Hematome [ Publications ]

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  • Introduction. - L'hémorragie intracérébrale spontanée (HICS) survient moins fréquemment chez le sujet jeune que chez le sujet âgé. Cependant, les conséquences sont plus graves. Les causes de cette hémorragie sont variables d'une étude à l'autre. Le but de ce travail est d'analyser au sein d'un groupe de patients complètement explorés les différentes étiologies d'un HICS et d'en établir le lien avec une hypertension artérielle. Matériels et méthodes. - C'est une étude rétrospective multicentrique portant sur 130 patients âgés de 18 à 55 ans et regroupés dans 2 centres : 67 patients traités à l'Hôtel-Dieu-de-France, à Beyrouth, entre 1983 et 2003, et 63 patients traités à l'Hôpital de Yale - New Haven, dans l'État du Connecticut (États-Unis), entre 1995 et 1998. Nous avons inclus les patients présentant une hémorragie intracérébrale spontanée non traumatique. Les hémorragies méningées et ventriculaires isolées ont été exclues. Les critères permettant de considérer le bilan comme complet ont été préalablement définis. Parmi les dossiers ayant satisfait à ces critères, les différentes étiologies et leur rapport avec l'hypertension artérielle ont été étudiés. Résultats. - Quatre-vingt quatre patients (64 %) ont bénéficié d'une investigation complète de l'origine de l'hémorragie. La moitié des cas incomplètement investigués était en rapport avec un décès précoce ou un état neurologique grave. Le siège de l'hématome était lobaire dans 59,2 % des cas, thalamo-capsulo-lenticulaire dans 26 % des cas, dans le tronc cérébral dans 8,7 % et cérébelleux dans 6,1 % des cas. Une étiologie a été retrouvée dans près de 70,4 % des cas (malformations artério-veineuses (16,7 %), anévrismes (15,5 %), dyscrasies sanguines (13 %), cavernomes (10,7 %), tumeurs (4,8 %), transformation hémorragique d'un accident vasculaire cérébral ischémique (3,8 %), vascularites (2.3 %), thrombose veineuse cérébrale (1,2 %), angiome veineux (1,2 %) et fistule durale (1,2 %). Le nombre de patients chez qui aucune cause n'a été retrouvée était de 29,6 %. La relation avec l'hypertension artérielle a été analysée. Dans un sous-groupe de 45 patients, 21 étaient hypertendus (46,7 %) , parmi ces 21 patients, une étiologie sous-jacente a été retrouvée dans 71 % des cas. Conclusion. - L'HICS peut avoir des conséquences fatales chez le sujet jeune. Une recherche étiologique par un bilan complet est possible dans 64 % des cas. Elle permet d'établir une cause dans près de 70 % des cas, et cela indépendamment de la présence d'une hypertension artérielle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Accident vasculaire cérébral ischémique en rapport avec hématome coronaire spontané.

  • La pathologie cardiovasculaire de la femme est complexe, surtout dans la population la plus jeune. Les syndromes coronariens aigus ont une présentation clinique parfois trompeuse dans un contexte peu évocateur de pathologie cardiaque, car peu de facteurs de risques cardiovasculaires. Cette complexité entraîne un retard au diagnostic, qui assombrit le pronostic des infarctus du myocarde, et expose ces patientes à des complications liées à l’absence de reperfusion coronaire. Nous rapportons le cas d’une patiente qui a présenté un infarctus apical passé inaperçu, compliqué d’un volumineux thrombus intraventriculaire avec migration d’un embole dans la circulation cérébrale, responsable d’un accident ischémique. L’association des deux pathologies compliquant la prise en charge thérapeutique. Comme cela est déjà largement publié, le pronostic de l’infarctus du myocarde chez la femme est moins bon que chez l’homme, pour diverses raisons. Il est probable que dans la population la plus jeune, un autre mécanisme physiopathologique soit souvent en cause : l’hématome et la dissection coronaire spontanée. Le diagnostic est souvent complexe, y compris à l’angiographie coronaire. Comme nous le rapportons dans cette observation, une analyse trop rapide conclut fréquemment à un examen normal. Il est aussi fort probable que la physiopathologie différente, ne faisant pas intervenir la rupture de plaque mais un hématome ou dissection de paroi coronaire, influence défavorablement de pronostic du fait d’une mauvaise adaptation des traitements. En conclusion, en cas d’accident ischémique cérébral, un bilan cardiologique précis doit être réalisé, y compris chez les femmes jeunes sans facteur de risque cardiovasculaire car des pathologies comme l’hématome ou dissection coronaire peuvent survenir et par le biais de l’infarctus du myocarde contribuer la formation de thrombus muraux. L’IRM cardiaque semble être un élément de choix dans le diagnostic d’infarctus compliqué de thrombus intracavitaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evacuation des hématomes sous-duraux chroniques par la technique du twist-drill. Résultats d'une étude randomisée prospective entre un drainage de 48 heures et un drainage de 96 heures.

  • Introduction. - Les modalités techniques du traitement des hématomes sous-duraux chroniques restent encore controversées. Si l'évacuation de l'hématome par la technique minimale du twist-drill avec drainage en circuit fermé devient très répandue, l'influence sur les résultats de la durée du drainage n'a pas été jusqu'alors été étudiée et reste donc indéterminée. Matériel et méthode. - C'est pourquoi une étude prospective randomisée a été entreprise, comparant les résultats entre deux durées de drainage: 48 heures (groupe I [Gr I], n = 35 patients) et 96 heures (groupe II [Gr II], n = 30 patients). Résultats. - Les deux groupes avaient des caractéristiques quasi identiques, ce qui s'explique bien entendu du fait de la randomisation. La quantité moyenne de liquide drainé était de 120 ml dans le premier groupe et de 285 ml dans le second, différence statistiquement significative. Les taux des résidus ainsi que les taux des récidives entre les deux groupes ne présentaient pas de différence significative: dans le Gr 1 5,7% et 11,4% respectivement, dans le Gr II, 3,3% et 10% respectivement. Le taux de complications postopératoires était de 10,7% dans Gr I mais de 26,9 % dans le Gr II avec un taux de décès respectif de 3,8% et 11,4%, différence statistiquement significative. Les taux d'amélioration clinique à la sortie était de 85,7 % contre 84,6 %, respectivement. Conclusions. - Avec des taux d'amélioration et de récidive presque comparables, l'on peut considérer que l'ablation du drain à 48 heures postopératoire est plus avantageuse que l'ablation plus tardive. En effet, la durée d'alitement peut être réduite et le taux de complications est significativement moins important.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hématome encapsulé des membres à expansion progressive: à propos d'une localisation au muscle soléaire.

  • Lhématome post-traumatique des membres se résorbe le plus souvent sans séquelle. Mais dans certaines circonstances non complètement élucidées, il peut continuer son expansion progressivement, pour aboutir à une masse simulant une lésion pseudo-tumorale des parties molles. Nous rapportons l'observation d'un homme de 75 ans, venu consulter pour une tuméfaction du mollet droit. L'augmentation de volume, chiffrée à + 9 cm par rapport au côté opposé, s'était faite progressivement sur 2 à 3 ans, en dehors de tout contexte traumatique récent. Une biopsie chirurgicale a été réalisée et a objectivé un liquide de type « pus chocolat » entouré d'une épaisse capsule. L'examen anatomopathologique et cytologique a conclu à une calcinose pseudo-tumorale consécutive à un hématome ancien, contracté par le patient 34 ans auparavant, alors que, guide de haute montagne, il avait été victime d'une rupture du muscle soléaire du mollet droit. Lévolution locale de cette lésion a nécessité une exérèse complète du muscle soléaire, qui a permis au patient la reprise de ses activités antérieures sans douleur. Bien défini dans la littérature anglo-saxonne, l'hématome encapsulé à expansion progressive des membres est une entité nosologique méconnue en France. Loriginalité de cette observation réside dans la durée d'évolution depuis le traumatisme initial (34 ans). Histopathologiquement proche de la calcinose tumorale, il peut être évoqué devant la présence d'antécédent traumatique, d'une évolution lente, et par la présence en IRM, d'un liséré périphérique apparaissant en hyposignal T1 et T2. Il constitue un diagnostic différentiel des sarcomes.

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Hématome sous-dural aigu après soustraction–drainage du LCR par voie lombaire chez deux patients opérés d’anévrismes thoraco-abdominaux

  • Le drainage–soustraction du liquide céphalorachidien (LCR) par voie lombaire pour prévenir les accidents médullaires de la chirurgie des anévrismes thoraciques ou thoraco-abdominaux (AT/ATA), fait l’objet d’un véritable engouement parmi les équipes prenant en charge ce type de patients. Alors que le bénéfice de cette technique fait encore l’objet de discussion, nous rapportons deux accidents à type d’hématome sous-dural (HSD) retardé chez deux de nos patients, après application de cette technique. Le clampage de l’aorte entraîne une baisse brutale et sévère de la pression de perfusion médullaire, une augmentation de la pression intracrânienne et par les modifications de répartition du retour veineux, une augmentation de la pression du liquide céphalorachidien. Cette dernière entraîne une diminution de la pression de perfusion médullaire. La soustraction de LCR vise à améliorer la perfusion médullaire puisqu’elle rétablit une pression de perfusion proche de la normale. Les deux cas cliniques rapportés viennent s’ajouter au passif d’une méthode de prévention du risque médullaire qui, pour séduisante qu’elle soit, n’a pas encore fait la preuve de son efficacité à diminuer la fréquence et/ou la gravité des accidents médullaires de la chirurgie des AT/ATA. En l’état actuel, cette technique devrait être réservée aux patients chez qui le rapport bénéfice/risque est favorable, soit en corollaire aux patients à risque médullaire connu, documenté par exemple par une artériographie médullaire. La mise en place et le retrait du cathéter doivent se faire dans les conditions habituelles de ponction médullaire, pour ce qui concerne les traitements anticoagulants et antiplaquettaires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hématomes extra-duraux rachidiens post-opératoires. Quatorze observations.

  • Quatorze observations d'hématomes extra-duraux rachidiens post-opératoires sont rapportées et confrontées aux 17 cas retrouvés dans la littérature. Ces 14 cas ont été tirés d'une série continue de 7 950 patients opérés, dans notre service, de janvier 1982 à décembre 1996, par voie postérieure pour une pathologie non traumatique du rachis. L'intervalle libre est inférieur à 5 heures, 13 fois sur 14. Le tableau clinique est stéréotypé 11 fois sur 14, avec une douleur en coup de poignard dans le segment rachidien opéré, suivie de paresthésies, radiculalgies, déficits neurologiques toujours bilatéraux, même si l'intervention a été unilatérale. Le diagnostic a toujours été fait très rapidement quand la compression était cervicale ou dorsale. Il a été parfois moins rapide en cas d'intervention lombaire. Tous les patients, sauf un, ont été réopérés sans examen radiologique complémentaire. L'origine du saignement extra-dural a été retrouvée 12 fois sur 14. La récupération neurologique a été complète dans les 14 cas, mais 3 patients ont eu une récupération différée de plusieurs semaines en raison d'une réintervention trop tardive. Aucun des éventuels facteurs favorisants étudiés ne s'est révélé déterminant. L'hématome extra-dural post-opératoire est une complication rare de la chirurgie du rachis touchant moins de 2 opérés sur 1 000 , son diagnostic est le plus souvent évident, car ses signes sont superposables à ceux de l'hématome extra-dural spinal spontané. La réintervention immédiate, décidée sans aucun examen complémentaire, permet une récupération complète. La surveillance intensive des opérés du rachis durant les six premières heures post-opératoires est l'élément essentiel du dépistage.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hématome sous-dural chronique et décompensation psychotique

  • Le diagnostic de l’hématome sous-dural chronique (HSDC) chez le sujet âgé peut être porté après des périodes d’évolution variables. Il survient suite à un traumatisme même minime, ou de manière spontanée. Les manifestations inhérentes dépendent du degré de compression cérébrale et du siège de la collection. Il peut s’agir de syndrome démentiel, de confusion mentale, de convulsions ou de manifestations psychiatriques (siège frontal). Nous rapportons le cas d’un homme âgé de 81 ans sans antécédents somatiques particuliers, sans antécédents personnels ou familiaux psychiatriques, qui en l’an 2000 a commencé à présenter des troubles du comportement, un délire de persécution et de jalousie, des hallucinations visuelles et une désinhibition sexuelle. Ce tableau psychotique s’est installé de manière très insidieuse et d’intensité fluctuante et a longtemps été toléré par l’entourage. Le patient a été admis en psychiatrie en janvier 2008 devant l’aggravation de la symptomatologie. L’exploration a confirmé le diagnostic d’hématome sous-dural chronique sans signe de compression. La mise sous corticoïdes à fortes doses sous surveillance amena une bonne évolution avec résorption progressive de l’hématome jusqu’à rétablissement complet. Il ressort de ce cas et de la revue de la littérature, que diverses manifestations psychiatriques peuvent révéler un HSDC, et que chez la personne âgée, l’imagerie cérébrale doit être systématique même pour des symptômes mineurs. La résorption quand elle est totale conduit à la disparition des symptômes psychiatriques chez la majorité des patients, mais dans d’autres cas persiste une symptomatologie résiduelle démentielle ou non. Cela demeure encore un sujet de discussion.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement des hématomes sous-rétiniens compliquant une DMLA par injection intravitréenne de tPA et de gaz.

  • Introduction : La survenue d'un hématome sous-rétinien est une complication dramatique de la dégénérescence maculaire liée à l'âge. La chirurgie a modifié le pronostic visuel de cette affection mais celle-ci ne peut pas toujours être pratiquée en urgence. Nous proposons une alternative à la chirurgie par la réalisation d'une double injection intravitréenne de tPA puis de gaz expansif. Matériel et méthodes : Nous avons traité 7 patients ayant présenté un hématome sous-rétinien rétrofovéolaire évoluant depuis moins de 7 jours. Nous avons injecté 50 microgrammes de tPA suivi 24 heures après par une injection de 0,3 centimètres cube de C3F8 et un positionnement proclive pendant 7 jours. Résultats : Dans cinq cas nous avons obtenu un déplacement de l'hématome à distance de la fovéa permettant une identification des néovaisseaux responsables de l'hématome dans 4 cas. Dans un cas le déplacement de l'hématome même incomplet a permis d'identifier le néovaisseau responsable de l'hématome et dans un cas la double injection a été sans effet. Il y a eu un cas de récidive hémorragique au quatrième jour après un déplacement significatif initial. L'acuité visuelle a été augmentée dans quatre cas. Aucune complication n'est apparue à la suite des injections intravitréennes Conclusions : Les injections intravitréennes semblent être une alternative non dangereuse et efficace dans le traitement des hématomes sous-rétiniens en particulier chez des patients traités par aspirine ou à l'état général médiocre.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hématorrachis ou hématome extradural rachidien (HER) postopératoire compressif. Etude de 15 cas et revue de la littérature.

  • L'hématome extradural rachidien (HER) compressif dans les suites d'une intervention chirurgicale rachidienne est un événement rare, 41 cas étant rapportés. Selon la littérature, la fréquence de cette complication se situerait autour de 0,1 à 0,2 p. 100. Nous avons vérifié la fréquence observée dans notre service entre septembre 97 et août 98. Sur 1 487 interventions, nous avons relevé 15 cas d'HER soit une fréquence de 1 p. 100. Il est important, à notre avis, d'éclairer davantage cette donnée par rapport au type d'activité du chirurgien. Ainsi, pour nous, la pathologie métastatique thoracique est celle qui, le plus souvent, a entrainé cette complication, soit 7 cas sur 119 interventions (5,9 p. 100). D'autre part, nous n'avons retrouvé qu'un seul cas sur les 304 voies d'abord cervicales antérieures (0,3 p. 100). Parmi les différentes étiologies discutées, aucune ne peut être accusée à elle seule. Il s'agit vraisemblablement d'un événement multifactoriel. Les manifestations cliniques sont classiques et elles nous pousseront à réintervenir le plus rapidemment possible, dès l'apparition d'un déficit neurologique. Aucune investigation ne sera demandée pour confirmer le diagnostic, celle-ci ne faisant que repousser le délai chirurgical, délai actuellement confirmé comme le seul facteur pronostique du statut neurologique postopératoire sur lequel on peut avoir une influence. A la suite d'autres, nous proposons une série de recommandations afin de prévenir cette complication, rare mais à conséquences majeures.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hématomes épiduraux non traumatiques du rachis. Présentation de 20 cas. Revue de la littérature et étude des aspects évolutifs.

  • Objectif. - Nous présentons une série personnelle d'hématomes épiduraux non traumatiques du rachis et étudions leurs aspects évolutifs avec une revue de la littérature. Matériel. - La présentation clinique de ces hématomes survenus entre janvier 1980 et décembre 1998 est aiguë chez 17 patients (85 %) et chronique chez 3 (15 %). Les symptômes retrouvés sont une douleur rachidienne et/ou radiculaire, un déficit sensitivomoteur ou sphinctérien. Le bilan radiologique comporte 6 myélographies, 5 myéloscanners, 1 scanner et 9 IRM. Quinze patients ont été opérés (laminectomie) entre 8 heures et 2 mois après les premiers symptômes. Tous nos patients ont été réévalués cliniquement, entre 2 et 4 mois après soit la chirurgie, soit leur admission en cas de résolution spontanée. Résultats. - De bons résultats (résolution neurologique complète ou séquelles modérées) sont observés chez 14 patients (70 %), dont 4 résolutions spontanées complètes. Une récupération partielle avec persistance d'un déficit neurologique important est retrouvée chez 1 patient (5 %), une persistance du déficit neurologique initial chez 1 autre patient (5 %). Trois patients (15 %) sont décédés et 1 (5 %) a été perdu de vue. Conclusion. - L'évolution post-opératoire est principalement liée au déficit neurologique pré-opératoire, à la durée de la compression médullaire et au délai entre l'apparition des symptômes et le déficit maximal. Une laminectomie en urgence est indispensable, sauf dans les cas où l'évolution neurologique précoce laisse espérer une résolution spontanée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Endostenting par prothèse en Y sur hématome après chirurgie de l'aorte thoracique.

  • Objectif. - Décrire la prise en charge diagnostique et thérapeutique d'une compression trachéobronchique extrinsèque après chirurgie de l'aorte thoracique. Patiente et méthode. - Nous rapportons le cas d'une patiente porteuse d'un syndrome de Marfan (MFS). Résultats. - Une jeune femme de 27 ans porteuse d'un MFS a présenté, dans les suites chirurgicales d'un anévrisme disséquant de l'aorte descendante de type III, une détresse respiratoire par compression extrinsèque (hématome) du tiers inférieur de la trachée ainsi que de la bronche souche gauche. Nous avons mis en place un stent en Y (Y-Tracheo-bronxane, Novatech SA, France) permettant de restaurer une filière satisfaisante. La patiente a développé quelques jours plus tard une insuffisance cardiaque droite par compression de l'artère pulmonaire gauche secondaire à une progression de l'hématome. Le traitement médical de cette complication cardiologique et la résorption progressive de l'hématome ont rendu possible l'ablation de la prothèse au bout 21 jours sans récidive dyspnéique. Conclusion. - La mise en place d'un stent en Y est possible, efficace et peu iatrogène en cas de compression extrinsèque trachéobronchique par un hématome survenu au décours d'une chirurgie vasculaire thoracique lourde. En l'absence de possibilité de reprise chirurgicale étant donné les risques encourus, elle permet d'attendre la résorption progressive de l'hématome et la levée de la compression de l'arbre respiratoire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Quand une bradycardie isolée révèle l’augmentation de volume d’un hématome extradural

  • L’hématome extradural survient classiquement après un traumatisme crânien avec perte de connaissance brève suivie d’un intervalle libre puis d’une dégradation neurologique brutale. Les patients peu symptomatiques, avec un petit hématome extradural sans déviation de la ligne médiane, peuvent être surveillés sans évacuation chirurgicale. Alors que les recommandations quant à la prise en charge chirurgicale sont clairement établies, les modalités de surveillance restent à définir. Nous rapportons le cas d’une patiente de huit ans ayant consulté aux urgences pour céphalées et vomissements sans déficit neurologique trois heures après un traumatisme crânien. Le scanner cérébral à h4 a mis en évidence un hématome extradural de 6 mm d’épaisseur. La patiente a été hospitalisée en réanimation pédiatrique et scopée. À h17, en raison d’une bradycardie sévère isolée, un nouveau scanner a été réalisé. Celui-ci a montré une majoration importante de l’hématome avec des signes d’engagement cérébral nécessitant son évacuation chirurgicale. Ainsi, la survenue d’anomalies électrocardiogramme (ECG) peut être un signe infraclinique de poussées d’hypertension intracrânienne (HTIC) qui témoigne de l’évolutivité de la pathologie. La systématisation d’un monitoring ECG continu pendant les 24 à 48 premières heures permettrait une prise en charge chirurgicale optimale limitant la morbi-mortalité associée à une dégradation neurologique brutale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hématome sous capsulaire de foie compliquant une pré-éclampsie: à propos de 6 cas.

  • L'hématome sous capsulaire du foie (HSCF) est une complication rare mais gravissime de la grossesse. Devant une symptomatologie clinique souvent non spécifique et un tableau biologique retardé, son diagnostic est basé essentiellement sur les moyens de l'imagerie (échographie, TDM, IRM). Son traitement est fonction de l'intégrité ou non de la capsule de Glisson. Nous rapportons les observations de 6 patientes, à travers une étude rétrospective s’étalant sur la période du Janvier 2005 à Octobre 2008, incluant tous les cas de preeclampsie colligés au service de gynécologie obstétrique du CHU Hassan II. Durant la période d’étude, L'incidence de l'hématome sous capsulaire de foie chez les patientes préeclamptiques admises durant la période d’étude est de 1,49 %. Aucune des patientes n'a benificié d'un suivi prénatal au sein de notre formation. La moyenne d’âge des patientes est de 37,6 ans avec des extrêmes allant de 33 à 45 ans. La gestité moyenne était de 4,8 avec une parité moyenne de 4,5.l'hematome sous capsulaire est survenu en post partum chez tous nos cas avec un délai moyen de 4 jours et des extrêmes allant de J0 et J10 du post partum .Toutes les patientes ont présenté un HELLP syndrome concomitant à la survenue de cette complication gravissime.Le diagnostic positif s'est basé sur les données échographiques dans 5 cas (hemoperitoine –HSCF).l’équipe a opté pour une abstention thérapeutique avec surveillance armée chez 2 cas et l'exploration chirurgicale a été indiquée chez quatre patientes en instabilité hemodynamique.Nous avons déploré deux cas de décès maternel.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Manifestations neurologiques transitoires révélatrices d'hématomes épiduraux cervicaux aigus spontanés.

  • Le scanner X et surtout l'IRM permettent actuellement de diagnostiquer précocement et avec certitude les hématomes épiduraux rachidiens (HER). Nous rapportons 2 observations (un homme de 24 ans et une femme de 79 ans) d'hématomes épiduraux spontanés cervicaux aigus, révélés par des cervicalgies brutales et un déficit moteur et sensitivomoteur sans atteinte sus-médullaire. Dans les 2 cas, la récupération neurologique fut complète en quelques heures et durable en l'absence d'intervention chirurgicale. Chez le premier patient, le scanner X montrait les signes caractéristiques d'un HER. Dans les 2 cas, l'IRM révélait sur plusieurs étages cervicaux un signal rétro-médullaire compressif iso-intense en T1 correspondant à l'hématome. Aucune cause ne fut trouvée en dehors de la prise d'aspirine chez un patient. La résolution spontanée des signes neurologiques est rarement rapportée dans les HER. Il est exceptionnel que l'évolution clinique soit rapidement, totalement et durablement favorable en quelques heures. Cette symptomatologie trompeuse pouvait évoquer un accident ischémique médullaire transitoire, suggérer d'autres diagnostics tels une dissection artérielle ou inciter abusivement à entreprendre une anticoagulation. L'abstention chirurgicale semble raisonnablement indiquée seulement dans ces cas bénins d'HER confirmés par l'IRM.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hématomes sous-duraux chroniques bilatéraux.

  • Une étude rétrospective a été menée à partir d'une série consécutive d'hématomes sous-duraux chroniques bilatéraux afin d'analyser leurs données étiologiques, cliniques, radiologiques ou évolutives et de les comparer aux formes unilatérales ainsi qu'aux données de la littérature. Les hématomes bilatéraux représentaient 17,4% (41 cas) des 236 patients opérés entre 1990 et 1995. Les hématomes bilatéraux ont, de manière significative, un délai diagnostique moyen plus long, des taux de pneumatocèles et de récidives (12 %) supérieurs à ceux constatés dans le groupe des formes unilatérales. Les autres paramètres analysés ne sont pas statistiquement différents. Si le caractère déterminant de l'hypotension intracrânienne est bien connu dans la genèse des hématomes sous-duraux, celle-ci semble mieux tolérée dans le cas des formes bilatérales. Cette tolérance conduit à un diagnostic plus tardif et pourrait expliquer une réexpansion cérébrale postopératoire plus lente avec un risque accru de récidive précoce. Ces récidives, dont le diagnostic est clinique, surviennent, dans tous les cas, au cours du premier mois postopératoire et ne modifient pas le bon pronostic global de cette affection qu'elle soit uni- ou bilatérale. Un traitement chirurgical simple a été utilisé sans limite d'âge aussi bien initialement que lors des récidives. Le faible taux d'infections et de crises d'épilepsie n'incite pas à utiliser un traitement prophylactique systématique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les hematomes sous-duraux chroniques bilateraux, à propos de 20 cas.

  • Nous rapportons une série rétrospective de 20 cas consécutifs d'hématomes sous-duraux bilatéraux recensés de Janvier 2005 à Décembre 2009 à l'Hôpital Général de Grand Yoff (HOGGY) de Dakar.Nous avons étudié les aspects étiologiques, cliniques, radiologiques, thérapeutiques et évolutifs et nous les avons comparés aux formes unilatérales recueillies pendant la même période.L'âge moyen de nos patients est de 71 ans avec des extrêmes de 37 à 95 ans, nous avons retrouvé 17 hommes soit 85% pour 3 femmes soit 15%.Les antécédents de traumatismes crânio-encéphaliques (TCE) ont été retrouvés dans 55% des cas, les antécédents d'hypertension artérielle (HTA) et/ou Diabète ont été retrouvés dans 45% des cas.Les signes cliniques sont marqués par l'hypertension intracrânienne dans 70% des cas, des troubles moteurs à type d'hémiparésie surtout dans 70% des cas, des troubles confusionnels dans 40% des cas.La Tomodensitométrie (TDM ou Scanner) a constitué la clef de voûte du diagnostic, elle a été pratiquée dans 100% des cas, elle a mis en évidence l'hématome avec une légère prédominance volumétrique à droite (30 %).Le traitement chirurgical a consisté en une tréphination ou une trépanation élargie à la gouge avec mise en place d'un drain de chaque côté dont la durée n'excède pas dans tous les cas 72 heures.Le traitement médical a consisté en une réhydratation hydro électrolytique adaptée.L'évolution a été favorable chez 17 patients (85 %), On note cependant deux (2) cas de récidive et un (1) décès.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hématome sous-dural aigu intrarachidien non traumatique étendu

  • L'hématome sous-dural aigu intrarachidien non traumatique est une pathologie assez rare qui peut poser des problèmes diagnostiques avec l'hématome épidural. L'IRM est l'examen de choix du diagnostic différentiel. La gravité vient de la constitution d'une compression radiculomédullaire aiguë qui est le plus souvent de mauvais pronostic. Les auteurs rapportent l'observation d'un patient âgé de 79 ans, admis aux urgences neurochirurgicales pour une compression médullaire aiguë. Ce patient porteur d'un stent coronarien prenait régulièrement de l'antivitamine K. Le diagnostic suspecté par la présentation clinique et l'IRM fut confirmé par l'intervention chirurgicale. Cette intervention a permis de constater une extension en hauteur et en largeur de l'hématome qui infiltrait, par ailleurs, la moelle. La physiopathologie est mal connue car les veines ponts qui se trouvent au niveau supratentoriel n'existent pas. L'espace subdural n'est qu'un espace virtuel qui peut être créé par la formation de l'hématome. La symptomatologie clinique même se superpose avec celle de l'hématome épidural. Le diagnostic différentiel avec un hématome épidural intrarachidien peut être difficile sur les clichés d'IRM médullaire dans certains cas. L'évacuation chirurgicale urgente s'impose dans certains cas et permet de confirmer le diagnostic.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Apport de l'endoscopie dans la prise en charge des hématomes intra-ventriculaires supratentoriels compliqués d'hydrocéphalie. A propos de deux cas.

  • Nous rapportons deux observations de patients présentant une hydrocéphalie obstructive par hémorragie intra-ventriculaire supratentorielle. Pour traiter ces patients, nous avons réalisé une vidange des caillots intra-ventriculaires et une ventriculocisternostomie, le tout sous contrôle vidéo-endoscopique, à J4 et J6 du saignement en raison d'une aggravation clinique secondaire concomitante de l'apparition de l'hydrocéphalie. Sous lavage au Ringer-lactate (RL), la visibilité a été suffisante pour aspirer les caillots au niveau du trou de Monro. Le troisième ventricule a été ainsi accessible et la ventriculocisternostomie a pu être réalisée. Les deux patients ont été levés à J1 et J2 post-opératoires. Ils ont été transférés en centre de rééducation à J8 post-opératoire. Les tomodensitométries de contrôle à 2 mois ne trouvaient pas de dilatation ventriculaire. Les patients étaient autonomes à leur domicile. La ventriculocisternostomie endoscopique aidée d'un rinçage au RL peut être une alternative à la dérivation ventriculaire externe pour la prise en charge des hydrocéphalies obstructives sur hématome intra-ventriculaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hématomes musculaires spontanés chez les patients hémiplégiques sous traitement anticoagulant.

  • Introduction. Les hématomes musculaires sont une complication relativement fréquente des traitements anticoagulants. Méthodes. Nous rapportons l'observation de 6 patients hémiplégiques ayant présenté un hématome musculaire spontané sous traitement anticoagulant par antivitamine K, héparine non fractionnée ou héparine de bas poids moléculaire. Les posologies correspondaient à un objectif soit préventif, soit curatif (après thrombose veineuse avérée ou pathologie cardio-embolique), avec dans cette situation, une fréquence accrue d'hématome lors du relais entre 2 molécules. Résultats. La localisation la plus classiquement décrite dans la littérature pour les hématomes sous traitement anticoagulant, le muscle psoas-iliaque, n'a été observée que dans un tiers des cas, dans les autres cas, l'hématome se situait au niveau des muscles adducteurs de hanche et des muscles glutéaux. L'hématome musculaire était localisé du côté hémiplégique dans chacune des 6 observations décrites. Conclusions. Le déficit moteur préexistant rend ainsi plus difficile le diagnostic de l'hématome dont les signes locaux (et notamment les complications neurologiques) restent souvent frustes. Les signes généraux liés à la déglobulisation sont plus fréquents et ce sont le scanner X et l'IRM qui apportent le diagnostic d'imagerie le plus fiable.

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Hématome sous-capsulaire du foie rompu compliquant une stéatose hépatique aiguë gravidique.

  • L'hématome sous-capsulaire du foie est une complication rare de la grossesse, survenant le plus souvent dans le cadre d'une pré éclampsie ou d'un HELLP syndrome (Hemolysis, Elevated Liver enzymes, and Low Platelets Syndrome). Rare sont les cas décris au cours d'une stéatose hépatique aiguë gravidique. Nous rapportons le cas d'une parturiente de 33 ans, multipare, sans antécédents, admise aux urgences au terme d'une grossesse à 37 semaines d'aménorrhées, pour pré éclampsie compliquée d'une stéatose hépatique aiguë gravidique. L’échographie hépatique réalisée à l'admission était sans anomalie. Une césarienne a été réalisée en urgence devant une souffrance fœtale aiguë, au cours de laquelle a été mise en évidence une rupture de l'hématome sous capsulaire du foie s'accompagnant d'un état de choc hémorragique. La prise en charge a consisté à une polytransfusion et packing perihépatique. Le retrait du packing n'a été réalisé qu'au quatrième jour, après stabilisation clinicobiologique et régression de l'encéphalopathie hépatique. L’évolution en réanimation a été favorable avec sortie de la patiente au vingtième jour. La rupture de l'hématome sous-capsulaire du foie est extrêmement dangereuse et à haut risque materno-fœtal. L'association à la stéatose hépatique aggrave le pronostic.

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