Hepatite b chronique [ Publications ]

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  • Les lésions induites par le virus B sont la conséquence de la réponse humorale et de la réponse cellulaire du système immunitaire, dirigées respectivement contre l'antigène HBe et la protéine HBc présents dans la membrane cellulaire de l'hépatocyte. L'histoire naturelle de l'hépatite B chronique comporte trois phases. La première (phase d'immunotolérance) implique une inhibition de la réponse immunologique par un excès d'antigène HBe et se caractérise par une hépatite histologiquement et biologiquement peu évolutive. La seconde (phase d'immunoélimination) correspond à une activation de la riposte immunitaire se traduisant par une aggravation des lésions et de la cytolyse. La troisième se caractérise par la séroconversion antigène HBe/anti-HBe. L'apparition d'un virus mutant precore se différenciant du virus originel (ou virus sauvage) par l'incapacité de sécréter l'antigène HBe, joue probablement un rôle important dans la perte de l'immunotolérance en abaissant le taux circulant de cet antigène. L'immunoélimination préférentielle des hépatocytes infectés par le virus sauvage aboutit à la sélection du virus mutant precore et à l'émergence d'une virémie C antigène HBe négative, associée à une séroconversion antigène HBe/anti-HBe. Le taux de cette virémie résiduelle est négligeable (porteur sain) ou suffisante pour entretenir des lésions (hépatite B chronique anti-HBe positive). L'alpha interféron qui a pour but d'accélérer la séroconversion antigène HBe(anti-HBe est indiqué au début de la phase d'immunoélimination. La posologie optimale est de 5-10 MU 3 x/semaine pendant 4 à 6 mois. Le taux de réponse est globalement de 40 %. Le candidat idéal est un patient positif pour l'antigène HBe chez lequel l'aspect histologique d'hépatite chronique active, le taux de transaminases supérieur à 200 Ul/l et la concentration de l'ADN du virus B inférieure à 100 pg/ml témoignent d'une réaction immunologique importante. Certaines situations particulières (non répondeurs, surinfection par le virus delta ou le virus C, hépatite B chronique anti-HBe positive, patients immunodéprimés, cirrhose décompensée) constituent des contre-indications à l'interféron ou imposent une modification du schéma thérapeutique habituel.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement de l'hépatite B chronique: ça bouge!

  • L'interféron pégylé (PEG-IFN) est le traitement de choix du virus de l'hépatite B chronique (VHB) chez les patients n'y présentant pas de contre-indication. L'association de ce traitement à la lamivudine n'en change pas l'efficacité. Chez les patients n'ayant pas répondu au PEG-IFN ou y présentant des contre-indications, l'usage prolongé de la lamivudine est limité par l'apparition fréquente de mutations et l'échappement au traitement nécessitant l'usage d'autres antiviraux : l'adéfovir est un premier choix. Son efficacité est confirmée et le risque de résistance est très faible. Cependant, le traitement d'avenir du VHB chronique semble être l'entécavir: cet inhibiteur sélectif de la polymérase VHB entraîne une réponse virale supérieure à celle de la lamivudine, est bien supporté et n'est associé qu'à un faible risque de résistance même lors de traitement prolongé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge du VIH et de l'hépatite B chronique chez les migrants subsahariens en France : le rôle-clé de la relation médecin-patient

  • En France, la part des populations n&#233,es en Afrique subsaharienne parmi les personnes ayant une h&#233,patite B chronique ou vivant avec le VIH est importante. L&#8217,objectif de cette &#233,tude &#233,tait d&#8217,analyser les caract&#233,ristiques des relations m&#233,decins-patients pour ces pathologies lorsque le patient est un migrant subsaharien, selon les objectifs des m&#233,decins, les attentes des patients, le contexte de la prise en charge de ces pathologies.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov