Hepatite c [ Publications ]

Comparaison de différentes méthodes de génotypage du virus de l‘hépatite C

  • Dans le cadre de l'instauration de technique de génotypage du VHC dans notre laboratoire, une comparaison de trois protocoles moléculaires et d'un protocole sérologique a été menée sur 62 échantillons ARN VHC positifs. Les techniques moléculaires ciblent la région 5' non codante (NC) du génome viral et sont basées sur une PCR suivie de séquençage partiel, de digestions enzymatiques ou d'hybridation moléculaire (Inno LiPA®, Innogenetics). La technique sérologique est basée sur la détection d'anticorps spécifiques de génotype, dirigés contre des épitopes codés par la région non structurale NS4 (HCV1-6 Serotyping Assay®, Murex Biotech). Les techniques « maison », à savoir le séquençage et les digestions enzymatiques, ont permis d'identifier le génotype pour 13 échantillons classés non-typables par les kits commerciaux Inno LiPA et 1-6 Serotyping Assay. Des infections mixtes révélées, notamment par le test Inno LiPA, n'ont pas pu être identifiées par le séquençage partiel, lequel ne semble détecter que le génotype prédominant. Pour quatre échantillons, les résultats de génotypage par les méthodes ciblant la région 5'NC ont été discordants avec ceux du sérotypage de la région NS4. Les kits commerciaux s'avèrent être efficaces pour la détermination du génotype viral, notamment dans le cadre de la prise en charge et du traitement des malades. Cependant, le séquençage demeure la meilleure alternative pour toute investigation épidémiologique visant une caractérisation plus complète des souches virales.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement de l'anémie des patients atteints d'une hépatite C chronique sous interféron/ribavirine par l'érythropoïétine.

  • Nous présentons 20 patients avec une hépatite C qui ont développé une anémie sous traitement par l'interféron-alpha-2b plus ribavirine traités par érythropoïétine recombinante humaine. L'âge médian était de 43 ans (25-72). Quatre patients avaient reçu un traitement antérieur. Dix patients ont reçu de l'interféron-alpha-2b, 6 MUI 3 fois par semaine, cinq patients de l'interféron-alpha-2b, 3 MUI 3 fois par semaine, cinq patients de l'interféron-alpha-2b pégylé 80 à 120 μg par semaine, associé à la ribavirine à la dose de 800 à 1200 mg/j chez 19 patients et 200 mg/j chez 1 patient présentant une insuffisance rénale. La durée du traitement interféron/ribavirine était de 6 mois à 1 an. La médiane du taux d'hémoglobine avant le début du traitement par interféron/ribavirine était de 13,3 g/dl (12,2-15,8), le Nadir était 9,8 g/dl (8,4-11,2). Sous érythropoïétine, l'hémoglobine a augmenté pour atteindre une médiane de 11,7 g/dl (9,6-12,8). La dose de la ribavirine a du être diminuée à 800 mg/j chez 4 patients, à 600 mg/j chez 4 patients et à 400 mg/j chez 1 patient. Treize patients ont eu une réponse initiale à l'interféron/ribavirine, six (tous de génotype 1) étaient non répondeurs. Actuellement, onze patients (55 %) ont une réponse prolongée, un est encore sous traitement et deux patients ont eu une rechute. En conclusion l'érythropoïétine permet de traiter l'anémie induite par la ribavirine chez les patients atteints d'hépatite chronique C traités par interféron/ribavirine.

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Hépatite chronique virale B: actualités thérapeutiques.

  • Malgré la disponibilité d'un vaccin efficace, les hépatites B chroniques demeurent un problème de santé publique à l'échelon mondial. En effet, en raison de l'absence de la généralisation de la vaccination de masse, mais aussi de la possibilité d'échappement viral à la vaccination du fait de la variabilité du génome viral, il persiste à l'heure actuelle 300 millions de porteurs chroniques du virus de l'hépatite B dans le monde [1]. Ces porteurs chroniques sont exposés à un risque important de développer une hépatite chronique active, une cirrhose, puis un carcinome hépatocellulaire [2]. Le but est d'intervenir le plus précocement possible dans l'histoire naturelle de l'infection chronique, pour prévenir l'évolution vers la cirrhose et le carcinome hépatocellulaire. Jusqu'à très récemment, les traitements reposaient sur l'utilisation de l'interféron alpha dont le taux de réponse prolongée se situe entre 20 % et 30 % des patients traités 13]. L'enregistrement récent de la lamivudine apporte une nouvelle alternative thérapeutique chez les patients mauvais répondeurs à l'interféron, chez les non répondeurs à l'interféron et chez les patients chez lesquels l'interféron est contre-indiqué, notamment dans le cadre des greffes d'organes. Cette nouvelle thérapeutique prometteuse est toutefois à mettre en balance avec la possibilité de sélection de souches mutantes résistantes à la lamivudine. De nouvelles stratégies thérapeutiques sont donc en cours de développement pour améliorer le traitement des hépatites B chroniques et prévenir les résistances virales.

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Hépatite C après greffe rénale.

  • . Une infection fréquente : La principale cause des hépatopathies chroniques après greffe rénale est l'hépatite chronique C. La prévalence de l'infection par le virus de l'hépatite C (VHC) chez les transplantés rénaux (TR) est de 20 à 30%, la plupart de ces patients sont virémiques (ARN+). . Mise en évidence : L'immunosuppression augmente de façon significative la charge virale ce qui rend compte, en partie, du fait que la majorité de ces TR VHC+ présente, après greffe, une augmentation fluctuante ou chronique des transaminases. Cependant, le meilleur examen pour apprécier le retentissement de l'infection à VHC est la biopsie hépatique. Elle objective dans 19 à 66% des cas des lésions d'hépatite chronique active. Néanmoins le recul est insuffisant pour dire si à moyen terme le risque de cirrhose est accru. . Des conséquences fâcheuses: L'infection à VHC est associée de façon statistiquement significative au rejet vasculaire aigu, aux glomérulopathies aigües et chroniques du transplant et aux glomérulonéphrites (GN) de novo (GN extramembraneuses, GN membranoprofératives). . Implications thérapeutiques: Chez le greffé rénal, le traitement de l'hépatite C par interféron alpha (IFNα) est peu efficace et compliqué dans un tiers des cas par une insuffisance rénale aigüe souvent non réversible. D'autres médicaments tels que la ribavirine, l'amantadine et l'acide ursodéoxycholique n'ont pas fait la preuve de leur efficacité en monothérapie chez les sujets immunocompétents VHC+. Ces faits doivent nous inciter à traiter par IFNα les hémodialysés chroniques VHC+/ARN+ avant greffe rénale puisque, pour une période de temps donnée, la mortalité est supérieure si le patient reste en hémodialyse.

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Facteurs predictifs de fibrose au cours de l'hepatite chronique virale C.

  • But : Déterminer les aspects histologiques et les facteurs associés à une fibrose significative ou sévère chez des malades ayant une hépatite chronique virale C. Méthodes : Des malades consécutifs ayant un portage chronique du virus de l'hépatite C pris en charge entre 1999 et 2005 ont été étudiés. Une relecture des lames de ponction biopsie du foie a été pratiquée par un même anatomo-pathologiste en utilisant la classification de METAVIR. Résultats : Notre étude a porté sur 109 patients (36 hommes et 73 femmes d'âge moyen 49,3 ans (19 - 65 ans)). L'activité était classée A0, A1, A2 et A3 dans respectivement 2, 49, 51 et 7 cas. La fibrose était classée F0, F1, F2, F3 et F4 dans respectivement 3, 34, 35, 16 et 21 cas. En analyse univariée, les facteurs associés à une fibrose supérieure ou égale à F2 sont l'âge, le diabète, les taux d'ASAT, de gammaGT, de phosphatases alcalines, le TP et le score APRI. En analyse multivariée, seul l'âge supérieur ou égal à 50 ans est associé à une fibrose supérieure à F2 (p=0,006 OR ajusté [IC95%] :5,57[1,63 - 18,9]). Les facteurs associés à une fibrose égale à F4 en analyse univariée sont l'âge, les taux d'ASAT, d'ALAT, de gammaGT, de phosphatases alcalines, de globules blancs, de plaquettes, le TP, le score APRI et l'aspect dysmorphique du foie à l'échographie. En analyse multivariée, seul le score APRI supérieur ou égal à 1,5 est associé à une fibrose classée F4 (p=0,04 OR ajusté [IC95%] : 4,35[2,25-6,76]). Conclusion : L'âge et le score APRI constituent des facteurs pronostiques importants au cours de l'hépatite chronique virale C.

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Association entre polymyosite et infection par le virus de l'hépatite C. Les difficultés du traitement

  • Introduction. - De nombreuses manifestations auto-immunes ont été décrites au cours de l'infection par le virus de l'hépatite C. Nous décrivons quatre cas d'une association entre polymyosite et infection par le virus de l'hépatite C. Lévolution et les difficultés du traitement sont discutées. Exégèse. - Dans une série de 510 patients inclus de façon consécutive dans l'étude, souffrant d'une infection par le virus de l'hépatite C, nous avons recensé quatre cas de polymyosite. Le traitement de la polymyosite par corticoïdes a aggravé la cytolyse hépatique dans deux cas et entraîné une réactivation sévère de l'hépatite chez un patient. La polymyosite s'est aggravée sous interféron-a dans un cas. Une stabilité clinico-biologique de l'atteinte musculaire a été observée chez un autre patient. Une aggravation nette de la polymyosite à l'arrêt du traitement par interféron s'est produite chez deux patients, avec apparition d'une dyspnée. Dans ces deux derniers cas, une amélioration de la polymyosite sans aggravation biologique de l'hépatite virale C a été obtenue par un traitement par veinoglobulines. Conclusion. - Ces observations suggèrent une association entre la polymyosite et l'infection par le virus de l'hépatite C. Compte tenu du risque d'aggravation de l'hépatite virale par le traitement par corticoïdes, des perfusions de veinoglobulines pourraient être proposées dans cette forme particulière de polymyosite.

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Périartérite noueuse cutanée associée à une infection par le virus de l'hépatite C, régressive après une bithérapie antivirale.

  • Introduction. Le virus de l'hépatite C (VHC) est souvent responsable de vasculites leucocytoclasiques par le biais d'une cryoglobulinémie de type II ou III. Les vasculites liées au VHC sans cryoglobulinémies sont plus rares. Observation. Une femme âgée de 33 ans consultait pour un purpura infiltré nécrotique des membres inférieurs, responsable d'ulcérations infracentimétriques des membres inférieurs. L'examen anatomopathologique montrait une vasculite touchant les artérioles hypodermiques, correspondant à une périartérite noueuse. Il n'y avait pas d'atteinte extracutanée. La malade avait une infection par le VHC (génotype 3) asymptomatique et non traitée depuis deux ans. Le traitement antiviral permettait la négativation de la virémie et la guérison des lésions cutanées avec un recul de deux ans par rapport à la fin du traitement. Commentaires. Il s'agissait d'une vasculite répondant aux critères de la périartérite noueuse cutanée, liée au VHC sans cryoglobulinémie. L'atteinte hépatique était peu sévère et ne nécessitait pas un traitement antiviral. L'atteinte cutanée n'ayant pas régressé avec la colchicine et le génotype viral étant favorable, nous avons décidé d'instituer un traitement antiviral. Cette option thérapeutique doit être connue des dermatologues, en pesant toutefois le risque potentiel d'aggravation de la vasculite par l'interféron.

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Thrombopénie mixte sévère au cours d'un traitement par interféron chez une femme atteinte d'une hépatite chronique virale C.

  • INTRODUCTION : Nous rapportons le cas d'une thrombopénie sévère survenue chez une patiente traitée par interféron alpha pour une hépatite virale C chronique sans cirrhose. Il s'agissait d'une thrombopénie à la fois centrale, clairement élucidée, et périphérique probablement auto-immune. OBSERVATION : Chez une femme de 55 ans atteinte d'une hépatite chronique virale C modérément active (score Metavir A2,F2), une thrombopénie à 32 G/L est apparue 7 mois après le début d'un traite ment par interféron alpha. Quand le deuxième myélogramme et la biopsie ostéomédullaire ont montré une augmentation des mégacaryocytes, l'utilisation d'immunoglobulines polyvalentes a permis une normalisation transitoire du taux de plaquettes. Cinq mois après l'arrêt de l'interféron, le taux de plaquettes se normalisait progressive ment. COMMENTAIRES: Une thrombopénie centrale est dassique sous interféron et apparaît pendant les premières semaines de traite ment Dans notre observation ce mécanisme a été clairement démontré par les résultats du myélogramme et de la biopsie ostéomédullaire quand le taux de plaquettes était à 32 G/L Le caractère en partie périphérique de type immunologique était difficile à confirmer , c'est sur la persistance de la thrombopénie malgré l'arrêt de l'interféron et sur l'efficacité des immunoglobulines, que cette hypothèse était avancée.

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Rôle des N-glycanes dans les fonctions des glycoprotéines d’enveloppe du virus de l’hépatite C

  • Le virus de l'hépatite C (VHC) est un virus enveloppé dont l'enveloppe virale est constituée d'une bicouche lipidique dans laquelle sont ancrées deux glycoprotéines d'enveloppe, El et E2. Ces glycoprotéines subissent de nombreuses modifications co- et post-traductionnelles à l'issue desquelles elles acquièrent leur conformation définitive. La N-glycosylation se déroule dans le réticulum endoplasmique et passe par la reconnaissance d'un motif spécifique d'acides aminés de type Asparagine -X-Sérine/Thréonine-Y. Les glycoprotéines El et E2 du VHC sont des protéines transmembranaires de type I qui s'assemblent pour former des hétérodimères non-covalents. Au cours de leur synthèse, les glycoprotéines El et E2 traversent le réticulum endoplasmique dans lequel elles subissent différentes modifications dont la N-glycosylation. La glycoprotéine El porte 4 ou 5 sites potentiels de N-glycosylation et la glycoprotéine E2 en porte 10 ou 11 en fonction des génotypes viraux. La glycoprotéine El de génotype la est glycosylée sur 4 de ces 5 sites potentiels et la glycoprotéine E2 sur les 11 sites potentiels. Les N-glycanes portés par El et E2 jouent un rôle majeur dans la mise en conformation des glycoprotéines et dans la formation des hétérodimères E1E2. Certains N-glycanes portés par E2 sont par ailleurs impliqués dans les interactions avec CD81, récepteur potentiel du VHC et d'autres portés par El et E2 jouent un rôle dans l'entrée virale.

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Les sous-types génomiques du virus de l'hépatite C: épidémiologie, diagnostic et conséquences cliniques.

  • La variabilité génétique du virus de l'hépatite C est importante. Les génotypes du virus C sont distingués en fonction du degré d'homologie de séquence entre les différents isolats. Au moins 6 types et 72 sous-types ont été identifiés à ce jour Les types 1, 2 et 3 rendent compte de la majorité des infections par le virus C au Japon, en Europe de l'Ouest, en Amérique du Nord. D'autres types, plus rares, sont plus localisés dans une région géographique précise : le type 4 a été identifié avec une forte prévalence en Afrique Centrale et du Nord et dans le Moyen Orient, le type 5 est essentiellement limité aux populations d'Afrique du Sud, le type 6 au Sud Est asiatique. Dans le sous-continent Indien, le type 1 semble le plus prévalent, mais de nombreux isolats correspondant à des sous-types du type 3 ont été identifiés au Népal, au Pakistan, et dans le Nord et le Sud de l'Inde. Les implications potentielles des génotypes du virus Csont essentiellement de 3 ordres. a) une association controversée de certains génotypes à la sévérité de l'atteinte hépatique, b) une différence de réponse au traitement anti-viral par l'interféron alpha, c) l'intérêt du génotypage pour l'étude des modes de transmission du virus. Enfin, une implication majeure de la variabilité du VHC concerne la prévention de l'infection virale C L'absence de protection croisée entre les génotypes du virus C devra faire recourir à de nouvelles stratégies vaccinales.

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Etude nationale des pratiques de dépistage de l'hépatite C chez les patients hémodialysés. Hepatitis Group.

  • Les conférences de consensus françaises et américaines sur l'hépatite C ont confirmé l'importance de cette maladie, notamment dans les groupes à risque. La séroprévalence du VHC chez les patients hémodialysés a été estimée en France à 20%. Cette étude a décrit les pratiques de dépistage chez les hémodialysés au niveau national en 1995, par l'envoi de 1213 auto-questionnaires aux néphrologues des 715 centres de dialyse français. Le taux de réponse a été de 48% (585/1213) et 485 questionnaires ont pu être analysés. Les néphrologues ont déclaré prescrire un test de dépistage dans 98% des questionnaires. L'alanine amino-transférase (ALAT) a été citée pour le dépistage systématique dans 98 % des questionnaires, principalement une fois par mois (57%) ou quatre fois par an (23%). Dans 96% des questionnaires, les néphrologues ont déclaré prescrire la sérologie du VHC en routine essentiellement une (28%) ou deux fois par an (46%). Les principales stratégies rapportées par les néphrologues associant ALAT et sérologie du VHC, ont été: 12 ALAT et 2 sérologies par an (21%) ou 12 ALAT et 1 sérologie (14%) par an. La recherche de l'ARN du VHC a été surtout citée en cas de sérologie positive (70%). L'étude a suggéré une hétérogénéité des pratiques de dépistage et a révélé la nécessité de déterminer les ratios coût-efficacité des différentes stratégies envisagées.

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Stéatose au cours de l'hépatite chronique C: rôle de l'insulino-résistance et des facteurs viraux.

  • La stéatose est une lésion fréquente au cours de l'hépatite chronique virale C. Deux principaux types sont décrits la « stéatose virale » et la « stéatose métabolique ». La « stéatose virale » est induite par le virus, en particulier de génotype 3, probablement par inhibition de la « Microsomal Triglycéride Transfer Protein » entraînant une diminution de la sécrétion de « Very Low Density Lipoprotein » et une accumulation de triglycérides dans les hépatocytes. La « stéatose métabolique » est un reflet hépatique du syndrome métabolique et/ou de l'insulino-résistance, désordre systémique associé à un risque élevé de maladies cardiovasculaires et de diabète de type II. L'insulino-résistance entraîne une accumulation intrahépatique de triglycérides, suite à un flux excessif d'acides gras libres provenant d'une lipolyse accrue du tissu adipeux, et une lipogenèse locale stimulée suite à l'activation du « Sterol Response Elément Binding Protein ». Le virus de l'hépatite C peut lui-même induire une insulino-résistance par dysfonctionnement des voies de signalisation intracellulaire de l'insuline via un taux élevé de « Tumor Necrosis Factor Alpha » et/ou une expression accrue de « Suppressor of Cytokine Signaling ». L'insulino-résistance et la stéatose pourraient être associées à une progression plus rapide de la maladie et une moins bonne réponse au traitement antiviral.

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Troubles affectifs au cours de l'hépatite C. Une étude prospective chez 50 patients.

  • L'hépatite C est un enjeu majeur de santé publique. Depuis l'utilisation des nouveaux traitements, elle est globalement curable dans plus de 50 % des situations cliniques. Elle s'accompagne d'une forte co-morbidité psychiatrique qui est la cause principale de mauvaise observance, de rupture de soins et de non-initiation d'un traitement antiviral. Nous avons souhaité témoigner de notre pratique au sein du « Pôle référence VHC » de Strasbourg et évaluer l'intérêt d'un traitement, ainsi que d'un suivi psychiatrique, dans l'urgence et dans le cadre d'une prise en charge précoce et préventive, au moyen d'une étude prospective réalisée chez 50 patients. Ce travail montre que les antécédents de dépression ou de tentative de suicide ne sont pas des contre-indications au traitement antiviral, qu'un soin psychiatrique informé et organisé limite les ruptures de soins pour troubles affectifs secondaires à l'interféron alpha, qu'une prise en charge précoce et préventive psychiatrique devrait être proposée à chaque patient à l'aube d'une initiation thérapeutique antivirale et que les antécédents de rupture de traitement antiviral pour troubles psychiatriques et de conduites addictives alcooliques sont probablement des facteurs de risque de troubles affectifs sous interféron alpha. Les patients pris en charge rendent compte également du bénéfice psychologique et social que procure un tel suivi.

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Maladie de Crohn au cours du traitement de l'hépatite chronique C par interféron et ribavirine.

  • Les effets secondaires digestifs liés au traitement associant l'interféron et la ribavirine dans le traitement de l'hépatite chronique C sont non spécifiques. Dans ce contexte, la survenue de maladies inflammatoires intestinales a été rapportée de façon exceptionnelle. Nous rapportons deux cas de malaie de Crohn survenues quelques mois après le début d'un traitement par interféron alpha et ribavirine pour une hépatite chronique C. Le premier cas est celui d'un homme de 43 ans traité depuis 7 mois par interféron alpha et ribavirine pour hépatite chronique C. Une pancolite en rapport avec une maladie de Crohn était apparue. L'évolution était marquée par la survenue d'atteintes articulaires et cutanées ayant nécessité un traitement par corticoïdes et immunosupresseur. Le second cas est celui d'une femme de 43 ans traitée depuis 8 mois par interféron pégylé alpha et ribavirine pour hépatite chronique C chez qui a été diagnostiquée une maladie de Crohn de topographie iléo-colique droite, d'évolution sévère nécessitant une résection iléo-coecale après échec du traitement médical. L'interféron alpha, utilisé pour son action antivirale contre le virus de l'hépatite C, a des effets immuno-stimulants complexes qui pourraient peut-être révéler une maladie de Crohn latente sous-jacente.

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Cryoglobulinémies mixtes lors de l'infection par le virus de l'hépatite C.

  • L'infection chronique par le virus de l'hépatite C (VHC) s'accompagne dans plus de 50 p. 100 des cas d'une cryoglobulinémie (CG) mixte. Ces CG mixtes sont le reflet d'un désordre lymphoprolifératif correspondant soit à une prolifération polyclonale de lymphocytes B (CG de type III), soit à l'expansion d'un clone de lymphocytes B produisant une immunoglobuline monoclonale à activité anti-immunoglobuline (CG de type II). Parmi les autres infections virales étudiées jusqu'à présent (virus de l'hépatite A ou B, cytomégalovirus, virus epstein-Barr ou herpès virus), aucune n'a été aussi fortement liée à une cryoglobulinémie que l'infection par le VHC. Les mécanismes par lesquels d'une CG ne sont cependant pas connus. Bien que la genèse de ces CG soit difficilement dissociable de la nature et de la sévérité de l'atteinte hépatique, plusieurs études ont montré le rôle particulier du VHC par rapport à d'autres virus hépatotropes. En effet, l'enrichissement en anticorps anti-VHC et en ARN viral dans le cryoprécipité par rapport au sérum total, la mise en évidence de protéines de la capside virale dans les cryoprécipités suggèrent la présence de particules virales entières ou d'ARN encapsidé au sein des CG. La grande variabilité de ce virus, dans le temps et chez un même individu, pourrait être responsable d'une stimulation antigénique répétée du système immunitaire à l'origine de la prolifération ou de l'expansion clonale des lymphocytes B.

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Hépatite C: la guérison.

  • Après la découverte du virus de l'hépatite B en 1968 et du virus de l'hépatite A en 1973, il fallut attendre 1989, il y a 20ans, pour identifier le virus de l'hépatite C (VHC). La découverte du VHC a révolutionné l'hépatologie du fait de l'ampleur du problème de santé publique lié à l'hépatite C, cause majeure de cirrhose et de carcinome hépatocellulaire. Le traitement de l'hépatite C a évolué rapidement, avec actuellement près de 60% de réponse virologique prolongée avec la bithérapie associant l'interféron pégylé et la ribavirine. Chez les malades ayant une réponse virologique prolongée, on a pu démontrer que l'infection virale était définitivement éradiquée, ce qui correspond à une guérison, et que cette éradication était associée à une régression des lésions histologiques du foie. La mise au point de systèmes de culture in vitro a permis de caractériser les enzymes virales, cibles thérapeutiques potentielles. Une nouvelle ère thérapeutique s'ouvre avec les antiprotéases et antipolymérases, dans un premier temps administrées en association avec l'interféron pégylé et la ribavirine pour augmenter l'efficacité et diminuer le risque de résistance. Grâce à ces molécules ayant une puissante activité antivirale, on peut prévoir un accroissement rapide de l'efficacité, associée à des durées de traitement plus courtes, et aussi une amélioration de la tolérance des traitements par le remplacement progressif de l'interféron et de la ribavirine par des associations de ces agents antiviraux spécifiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’hépatite C face au défi de la guérison.

  • L’hépatite C face au défi de la guérison. L’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) touche 71 millions de sujets dans le monde. Elle est à l’origine d’une maladie systémique associant des manifestations hépatiques, extrahépatiques par vascularite cryoglobulinémique, et des manifestations générales liées à l’inflammation chronique (diabète, manifestations cardio-, réno- ou cérébrovasculaires, cancers extrahépatiques notamment lymphome non hodgkinien). La morbimortalité significative liée au VHC justifie donc son dépistage, l’accès à des traitements qui ont singulièrement progressé ces deux dernières décennies. La compréhension du cycle réplicatif du VHC a en effet permis le développement d’antiviraux directs spécifiques de ce virus ciblant les protéines virales (la protéase NS3/4A, la polymérase NS5B avec des inhibiteurs nucléos[t]idiques, la protéine multifonctionnelle NS5A du complexe de réplication). La combinaison de deux ou trois inhibiteurs spécifiques souvent coformulés en une gélule, sans interféron pégylé et le plus souvent sans ribavirine, permet une efficacité antivirale élevée (plus de 95 % de guérison) pour des durées de traitement de 8 à 12 semaines avec une tolérance satisfaisante. L’infection par le VHC est la seule infection chronique dont on puisse guérir, et les manifestations hépatiques ou extrahépatiques sont majoritairement réversibles. C’est souligner l’importance de renforcer les politiques de dépistage et d’accès aux soins pour espérer à court terme une élimination de l’infection virale C.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge de l'hépatite C chronique en 2016.

  • L’infection chronique par le virus de l’hépatite C est un problème majeur de santé publique. On estime que 15 à 35 % des malades développent une cirrhose après 30 ans d’évolution. La fibrose doit être évaluée chez tout malade porteur d’une hépatite C chronique, quel que soit le taux des transaminases sériques. Des techniques non invasives d’évaluation de la fibrose hépatique ont été développées. Il existe des marqueurs sériques et l’élastographie hépatique ou FibroScanTM. Le but du traitement est l’obtention d’une réponse virologique soutenue définie par un ARN du virus C indétectable dans le sérum 12 semaines après l’arrêt du traitement antiviral. Elle est synonyme de guérison virologique. Le traitement de l’hépatite C chronique vit une véritable révolution. Les nouveaux trai tements consistent en l’association d’antiviraux à action directe. Ces traitements offrent des chances d’éradication virale très élevées (supérieure à 90 %) et sont excessivement bien tolérés. Le remboursement de ces nouveaux antiviraux est actuellement limité en Belgique aux patients avec une fibrose avancée ou une cirrhose (F3-F4), mais ces critères devraient changer dans un avenir très proche, permettant à plus de pat ients de bénéficier de ces traitements. Une élimination du virus de l’hépatite C à l’échelle de la population Belge est possible d’ici 15 ans mais implique une amélioration significative du dépistage et de l’accès au traitement.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evaluation du coût de la prise en charge thérapeutique des patients porteurs d'une hépatite chronique C.

  • L'hépatite virale C pose actuellement un réel problème de santé publique en France. L'objectif de ce travail a été d'évaluer le coût de la prise en charge thérapeutique de 55 patients porteurs d'une hépatite chronique Cet traités par interféron alpha. L'analyse économique a comporté les coûts biologiques, les coûts pharmaceutiques et les frais d'hospitalisation. Un questionnaire a également permis d'apprécier le retentissement du traitement sur la vie socioprofessionnelle de chaque individu. Le coût global s'est élevé à 1 155 359 francs répartis en un coût d'hospitalisation (55.0 pour cent), un coût pharmaceutique (35.8 pour cent) et un coût biologique (9.2 pour cent). Chez les 36 patients en activité professionnelle avant leur traitement, 10 ont modifié leur activité durant leur traitement et 4 sur les 10 ont repris leur activité initiale à l'arrêt du traitement. Cette évaluation a mis en évidence les disparités existant dans le suivi clinique des patients traités. Il est donc impératif d'instaurer un suivi systématique des patients transfusés permettant un diagnostic précoce, d'établir une standardisation rigoureuse des examens biologiques, d'envisager des hospitalisations dejour et surtout d'instituer un consensus de prise en charge globale des patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le cas clinique du mois. Hépatite cholestatique après administration de pipéracilline.

  • Une femme de 58 ans, avec bronchopathie chronique obstructive post-tabagique connue, est hospitalisée pour décompensation respiratoire. Un traitement par pipéracilline (Pipcil®) est instauré, à la posologie de quatre fois quatre grammes par jour par voie intraveineuse, et maintenu pendant 10 jours. A partir du 2e jour après l’arrêt du Pipcil®, l’apparition d’un ictère est observée. Le bilan biologique révèle une atteinte hépatique mixte : cholestatique et cytolytique. Après exclusion d’autres possibilités étiologiques, l’hypothèse d’une hépatite médicamenteuse est évoquée. L’évolution est tout à fait favorable, avec disparition progressive de l’ictère et normalisation du bilan biologique. La patiente est autorisée à quitter l’hôpital alors qu’elle est en très bon état général. Un contrôle biologique effectué deux mois après la sortie ne révèle aucune anomalie du bilan hépatique. Afin de confirmer l’hypothèse diagnostique, un test de transformation lymphocytaire est effectué à distance, démontrant une réaction immunoallergique de la patiente à la pipéracilline. Nous concluons qu’un traitement par pipéracilline peut provoquer une hépatite aiguë, comparable à celles engendrées par l’amoxycilline-acide clavulanique et les pénicillines résistantes aux pénicillinases.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov