Hepatite c chronique [ Publications ]

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  • L'infection chronique par le virus de l'hépatite C est un problème de santé publique. On estime que 15 à 35 % des malades développent une cirrhose après 30 ans d'évolution. La fibrose doit être évaluée chez tout malade porteur d'une hépatite chronique C. Des techniques non invasives d'évaluation de la fibrose hépatique ont été développées. Il existe des marqueurs sériques et l'élastométrie hépatique ou FibroScan™. Le but du traitement est l'obtention d'une réponse virologique soutenue définie par un ARN du virus C indétectable dans le sérum 6 mois après l'arrêt du traitement antiviral. Elle est synonyme de guérison virologique. Le traitement de l'hépatite C chronique a considérablement évolué. L'association d'interféron pégylé et de ribavirine reste le traitement de référence pour les patients infectés par un génotype non-1. Les malades infectés par un génotype 1 (ce qui constitue la majorité des cas) seront préférentiellement traités par l'association interféron pégylé, ribavirine et antiprotéase de première génération (télaprévir ou bocéprévir). Si l'apparition de ces trithérapies est un progrès considérable et augmente de manière très significative les chances d'éradication virale, ces traitements représentent également de nouveaux enjeux tels que nécessité d'une compliance stricte, risque d'effets secondaires additionnels, risque de développement de variants résistants, interactions médicamenteuses, etc., qui nécessitent une grande expérience du traitement de l'hépatite chronique C. De nombreuses molécules antivirales C sont en développement et devraient permettre une éradication virale chez la grande majorité des patients atteints d'hépatite C dans les années à venir.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement de l'anémie des patients atteints d'une hépatite C chronique sous interféron/ribavirine par l'érythropoïétine.

  • Nous présentons 20 patients avec une hépatite C qui ont développé une anémie sous traitement par l'interféron-alpha-2b plus ribavirine traités par érythropoïétine recombinante humaine. L'âge médian était de 43 ans (25-72). Quatre patients avaient reçu un traitement antérieur. Dix patients ont reçu de l'interféron-alpha-2b, 6 MUI 3 fois par semaine, cinq patients de l'interféron-alpha-2b, 3 MUI 3 fois par semaine, cinq patients de l'interféron-alpha-2b pégylé 80 à 120 μg par semaine, associé à la ribavirine à la dose de 800 à 1200 mg/j chez 19 patients et 200 mg/j chez 1 patient présentant une insuffisance rénale. La durée du traitement interféron/ribavirine était de 6 mois à 1 an. La médiane du taux d'hémoglobine avant le début du traitement par interféron/ribavirine était de 13,3 g/dl (12,2-15,8), le Nadir était 9,8 g/dl (8,4-11,2). Sous érythropoïétine, l'hémoglobine a augmenté pour atteindre une médiane de 11,7 g/dl (9,6-12,8). La dose de la ribavirine a du être diminuée à 800 mg/j chez 4 patients, à 600 mg/j chez 4 patients et à 400 mg/j chez 1 patient. Treize patients ont eu une réponse initiale à l'interféron/ribavirine, six (tous de génotype 1) étaient non répondeurs. Actuellement, onze patients (55 %) ont une réponse prolongée, un est encore sous traitement et deux patients ont eu une rechute. En conclusion l'érythropoïétine permet de traiter l'anémie induite par la ribavirine chez les patients atteints d'hépatite chronique C traités par interféron/ribavirine.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge de l'hépatite C chronique en 2016.

  • L’infection chronique par le virus de l’hépatite C est un problème majeur de santé publique. On estime que 15 à 35 % des malades développent une cirrhose après 30 ans d’évolution. La fibrose doit être évaluée chez tout malade porteur d’une hépatite C chronique, quel que soit le taux des transaminases sériques. Des techniques non invasives d’évaluation de la fibrose hépatique ont été développées. Il existe des marqueurs sériques et l’élastographie hépatique ou FibroScanTM. Le but du traitement est l’obtention d’une réponse virologique soutenue définie par un ARN du virus C indétectable dans le sérum 12 semaines après l’arrêt du traitement antiviral. Elle est synonyme de guérison virologique. Le traitement de l’hépatite C chronique vit une véritable révolution. Les nouveaux trai tements consistent en l’association d’antiviraux à action directe. Ces traitements offrent des chances d’éradication virale très élevées (supérieure à 90 %) et sont excessivement bien tolérés. Le remboursement de ces nouveaux antiviraux est actuellement limité en Belgique aux patients avec une fibrose avancée ou une cirrhose (F3-F4), mais ces critères devraient changer dans un avenir très proche, permettant à plus de pat ients de bénéficier de ces traitements. Une élimination du virus de l’hépatite C à l’échelle de la population Belge est possible d’ici 15 ans mais implique une amélioration significative du dépistage et de l’accès au traitement.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Impact du traitement par interféron α sur le métabolisme du tryptophane chez des patients porteurs d’hépatite C chronique - Résultats de la phase d’étude pilote sur dix patients

  • L’interféron alpha est utilisé en routine dans le traitement des patients porteurs d’une hépatite C, mais au prix de nombreux effets indésirables neuropsychiatriques (baisse de l’humeur, fatigue, troubles de la veille et du sommeil, irritabilité et perte de poids). Parmi les différents mécanismes invoqués pour expliquer la production de ces symptômes, l’hypothèse de perturbations majeures de la neurotransmission sérotoninergique centrale est corroborée par un nombre croissant de preuves. En particulier, l’interféron alpha est susceptible d’induire une déplétion en sérotonine en déviant son précurseur, le tryptophane (Trp) vers une voie catabolique, via une induction d’une enzyme, l’indoleamine 2,3 dioxygénase (IDO), et la production de kynurénine (Kyn) et ses dérivés. L’objectif de cette étude est de mettre en évidence les effets de la mise sous traitement interféron alpha sur, d’une part, l’apparition de symptômes dépressifs et d’autre part, sur le ratio des concentrations sériques [Kyn]/[Trp].

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rétinopathie à interferon alpha 2b et ribavirine chez un patient atteint d’une hépatite C chronique

  • Un patient de 50 ans, diabétique sous insuline et atteint d’une hépatite C chronique traitée par interféron alpha et ribavirine a présenté une amputation aiguë du champ visuel dans le cadre d’une rétinopathie liée à l’interféron. Après arrêt du traitement, une normalisation totale des signes cliniques et des examens complémentaires a été observée. Si l’association thérapeutique interféron alpha et ribavirine accroît l’incidence de la rétinopathie, le diabète et l’hypertension artérielle constituent également des facteurs pré-disposants. L’abstention thérapeutique et la surveillance sont habituelles en l’absence d’atteinte de l’acuité visuelle. Dans certains cas cependant, comme dans celui que nous présentons, l’arrêt du traitement en urgence peut contribuer à éviter de lourdes séquelles visuelles. Compte tenu de l’incidence sur la maladie hépatique, cela impose cependant d’avoir clairement éliminé tous les autres diagnostics différentiels.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Syndrome de Vogt-Koyanagi-Harada au cours d’une hépatite C chronique sous interféron alpha et ribavirine

  • Les effets immunologiques complexes de la bithérapie associant interféron et ribavirine au cours du traitement de l’hépatite C peuvent aggraver ou déclencher une réaction auto-immunitaire. Nous rapportons un cas rare de maladie de Vogt-Koyanagi-Harada survenue chez un patient suivi pour une hépatite C chronique après institution d’un traitement associant de l’interféron-alpha2a et de la ribavirine. Le rôle potentiel de l’interféron-alpha et/ou de la ribavirine est discuté, en insistant sur l’association entre le traitement de l’hépatite C par interféron-alpha/ribavirine et le développement de la maladie de Vogt-Koyanagi-Harada. Une telle complication ophtalmologique grave exige un suivi ophtalmologique étroit de tous les patients ayant une hépatite C traitée par interféron-alpha.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Acquisitions récentes dans le traitement de l'hépatite C chronique.

  • Le traitement standard de l'hépatite C par l'alpha-interféron (3 x 3 MU/semaine pendant 6 mois) a une efficacité limitée. L'identification de facteurs prédictifs de réponse thérapeutique montre que l'âge avancé, la cirrhose, une charge virémique massive et le génotype viral Ib sont des paramètres défavorables. L'augmentation de la dose à 5 ou 10 MU et la multiplication des cures n'améliorent pas le rendement thérapeutique. La prolongation du traitement au delà du 6e mois est inutile chez les non-répondeurs, mais, chez les répondeurs, elle diminue significativement le taux de rechute pendant et après l'administration de l'alpha-interféron (α-IFN). L'association ribavirine-α-IFN chez les patients qui n'ont pas répondu à une cure préalable d'α-IFN, semble donner des résultats prometteurs. S'ils se confirment, cette association pourrait devenir le traitement de première intention de l'hépatite C chronique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cryoglobuline : recherche, typage et quantification. Étude chez le sujet sain et chez des patients atteints d’une hépatite C chronique

  • Les cryoglobulines sont des immunoglobulines ou des complexes immuns qui précipitent à une température inférieure à 37 °C et se redissolvent à 37 °C. Leur recherche nécessite le respect d'un protocole strict de prélèvement et de traitement du spécimen. Nous décrivons la technique utilisée au laboratoire de biochimie de l'hôpital d'instruction des armées Laveran pour la recherche, le typage et la quantification des cryoglobulines. Avec cette technique, nous retrouvons une cryoglobuline minime de type III chez 53 % des sujets sains, 77 % des sujets atteints d'hépatite C étudiés sont porteurs d'une cryoglobuline.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov