptionnellement à une plicature du trigone. Le traitement immédiat repose sur le drainage des urines au dessus de l'obstacle et sur les mesureus de réanimation. Le traitement secondaire consiste à replacer la vessie exclue en position anatomique, à réaliser une reconstruction de la région de l'aine, le plus souvent à l'aide d'un voile prothétique et à lever un éventuel obstace sous vésical.

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Traitement anténatal de la hernie de coupole diaphragmatique : le point en 2008

  • Malgré les progrès réalisés au cours des dernières années en réanimation néonatale, le taux de mortalité des hernies de coupole diaphragmatique isolées reste aux alentours de 30 %. Les enfants décèdent dans la majorité des cas de l’hypoplasie pulmonaire associée et de l’hypertension artérielle pulmonaire consécutive. Ce constat est à l’origine de la mise au point de techniques de thérapie fœtale dont l’objectif est d’améliorer le développement pulmonaire in utero. La première technique qui consistait en la réduction chirurgicale du contenu de la hernie in utero n’est plus utilisée. Elle a été suivie de la technique d’occlusion trachéale dont le principe consistait à maintenir le liquide pulmonaire in situ afin de favoriser la croissance pulmonaire. Initialement obtenue par la mise en place d’un clip sur la trachée fœtale, elle est actuellement réalisée à l’aide d’un ballonnet gonflable. La difficulté dans la perspective d’un traitement in utero est de disposer de facteurs pronostiques anténatals fiables afin de ne proposer ce traitement qu’aux enfants qui ne survivraient pas en son absence. L’évaluation pronostique repose actuellement sur la position intrathoracique du foie et la mesure du rapport surface pulmonaire/périmètre crânien (LHR). Le ballonnet est mis en place entre 26 et 28 SA et retiré à 34 SA. Les 1

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Hernies ombilicales étranglées chez l'enfant au Burkina Faso: différences avec les pays développés.

  • Les hernies ombilicales sont fréquentes chez l'enfant, mais il est rare qu'elles entraînent des complications. Cette étude détermine l'incidence des hernies ombilicales compliquées chez nos patients, évalue les données relatives aux facteurs de risque et montre des différences avec celles observées dans les pays développés. Cette étude recense l'ensemble des enfants opérés pour une hernie ombilicale compliquée, sur une période de trois ans. Au total, 162 enfants ont été traités pour hernie ombilicale pendant cette période. Parmi eux, 30 (18,5 %) avaient une hernie compliquée. L'âge moyen du groupe présentant une hernie compliquée était de trois ans et demi. Vingt-neuf cas avaient une masse ombilicale douloureuse irréductible. Vingt-quatre enfants avaient une occlusion intestinale, et une fistule stercorale a été observée chez un enfant. Le diamètre moyen du collet herniaire allait de 1 à 1,5 cm. Cinq patients présentaient un intestin ischémique, imposant une résection. Un patient est décédé. Lorsque l'observation active et le suivi à un an sont difficiles ou impraticables ou que le diamètre du défaut pariétal est inférieur ou égal à 1,5, et si l'on soupçonne une incarcération (douleur abdominale inexpliquée, irréductibilité), la hernie ombilicale doit être opérée.

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Pneumopathie organisée secondaire à une hernie hiatale

  • La pneumopathie organisée secondaire à une hernie hiatale est une forme particulière de réaction inflammatoire et fibro-proliférative du poumon due à une agression pulmonaire par le biais d’une microaspiration du contenu digestif. Les auteurs rapportent le cas d’une femme âgée de 74 ans ayant présenté une pneumopathie d’allure infectieuse résistante à une triple antibiothérapie. Cliniquement, elle avait une altération de l’état général associée à une toux, fièvre, crachats sales et dyspnée. Le bilan bactériologique et immunologique était normal. Les explorations fonctionnelles respiratoires montraient un syndrome restrictif modéré et une hypoxémie. Le lavage broncho-alvéolaire retrouvait une alvéolite mixte à prédominance lymphocytaire et polynucléaires neutrophiles. Le scanner thoracique montrait des opacités alvéolaires sous-pleurales ayant le caractère d’une pneumopathie organisée et une volumineuse hernie hiatale découverte fortuitement. Aucun prélèvement pulmonaire n’a pu être effectué chez cette malade en raison d’un état général précaire et d’une instabilité respiratoire. La forte cortico-sensibilité à la corticothérapie renforçait notre hypothèse diagnostique avec bonne évolution clinique et radiologique au bout de six mois de traitement. Le malade a reçu un traitement médical, puis chirurgical avec une bonne évolution et sans récidive.

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Hernie inguinale en Afrique subsaharienne: quelle place pour la technique de Shouldice?

  • L'objectif était d’étudier l'aspect épidémio-clinique et thérapeutique de la hernie inguinale selon la technique de Shouldice. Nous avons réalisé une étude rétrospective, portant sur les patients opérés pour hernie inguinale selon la technique de Shouldice dans le service de chirurgie B du CHU du Point G, Bamako, Mali. Il a été enregistré 225patients opérés selon la technique de Shouldice. L’âge moyen était de 49 ans +/- 17,7. Il y avait 90,7% (204) hommes soit un sex-ratio de 9,7. Les cultivateurs, les ménagères et les ouvriers ont représenté 51,1% (115). Dans 75,2% (169) les patients ont consulté pour tuméfaction inguinale. En pré opératoire, la hernie était compliquée chez 82 (36,4%) patients dont 24 cas de récidive. L’étranglement herniaire a été la principale complication pré opératoire 58,5% (48/82). Les suites opératoires à un an ont été simples chez 94,2%(210) des patients, elles étaient marquées par 8 cas de récidive, 4 cas de névralgie, 2 cas d'atrophie testiculaire, 1 cas de chéloïde. La technique de Shouldice est la technique de choix pour la cure de la hernie inguinale dans les pays en voie de développement à cause du bon résultat et son coût peu onéreux par rapport aux autres techniques utilisant des dispositifs médicaux.

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Traitement chirurgical de la hernie discale lombaire. Hors urgence, 6 semaines après un traitement médical bien conduit et inefficace.

  • Traitement chirurgical de la hernie discale lombaire. Le traitement radical de la hernie discale comporte les techniques de traitement percutané et le traitement chirurgical, idéalement à type de microdiscectomie. Il est indiqué en urgence dans des situations bien précises : devant un syndrome de la queue de cheval, un déficit moteur inférieur ou égal à 3/5 d’installation rapide ou une douleur radiculaire hyperalgique résistant au traitement médical maximal, y compris les opiacés. Dans ces contextes d’urgence, il n’y a pas de place aux techniques de traitement percutané, le traitement est chirurgical. En dehors de ces situations d’urgence, le traitement radical est indiqué en cas d’inefficacité d’un traitement médical bien conduit pendant au moins six semaines. L’objectif est le traitement de la douleur radiculaire, l’effet sur la lombalgie associée étant imprévisible. Dans ce contexte de chirurgie fonctionnelle, la sélection des patients est donc très importante. Le recours aux techniques de traitement percutanées est encore mal codifié et doit se faire au mieux dans le cadre de protocoles d’évaluation. Le traitement standard reste à l’heure actuelle la discectomie par voie mini-invasive.

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Evaluation médico-économique de la cure de hernie inguinale: Shouldice vs laparoscopie.

  • Entre mai 1994 et septembre 1995, 64 patients de sexe masculin, ont été inclus dans une étude prospective randomisée unicentrique comparant la technique de Shouldice (groupe S) et la plaque transpéritonéale par laparoscopie (groupe L). Le coût direct constaté a été établi en individualisant plusieurs postes de consommation: les produits pharmaceutiques, les consommables et le matériel chirurgical, les actes médico-techniques, l'alimentation et le coût en personnel. Pour le groupe S, le temps opératoire moyen était de 56', le coût total de 3 922 F en cas de hernie unilatérale et de 77' et 4 808 F en cas de hernie bilatérale. Pour le groupe L, le temps opératoire était de 89', le coût total de 8949 F (trocarts à usage unique) et 7136 F (trocarts réutilisables) en cas de hernie unilatérale et de 116', 9 570 F et 7 763 F en cas de hernie bilatérale. La durée d'hospitalisation a été de 4,2 jours dans le groupe S et 4 dans le groupe L. La durée moyenne d'arrêt de travail a été de 28,6 jours dans le groupe L et 35,5 jours dans le groupe S (NS). En conclusion, la cure de hernie inguinale ne diminue pas la durée d'hospitalisation ni de l'arrêt de travail. Elle coûte 2 à 3 fois plus cher.

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Rein droit intrathoracique et hernie diaphragmatique congénitale : une association rare chez le nouveau-né

  • Le rein ectopique intrathoracique est une anomalie congénitale rare, le plus souvent asymptomatique, découverte alors fortuitement sur une radiographie du thorax. Son diagnostic à la période néonatale est extrêmement rare. La prise en charge à cet âge dépend de son association ou pas à une hernie diaphragmatique congénitale. Nous rapportons le cas d’un nouveau-né de sexe féminin admis à la naissance pour détresse respiratoire en rapport avec une infection materno-fœtale confirmée. Une opacité thoracique basale droite constante sur toutes les radiographies, s’était révélée être un rein intrathoracique sans défect diaphragmatique à la tomodensitométrie (TDM) thoracique. Secondairement, la présence de clartés au milieu de l’opacité radiologique permettait de redresser le diagnostic en confirmant la présence d’une hernie diaphragmatique droite. L’intervention, à l’âge de 2 mois, permettait de ramener le rein ectopique dans la cavité abdominale. Avec un recul de 9 mois, la radiographie du thorax, l’échographie et la fonction rénale, étaient normales.

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Hernie congénitale du diaphragme : prise en charge anténatale

  • L’évaluation prénatale du pronostic postnatal des enfants porteurs de hernie de coupole diaphragmatique (HCD) s’est améliorée au cours des cinq dernières années. Bien que les facteurs pronostiques utilisés ne fassent pas l’unanimité, il semble important que toutes les équipes utilisent les mêmes mesures afin de pouvoir comparer et améliorer nos pratiques. L’évaluation du pronostic se fera à l’aide du Lung over Head Ratio (LHR) entre 22 et 28 SA ou du LHR observé/attendu (LHR o/a) quels que soient le terme, la position du foie et la mesure du volume pulmonaire à l’IRM. Ces facteurs permettent de définir un groupe de fœtus porteurs de HCD de mauvais pronostic. Lorsque le LHR est inférieur à 1 ou le LHR o/a est inférieur à 25 % et le foie est dans le thorax, les chances de survie en période néonatale sont de moins de 20 %. Pour ce groupe, un traitement in utero peut être proposé. Un ballonnet est placé, entre 28 et 30 SA, par voie endoscopique dans la trachée fœtale. Il est retiré vers 34 SA. Les premiers résultats montrent que le taux de survie de ces enfants passe de moins de 20 % à environ 50 %. Cette technique ne semble pas entraîner une majoration de la morbidité, mais cela est en cours d’évaluation.

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La lésion du nerf crural compliquant les cures des hernies de l'aine par plaque pré-péritonéale. A propos de 2 observations.

  • Entre janvier 1995 et septembre 1996 , 83 patients ayant une hernie inguinale et/ou crurale bilatérale ont été traité par une pariétoraphie prothétique qui s'est compliquée dans 2 cas d'une lésion iatrogène du nerf crural pour laquelle une réintervention a été nécessaire. Dans le premier cas (de diagnostic tardif), il s'agissait d'une fibrose autour de la plaque qui engainait le nerf crural. L'évolution a été favorable après neurolyse. Le deuxième patient a été repris en postpératoire immédiat. Le nerf crural était dans ce cas pris dans un point de fixation latérale de la plaque. L'évolution a été également favorable après neurolyse. La lésion iatrogène du nerf crural lors de la cure des hernies de l'aine par une large prothèse pré-péritonéale doit être prévenue par une technique opératoire rigoureuse particulièrement lors de la fixation latérale de la plaque qui n'est pas d'ailleurs indispensable. L'apparation d'une douleur ou d'une impotence fonctionnelle des membres inférieurs en postopératoire doit faire évoquer une telle lésion et conduire à une exploration chirurgicale.

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Technique de Bassini modifiée à la française sur une série de 1500 cures de hernies inguinales chez l'homme en 25 ans.

  • Le traitement des hernies de l'aine compte tenu de leur fréquence représente un poids financier important : ― la durée de l'hospitalisation et de l'arrêt de travail ― l'importance de la douleur post-opératoire ― le nombre des récidives ― le risque de sepsis et de complications propres aux cures par prothèses sont autant de facteurs à prendre en compte dans les indications. Il nous a semblé intéressant de développer nos artifices techniques dans une intervention qui n'a pas vieilli : «L'opération de BASSINI modifiée à la Française». Dans notre expérience elle comprend : ― une cure profonde intéressant le fascia transversalis ― une dissection complète du canal inguinal ― la résection du sac oblique externe à l'orifice interne du canl inguinal ― une incision de décharge systématique sur la gaine des droits permettant une cure sans tension. Notre taux de récidive inférieur à 1 % à 10 ans dans les hernies du type I et II de la classification de NYHUS nous amène à discuter les indications des prothèses qui nous semblent devoir être réservées aux hernies volumineuses du type III et aux hernies bilatérales ou récidivées.

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Hernie diaphragmatique droite à révélation secondaire et septicémie néonatale à Streptocoque B chez un prématuré

  • L'association d'une septicémie néonatale à Streptocoque B et d'une hernie diaphragmatique droite à révélation secondaire, bien que rare, soulève la question d'un lien de causalité entre ces 2 affections. L'observation que nous rapportons ici est celle d'une enfant hypotrophe née prématurément à 30 semaines d'aménorrhée, qui a présenté à 2 jours de vie une septicémie à Streptocoque B associée à une pneumopathie , malgré une amélioration clinique initiale, l'évolution respiratoire a été marquée par la survenue d'une hernie diaphragmatique droite à 7 jours de vie. Mais ce diagnostic difficile ne sera confirmé qu'à 43 jours de vie par une échographie du diaphragme. Après traitement chirurgical, l'évolution postopératoire a été bonne. La persistance d'une détresse respiratoire après une septicémie néonatale à Streptocoque B, associée à une opacité radiologique pulmonaire basale droite, doit faire évoquer le diagnostic de hernie diaphragmatique à révélation retardée. Après traitement chirurgical, le pronostic est le plus souvent favorable en l'absence d'hypoplasie pulmonaire grave sous-jacente.

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Hernie diaphragmatique post-traumatique de l'enfant: à propos d'un cas au Centre Hospitalier Universitaire Pédiatrique Charles de Gaulle de Ouagadougou.

  • La hernie diaphragmatique post-traumatique est une urgence chirurgicale rare chez l’enfant mais pouvant mettre rapidement en jeu le pronostic vital. Les auteurs rapportent le cas d’un garçon de 04 ans admis aux urgences pour douleur abdominale suite à une contusion thoraco-abdominale par accident de la voie publique. Le bilan radiologique initial a consisté en une échographie abdominale qui a révélé un hémopéritoine de petite abondance sans lésion focale. Douze heures après son admission, le patient a présenté une détresse respiratoire avec tableau clinique de pneumothorax gauche qui a nécessité une exsufflation en urgence. Le diagnostic de hernie diaphragmatique gauche a été posé à la radiographie du thorax réalisée après la ponction. L’enfant a bénéficié d’une cure chirurgicale. L’évolution a été favorable. La hernie diaphragmatique post traumatique, bien que rare chez l’enfant, devrait être systématiquement recherchée par une radiographie thoracique ou un scanner thoraco-abdominal devant tout traumatisme abdominal avec hyper pression. Son traitement est chirurgical.

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Résultats à long terme de la chimionucléolyse pour hernie discale lombaire.

  • Dans le cadre d'une étude rétrospective, les auteurs étudient les résultats obtenus lors de l'utilisation de la papaïne dans le traitement des sciatiques par hernies discales. Quatre-vingt-seize patients ont été revus avec en moyenne 10 ans de recul. Tous les patients ont reçu une injection intra-discale de 4 000 unités de papaïne sous neuroleptanalgésie. Aucune complication neurologique ou allergique grave n'a été retrouvée dans la série. Il apparaît qu'au terme de l'examen clinique effectué et du questionnaire rempli, plus de 60 % des patients sont satisfaits, même si 17 d'entre eux ont eu recours à la chirurgie secondairement et que la grande majorité présente des lombalgies résiduelles. Les résultats obtenus sont similaires à ceux retrouvés dans les autres séries de la littérature. La comparaison faite par rapport aux techniques conventionnelles montre que, si la chirurgie est efficace plus rapidement, à long terme les résultats diffèrent peu. La chimionucléolyse paraît donc être aujourd'hui une technique toujours utilisable dans le traitement des sciatiques par hernie discale chez des sujets bien sélectionnés.

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Hernie discale thoracique T1-T2: à propos de 2 cas.

  • Nous rapportons deux cas de localisation rare de hernie discale thoracique T1-T2 chez un homme de 60 ans et chez une femme de 55 ans. Le premier cas était traité chirurgicalement. Le second était traité médicalement. Les lésions arthrosiques ont semblé être la cause déterminante. Une hernie molle et postéro-latérale était observée, contrairement aux hernies habituellement calcifiées et postéro médianes de l'étage moyen ou inférieur du rachis thoracique. La symptomatologie se résumait dans les deux cas par une radiculopathie T1 à distinguer d'une radiculopathie C8. La myélopathie est rare. Le syndrome de Claude Bernard Horner est inconstant mais évocateur. Ces deux signes étaient absents chez nos patients. La hernie discale thoracique T1-T2 doit être suspectée devant toute névralgie cervico-brachiale médiane. Le diagnostic repose sur l'IRM. La chirurgie par voie antérieure, sans faire une sternotomie est réalisable. Elle doit être précédée d'un repérage radiologique de la limite supérieure du sternum.

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Prise en charge de la hernie ombilicale du cirrhotique.

  • La hernie ombilicale du patient à foie cirrhotique est nettement distincte de la hernie ombilicale du sujet à foie sain. En raison d'une physiopathologie différente sa prise en charge est elle aussi spécifique. Son apparition étant due essentiellement à l'hyperpression intra-abdominale induite par la présence d'ascite et s'exerçant sur une zone de faiblesse pariétale, son traitement repose avant tout sur la prévention d'apparition de l'ascite. Son existence peut être émaillée de deux complications principales que sont l'étranglement et la rupture , il s'agit d'urgences chirurgicales. En l'absence de complication, la réfection pariétale doit être si possible réalisée en l'absence d'ascite. En cas d'ascite réfractaire le traitement diffère selon que l'on envisage ou non une transplantation hépatique. En cas de transplantation la cure de hernie est différée pour être réalisée en fin de transplantation. Si la transplantation est récusée il convient de traiter concomitamment la hernie et l'ascite. Dans cette situation, la mise en place d'une valve péritonéo-jugulaire semble être le traitement de choix.

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Que reste-t-il de la radiologie conventionnelle dans l'exploration des dyskinésies oesophagiennes et des hernies hiatales?

  • Les dyskinésies œsophagiennes sont d'étiologies diverses et de symptomatologie clinique parfois bruyante. Le transit baryte césophagien reste l'examen de choix de première intention. L'endoscopie haute, la manométrie seront utiles pour confirmer le caractère fonctionnel et rechercher une lésion muqueuse secondaire ou concomitante de ces troubles moteurs. Les signes cliniques des hernies hiatales sont essentiellement dus aux complications liées au reflux gastro-œsophagien. Elles peuvent être asymptomatiques ou se manifester par une symptomatologie atypique parfois extra-digestive. Si la radiologie conventionnelle permet le diagnostic de hernie hiatale en précisant le type, la morphologie et les rapports anatomiques, elle peut méconnaitre les conséquences du reflux gastro-œsophagien notamment les lésions ulcératives. L'endoscopie digestive haute paraît être l'examen de choix en première intention pour le diagnostic de hernie hiatale. L'exploration par le transit baryte œsophagien sera utile en cas d'échec de l'endoscopie et dans le cadre d'un bilan pré-opératoire. Ces deux explorations étant souvent complémentaires.

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