Hemorragie de la delivrance [ Publications ]

hemorragie de la delivrance [ Publications ]

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  • L’hémorragie de la délivrance est actuellement la principale cause de mortalité maternelle en France. L’objectif du traitement est de maintenir une volémie efficace et d’arrêter le saignement par des moyens à la fois médicaux et chirurgicaux. Nous rapportons deux cas d’hémorragie de la délivrance par atonie utérine avec choc hémorragique et troubles sévères de la coagulation. Les traitements habituels médicaux et chirurgicaux de cette hémorragie ayant échoué, après la transfusion de plus d’une masse sanguine, la décision a été prise d’utiliser du facteur VII activé recombinant (rFVIIa) à la dose de 60 μg/kg en bolus IV. Dans les deux cas, le rFVIIa a permis d’arrêter le saignement diffus et persistant malgré l’hémostase chirurgicale. Aucune transfusion n’a été nécessaire après l’administration de rFVIIa qui pourrait être un agent hémostatique d’ultime recours dans le traitement des hémorragies de la délivrance réfractaires aux thérapeutiques usuelles. Le moment et la dose d’utilisation optimale, ainsi que la sécurité de son emploi restent à déterminer. Une patiente a développé, quatre semaines plus tard, une thrombose bilatérale des veines ovariennes, complication dont le lien avec l’utilisation de rFVIIa ou les ligatures étagées de l’utérus (capitonnage de l’utérus suivant la technique de CHO) effectuées lors de la chirurgie reste indéterminée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Utilisation prophylactique du facteur VII activé recombinant dans l’hémorragie de la délivrance par césarienne chez une patiente atteinte de déficit majeur en facteur VII : à propos d’un cas

  • La prise en charge de l'accouchement de patientes atteintes de déficits constitutionnels quantitatifs majeurs en facteur VII (FVII) est peu décrite. Nous rapportons ici le cas d'un accouchement par césarienne chez une femme de 27 ans, primipare, primigeste, avec déficit constitutionnel majeur en FVII par mutation faux-sens (p.Arg337Cys), dont la prophylaxie de l'hémorragie a été réalisée par FVII recombinant activé (rFVIIa). Parmi sa fratrie, un seul frère est atteint d'un déficit majeur en FVII avec signes de diathèse hémorragique dans l'enfance (rectorragies). Le déficit en FVII (8 %) a été découvert à la naissance dystocique compliquée d'une fracture de la clavicule gauche et d'un hématome du muscle sterno-cléido-mastoïdien droit. Une césarienne était programmée du fait d'un utérus bifide avec cloison vaginale. La césarienne était réalisée sans complication à 38 semaines de gestation avec une prophylaxie de l'hémorragie par rFVIIa (20 μg/kg) 30 minutes avant l'intervention, puis toutes les 3 heures pendant 48 heures. L'évaluation de l'efficacité de ce protocole implique la réalisation d'études complémentaires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hémorragie de la délivrance: etude rétrospective a propos de 65 cas.

  • L'hémorragie de la délivrance est un problème de santé publique d'actualité. Elle est responsable de 31.5 % des décès maternels en Tunisie. Le but de ce travail est d'étudier la fréquence de cette complication, sa gravité, ses facteurs de risque, ses étiologies et ses méthodes de prise en charge.C'est une étude rétrospective, de 65 cas d'hémorragie de la délivrance enregistrés au service de gynécologie obstétrique « C » du centre de maternité et néonatologie de Tunis durant 4 ans. La fréquence de l'hémorragie de la délivrance dans notre série est de 1.19 %. L'âge moyen des patientes est de 31 ans. Leur parité moyenne est de 2.4. Les facteurs de risque ressortant de notre série sont: toxémie gravidique (35.4 %), primiparité (33.8 %), âge maternel avancé (30.7 %), anémie pré-existente (24.6 %), la surdistension utérine (21.3 %), une durée moyenne anormale du travail (69.6 %), usage d'ocytociques au cours du travail (34 %), déclenchement (21.5 %). Les étiologies dans notre série sont: l'atonie dans 63 % des cas. rétention placentaire dans 31.2 % des cas, coagulopathie (9.2 %), placenta praevia (1.5 %), inversion utérine (1.5 %). La prise en charge doit être multidisciplinaire, systématisée, précoce et dynamique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Nécrose pariétale utérine partielle après capitonnage hémostatique au cours d'une hémorragie de la délivrance.

  • L'hémorragie de la délivrance reste la première cause de mortalité dans la majorité des pays y compris le Maroc. Sa prise en charge doit être multidisciplinaire, rapide, avec mise en ‘uvre de moyens médicaux et parfois chirurgicaux pour contrôler l'hémorragie. Les techniques de compression ou de cloisonnement utérins ont été peu évaluées mais diffusées rapidement dans le monde entier vu la facilité de leur réalisation, Néanmoins des complications secondaires ont été rapportées dans la littérature dont la nécrose utérine. Nous rapportons le cas d'une patiente de 33ans césarisée à 38 semaines d'aménorrhée pour utérus cicatriciel associé à une grossesse gémellaire avec inertie utérine. Un capitonnage hémostatique a été nécessaire pour contrôler l'hémorragie, l’évolution a été marquée par la survenue d'une nécrose partielle utérine confirmée histologiquement. Nous insistons à travers cette observation et sous la lumière de la revue de la littérature sur la nécessité d'un suivi post opératoire des patientes qui bénéficient de capitonnage hémostatique pour mieux documenter l'efficacité et les complications de cet acte chirurgical qui reste encore sous évalué.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge de l’hémorragie de la délivrance par plaies cervicovaginales : un cas de nécrose utérine post-embolisation artérielle

  • Nous décrivons un cas de nécrose utérine après embolisation artérielle avec des particules résorbables au décours d’une hémorragie de la délivrance par lacération vaginale après échec de l’hémostase chirurgicale. Ce cas illustre l’importance des bonnes pratiques pour limiter les risques de survenue de cette complication post-embolisation : contrôle de la taille des particules, embolisation la plus sélective possible en cas d’extravasation active visualisable, prévention de l’infection. Avant tout, il faut rappeler que la chirurgie reste la prise en charge de première intention. Elle doit être optimisée dans les hémorragies par atteinte des parties molles sans atonie utérine associée. Le recours à l’embolisation est possible en cas d’échec et elle doit alors être réalisée sans tarder. Le diagnostic de nécrose utérine doit être éliminé en cas de syndrome septique persistant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Angor et sulprostone au cours d’une hémorragie de la délivrance

  • La survenue d’un angor, chez une femme de 31 ans, sans antécédent coronarien, au décours d'un accouchement sous analgésie péridurale et ayant reçu du sulprostone est rapportée. La douleur thoracique évocatrice a coïncidé avec le début de la perfusion de prostaglandine et a cédé quelques minutes après l’arrêt de celle-ci. Les marqueurs de la souffrance myocardique ont été négatifs et le réseau coronarien s’est avéré exempt de lésion après exploration angiographique à distance. L’étiologie du spasme coronarien a été retenue. Après un bref rappel sur l'inertie utérine et à la lumière de cette observation et des cas antérieurement publiés, les effets du sulprostone sur le réseau coronarien sont discutés et les précautions d’utilisation de cette molécule sont rappelées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Inversion utérine: une cause d'hémorragie de la délivrance à ne pas méconnaître. Mise au point.

  • Les hémorragies obstétricales graves sont la première cause de morbidité et de mortalité maternelle. Si les causes classiques telles que l'inertie utérine ou la rétention placentaire sont bien connues, l'inversion utérine est une étiologie rare à ne pas méconnaître. Seuls un diagnostic et une prise en charge très précoces permettent d'éviter des conséquences graves et irréversibles. Une observation d'inversion utérine est rapportée. Les circonstances de survenue et les modalités thérapeutiques sont également discutées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov