Hepatite e [ Publications ]

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  • Le virus de l’hépatite E (VHE) est un virus à ARN non enveloppé. Le mode principal de transmission interhumaine est lié à une contamination par voie orofécale. Les cas autochtones observés dans les pays industrialisés sont dus aux génotypes 3 et 4 qui ont un réservoir animal. L’homme se contamine par ingestion de viandes crues ou mal cuites. Dans la majorité des cas, les infections VHE 3 et 4 sont asymptomatiques. Toutefois, le génotype 3 peut être responsable de formes chroniques chez les patients immunodéprimés, en particulier les transplantés et les patients en oncohématologie. En Europe, la transmission par produits sanguins a été démontrée formellement pour le génotype 3 (VHE 3). Les données de séroprévalence IgG et de prévalence de l’ARN VHE sont élevées en France comme dans de nombreux pays européens, ce qui traduit une circulation du virus importante. Le test systématique des dons de plasmas destinés au traitement par solvant détergent montre qu’environ 1 don sur 2218 collectés est infecté par l’ARN du VHE. La nécessité et les modalités de mise en œuvre de mesures de prévention de la contamination du VHE par les produits sanguins sont en cours de réflexion en France comme dans d’autres pays européens. Le dépistage du génome viral est le seul moyen de prévention susceptible d’être utilisé. Différentes stratégies visant à tester en unitaire ou en mini-pool tout ou partie des dons de sang sont en cours d’investigation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hypersensibilité à l'allopurinol. Une cause possible d'hépatite et d'éruption cutanéo-muqueuse chez un patient sous antituberculeux.

  • Les auteurs décrivent une observation d'hépatite cytolytique médicamenteuse probablement secondaire à une hypersensibilité à l'allopurinol, prescrit à tort pour une hyperuricémie secondaire à un traitement par pyrazinamide. Le diagnostic a été retenu devant le délai tardif de survenue de l'hépatite par rapport au début du traitement antituberculeux, l'absence d'étiologie virale, et la présence de manifestations cliniques, biologiques et histologiques compatibles avec une hypersensibilité à l'allopurinol. Les auteurs rappellent que l'hyperuricémie induite par le pyrazinamide est le plus souvent asymptomatique, et ne nécessite aucun traitement hypo-uricémiant. L'arrêt du pyrazinamide est justifié en cas d'hyperuricémie symptomatique, mais lorsque l'indication du pyrazinamide est impérative, un traitement par agent urico-éliminateur est indiqué. L'allopurinol est contre-indiqué en association au pyrazinamide du fait d'une action inhibitrice de la xanthine oxydase. En effet, la xanthine oxydase diminue le taux d'acide pyrazinoïque, métabolite du pyrazinamide, responsable de l'inhibition de la sécrétion tubulaire d'acide urique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une hépatite émergente : l’hépatite E

  • Le virus de l'hépatite E (VHE) est un virus à ARN monocaténaire, sphérique et non enveloppé. On distingue 4 génotypes (1-4). L'infection par le VHE peut survenir sous deux formes : des grandes épidémies exclusivement dans les régions endémiques (Sud-Est asiatique, sous-continent indien, Asie centrale, Afrique, Mexique) et des formes sporadiques. La transmission du VHE se fait principalement par voie féco-orale. Il existe un risque de transmission de l'animal à l'homme. Les formes asymptomatiques ou paucisymptomatiques sont estimées à près de la moitié des cas. Les formes symptomatiques peuvent être sévères. La mortalité atteint 20 % chez la femme enceinte. Très récemment des cas autochtones (hépatite contractée en France) ont été rapportés. Plusieurs points différencient les hépatites sporadiques autochtones des hépatites contractées en zone d'endémie : 1) l'âge moyen de survenue est plus avancé , 2) le pronostic est plus sévère , 3) il existe des formes prolongées voir chroniques chez certains immunodé-primés en particulier les greffés d'organe. Le diagnostic d'hépatite E doit maintenant être évoqué devant toute hépatite aiguë d'origine inexpliquée en France. Il repose sur la recherche du VHE dans le sang ou les selles par RT-PCR.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hépatite E : maladie émergente ?

  • Au vu de la capacité qu’a le virus de l’hépatite E (VHE) à diffuser, celui-ci peut être défini comme un pathogène émergent. Car le VHE est à la fois responsable d’épidémies d’hépatites E aiguës dans les pays à faible niveau d’hygiène et de cas autochtones dans les pays industrialisés. Dans chaque pays d’Europe, 25 à 60 cas, préférentiellement chez les hommes âgés de plus de 50 ans, sont diagnostiqués en moyenne chaque année. Avec la mise en évidence de réservoir animal domestique dont le porc, et sauvage, certains facteurs à l’origine des cas autochtones ont été identifiés. Ce sont les suivants : consommation de viande crue ou insuffisamment cuite, contact étroit avec le réservoir (activité professionnelle ou de loisir). Mais pour un nombre de cas, la recherche de facteurs de risque est sans succès malgré une enquête rigoureuse. Sur le plan génétique, les virus identifiés chez les porcs et les cas humains sont proches et appartiennent tous au génotype 3. La séroprévalence anti-VHE est de 2 à 3 % chez les donneurs de sang pour atteindre 20 % chez les chasseurs et les vétérinaires. Une caractérisation aussi exhaustive que possible des cas autochtones est à recommander pour identifier les modes de transmission du VHE dans les pays industrialisés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Répartition géographique des génotypes du virus de l'hépatite E.

  • Le virus de l'hépatite E (VHE) est le principal agent d'hépatites aiguës dans les pays en voie de développement. Le diagnostic sérologique peut, être complété par la détection du génome viral par RT-PCR dans les selles et dans le sérum pendant 7 à 5 jours après le début de la maladie Par cartographie de restriction et séquençage des produits d'amplification, il est possible d'effectuer une analyse phylogénétique des isolats Trois génotypes de VHE sont caractérisés . le génotype I regroupe des sous-génotypes asiatiques et africains, le génotype II correspond à des souches humaines et porcines isolées aux États-Unis, le génotype III se limite à l'unique souche Mexico. Si chaque génotype est relié à une zone géographique bien définie, une variabilité génétique peut s'observer au sein d'une même région endémique pour l'hépatite E. Cette variabilité apparaît particulièrement importante dans le continent africain où la caractérisation des souches endémiques du Nigéria révèle un statut intermédiaire dans la diversification phylogénétique des VHE. Une étude extensive du réservoir animal permettra de mieux appréhender l'évolution des génotypes dans le temps et dans l'espace.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'infection par le virus de l'hépatite E. Des hépatites par grandes epidémies.

  • De structure similaire à celle des calici-virus : le virus de l'hépatite E est un virus non enveloppé, de 32 à 34 nanomètres de diamètre, avec un génome d'ARN d'environ 7,5 kilobases possédant 3 cadres ouverts de lecture désignés ORF1, 2 et 3 Il n'y a qu'un génotype connu du virus, mais plusieurs souches ont été identifiées avec une homologie relativement élevée. De grandes épidémies : le virus est transmis par voie oro-fécale. Souvent une source d'eau contaminée est à l'origine de plusieurs dizaines de milliers de cas, en Asie, en Afnque et en Amérique centrale. - Un risquez l'hépatite fulminante : sa fréquence globale est de 0,5 à 3 p. 100, mais elle atteint 15 à 25 p. 100 chez les femmes enceintes, sans que la raison de cette fréquence élevée soit connue. Une transmission verticale de la mère à l'enfant parait également fréquente, avec survenue d'une hépatite, parfois mortelle - Un diagnostic sérologique : il repose sur la détection des anticorps IgG et IgM par test ELISA - Un espoir de prévention : des vaccins recombinants sont en cours d'experimentation chez l'animal ils devraient fournir une protection efficace dans un proche avenir.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Virus de l’hépatite E et risque de transmission par transfusion.

  • Le VHE est transmis principalement par voie alimentaire et hydrique. Des cas de transmission par transfusion ont cependant été décrits aussi bien dans les pays en développement que dans les pays industrialisés. L’infection est habituellement asymptomatique mais des hépatites fulminantes peuvent survenir chez les patients ayant une hépatopathie chronique sous-jacente et chez la femme enceinte dans les pays en développement. Chez les patients immunodéprimés, l’infection par le génotype 3 du VHE conduit dans environ 60 % des cas à une hépatite chronique avec fibrose progressive et cirrhose. Des manifestations extra-hépatiques, neurologiques et rénales, ont été décrites. Le risque de transmission du VHE par transfusion est influencé par la fréquence de la virémie chez les donneurs de sang, la charge virale du donneur infecté, et le volume de plasma résiduel dans le produit transfusé. Les données épidémiologiques du VHE ont conduit plusieurs pays industrialisés à adopter des mesures visant à améliorer la sécurité transfusionnelle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hépatite E.

  • Hépatite E. Après avoir été longtemps considéré comme un pathogène d’importation au retour de zones à faible niveau d’hygiène, le virus de l’hépatite E (VHE) est désormais reconnu comme endémique dans de nombreux pays développés. Sa transmission y est alors zoonotique à partir d’un réservoir animalier domestique et sauvage. Le VHE est ainsi la principale cause d’hépatite aiguë d’origine virale en France et en Europe de l’Ouest. Bien que l’infection soit généralement asymptomatique chez les sujets immunocompétents, les patients immunodéprimés, à savoir les transplantés d’organes solides, les patients infestés par le virus de l’immunodéficience humaine avec un taux de lymphocytes CD4 bas, les patients d’oncohématologie traités par chimiothérapie ou les patients recevant une biothérapie immunosuppressive, peuvent développer une infection chronique, avec un risque élevé d’évolution vers la cirrhose. Si la réplication virale persiste malgré la réduction de l’immunosuppression, un traitement par ribavirine doit être instauré. Récemment, des manifestations extrahépatiques associées aux infections par le VHE ont été caractérisées, laissant envisager un tropisme non restreint au compartiment hépatique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hépatite E autochtone: une maladie emergente encore méconnue.

  • L'infection par le virus de l'hépatite E a très longtemps été considérée, dans les pays industrialisés, comme une pathologie virale rare et importée. Aujourd'hui, les infections sont sporadiques et majoritairement autochtones. Les sources de contamination et les modes de transmission restent à ce jour mal identifiés. Des cas de transmission du virus de l'hépatite E ont été décrits par consommation de viande animale ou par voie parentérale. Le virus de l'hépatite E est à l'origine de formes chroniques, principalement chez les malades immunodéprimés (malades greffés et malades infectés par le VIH) avec une évolution possible vers la cirrhose. Le taux de mortalité rapporté dans les pays industrialisés semble être supérieur à celui des pays en voie de développement. Toutefois, la mortalité chez les femmes enceintes est de 20 % dans les pays en voie de développement alors qu'aucun décès n'a été rapporté pendant la grossesse, en cas d'hépatite aiguë E autochtone, dans les pays industrialisés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hépatite E autochtone en France.

  • L'hépatite virale de type Ene doit plus être considérée comme une maladie exotique pouvant être accidentellement importée dans notre pays. L'hépatite E autochtone en France existe. Malgré ses difficultés et ses limites, le diagnostic biologique de l'hépatite E est à inclure dans l'algorithme d'investigation des hépatites aiguës, même si le patient n'a pas voyagé à l'étranger au cours des mois précédents. De nouveaux tests sérologiques plus sensibles, utilisant une protéine recombinante de la capside, devraient être prochainement disponibles. La gravité potentielle de l'infection par le virus de l'hépatite E (VHE), notamment lorsqu'elle survient au cours de la grossesse, justifie une surveillance épidémiologique au plan national, avec des enquêtes vétérinaires pour identifier et quantifier le réservoir animal et des recherches environnementales pour évaluer les risques de contamination de l'eau et des aliments.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le virus de l’hépatite E - Un virus méconnu qui se dévoile.

  • La première cause d’hépatite aiguë dans le monde est due au virus de l’hépatite E (HEV). Cette infection virale a longtemps été considérée comme un problème touchant les pays en développement. Cependant, depuis l’identification de formes zoonotiques à la fin du siècle dernier, il est apparu que cette infection touche également les pays industrialisés. Le récent regain d’intérêt pour le HEV révèle des particularités de ce virus. Bien que considéré comme un virus non enveloppé, la particule virale du HEV est entourée d’une membrane lipidique dans la circulation sanguine où le virus produit en abondance des formes de sa protéine de capside qui ne sont pas associées à du matériel infectieux et qui pourraient servir de leurre immunologique. Cette revue résume les avancées récentes sur ce virus, dont le nombre de cas d’infection diagnostiqués augmente chaque année.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hépatite E: nouveaux aspects d'une vieille maladie.

  • Le virus de l'hépatite E (HEV), déjà connu pour être l'agent responsable d'épidémies d'hépatites liées à des infections par l'eau contaminée en Asie et en Afrique, est un pathogène émergent dans les pays industrialisés. Les analyses virologiques de cas sporadiques de l'hépatite E en Europe, au lapon et aux Etats-Unis, ont montré que l'origine de l'infection provient de souches virales autochtones, présentes localement. Ainsi, la transmission ne se fait pas seulement par voie féco-orale mais aussi au moyen de l'ingestion de viande infectée, notamment de porc, de gibier ou au moyen de produits sanguins. Récemment, une infection persistante par HEV avec une hépatite chronique, voire même une cirrhose, est rapportée chez des patients immunosupprimés soit à cause d'une chimiothérapie, soit dans le contexte d'une transplantation d'organe.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hépatite oubliée: l'hépatite E.

  • L'hépatite E (due au virus de l'hépatite, E VHE) est à transmission entérique. Dans les pays à faible niveau sanitaire, le VHE est endémique, et responsable d'épidémies majeures. Dans les pays à haut niveau sanitaire, le VHE est une zoonose sporadique, ou se voit chez les voyageurs revenant de zone d'endémie. L'expression clinique est identique à celle des autres hépatites virales aiguës. Les formes fulminantes représentent 1 à 4% des cas. La mortalité chez la femme enceinte est très élevée. Le diagnostic repose sur la sérologie, éventuellement la PCR. Des formes chroniques peuvent se voir chez les immunodéprimés. Il n'y a pas de traitement spécifique. La prévention pour le voyageur en zone endémique repose sur l'application des précautions générales relatives à la qualité des eaux ingérées. Il n'y a actuellement pas de vaccin disponible.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'infection par le virus de l'hépatite E en Albanie.

  • Les hépatites aiguës à VHE en Albanie constituent 35,7 % des hépatites aiguës non-A non-B et 2,4 % de tous les cas d'hépatite virale aiguë, elles atteignent davantage les femmes dans le rapport 2:1 et se décrivent en particulier chez les adultes (73,3 %) âgés de plus de 35 ans. Dans la population générale (groupe témoin), la prévalence des anticorps anti-VHE s'élève progressivement avec l'âge, de 1,2 % chez les moins de 9 ans, à 17,7 % au-dessus de 60 ans , ils sont en moyenne générale de 9,7 %. La comparaison statistique de la prévalence d'anticorps anti-VHE chez les personnes en bonne santé d'âge inférieur à 20 ans et de ceux âgés de 20 ans et plus est significative (p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hépatite E autochtone, une pathologie émergente : à propos d’un cas

  • L'hépatite E est une infection rare en France mais sa fréquence croissante en fait une infection émergente. Les formes autochtones prédominent, concernent essentiellement l'adulte de plus de 40 ans et sont dues majoritaire-ment au génotype 3f. Face à une hépatite aiguë, ce diagnostic doit être évoqué, y compris en l'absence de voyage récent en pays endémique. Il repose sur l'association de la sérologie (IgM et IgG anti-VHE, et dans certains cas l'index d'avidité des IgG) et de la RT-PCR (sur selles ou sérum) devant être pratiquée précocement et probablement en première intention sur un terrain à risque.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov