Hepatite b [ Publications ]

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  • Contexte. En 2004, 22 % des Français étaient vaccinés contre le virus de l'hépatite B (VHB), 7,3 % étaient protégés suite à un contact avec le VHB, et 0,65 % étaient porteurs du virus. Ces taux sont moins bien connus au sein des populations migrantes, particulièrement lorsqu'elles ne disposent pas de protection sociale. Il en est de même des comportements de prévention de ces populations à l'égard du VHB. Objectifs et méthode. Enquête prospective observationnelle et interventionnelle pour l'application d'une stratégie préventive vis-à-vis de l'hépatite B, et pour l'évaluation de l'efficacité d'un logiciel expert, accessible en ligne, aidant les médecins généralistes à définir la stratégie de prévention du VHB adaptée au profil sérologique de chaque patient au sein de consultants migrants originaires d'Afrique subsaharienne et d'Asie. Les prévalences des différents profils sérologiques ont aussi été mesurées. Résultats. De novembre 2007 à décembre 2008, 28 généralistes ont inclus 547 personnes migrantes: 8 % étaient porteuses du VHB, 33 % étaient protégées par un contact préalable avec le VHB, 16 % étaient vaccinées et 23 % étaient indemnes de tout marqueur sérologique. Une stratégie d'information préventive ciblée sur le profil sérologique du sujet a pu être conduite respectivement chez 100 % des porteurs du VHB, 100 % des personnes vaccinées, 98 % des personnes protégées par contact avec le VHB et 40 % des personnes indemnes de tout marqueur sérologique. Une vaccination a pu être réalisée chez 64 % des personnes qui devaient en bénéficier. Parmi les personnes porteuses d'un anti-HBc isolé, 41 % ont été considérées comme protégées, et 48 % ont reçu une injection vaccinale. Ces stratégies divergentes s'expliquent par l'imprécision des recommandations dans ce cas. Conclusion. La prévalence du contact avec le VHB est nettement plus élevée parmi les migrants d'origine subsaharienne et d'Asie que dans la population française en général. Un logiciel expert accessible en ligne est un outil utile aux généralistes pour appliquer des stratégies adaptées et individualisées de prévention de l'infection par le VHB.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pathogénie et traitement par alpha 2 interféron de l'hépatite B chronique.

  • Les lésions induites par le virus B sont la conséquence de la réponse humorale et de la réponse cellulaire du système immunitaire, dirigées respectivement contre l'antigène HBe et la protéine HBc présents dans la membrane cellulaire de l'hépatocyte. L'histoire naturelle de l'hépatite B chronique comporte trois phases. La première (phase d'immunotolérance) implique une inhibition de la réponse immunologique par un excès d'antigène HBe et se caractérise par une hépatite histologiquement et biologiquement peu évolutive. La seconde (phase d'immunoélimination) correspond à une activation de la riposte immunitaire se traduisant par une aggravation des lésions et de la cytolyse. La troisième se caractérise par la séroconversion antigène HBe/anti-HBe. L'apparition d'un virus mutant precore se différenciant du virus originel (ou virus sauvage) par l'incapacité de sécréter l'antigène HBe, joue probablement un rôle important dans la perte de l'immunotolérance en abaissant le taux circulant de cet antigène. L'immunoélimination préférentielle des hépatocytes infectés par le virus sauvage aboutit à la sélection du virus mutant precore et à l'émergence d'une virémie C antigène HBe négative, associée à une séroconversion antigène HBe/anti-HBe. Le taux de cette virémie résiduelle est négligeable (porteur sain) ou suffisante pour entretenir des lésions (hépatite B chronique anti-HBe positive). L'alpha interféron qui a pour but d'accélérer la séroconversion antigène HBe(anti-HBe est indiqué au début de la phase d'immunoélimination. La posologie optimale est de 5-10 MU 3 x/semaine pendant 4 à 6 mois. Le taux de réponse est globalement de 40 %. Le candidat idéal est un patient positif pour l'antigène HBe chez lequel l'aspect histologique d'hépatite chronique active, le taux de transaminases supérieur à 200 Ul/l et la concentration de l'ADN du virus B inférieure à 100 pg/ml témoignent d'une réaction immunologique importante. Certaines situations particulières (non répondeurs, surinfection par le virus delta ou le virus C, hépatite B chronique anti-HBe positive, patients immunodéprimés, cirrhose décompensée) constituent des contre-indications à l'interféron ou imposent une modification du schéma thérapeutique habituel.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Communications libresInactivation du virus de l’hépatite B en culture avec des désinfectants d’usage courant en milieu hospitalier

  • L’objectif de cette étude était d’évaluer l’activité virucide du glutaraldéhyde, des dérivés chlorés et iodés sur le VHB. Ce virus, qui infecte plus de 300 millions de porteurs dans le monde et dont l’infection représente la deuxième cause de cancer après le tabac, est très contagieux par voies sanguine et muqueuse. Il est ainsi incriminé dans des infections nosocomiales lors de manipulations endoscopiques, d’opérations chirurgicales ou dans les centres d’hémodialyse avec une transmission de patient à patient ou de soignant à patient. Il convient, pour l’éviter, de vacciner le personnel soignant et de prendre les mesures d’hygiène d’usage. Pour valider les schémas de décontamination, il convient au préalable de s’assurer de l’efficacité des désinfectants employés. Cependant, il n’existe pas à ce jour de modèles performants pour évaluer cette efficacité sur le VHB. En effet, le seul modèle infectieux pour ce virus est le chimpanzé, une espèce protégée et réservée aux études thérapeutiques. Par ailleurs, l’expérience est longue car dépendante de l’apparition des signes d’infection (1 à 2 mois). La dernière étude et la seule décrite utilisant ce modèle a été réalisée il y a 20 ans [Bond et al., J Clin Microbiol 1981 , 18 : 535-8]. Depuis, d’autres études ont proposé soit l’analyse de marqueurs virologiques (antigène HBs, ADN viral, microscopie électronique), ce qui n’implique pas forcément un virus infectieux, soit des modèles approchant, notamment celui du canard avec un virus apparenté au virus humain, le DHBV, moins onéreux mais aussi fastidieux que le chimpanzé. En 1997, nous avons décrit un modèle cellulaire applicable au VHB avec une appréciation quantitative de la production virale [Payan et al., J Virol Methods 1997 , 65 : 299-305]. Ce modèle a été amélioré en vue de tester la réduction du titre viral du VHB en présence de désinfectants couramment utilisés en milieu hospitalier dans le cadre d’un projet C-CLIN Ouest proposé en 1997 [Payan et al., J Hosp Infect 2001 , 47 : 282-7].

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude des facteurs influençant la couverture vaccinale contre l'hépatite B chez les enfants de 1 à 8 ans dans la zone sanitaire de Ouidah au Bénin en 2007.

  • • L'hépatite B est un problème majeur de santé publique en Afrique. Au Bénin, sa prévalence est estimée entre 5,2 et 8,3 %. L'OMS recommande la vaccination généralisée chez les enfants de 0 à 12 mois depuis 1992 dans tous les pays du monde. Au Bénin, la vaccination des enfants de 0 à 11 mois est pratiquée depuis 1999. Ainsi nous avons réalisé une étude dont l'objectif a été d'étudier les facteurs influençant la couverture vaccinale contre l'hépatite B chez les enfants de 1 à 8 ans dans la zone sanitaire de Ouidah. Matériel et méthodes. Il s'agit d'une étude transversale descriptive et analytique qui a été effectuée du 25 au 31 octobre 2007. La population d'étude a été constituée des cibles primaires, représentées par les enfants âgés de 1 à 8 ans. Les cibles secondaires ont été représentées par les mères d'enfants et les agents de santé. La méthode de sondage en grappes à trois degrés a été utilisée pour réaliser cette étude. Résultats. Sur un échantillon de 198 enfants, la couverture vaccinale contre l'hépatite B a été de 72,2 % IC95 % (65,4-78,3). Le facteur influençant négativement cette couverture a été l'âge des enfants (supérieur à 5 ans) reflétant le fait qu'il n'existe pas de rattrapage des enfants hors cible pour le vaccin anti-hépatite B. Le facteur négatif retrouvé chez la mère a été l'âge supérieur à 30 ans sous réserve d'une analyse multivariée avec régression logistique qui n'a pas été réalisée dans ce travail. Au niveau du sous système de santé, il a été noté une insuffisance du personnel. Conclusion. La couverture vaccinale contre l'hépatite B chez les enfants hors cible a été inférieure à celle des enfants de 0 à 11 mois dans la zone sanitaire de Ouidah en 2007. Ce travail montre que la couverture décroit avec l'augmentation de l'âge de l'enfant, d'où l'intérêt des vaccinations de rattrapage contre l'hépatite B en zone de forte prévalence.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Marqueurs sérologiques utilisés dans la surveillance de l'infection par le virus de l'hépatite B au Togo: état des lieux et propositions.

  • Au Togo il a été remarqué que seul l'antigène de surface, HBs, est recherché dans le dépistage, le diagnostic et le suivi de l'infection à VHB. Cette étude a été menée pour évaluer le recours à l'antigène HBs dans le suivi de l'infection à VHB. Chez 230 patients adressés à l'Institut National d'Hygiène nous avons effectué l'analyse demandée, et évalué cette demande d'analyse et les résultats. Résultats : la population étudiée est composée de 69 % de femmes et de 31 % d'hommes, avec une prévalence de l'antigène HBs de 10,87 %. Cette prévalence était plus élevée chez les hommes que chez les femmes. Les prévalences les plus élevées ont concerné les tranches d'âge de 20 à 50 ans, ce qui est superposable au pic d'activité sexuelle. Un manque de précision dans l'indication de l'analyse a été noté chez les techniciens supérieurs de laboratoire (85,71 %), les techniciens supérieurs de santé (73,68 %) et les médecins (61,24 %). Les indications recensées ont été la suspicion d'hépatite B (20,87 %), le bilan de grossesse (8,70 %), le bilan pré vaccinal (8,26 %) et le suivi de patients infectés (1,30 %). La prévalence de l'antigène HBs était de 0,00 % dans le bilan pré vaccinal, 5,00 % dans le bilan de grossesse et de 10,42 % dans la suspicion d'hépatite B. Un malade infecté en suivi thérapeutique a eu une sérologie négative. Aucun des patients dépistés positifs n'est revenu pour un suivi thérapeutique, et aucun autre marqueur que l'antigène HBs n'a été demandé quelle que soit l'indication. Conclusion : le laboratoire de sérologie n'est pas encore assez exploité dans le contrôle de l'infection à VHB. La recherche de l'antigène HBs seul reste insuffisante alors que l'équipement requis pour la recherche des autres marqueurs est le même.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hépatite B et grossesse. Partie 2. Neuf questions pratiques concernant l’accouchement et la prise en charge néonatale

  • En France, la stratégie de prévention de la transmission materno-fœtale du virus de l’hépatite B repose sur la sérovaccination à la naissance. La sérothérapie consiste à injecter 30 UI/kg d’immunoglobulines spécifiques anti-HBs d’origine humaine dans les premières heures de vie, ce qui correspond en pratique à 1 mL, soit 100 UI. La vaccination doit également être réalisée dès les premières heures de vie et une nouvelle injection doit être réalisée à 1 mois et à 6 mois. Chez les nouveau-nés de moins de 32 SA et/ou de moins de 2 kg, une réponse vaccinale plus faible amène à prescrire une injection supplémentaire à 2 mois. Cette sérovaccination permet de réduire le risque de transmission materno-fœtale de 57 à 4 % environ. Les facteurs de risque d’échec de cette prévention sont une charge virale maternelle élevée (supérieure ou égale à 7 log) et/ou la présence d’AgHBe. La voie d’accouchement ne modifie pas le risque de transmission materno-fœtale du virus de l’hépatite B lorsque la sérovaccination à la naissance a été bien conduite. De même, l’allaitement maternel ne modifie pas le risque de transmission materno-fœtale du virus de l’hépatite B après sérovaccination. Il est recommandé par l’OMS. Pendant le travail, le pH in utero ne doit être réalisé qu’en cas de stricte nécessité, les données de la littérature ne permettant pas de conclure sur le risque de transmission.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Statut vaccinal contre le virus de l’hépatite B et facteurs associés parmi le personnel de santé au Burkina Faso

  • Introduction. Évaluer le statut vaccinal contre le virus de l'hépatite B (anti-VHB) et les facteurs associés à la vaccination contre le VHB parmi les professionnels de santé au Burkina Faso. Méthodologie. Nous avons réalisé une étude transversale entre août et septembre 2010 sur les professionnels de santé exerçant depuis au moins trois mois dans les formations sanitaires. Les données ont été collectées à l'aide d'un questionnaire autoadministré. Des échantillons sanguins ont été prélevés chez les participants consentants, pour la recherche des anticorps anti-HB. Résultats. Au total, 452 professionnels de santé ont été enquêtés. Parmi eux, 47,7 % ont été en contact au moins une fois avec le vaccin anti-VHB. Cependant, en considérant la couverture vaccinale suivant le calendrier vaccinal préconisé, 10,9 % de l'échantillon étudié étaient correctement vaccinés. Les facteurs associés au statut vaccinal (au moins une dose de vaccin anti-VHB reçue) étaient l'âge (p = 0,005), la catégorie professionnelle (p = 0,005) et l'ancienneté dans la profession (p = 0,001). L'anticorps anti-HB a été retrouvé chez 61,6 % des répondants, avec une différence significative (p = 0,01) entre les sujets ayant bénéficié d'au moins une dose de vaccin (76,7 %) et ceux qui ont déclaré n'avoir jamais été vaccinés (50,3 %). Conclusion. La couverture vaccinale anti-hépatite B chez les professionnels de santé est faible au Burkina Faso, d'où la nécessité de promouvoir la vaccination contre le VHB dans les services de santé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Anticorps dirigés contre l'antigène de core du virus de l'hépatite B chez les donneurs de sang

  • La prévalence et les facteurs de risques ont été étudiés dans différents groupes de donneurs de sang porteurs d'anticorps dirigés contre l'antigène de core du virus de l'hépatite B (VHB) (anti-HBc). En 1998, parmi 12 456 dons issus de nouveaux donneurs premier don, 163 étaient positifs avec les deux tests de dépistage (1,31 %). Ils se répartissaient en 69 femmes (42,3 %) et 94 hommes (57,7 %). Trois sujets n'avaient pas d'anti-HBs mais étaient négatifs en anti-HBc IgM. Quarante (24,5 %) étaient originaires d'un pays autre que la France et la majorité (25, soit 62,5 %) était née dans le Maghreb. Quatorze avaient été vaccinés contre le VHB (8,6 %). Huit (4,9 %) avaient des antécédents d'hépatite. Des voyages en zone d'endémie (Afrique et Asie) avaient été effectués par 26 sujets des 76 recontrôlés. Deux (2,6 %) avaient des antécédents transfusionnels et six (7,9 %) avaient été en contact avec un proche contaminé par le VHB. Parmi 78 033 dons de donneurs connus, 26 (0,033 %) étaient positifs avec les deux tests. Seize étaient des faux positifs probables car retrouvés négatifs sur le prélèvement de contrôle. Parmi les dix donneurs restants, neuf avaient des anti-HBs positifs. Un donneur avait des anti-HBc IgM et avait été récemment infecté par le VHB. La prévalence des anti-HBc chez les nouveaux donneurs reste faible. Les voyages en zone d'endémie et les contacts avec un sujet infecté par le VHB sont les facteurs de risque les plus fréquents. Enfin, la séroconversion VHB chez les donneurs connus est un événement rare. L'intérêt du dépistage anti-HBc en transfusion reste limité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place des interférons dans le traitement des infections par les virus de l'hépatite B et de l'hépatite C.

  • Propos.- Depuis la découverte du virus de l'hépatite C (VHC), l'efficacité du traitement a considérablement progressé, de la monothérapie avec l'interféron (IFN) alpha standard pendant six mois qui permettait d'obtenir moins de 10 % de réponse virologique prolongée, jusqu'à la récente bithérapie IFN pégylé-ribavirine permettant d'obtenir 55 % de réponse virologique prolongée. Actualités et points forts. - Toutefois les problèmes thérapeutiques que pose l'infection VHC ne sont pas encore totalement réglés, notamment ceux liés à la tolérance clinicobiologique, aux rechutes virologiques, aux non-réponses virologiques, à la prise en charge des patients cirrhotiques, aux manifestations extrahépatiques, ou à la co-infection VHC-VIH. Ces dix dernières années, de nouveaux traitements efficaces contre le virus de l'hépatite B (VHB) sont apparus, IFN puis analogues nucléosidiques dont certains sont disponibles en France (lamivudine, adéfovir, dipovoxil). Le principal objectif du traitement de l'hépatite chronique B est d'obtenir l'inhibition de la réplication du virus de l'hépatite B (VHB) et la séroconversion Hbe, ce qui augmente significativement la survie des patients. Les avantages et inconvénients des ces différents traitements sont analysés. Perspectives et projets. - Malgré les progrès considérables et rapidement obtenus dans la prise en charge thérapeutique des infections à VHC et VHB, plusieurs inconnues persistent, qui justifieront de nouveaux essais, en particulier pour évaluer l'efficacité, la tolérance d'association d'agents antiviraux.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Vascularite rénale dans le cadre d’une cryoglobulinémie mixte associée au virus de l’hépatite B

  • Nous rapportons le cas d'une patiente âgée de 70 ans hospitalisée pour insuffisance rénale et altération de l'état général. L'électrophorèse des protéines sériques sur gel d'agarose indique la présence d'un discret pic monoclonal au niveau des gammaglobulines identifié par immunofixation comme IgM de type kappa. La recherche d'une cryoglobulinémie effectuée dans un laboratoire de ville a été rendue positive et caractérisée comme monoclonale IgM kappa. Ce typage a orienté le diagnostic vers la maladie de Waldenstrôm. Cependant, la biopsie ostéomédullaire a fait exclure tout syndrome lymphoprolifératif. D'autre part, la positivité de la sérologie de l'hépatite B a justifié une deuxième demande de l'étude de la cryoglobulinémie, effectuée dans notre laboratoire. La cryoglobuline a été caractérisée comme mixte (IgM kappa monoclonale et IgG polyclonales). Ce résultat associé au bilan immunologique (C3, C4, facteur rhumatoïde) et au résultat de la biopsie rénale a fait retenir pour notre patiente le diagnostic d'une vascularite rénale reliée à l'infection chronique par le virus de l'hépatite B. Cette observation rappelle l'importance des précautions préanalytiques, des choix techniques et de la maîtrise des principes de l'interprétation. Une bonne maîtrise technique et une expérience dans l'interprétation sont en effet aujourd'hui les seules garanties de la qualité du résultat de l'étude des cryoglobulines qui a une grande importance en médecine interne.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une expérience de lutte contre l’hépatite B en zone rurale à l’extrême nord du Cameroun

  • Une expérience de quatre années de lutte contre la transmission du virus de l’hépatite B (VHB) en zone rurale de l’extrême nord du Cameroun est présentée : (i) prévention de la transmission mère-enfant, (ii) dépistage de l’antigène HBs (AgHBs) avant transfusion de sang, (iii) dépistage des co-infections VIH/VHB, (iv) protection du personnel soignant. La prévalence de l’AgHBs est très élevée dans les quatre populations étudiées : 18,2 % des femmes enceintes, 16,9 % des candidats au don du sang, 14,4 % des personnes vivant avec le VIH, 18 % du personnel soignant. Malgré la limitation des ressources, des actions efficaces sont possibles. Une prévention de la transmission mère-enfant du VHB avec vaccination dès la naissance a pu être mise en place, avec certes des goulets d’étranglement – analogues à ceux observés en matière de VIH – mais se réduisant au fil de l’étude. L’optimisation des pratiques au fil des années a permis de dépister la totalité des candidats au don de sang pour le VIH, l’AgHBs et le VHC et d’en écarter un sur cinq. Le dépistage sanguin des membres du personnel soignant a rappelé que la protection des adultes repose sur une vaccination très précoce et non à l’embauche, avec cependant la possibilité de reconnaître par recherche de l’anticorps anti-HBc les rares personnes éligibles pour une vaccination à l’âge adulte. Un programme de lutte contre la transmission du VHB, essentiel en Afrique, apparaît réalisable en zone rurale à condition de s’inscrire dans le cadre d’une amélioration globale des prestations de soins.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evaluation d'une campagne de promotion de la vaccination contre l'hépatite B chez les adolescents de la région de Montréal-Centre en milieu scolaire.

  • Objectif. Un projet de promotion de la vaccination contre l'hépatite B a été conçu pour rejoindre les adolescents de la région de Montréal. Un dépliant destiné aux étudiants, un guide du professeur ainsi qu'une affiche ont été conçus. Nos objectifs étaient que 25 % des professeurs donnent un cours sur l'hépatite B et 25 % des étudiants débutent la vaccination contre l'hépatite B. Méthode : La campagne de promotion ciblait 100 000 étudiants répartis dans 225 écoles secondaires publiques et privées. L'évaluation s'est déroulée six mois après le début de la campagne. Les données ont été recueillies par des questionnaires auto-administrés auprès des étudiants (n=206), des professeurs (n=128) et des infirmières scolaires (n=30). Résultats : Deux tiers des professeurs ont utilisé le matériel et 45 % ont donné un cours. Les raisons invoquées pour donner un cours sont le fait que le professeur était à l'aise pour enseigner la matière et que le sujet est important. Six mois après le début de la campagne, 38 % des étudiants ont reçu au moins une dose de vaccin. Conclusion : Les outils développés ont été appréciés par les étudiants et les professeurs et ils ont été utilisés pendant les cours. Les professeurs, lorsqu'ils sont outillés et supportés par les infirmières scolaires, sont motivés pour transmettre des messages de santé auprès des adolescents.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Évolution des stratégies vaccinales et couverture vaccinale contre l’hépatite B en France, pays de faible endémie

  • Les vaccins contre l’hépatite B, qu’ils soient plasmatiques ou obtenus par génie génétique, ont fait la preuve de leur innocuité et de leur forte immunogénicité. En France, des études de grande ampleur portant sur la population générale, ont rapporté un taux de couverture global de 21,7 % et un faible taux de couverture avec trois doses de vaccin chez les nourrissons (19,8 %), les enfants (23,3 %) et les adolescents (46,2 %). Parmi le personnel hospitalier public ou privé, 80 à 90 % des médecins et des personnels soignants sont vaccinés et le taux de couverture est très élevé chez les personnes consultant pour accidents d’exposition au sang (90 à 100 %). Parmi les groupes à haut risque d’exposition, on peut regretter l’application incomplète des programmes de prévention de la transmission mère–enfant, et le faible taux de couverture (25 à 45 %) retrouvé chez les drogués par voie intraveineuse, les prisonniers ou les consultants pour maladie sexuellement transmise. Au total, les taux de couverture obtenus sont insuffisants pour obtenir une réduction significative et le contrôle des infections par le virus de l’hépatite B en France. Des efforts conséquents seront nécessaires pour relancer la vaccination dans la population générale (nourrissons tout particulièrement) et dans certains groupes à risque si l’on ne veut pas repousser de 20 ans l’arrêt des transmissions du virus de l’hépatite B en France.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hépatite B et grossesse. Partie 1. Treize questions pratiques en période anténatale

  • En France, la prévalence de l’hépatite B chronique est d’environ 1 % chez la femme enceinte (portage généralement asymptomatique de l’AgHBs). Le risque de transmission materno-fœtale de l’hépatite B est d’autant plus élevé que la charge virale mesurée par PCR est plus élevée chez la mère (supérieure à 7 log) ou que l’AgHBe est présent. En cas de transmission materno-fœtale du virus de l’hépatite B, le risque pour le nouveau-né de développer une hépatite B chronique ultérieure est très élevé (90 %), avec des complications à long terme telles que la cirrhose et le carcinome hépatocellulaire. La prévention de la transmission materno-fœtale repose sur le dépistage systématique de l’hépatite B durant la grossesse, suivie de la sérovaccination du nouveau-né à la naissance. En cas de nécessité, l’amniocentèse n’est pas contre-indiquée mais on évitera la réalisation d’un geste transplacentaire. En cas de charge virale supérieure ou égale à 7 log, un traitement antiviral à partir de 28 SA peut encore diminuer ce risque de transmission. En raison du faible risque de résistance virale et de sa bonne tolérance, le ténofovir doit être préféré à la lamivudine.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Vaccination hépatite B et sclérose en plaques : de l’incertitude médicale à l’indemnisation des victimes

  • Les cas de sclérose en plaques apparus dans les suites du programme de vaccination de masse contre l’hépatite B, sont à l’origine de demandes d’indemnisation. Ces demandes relèvent d’un régime juridique différent selon que la vaccination a été réalisée de manière obligatoire (responsabilité de l’État ou l’employeur) ou recommandée (responsabilité du laboratoire producteur du vaccin). Les travaux scientifiques actuellement disponibles n’objectivent pas de lien statistique significatif entre la vaccination contre l’hépatite B et la survenue ou l’aggravation d’une sclérose en plaques, ce qui pose la question de la possibilité même de l’indemnisation. L’analyse de la jurisprudence montre que dans un premier temps, l’incertitude scientifique du lien entre vaccination et survenue d’une sclérose en plaques a fait obstacle à toute indemnisation des victimes. Dans un second temps, les juridictions judiciaires et administratives se sont affranchies de cette incertitude et accèdent désormais aux demandes des victimes, en adoptant un raisonnement par présomption selon des critères précis et des règles différentes selon le régime juridique. Si causalité scientifique et causalité juridique ne sont pas nécessairement concordantes, l’incertitude médicale ne doit pas, selon la Cour de cassation et le Conseil d’État, être un obstacle à l’indemnisation des victimes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Signification du profil sérologique « anticorps anti-HBC isolés » chez 284 patients suspects d’être infectés par le virus de l’hépatite B

  • Le profil « anticorps anti-HBc isolés » est fréquemment retrouvé dans l'infection par le virus de l'hépatite B et pose des problèmes d'interprétation. Le but de cette étude a été d'explorer ce profil « anticorps anti-HBc isolés » obtenu par la méthode Elisa chez 284 patients suspects d'être infectés chroniquement par le virus de l'hépatite B. Pour cela, les sérums de ces patients ont été analysés par une technique immunoradiométrique (Irma) pour rechercher les anticorps anti-HBs, les anticorps anti-HBc et l'antigène HBs, ainsi que par la technique d'amplification génique pour la recherche de l'ADN VHB. Parmi les 284 sérums testés, 124 contenaient des anticorps anti-HBs par la technique Irma correspondant ainsi à une hépatite B résolutive, 19 se sont révélés anticorps anti-HBc négatifs par Irma, évoquant des résultats faussement positifs par Elisa, 2 sérums étaient antigène HBs positifs par Irma et seraient donc en rapport avec d'authentiques hépatites B. La recherche du génome VHB a été positive dans 4 sérums, compatible avec des hépatites B occultes. Au total, ce profil « anticorps anti-HBc isolés » est dans la plupart des cas compatible avec une hépatite B résolutive, mais peut aussi cacher une authentique hépatite B chronique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hépatite B : contrôler ou guérir ?

  • Hépatite b : contrôler ou guérir ? L’infection par le virus de l’hépatite B (VHB) est un problème majeur de santé publique. avec 254 millions de personnes porteuses de ce virus dans le monde et près de 300 000 en France. Le rôle de la réponse immunitaire est essentiel au cours de l’infection par le VHB et responsable de l’essentiel des lésions hépatiques et des manifestations cliniques. Le dépistage de l’hépatite chronique, qui est le plus souvent asymptomatique, doit être fait devant tout sujet ayant des facteurs de risque de contamination et devant toute augmentation des transaminases. La vaccination, qui est très efficace, doit être effectuée de façon systématique dans la petite enfance et chez les patients ayant des facteurs de risque de contamination. La nécessité du traitement dépend essentiellement de la phase de l’histoire naturelle du VHB où se situe le patient. Le traitement actuel de l’hépatite chronique B repose essentiellement sur un traitement prolongé par les analogues nucléosidiques ou nucléotidiques et plus rarement par un traitement de durée finie par l’interféron alpha pégylé. L’objectif de ces traitements est d’obtenir une virosuppression prolongée, une réponse biochimique et, de façon optimale, une perte de l’antigène HBs et une séroconversion anti-HBs durable, définissant la guérison fonctionnelle. Les recherches actuelles visent à développer de nouveaux antiviraux directs et des traitements immunomodulateurs dont les combinaisons permettront peutêtre d’obtenir une guérison de l’hépatite B.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Échec de la séroprophylaxie contre le virus de l’hépatite B. Analyse de la littérature et mise au point à partir d’une série de 11 cas de contamination périnatale

  • L’infection chronique par le virus de l’hépatite B (VHB) entraîne un risque de cirrhose et de carcinome hépatocellulaire. En France, la transmission materno-infantile du VHB reste responsable de plus du tiers des contaminations, devenant chronique dans plus de 90 %. L’Organisation mondiale de la santé a recommandé un programme d’immunisation des nouveau-nés, effectif en France depuis 1994. Cela ne protège pas tous les enfants puisqu’on rapporte un échec de la séroprophylaxie chez 4 à 10 % des nouveau-nés. Nous rapportons les cas de 11 enfants infectés par le VHB, suivis dans 2 centres, entre 1993 et 2015, pour lesquels l’échec de la sérovaccination a été retenu comme facteur étiologique. Nous rappelons et discutons le dépistage maternel, les modalités de la sérovaccination à la naissance et de surveillance, le rôle de la charge virale maternelle, d’une amniocentèse et des modalités d’accouchement comme facteurs de risque. Ces observations rappellent que les principaux facteurs d’échec de la sérovaccination sont une mauvaise application des recommandations de dépistage et de réalisation de la sérovaccination, et l’importance de la réplication virale chez la mère (>

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prévalence des marqueurs du virus de l'hépatite B dans une population de femmes enceintes à Brazzaville (Congo).

  • Le risque de transmission périnatale du virus de l'hépatite B est bien connu , mais au Congo où l'hépatite B est endémique et la prévalence du carcinome hépatocellulaire élevée, il n'existe aucune étude sur ce mode de transmission. Nous avons donc effectué une recherche systématique de l'antigène HBs sur une période de 3 mois chez 292 femmes enceintes, venues consulter ou accoucher dans 3 formations sanitaires de Brazzaville. En cas de positivité, les autres marqueurs du virus B, excepté l'ADN sérique, ont été recherchés. La séroprévalence de l'AgHBs pour l'ensemble de ces femmes était de 6,5 %. Elle était significativement plus élevée chez les femmes enceintes malades hospitalisées que les femmes enceintes asymptomatiques, suivies pour leurs consultations périnatales. La prévalence globale de l'infection par le VHB était de 57,8 % , celle du profil AgHBs + AgHBe de 2,05 %. Le risque de transmission pour un enfant qui naît à Brazzaville était estimé à 2,7%. Il ressort de cette étude que le dépistage anténatal systématique du VHB et l'intégration de la vaccination anti-hépatite B chez l'enfant constituent des moyens efficaces pour prévenir cette affection.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Accidents avec risque de transmission, du VIH, du virus de l'hépatite B et du virus de l'hépatite C dans le secteur médical.

  • Le personnel médical subit fréquemment des accidents par piqûre, coupure ou exposition de muqueuses avec du matériel potentiellement Infectieux et risque ainsi d'être Infecté par le VIH, le virus de l'hépatite B et celui de l'hépatite C. Toutes les mesures techniques, organisationelles et de protection personelle nécessaires doivent être mises en place pour les éviter. Une promotion de la vaccination contre l'hépatite B est importante. Lorsqu'un évènement survient, une prise en charge rapide est indiquée pour évaluer le risque lié à l'exposition et l'indication à une prophylaxie post-exposition (thérapie anti-rétrovirale, rappel vaccinal et immunoglobulines contre l'hépatite B). Lorsqu'il y a eu exposition certaine à un des virus, l'information détaillée du patient et son suivi doivent être assurés par un spécialiste.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov