Hemopathies [ Publications ]

hemopathies [ Publications ]

Publications > hemopathies

  • Monsieur B., 86 ans, est hospitalisé pour une bronchopneumopathie fébrile. Le premier hémogramme, réalisé avec un appareil Bayer Technicon H2, montre une hyperleucocytose et une hyperplaquettose (tableau 1). L'histogramme de répartition en volume des plaquettes est atypique (courbe non semi-logarithmique, mode inférieur à 2 fl, suspicion d'un grand nombre de petites plaquettes), ce qui déclenche l'alarme NF pour no fit (figure 1, A). La prédominance d'événements de petite taille (zone 2 à 5 fl) est à l'origine de l'alarme NP pour noise platelets. Des alarmes concernant les leucocytes et les hématies sont également affichées. En effet, la numération leucocytaire est plus élevée dans le canal « peroxydase » que dans le canal « basophile », et pour les hématies, l'appareil signale un flux irrégulier et une anomalie de la mesure de l'hémoglobine (alarme FN pour flatness, déclenchée dans la plupart des cas par la présence de microcaillots). L'examen du sang entre lame et lamelle montre de petits précipités grisâtres légèrement réfringents à contours irréguliers. Après sédimentation du prélèvement, il existe un précipité au niveau du plasma. L'hypothèse d'une cryoglobuline est émise. Le prélèvement est placé 30 min à 37 °C puis analysé à nouveau avec le même appareil (tableau). La courbe de répartition en volume des plaquettes est lissée (figure 1, B). Les alarmes ont disparu. Il persiste en revanche une hyperlymphocytose à 5,48 x 109/l avec alarme LUC pour large unstained cells, à 8,4 %. La formule réalisée au microscope indique 60 % d'éléments lymphoïdes (6,88 x 109/l). Le même prélèvement a été analysé également avec un automate STKS Coulter (tableau). À température ambiante, la courbe plaquettaire n'a pas été lissée (figure 2, A) et l'histogramme de répartition en volume des plaquettes est très atypique (alarme R à côté de la numération, du VPM et du PDW) avec, là aussi, tassement vers les très petits volumes (¾ 2 fl). L'histogramme différentiel des leucocytes (figure 2, A), qui représente la distribution en volume des leucocytes après action différentielle de l'agent de lyse, montre également une anomalie qualitative : des événements sont enregistrés à l'origine du graphe (région 35 fl). Cette interférence par des éléments de faible volume est signalée par l'alarme *R à côté du compte des leucocytes et R à côté de la formule. Les commentaires suivants : érythroblastes ou NRBC, microcytes ou micro RBC, fragments d'hématies ou RBC fragments, amas de plaquettes ou platelet clumps, et plaquettes géantes ou giant platelets, désignent les éléments qui se situent dans cette zone de volume de l'histogramme différentiel des leucocytes. Après une incubation du prélèvement 30 min à 37 °C (tableau 1 et figure 3, B), les alarmes précédentes dites qualitatives concernant les leucocytes et les plaquettes ont disparu. En revanche, il persiste une hyperlymphocytose à 6,1 x 109/l.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Influence des polypathologies sur le traitement des hémopathies malignes

  • Les pathologies associées sont fréquentes à l'âge habituel de survenue des hémopathies malignes chez l'adulte. Ces comorbidités peuvent modifier l'évolution naturelle de ces maladies, conduire à des changements thérapeutiques et engendrer des coûts supplémentaires. Pour analyser leur fréquence et leur retentissement sur les décisions thérapeutiques, nous avons revu 330 dossiers de sujets atteints d'hémopathies malignes pris en charge dans les années 2003 et 2004 dans le service des maladies du sang de l'hôpital Saint-Antoine. L'âge médian des malades était de 61 ans. Quarante pour cent d'entre eux était soigné pour un lymphome surtout non hodgkinien. Seize pour cent était soigné pour un myélome et 8 % pour une leucémie aiguë. Seize pour cent d'entre eux était soigné pour une leucémie lymphoïde chronique, 16 % pour un syndrome myéloprolifératif. Une comorbidité a été trouvée chez près de 84 % des patients, dont l'hypertension artérielle dans 35 % des cas, une insuffisance coronarienne dans 16 % des cas, un diabète dans 13 % des cas ainsi qu'une bronchopathie chronique, une insuffisance rénale dans 10% des cas ainsi qu'une insuffisance cardiaque et des troubles du rythme cardiaque dans les mêmes pourcentages. Une modification du traitement (changement ou adaptation du protocole) a été retrouvée chez 62/276 patients porteurs d'une des comorbidités relevées. Les pathologies qui conduisent à des changements thérapeutiques sont dans l'ordre décroissant de risque relatif: le déficit neu- rologique (hors accident vasculaire cérébral) (odds ratio [OR]: 4,86 , IC 95 %: [1,47-16,02] , p = 0,009), le diabète insulinodépendant (OR: 4,33 , IC 95 %: [1,40-13,31] , p = 0,01), la bronchopathie chronique (OR: 3,33 , IC 95 %: [1,37-8,08] , p = 0,007), l'insuf- fisance rénale (OR: 3,07 , IC 95 %: [1,27-7,43] , p = 0,01 l'insuffisance coronarienne (OR: 2,89 , IC 95 %: [1,30-6,42] , p = 0,009) et l'hypertension artérielle (OR: 2,74 , IC 95 %: [1,39-5,38] , p = 0,003). Les comorbidités doivent être prises en compte dans la définition des groupes homogènes de patients pour mieux cerner le surcoût financier qu'elles peuvent entraîner. De même, les essais cliniques doivent prendre en compte ces données pour élaborer des protocoles thérapeutiques adaptés à la population traitée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

FGFR1 et MOZ, deux gènes clés dans les hémopathies malignes associées à des réarrangements de la région chromosomique 8p11-12

  • Les anomalies chromosomiques récurrentes affectant la région p11.12 du bras court du chromosome 8 sont associées à deux types d'hémopathies malignes: un syndrome myéloprolifératif atypique (mixte, lymphome B ou T associé à une prolifération myéloïde avec forte éosinophilie) et des leucémies aiguës myéloïdes (myélomonocytaires ou monocytaires associées à une forte érythrophagocytose). Les gènes impliqués dans ces réarrangements sont FGFR1 et MOZ qui codent respectivement pour un des quatre récepteurs de la famille des facteurs de croissance du fibroblaste et un membre d'une nouvelle famille d'histones acétyltransférases. Les protéines de fusion prédites potentiellement oncogéniques qui sont, d'une part, FOP-FGFR1, CEP110-FGFR1 et FIM-FGFR1 et, d'autre part, MOZ-CBP, MOZ-p300 et MOZ-TIF2 interviennent dans des mécanismes de leucémogenèse différents. L'activation constitutive du domaine catalytique de FGFR1 par homodimérisation, indépendamment des signaux régulateurs extracellulaires, et la délocalisation des protéines de fusion par rapport aux protéines sauvages pourraient induire le phénotype malin par le recrutement de substrats différents de ceux de FGFR1. Quant au rôle de la protéine MOZ dans la régulation de la transcription de gènes, peu de choses sont connues à l'heure actuelle. Cependant, tous les réarrangements chromosomiques décrits jusqu'à présent associent le domaine acétyltransférase de MOZ à ceux des coactivateurs de la transcription CBP, p300 et TIF2. Les protéines de fusion résultantes pourraient avoir des activités d'acétylation de la chromatine différentes de celles des protéines sauvages et entraîner une dérégulation de l'expression des gènes sous leur contrôle ou recruter d'autres histones acétyltransférases. La découverte d'un nombre croissant de réarrangements chromosomiques affectant FGFRI et MOZ désigne ces gènes comme des cibles importantes dans les processus oncogéniques ainsi que dans le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La cytométrie en flux : intérêt dans le diagnostic phénotypique et le suivi des hémopathies malignes

  • Le diagnostic des hémopathies malignes, et en particulier celui des leucémies aiguës et des lymphomes malins non hodgkiniens, est basé sur une analyse multiparamétrique: à côté de la morphologie, des études phénotypiques et génétiques (cytogénétiques et moléculaires) sont actuellement nécessaires. Certaines entités ont été décrites ou ne sont reconnues que par l'une des ces approches. La cytométrie en flux permet de caractériser ainsi le composant normal cellulaire dont dérive la prolifération, le degré de différenciation au sein de cette lignée. En outre, elle définit la clonalité en particulier dans les proliférations lymphoïdes B mais aussi T, elle recherche l'existence éventuelle de critère de malignité tel que des trous phénotypiques ou des expressions d'antigène aberrant. Enfin, elle précise des critères pronostiques. Parmi les différentes hémopathies, les leucémies aiguës lymphoblastiques sont préférentiellement reconnues par cette approche, alors que dans les leucémies aiguës myéloblastiques le phénotypage permet une confirmation du diagnostic cytologique et la recherche de facteurs pronostiques. Un système de score (EGIL) permet d'assigner aux cellules tumorales leur contrepartie normale à une lignée en fonction de l'expression de différents marqueurs. Dans les lymphopathies chroniques, l'immunophénotypage peut faire le diagnostic grâce à un système analogue tel que le système du score de Matutes dans la leucémie lymphoïde chronique. Dans d'autres pathologies, comme les lymphomes du manteau, le lymphome folliculaire, les leucémies à tricholeucocytes, certaines combinaisons antigéniques permettent d'évoquer le diagnostic mieux qu'en immunohistochimie. En effet, la coexpression de plusieurs marqueurs est un élément essentiel de cette approche diagnostique qu'il peut être difficile à mettre en évidence sur coupe. Enfin, lors du suivi sous traitement, la détection de la maladie résiduelle basée sur la détection d'événements rares caractérisés par un phénotype spécifique est une approche qu'il convient d'évaluer par rapport, en particulier, aux techniques de biologie moléculaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Protéasome et hémopathies malignes.

  • Les protéasomes constituent la principale structure protéolytique non lysosomale de la cellule. Ils jouent un rôle capital dans l'élimination des protéines anormales des protéines à demi-vie courte ou de celles qui contrôlent le cycle cellulaire. Ils prennent une part essentielle à la production des peptides qui vont être présentés en association aux molécules HLA-I. Leur structure est faite d'un core protéolytique (protéasome 20S) formé de 4 anneaux de 7 sous-unités protéiques qui s'associe à des complexes régulateurs (notamment le complexe 19S donnant ainsi le protéasome 26S). Par des techniques classiques de biologie cellulaire (cytométrie, immunofluorescence, Western blot...) notre équipe a particulièrement étudié l'expression des protéasomes au cours de la différenciation in vitro de lignées leucémiques (U937 et CCRF- CEM) induite par le PMA ou l'association vitamine D-acide rétinoïque. Au cours de la différenciation, le niveau d'expression et la localisation cellulaire du protéasome se modifient. Les différents anticorps monoclonaux utilisés montrent des variations différentes selon les sous-unités. Il semble y avoir une tendance générale à la disparition du protéasome au niveau nucléaire et à une diminution au niveau cytoplasmique. En revanche, la détection des antigènes protéosomaux au niveau membranaire augmente, ainsi que dans le surnageant de culture. Nous avons mis au point une technique ELISA pour la mesure de la concentration plasmatique des protéasomes Les résultats préliminaire, montrent des modifications chez les malades atteints d'hémopathies malignes ou de tumeurs solides par rapport aux témoins. Les taux varient sous traitement. Il existe également une corrélation au taux de LDH. Ces résultats plaident en faveur d'un rôle des protéasomes intracellulaires dans la différenciation maligne, et mettent l'accent sur les modifications qualitatives. Les protéasomes circulants ne sont probablement pas un reflet passif de la masse tumorale et pourraient jouer un rôle plus complexe qu'une simple protéolyse Ils paraissent en tout cas avoir un intérêt diagnostique, pronostique et pour le suivi thérapeutique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Impact de la chimiothérapie sur les profils hématologiques et biochimiques au cours des hémopathies malignes à Abidjan (Côte d'Ivoire)

  • Notre travail a porté sur l'impact de la chimiothérapie sur les profils biochimiques et hématologiques au cours des hémopathies malignes diagnostiquées et suivies à Abidjan. Cinquante-sept malades sont recensés dont 26 étaient sous traitement. Le lymphome de Burkitt a été l'hémopathie maligne la plus fréquente (33 %), avec prédominance masculine (54 %) et un âge moyen de 26 ans. L'hyperleucocytose, l'anémie et la blastose médullaire constituaient les perturbations hématologiques les plus fréquentes. La masse tumorale représentée par l'hyperleucocytose et la blastose médullaire a provoqué une hausse des protéines de la réaction inflammatoire. Cette augmentation modérée pour les α1-globulines et l'haptoglobine était élevée (au moins deux fois les valeurs de référence) pour la protéine C réactive (CRP) et l'orosomucoïde. La rémission complète n'a été atteinte que pour les lymphomes de Burkitt où les paramètres hématologiques et biochimiques ont atteint des valeurs quasi normales après le traitement. Dans la leucémie myéloïde chronique (LMC), le traitement a provoqué une baisse de l'hyperleucocytose mais l'élévation de la CRP pourrait faire penser à une évolution vers une phase d'acutisation. Dans les leucémies aiguës, la chimiothérapie n'a pas permis d'atteindre la rémission complète. Les α1globulines, dont l'orosomucoïde, ont été les protéines de la réaction inflammatoire les plus sensibles au traitement. Même si la CRP a baissé, elle est restée élevée dans toutes les leucémies aiguës. Pour suivre l'efficacité du traitement ou la reprise évolutive de la maladie, les paramètres hématologiques n'ont pas été de meilleurs marqueurs que les données biochimiques et vice versa. Il serait convenable de les associer pour apprécier de manière plus juste l'efficacité de la chimiothérapie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Étude cytologique, immunophénotypique et cytogénétique d'une série de 136 cas consécutifs d'hémopathies lymphoïdes chroniques à cellules B matures ◊ ◊ Ce travail a été subventionné par un PHRC régional de 2001, intitulé « expression génique des proliférations lymphoïdes B chroniques matures ».

  • Une étude cytologique, immunophénotypique et cytogénétique a été réalisée sur une série de 136 patients (93 LLC, 43 lymphomes B) atteints de proliférations chroniques à cellules B matures dans le but de préciser les diagnostics, caractériser et apprécier les anomalies cytogénétiques. Dans cette série, sélectionnée notamment sur le critère de lymphocytose sanguine, les LLC sont deux fois plus fréquentes que les lymphomes B à petites cellules. Les sondes de FISH choisies révèlent des anomalies cryptiques qui resteraient méconnues par la cytogénétique conventionnelle (CC). La fréquence globale des anomalies clonales (CC et FISH) est de 74,8 % sur l'ensemble de la série, de 74,4 % pour les lymphomes et de 75,3 % pour les LLC qui sont très majoritairement des stades A de Binet (69A, 13B, 1C, 10 non précisés). Pour les LLC, les stades A sont anormaux à 88,4 %, les B à 84,6 % et les anomalies 13q14, délétions cryptiques et translocations, sont largement majoritaires , les translocations 14q32 et les trisomies 12 sont prédominantes dans la série de lymphomes. L'étude en FISH interphasique par des sondes locus-spécifique en cas d'anomalie métaphasique non clonale révèle souvent des clones méconnus.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Expositions professionnelles et hémopathies malignes: une enquête cas-témoins réalisée à Lyon (France).

  • Une étude épidémiologique cas-témoins a été réalisée à Lyon, dans le but de rechercher l'existence d'expositions professionnelles associées à un risque d'hémopathies malignes. Nous avons ainsi recueilli l'histoire professionnelle de 118 cas (52 lymphomes non hodgkiniens, 48 leucémies aiguës myéloïdes, 18 leucémies autres). Chaque cas était apparié à un témoin de même sexe, même âge, même origine ethnique, hospitalisé dans le même hôpital, atteint de pathologie non cancéreuse. Une équipe d'experts, associant des chimistes et des médecins du travail a analysé de façon systématique et en aveugle tous les dossiers à partir d'une liste de 320 expositions. L'analyse statistique a utilisé la méthode de Mantel-Haenszel. Après ajustement les odds-ratio sont augmentés pour les malades atteints de lymphomes non hodgkiniens et pour ceux exposés aux essences minérales (OR=14,86, IC 95%: 2,76-80,0), aux poussières de mine (3,91, 0,94-15,95), aux alcalis (2,90, 1,09-7,68) et aux encres (OR=2,47, 1,09-5,17), pour les encres, une relation dose-effet et durée d'exposition-effet a été observée. Parmi les malades atteints de leucémie aiguë myéloïde, un excès apparaît pour les composés de l'arsenic (3,02, 090-10,13) et de plomb (3,70, 1,09-13,44). Deux activités industrielles sont les plus fréquemment retrouvées chez les cas: l'agroalimentaire (14 cas/5 témoins) et les travaux d'infrastructure (12 cas/0 témoin). Certaines professions sont plus fréquentes chez les cas: le bobinage dans l'industrie textile (6 cas/0 témoin), les professions du verre (8 cas/1 témoin) et les manutentionnaires (10 cas/4 témoins).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Irradiation splénique dans les hémopathies myéloïdes: évaluation et toxicité

  • But de l'étude : Les myélofibroses (MF) et les leucémies myéloïdes chroniques (LMC) sont des maladies au cours desquelles apparaît fréquemment une splénomégalie, témoin d'une importante métaplasie splénique. Des irradiations spléniques sont pratiquées en pareil cas depuis fort longtemps, mais les données exploitables demeurent peu nombreuses et les modalités optimales de ces traitements restent à définir. Les résultats de l'irradiation splénique dans les hémopathies myéloïdes ont fait l'objet d'une analyse rétrospective. Patients et méthodes : Il s'agissait de 24 patients dont 15 atteints de MF et neuf de LMC. Les doses totales d'irradiation médianes délivrées étaient respectivement de 9,8 et 7,7 Gy. Résultats : La toxicité hématologique a été modérée (hormis la toxicité plaquettaire survenue chez des patients en phase aiguë de leur maladie). Aucune autre toxicité n'a été observée. Nous avons mis en évidence certains facteurs prédictifs de réponse à l'irradiation. Ainsi, dans les MF, il apparaît nécessaire, si possible, de délivrer une dose totale d'irradiation d'environ 14 Gy et d'initier l'irradiation avant d'être confronté à des besoins transfusionnels trop importants. Dans les LMC, il est préférable d'exclure les splénomégalies très volumineuses des indications d'irradiation , il faut probablement tenter de délivrer des doses suffisantes d'au moins 10 Gy, mais notre travail ne nous permet pas de conclure. Conclusion : Des études prospectives de phase Il restent à mettre en place afin d'étudier l'intérêt d'une radio-chimiothérapie et d'appréhender les mécanismes biologiques de radiosensibilité dans les MF.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Thérapeutique des hémopathies malignes par l'acide tout transrétinoïque.

  • Des blastes aux cellules matures: Les réti-noïdes, et en particulier l'acide tout transrétinoïque (ATRA), peuvent induire vitro et in vivo une différenciation des blastes de leucémie aiguë pro-myélocytaire (LAP). Des taux de rémission complète d'environ 90 p.100 peuvent être obtenus in vivo dans la LAP, par une différenciation des blastes. Contre Contre le syndrome d'activation leucocytaire: Cependant, l'ATRA a un effet secondaire potentiellement létal d'ATRA syndrome ou syndrome d'activation leucocytaire survenant généralement en association avec une augmentation rapide de la leucocytose. L'addition de chimiothérapie conventionnelle à l'ATRA peut prévenir ou réduire cet effet secondaire et peut par ailleurs grandement diminuer le risque de rechute. La combinaison d'ATRA et de chimiothérapie semble capable de guérir environ 70 p.100 des LAP, contre 40 p.100 seulement avec la chimiothérapie seule. Des points encore obscurs: Le mécanisme d'action de l'ATRA et la physiopathologie de l'ATRA syndrome ne sont pas complètement connus. Les signes cliniques de ce dernier, ressemblant à ceux du choc endotoxinique et du syndrome de détresse respiratoire de l'adulte, suggèrent un effet possible de l'ATRA sur le «relargage» de cyto-kines d'activation leucocytaire par les cellules leucémiques promyélocytaires. Dans les autres hémopathies malignes: L'ATRA et les autres rétinoïdes ont une efficacité limitée, à l'exception peut-être de la leucémie myélomonocytaire chronique du jeune enfant et des lymphomes cutanés épidermotropes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Thrombocytose majeure et anémie réfractaire avec sidéroblastes en couronne : une entité provisoire dans la classification OMS des hémopathies

  • La classification OMS décrit un groupe de maladies myélodysplasiques/myéloprolifératives intitulé anémie réfractaire avec sidéroblastes en couronne (ARSI) avec thrombocytose majeure, en soulignant qu'il s'agit d'une entité provisoire, sans consensus quant à son appartenance plutôt aux syndromes myélodysplasiques plutôt que myéloprolifératifs. Les auteurs rapportent deux observations qui présentent un excès de sidéroblastes en couronne et une thrombocytose majeure. Dans la première observation l'anémie sidéroblastique est concomitante de la thrombocytose, et correspond aux critères retenus par l'OMS pour cette entité provisoire. La seconde observation est celle d'une ARSI classique pour laquelle une thrombocytose apparaît après plusieurs années d'évolution: elle souligne qu'un lien, au moins évolutif, existe entre les ARSI et les syndromes myéloprolifératifs. Les auteurs reprennent les diverses situations d'anémies sidéroblastiques secondaires et primitives, de même que les thrombocytoses primitives et réactionnelles. Les observations de la littérature en rapport avec les ARSI + thrombocytose majeure sont peu nombreuses et ne permettent pas de trancher formellement entre forme particulière de myélodysplasie ou syndrome myéloprolifératif, justifiant que de tels patients entrent actuellement dans une catégorie provisoire. Il n'existe pas de schéma thérapeutique codifié pour ces affections.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Immunofixation des protéines sériques dans les hémopathies malignes autres que le myélome multiple et la maladie de Waldenström

  • L'intérêt de l'immunofixation des protéines dans le myélome et la maladie de Waldenstrôm est largement connu. Il est moins bien défini dans le cas des autres hémopathies malignes. Dans le cadre de ce travail, nous avons voulu préciser la fréquence et la nature des anomalies de l'immunofixation dans les hémopathies malignes autres que myélomes et maladies de Waldenstrôm. Pour cela, nous avons sélectionné, dans une population générale, les dossiers d'immunofixation de 61 patients porteurs d'hémopathies malignes et nous les avons comparés à une seconde population de 53 patients sans hémopathie mais atteints d'autres affections susceptibles de donner des anomalies de l'immunofixation. Nos résultats confirment la fréquence des anomalies à l'immunofixation chez les patients atteints d'hémopathies (70,5 % des cas contre 35,8 %) avec une prédominance des aspects monoclonaux dans la population de lymphomes (35,3 % des cas) et des aspects oligoclonaux dans les autres hémopathies (48,2 % des cas). Nous n'avons pas observé de différence significative concernant le type des immunoglobulines monoclonales dans les différentes populations étudiées. Au total, cette étude rétrospective démontre la fréquence élevée des anomalies de l'immunofixation dans les hémopathies malignes autres que le myélome et la maladie de Waldenstrôm et met en évidence des caractéristiques différentes entre les lymphomes et les autres hémopathies.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Leucémies-lymphomes à cellules T de l'adulte et autres hémopathies au cours de l'infection à HTLV-I.

  • La leucémie à cellules T de l'adulte, initialement décrite en 1977, regroupe plusieurs aspects cliniques : a) forme quiescente ou «smoldering», b) forme chronique, c) forme lymphomateuse et d) forme aiguë. Pour chaque type clinique, les médianes de suivie sont différentes : non atteinte dans la forme quiescente, elle est de 24 mois pour le type chronique, de 10 mois pour la forme lymphomateuse et de 6 mois pour la forme aiguë. Le déficit immunitaire associé est fréquent expliquant la survenue d'affections opportunistes l'augmentation de fréquence des néoplasies secondaires. La leucémie à cellules T de l'adulte correspond à une prolifération de cellules T matures dont le phénotype classique est CD2+, CD3+, CD5+, CD7-, CD4+ avec des marqueurs d'activation exprimés : CD25+ HLA-DR+. Le virus HTLV-I intégré dans le génome cellulaire transactive certains gènes cellulaires dont les gènes de cytokines, le récepteur pour l'IL2 et PTH-rP. Les anomalies cytogénétiques ne sont pas spécifiques, les anomalies géniques à type de mutation peuvent intéresser le gène de P53 dans 30 % des cas. Le traitement par chimiothérapie conventionnelle est décevant, de nouvelles approches thérapeutiques sont développées comme les traitements utilisant les anticorps monoclonaux anti-récepteurs pour l'IL2 (RIL2, CD25) ou une association interféron α et anti-retroviral (AZT) en cours d'évaluation pour cette pathologie au pronostic très défavorable dans les formes aiguës et lymphomateuses.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les immune-checkpoints dans les hémopathies.

  • Les inhibiteurs des immune-checkpoints ont démontré leur intérêt thérapeutique dans les formes réfractaires de différentes hémopathies. Contrastant avec certaines tumeurs solides, les hémopathies notamment lymphoïdes ont une bonne sensibilité aux combinaisons de chimiothérapie et d’immunothérapie (anti-CD20 et anti-CD30) ne laissant persister qu’un sous-groupe de patients réfractaires dont le nombre varie selon les hémopathies, mais dont le pronostic est très sombre. Les nouvelles thérapies ciblant différentes molécules impliquées dans le verrou immunologique, notamment CTLA4, PD-1 et PD-L1 apportent des bénéfices cliniques très encourageants. Différents essais thérapeutiques ont démontré leur intérêt, avec de très bonnes réponses, complètes ou partielles, même après allogreffe de moelle osseuse suggérant un rôle direct de ces thérapies sur la cellule tumorale plutôt qu’une immunomodulation de l’environnement immunitaire. La particularité des hémopathies par rapport aux tumeurs solides est, d’une part, l’origine commune entre la cellule tumorale et la cellule immunitaire ce qui représente un défi pour l’administration des inhibiteurs des immune-checkpoints qui ciblent l’environnement immun, et d’autre part, les mécanismes à l’origine de l’expression de PD-L1 qui sont essentiellement la conséquence d’amplifications, mutations, altérations moléculaires touchant le locus du gène

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cytogénétique des hémopathies malignes : actualités

  • La cytogénétique conventionnelle, par le caryotype, est probablement l'une des meilleures méthodes pour aider au diagnostic et à la compréhension des hémopathies malignes. Basée sur la division cellulaire, elle montre les diverses anomalies chromosomiques numériques et/ou structurales dont l'implication est souvent majeure dans la physiopathologie de ces affections. Les nouvelles technologies, celles de la biologie moléculaire de l'ADN tout comme la fluorescence in situ après hybridation (Fish), l'hybridation génomique comparative (CGH) et la technique cytogénétique moléculaire multifish, ont permis de mieux cerner certaines anomalies ou de mettre en évidence de nouvelles anomalies cytogénétiques, équilibrées ou non. Ces nouvelles techniques devraient apporter également leur contribution aux patients dont le caryotype est apparemment « normal ». Des translocations équilibrées de petites parties chromosomiques ou des modifications interstitielles fines, non décelables en cytogénétique conventionnelle, peuvent être ainsi mises en évidence : la translocation (12,21)(p13,q22) des leucémies aiguës (LA) lymphoblastiques en est un bon exemple. Ces méthodes complémentaires permettent de redéfinir certaines anomalies apparemment simples comme la délétion 5q. Pour le cytogénéticien au quotidien, elles améliorent déjà grandement la qualité de l'interprétation des caryotypes complexes, où les remaniements portent sur plusieurs chromosomes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les atteintes rénales au cours des hémopathies malignes. Stratégie diagnostique

  • Les atteintes rénales sont fréquentes au cours des hémopathies malignes. Elles compliquent la prise en charge des patients et grèvent souvent le pronostic. Tous les secteurs du parenchyme rénal (tubes, interstitium, glomérules, vaisseaux) peuvent être affectés. Les mécanismes en cause sont variés : dépôts de fragments d’immunoglobulines ou de cristaux, infiltration rénale par les cellules tumorales, obstruction de la voie excrétrice, lésions paranéoplasiques ou de surcharge… La démarche diagnostique passe par la distinction des différents tableaux clinicobiologiques : insuffisance rénale aiguë, insuffisance rénale chronique, protéinurie glomérulaire avec ou sans syndrome néphrotique, protéinurie tubulaire, désordres hydroélectrolytiques. Dans cette revue, les examens utiles au dépistage et au suivi des atteintes rénales des hémopathies malignes sont précisés, ainsi que les indications de la biopsie rénale. Les arbres diagnostiques des atteintes rénales du myélome, de la maladie de Waldenström, des lymphomes de haut grade et leucémies aiguës, des lymphomes de bas grade et leucémies chroniques sont aussi présentés. En revanche, les complications des traitements (chimiothérapie, radiothérapie, greffe de cellules souches …) ne sont pas abordées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hypertension artérielle pulmonaire et hémopathies malignes

  • Plusieurs publications récentes rapportent une association entre hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) et syndromes myéloprolifératifs (SMP), après exclusion des autres causes d’HTAP liées indirectement aux SMP telles que maladie thromboembolique et hypertension portale. La prévalence de l’HTAP dans les SMP varie de 10 à 50 %, reflétant des différences de populations étudiées, de critères de définition de l’HTAP ou de critères d’exclusion des autres causes d’HTAP. L’HTAP est plus particulièrement liée à la thrombocythémie essentielle. Elle ne disparaît pas toujours avec le traitement du syndrome myéloprolifératif. L’HTAP a aussi été décrite parmi de petits effectifs de patients présentant des lymphomes, des leucémies aiguës, des myélomes ou des proliférations à grands lymphocytes granuleux. Les données actuelles sont ainsi très incomplètes en ce qui concerne la fréquence de cette association, sa physiopathologie ainsi que la sensibilité de l’HTAP au traitement de l’hémopathie. Une étude prospective avec des effectifs adaptés, un suivi longitudinal de longue durée et un contrôle systématique des pressions pulmonaires par cathétérisme permettrait d’avancer dans la compréhension de l’HTAP associée aux hémopathies malignes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Comparaison de la chémoluminescence et de la numération des polynucléaires neutrophiles après aplasie dans les hémopathies malignes.

  • La chémoluminescence des polynucléaires neutrophiles (PNN) correspond à l'émission de luminescence par les réactions oxydatives déclenchées pendant la phagocytose. Cette activité est détectable et quantifiable par un luminomètre. La détection précoce de la luminescence des PNN permet d'évaluer la sortie d'aplasie. Nous avons analysé rétrospectivement l'émission de luminescence par les PNN stimulés par des particules de latex chez 69 patients atteints d'hémopathies après 72 épisodes d'aplasie consécutifs à 9 autogreffes de moelle, 26 allogreffes de moelle et 37 chimiothérapies d'induction de leucémies aiguës myéloblastiques (LAM). L'émission de luminescence a été mesurée avant, pendant, et après l'aplasie et comparée à la numération manuelle des PNN. La mesure de chémoluminescence est une méthode simple, reproductible et permet de prévoir la sortie d'aplasie plus précocément que la numération des polynucléaires : la valeur minimale de chémoluminescence est atteinte en moyenne au 4

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge des hémopathies malignes survenant au cours de la grossesse.

  • La survenue d'une maladie de Hodgkin, d'un lymphome non-hodgkinien ou d'une leucémie aiguë au cours de la grossesse est un événement rare. Le diagnotic d'hémopathie chez la femme enceinte pose habituellement des problèmes d'ordre psychologique, éthique et médical qui nécessitent une équipe multidisciplinaire. Le bilan d'extension et le traitement sont perturbés par la présence de la grossesse. En début de grossesse, une interruption médicale de grossesse peut être envisagée afin de faciliter le traitement complet de la mère et d'obtenir une rémission. La patiente, sa famille et l'équipe médicale doivent travailler ensemble pour définir la meilleure solution pour la mère et l'enfant. Dans cette revue nous nous sommes attachés à faire le point sur la pharmacologie des antimitotiques au cours de la grossesse et les risques encourus par le fœtus. L'utilisation des anthracyclines, des vinca-alcaloïdes et de l'aracytine, seuls ou en combinaison, induits des taux de guérison élevés et de faibles effets tératogènes. La place de la chimiothérapie et de la radiothérapie est discutée dans chaque situation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Manifestations auto-immunes et inflammatoires des hémopathies lymphoïdes

  • Dans cette revue de la littérature, nous rapportons les manifestations auto-immunes et inflammatoires associées aux hémopathies lymphoïdes, qui incluent les lymphomes non hodgkiniens, le lymphome de Hodgkin et la leucémie lymphoïde chronique. Les différents types d’atteintes systémiques sont classés par organe atteint. Nous recensons dans cette revue les atteintes articulaires, cutanées, neurologiques, hématologiques, rénales et les vascularites. Nous avons cherché à déterminer s’il y a une corrélation entre les manifestations auto-immunes et les différents types de lymphomes, un caractère particulier pouvant orienter vers une origine paranéoplasique, s’il existe un impact sur le pronostic de l’hémopathie et enfin, les différentes stratégies thérapeutiques proposées dans la littérature.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov