Goutte [ Publications ]

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  • Le traitement habituel de la crise de goutte, en France, est la colchicine. La dose plus faible utilisée actuellement, limite la toxicité digestive. La posologie doit être adaptée à la fonction rénale et à l’âge, et il faut respecter les interactions médicamenteuses. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont une alternative, mais l’utilisation en est limitée par les comorbidités souvent associées. Quand ces traitements sont contre-indiqués, des infiltrations de corticoïde peuvent être faites après avoir éliminé une infection. Les corticoïdes par voie générale s’adressent surtout aux crises sévères polyarticulaires. Les anti-IL1 devraient apporter une solution thérapeutique aux gouttes tophacées graves corticodépendantes. Pour supprimer les crises de goutte et éliminer les tophus, l’uricémie doit être abaissée et maintenue au dessous de 60 mg/L (360 μmol/L). Pour atteindre cet objectif, il est souvent nécessaire d’augmenter la dose d’allopurinol au-dessus de 300 mg/j mais la nécessité d’adapter la dose à la fonction rénale est une cause fréquente d’échec. En l’absence de lithiase et d’hyperuraturie, les uricosuriques sont le traitement de deuxième ligne. Le probénécide est efficace quand la clairance de la créatinine est supérieure à 50 mL/min. La benzbromarone, retirée du commerce pour hépato-toxicité, peut être obtenue en autorisation temporaire d’utilisation nominative en cas d’échec de l’allopurinol et du probénécide. Le fébuxostat, récemment commercialisé, est une alternative. Les diurétiques doivent si possible être arrêtés, le fénofibrate préféré en cas de dyslipidémie et le losartan en cas d’hypertension artérielle. Les uricolytiques (pégloticase), en cours d’investigation, pourraient être utiles pour le traitement des gouttes tophacées graves, notamment en cas d’insuffisance rénale. L’éducation du patient et la recherche des facteurs de risque cardiovasculaires ne doivent pas être oubliés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le four à micro-ondes pour le séchage des gouttes épaisses. Intérêt et limites dans l'observation microscopique des trophozoïtes et des gamétocytes de Plasmodium falciparum.

  • Le four à micro-ondes permet de sécher rapidement les gouttes épaisses de sang classiquement utilisées pour le diagnostic parasitologique du paludisme. Dans le but d'évaluer l'influence du séchage des gouttes épaisses par le four à micro-ondes sur la lecture des gouttes épaisses, une étude a été menée en zone d'hyperendémie paludéenne sur 382 volontaires asymptomatiques de tous âges. Deux gouttes épaisses ont été réalisées pour chaque volontaire, l'une immédiatement séchée au four à micro-ondes pendant une minute, l'autre séchée à l'air libre sans intervention. Le même microscopiste a examiné toutes les gouttes épaisses. L'observation des trophozoïtes de Plasmodium falciparum a été significativement différente entre les deux méthodes avec une prévalence de 50 % avec le séchage normal et de 41 % avec le séchage au four à micro-ondes. La moyenne géométrique du nombre de trophozoïtes pour les gouttes épaisses positives a été significativement inférieure avec le four à micro-ondes. Quand la densité parasitaire en séchage normal était inférieure à 200 trophozoïtes/μl de sang, 54 % des résultats on été faussement négatifs avec le four à micro-ondes. Par contre, l'observation des gamétocytes de P falciparum a été significativement favorisée par le séchage au four à micro-ondes avec une prévalence de 8 % en séchage normal contre 12 % en séchage au four à micro-ondes. En conclusion, l'usage du four à micro-ondes pour le séchage des gouttes épaisses n'est pas conseillé dans le cas du diagnostic de paludisme, mais il constitue une technique intéressante pour améliorer le dépistage et le dénombrement des gamétocytes de P. falciparum.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evaluation d'une méthode simple et rapide d'extraction de l'ADN de Plasmodium falciparum à partir de gouttes épaisses de patients gabonais.

  • La méthode de prélèvement et la conservation des échantillons sanguins posent parfois des problèmes sur le terrain en zone d'endémie palustre. Il est donc nécessaire de disposer d'une technique permettant un bon recueil du sang et qui permette aussi une bonne exploitation de ce matériel au laboratoire. Nous avons évalué une méthode d'extraction de l'acide désoxyribonucléique (ADN) parasitaire à partir des lames portant des gouttes épaisses non colorées réalisées avec du sang de 108 malades gabonais dont la parasitémie était comprise entre 0 et 240 000 parasites/μl de sang. Cette méthode d'extraction a été comparée à celle utilisant du phénol/chloroforme. Les deux méthodes d'extraction ont donné des résultats identiques. Pour tester l'efficacité de la méthode d'extraction, nous avons amplifié le gène MSA-2 de Plasmodium falciparum Nous avons trouvé 57 % de lame positives après le génotypage contre 34 % après l'observation microscopique des parasites. L'analyse de 36 et 72 lames a été reprise après respectivement une et quatre semaines de conservation des lames à la température ambiante. L'ADN parasitaire a été mis en évidence une semaine et un mois après recueil du sang La goutte épaisse étant la méthode la plus utilisée pour diagnostiquer le paludisme, nous avons conclu que cette méthode simple et rapide de prélèvement et d'extraction de l'ADN de P. falciparum est pratique et convenable pour les études de terrain lorsque l'on ne dispose pas de structures pour conserver des prélèvements dans des conditions strictes de froid, que l'on a un grand nombre d'échantillons à analyser et lorsqu'il s'avère nécessaire de faire des prélèvements répétés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Psoriasis éruptif pustuleux et en gouttes survenant au cours de la maladie de Kawasaki.

  • Introduction. Les formes cliniques atypiques de maladie de Kawasaki sont nombreuses et doivent être connues afin d'éviter un retard thérapeutique préjudiciable pour le malade. Nous rapportons la survenue d'un psoriasis pustuleux puis en gouttes au cours d'une maladie de Kawasaki, et discutons un mécanisme physiopathologique commun. Observation. Un garçon de 3 ans était vu pour une éruption fébrile évocatrice d'une maladie de Kawasaki (conjonctivite bilatérale, chéilite, érythème palmo-plantaire, exanthème scarlatiniforme avec desquamation périnéale) associée à une éruption pustuleuse. La biopsie des lésions pustuleuses objectivait une pustulose sous-cornée compatible avec un psoriasis pustuleux. Il n'y avait pas d'anomalie coronarienne. Le traitement consistait en une perfusion unique d'immunoglobulines polyvalentes à la posologie de 2 g/kg, et l'administration orale de 60 mg/kg/j d'acide salicylique (Aspegic®). L'ensemble des symptômes disparaissait, et l'évolution était marquée par la survenue d'un psoriasis en gouttes. Discussion. La survenue de lésions psoriasiques au cours de la maladie de Kawasaki a été rapportée dans 12 observations, soit à la phase aiguë, soit au décours immédiat. Des complications coronariennes ont été mises en évidence dans 4 des 5 cas où les lésions de psoriasis étaient survenues à la phase aiguë, suggérant une gravité particulière de cette association. L'hypothèse d'un mécanisme physiopathologique commun est discutée: intervention d'une toxine bactérienne agissant comme un superantigène conduisant à une importante activation lymphocytaire T à l'origine de l'activation des kératinocytes. Les lésions de psoriasis pourraient être considérées ici comme une forme de phénomène de Koebner.

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Bactériémie à Staphylococcus aureus et masse épidurale chez un patient souffrant d'une goutte tophacée.

  • Nous présentons un cas de septicémie à Staphylococcus aureus compliqué d'endocardite et de spondylodiscite C2-C3 avec masse épidurale compressive chez un patient de 74 ans avec antécédents de maladie goutteuse avec nombreux tophi et de remplacement de valve cardiaque. L'intervention chirurgicale de décompression médullaire a mis en évidence des tophi goutteux au niveau du rachis. La bactériémie à Staphylocoque doré est une pathologie grevée d'une importante mortalité et d'un risque élevé de complications. Parmi celles-ci, l'endocardite est d'autant plus favorisée par la présence d'une valve cardiaque prothétique. Plusieurs facteurs permettent par ailleurs d'évaluer la probabilité d'une greffe septique dans le cadre d'une bactériémie à Staphylocoque doré: dans le cas présenté, la rapidité avec laquelle les hémocultures se sont révélées positives pour le Staphylococcus aureus, l'acquisition communautaire de l'infection et l'apparition de faux panaris d'Osler font suspecter l'apparition d'un foyer secondaire qui se révélera être une spondylodiscite C2-C3 avec masse épidurale en regard, évoquant en première intention un abcès épidural. L'abcès épidural est une pathologie rare mais grave qui reste largement sous-diagnostiquée. Le diagnostic se fait par imagerie et prélèvement anatomopathologique. Dans le cas de notre patient, la découverte de tophi goutteux lors de l'intervention chirurgicale pose la question de la nature première de la lésion épidurale, de rares cas de localisation rachidienne goutteuse ayant été décrits qui pouvaient mimer un abcès épidural, d'autant plus dans un contexte infectieux comme dans le cas décrit.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Profil sémiologique de la goutte chez des sujets porteurs des hémoglobines AA, AS et AC.

  • But: Rechercher une éventuelle différence dans le mode d'expression de la goutte et de ses factures de risque selon le type d'hémoglobine au cours d'une consultation rhumatologique à lomé, Togo. Patients et méthodes: Etude sur dossiers, menée sur 17 ans. Les patients atteints de goutte et répondant aux critères de New York y ont été inclus. Tous les patients objet de la comparaison, ont bénéficié d'une électrophorèse de l'hémoglobine et de la recherche d'éventuels facteurs de risque associés à la goutte. Résultats:214 ( 1.5%) des 14092 patients examinés en 17 ans souffraient de goutte ( 210 hommes et 4 femmes). Ces 214 patients étaient porteurs d'une hémoglobine AA ( 147cas), d'une hémoglobine AS ( 41 cas), ou d'une hémoglobine AC ( 26 cas). L'alcoolisme, l'obésité, et l'hypertension artérielle étaient les principaux facteurs de risque associés à la goutte chez 207 patients (97%). La comparaison des aspects sémiologiques et des facteurs de risque en fonction du type d'hémoglobine n'a pas montré de différence statistiquement significative. Conclusion: Il résulte de cette étude que les hémoglobines As et AC n'exercent aucune influence sur l'expression sémiologique de la goutte. Ainsi, la présence d'une de ces hémoglobines chez un malade atteint de goutte ne doit exercer aucune influence ni dans la démarche diagnostique ni dans l'enquête étiologique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Compression médullaire cervicale par tophus goutteux. Revue de la littérature à propos d'un cas.

  • Nous présentons un cas de tophus goutteux C4-C5, responsable d'une compression médullaire cervicale, chez un patient de 74 ans, opéré 4 ans auparavant d'une myélopathie cervicarthrosique. À son admission, il présentait un tableau de tétraparésie, évoluant depuis une semaine, associé à une poussée de goutte bilatérale des genoux et des articulations métatarso-phalangiennes, dans un contexte de surinfection bronchique. Le diagnostic de spondylodiscite infectieuse a été porté dans un premier temps, du fait du tableau infectieux sévère et des données radiologiques (compression médullaire C4-C5 par coulée épidurale antérieure sur l'IRM). L'intervention par voie antéro-latérale a permis une décompression et un diagnostic anatomopathologique de tophus goutteux. L'atteinte vertébrale goutteuse est connue, et très rarement responsable d'une compression médullaire: 15 cas de localisation cervicale goutteuse ont été décrits dans la littérature. Les examens neuroradiologique ne sont pas spécifiques, le diagnostic étant anatomopathologique. Le traitement est chirurgical en cas de compression médullaire associé au traitement médical de la goutte. Notre observation est particulière puisqu'il s'agit d'une « greffe goutteuse » sur cure de hernie disco-ostéophytique sans apposition de greffon.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostic biologique du déficit en alpha-1-antitrypsine : développement d’un test simplifié sur goutte de sang recueillie sur papier-filtre

  • Le déficit en alpha-1-antitrypsine (A1AT) est un désordre génétique à transmission autosomique codominante, à l'origine de la survenue de pathologies pulmonaires et/ou hépatiques. Celui-ci reste encore sous-diagnostiqué: seulement 5 à 10 % des patients PIZZ seraient réellement identifiés en France, l'allèle PIZ étant responsable du déficit le plus sévère en A1AT. Afin de faciliter son diagnostic précoce qui permettrait une meilleure prise en charge de la pathologie, nous avons développé et standardisé au sein des trois laboratoires engagés dans cette étude, un test de diagnostic sur sang séché comportant le dosage et le phénotypage par isoélectrofocalisation de l'A1AT et, si nécessaire, le génotypage par séquençage du gène SERPINA1. Nous avons montré, sur 90 échantillons de sang séché, que les méthodes de dosage par immunoturbidimétrie ou immunonéphélométrie étaient adaptées à ce type de prélèvement et parfaitement corrélées entre les trois laboratoires (R

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Compression médullaire thoracique par tophus goutteux intra-rachidien extra-DURAL.

  • Une observation de compression médullaire thoracique par tophus goutteux intra-rachidien extra-dural est rapportée. Une patiente de 59 ans, aux antécédents de goutte tophacée des orteils, présente une symptomatologie de paraparésie sensitivo-motrice progressive. L'IRM met en évidence un processus épidural postérieur étendu de T2 à T9, en hypersignal en Tl et en T2, associé à une image liquidienne centrale. Une laminectomie permet de découvrir un tissu caséiforme contenant un hématome d'aspect ancien. L'examen histologique met en évidence des plages de substance éosinophile finement feuilletées, bordées de cellules géantes et d'histiocytes, évocatrices de tophus goutteux. Les suites opératoires sont marquées par la régression rapide du déficit neurologique. Une revue de la littérature a permis de retrouver 15 cas comparables. Tous les étages rachidiens peuvent être touchés par le processus goutteux. Les complications neurologiques sont exceptionnelles, mais peuvent être révélatrices de l'affection. Le traitement a été chirurgical dans tous les cas sauf un, avec des résultats dans l'ensemble favorables. La place du traitement médical est difficile à définir dans ce contexte.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les traitements hypo-uricémiants disponibles dans la goutte

  • Les traitements hypo-uricémiants ont pour objectif la dissolution des dépôts uratiques pathogènes, en maintenant l’uricémie en dessous du point de saturation de l’urate. Les recommandations européennes sont de maintenir l’uricémie en dessous de 360 μM ou 60 mg/L. Ce seuil est même abaissé à 300 μM (50 mg/L) dans les recommandations anglaises. Un traitement hypo-uricémiant doit être introduit chez les patients ayant une goutte compliquée, définie par la présence de tophus et/ou d’une arthropathie uratique et/ou d’une atteinte rénale, ou chez les patients ayant déjà fait plusieurs accès aigus goutteux. L’allopurinol agit en inhibant l’activité de la xanthine oxydase. Sa posologie doit être réduite en cas d’insuffisance rénale, ce qui est une situation relativement fréquente au cours de la goutte. Le febuxostat est un nouvel hypo-uricémiant, qui est un inhibiteur sélectif de la xanthine oxydase. Son métabolisme est hépatique, et il n’est pas excrété par voie rénale, ce qui autorise son utilisation en cas d’insuffisance rénale modérée. Enfin, la polyéthylène glycol (PEG)-uricase (pegloticase) est un hypo-uricémiant puissant, commercialisé aux États-Unis et qui est réservé aux patients ayant une goutte réfractaire aux autres hypo-uricémiants.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Gouttes et émulsions: criblage à très haut débit en biologie.

  • En combinant la microfluidique en gouttes et la compartimentation in vitro qui permettent la « parallélisation » de réactions chimiques ou biologiques dans les gouttes d'une émulsion, il devient possible de réaliser des tests biologiques à un très haut débit (1 000 tests par seconde), 1 000 fois plus rapide que la cadence des tests actuels en microplaques. Cette technologie permet la manipulation contrôlée, l'analyse et le tri de cellules, de gènes et de macromolécules en fonction de leurs activités enzymatiques, et de composés chimiques en fonction de leur activité sur des cibles d'intérêt thérapeutique. À terme, l'intégration de systèmes microfluidiques permettant la réalisation de séquences complexes d'opérations élémentaires sur des gouttes peut offrir une solution pour la miniaturisation et l'automatisation de tests biologiques ainsi qu'une augmentation des cadences d'analyses et de sélections , ces approches permettent aussi de diminuer les volumes nécessaires à la réalisation des tests bien au-delà des limites des systèmes de criblage conventionnels.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Influence de l’instillation de 2 ou 3 gouttes de cyclopentolate à 0,5 % sur la réfraction de l’enfant caucasien non strabique

  • Introduction : Dans la pratique ophtalmologique quotidienne, la réfraction de l'enfant peut être réalisée sous cyclopentolate 0,5 %, à partir de 1 an, en l'absence de contre-indication. Le fait d'instiller à 3 reprises une goutte de collyre, à 5 minutes d'intervalle, avec mesure de la réfraction 45 minutes après, est d'une part consommateur de temps pour l'équipe infirmière et médicale, et d'autre part source de désagrément pour l'enfant. Nous avons cherché à déterminer si l'instillation de 2 gouttes de cyclopentolate à 0,5 % chez l'enfant caucasien non strabique, âgé de 4 à 13 ans, est aussi efficace que l'instillation de 3 gouttes en terme de cinétique et de profondeur de cycloplégie. Patients et méthode : Nous avons mené une étude prospective, randomisée en simple aveugle, en cross-over, réalisée chez 36 enfants caucasiens non strabiques, âgés de 4 à 13 ans, au CHU de Tours entre le 1

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Le traitement de la goutte.

  • Les modalités thérapeutiques de la goutte n'ont pas beaucoup changé depuis plusieurs décennies, néanmoins les principes de leur application sont souvent méconnus. Les AINS restent le traitement de choix de la crise aiguë de goutte, alors que la colchicine et les corticostéroïdes sont deux alternatives possibles. Pour un traitement chronique, une fois l'indication posée, il faut systématiquement chercher et corriger des facteurs favorisants et aggravants tels la prise de diurétiques ou la consommation d'alcool. Dans un deuxième temps, l'introduction d'un traitement hypo-uricémiant se fera progressivement sous prophylaxie de colchicine. Le choix entre un uricosurique et un inhibiteur de la synthèse (allopurinol) se fait avant tout en fonction des risques et bénéfices de chaque classe pour un individu donné, toutefois tout traitement devra impérativement permettre de réduire les taux d'acide urique en dessous de 360-400 μmol/l pour être efficace. En une période où l'on parle beaucoup d'efficacité et de médecine fondée sur les preuves, cet article essaie de favoriser une prise en charge plus systématique et «selon les règles» du patient goutteux.

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Rare manifestation de lésion ostéoarticulaire, tendineuse et neurologique par goutte tophacée de la main. Deux cas cliniques

  • La localisation de tophus au niveau de la main est rare, mais possible dans le contexte de la goutte chronique. Nous rapportons deux cas (trois mains) avec une histoire d'hyperuricémie de longue durée et de lésions sévères par dépôt de cristaux d'urate de sodium. Dans ces cas, divers éléments sont à remarquer: la taille volumineuse des tophi, les lésions destructrices du pyramidal et du pisiforme, l'instabilité articulaire digitale par lésion ligamentaire, la ténosynovite et la rétraction digitale enraidissante due aux dépôts intratendineux, et la présence d'un double syndrome compressif ipsilatéral du médian et du cubital au poignet. La neurolyse et la résection des tophi ont abouti à un soulagement très rapide des paresthésies. La récupération de la fonction digitale et du poignet a demandé différentes interventions et a été partielle. Les résultats sont analysés avec un recul de deux ans chez un patient, et huit mois pour l'autre.

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La gouttelette lipidique - un nouvel organite ?

  • Les gouttelettes lipidiques sont des réserves de lipides neutres qui existent dans pratiquement tous les types cellulaires. Jusqu’à récemment, elles ont été classées dans la même catégorie que les granules de glycogène, c’est-à-dire considérées comme de simples sites inertes de stockage de l’énergie. Il est maintenant admis que les gouttelettes lipidiques interagissent de façon dynamique avec différents organites, en y délivrant notamment des lipides permettant l’expansion de leur membrane. La plupart des mécanismes de biogenèse, de croissance et de mouvements intracellulaires des gouttelettes lipidiques restent cependant très mal connus. Des données récentes suggèrent que celles-ci resteraient fonctionnellement associées à la membrane du réticulum endoplasmique et représenteraient un domaine spécialisé de ce réticulum plutôt que des organites indépendants. Quoi qu’il en soit, ces structures cellulaires se révèlent avoir des fonctions importantes dont la perturbation peut conduire à des pathologies comme les lipodystrophies ou les maladies neurodégénératives.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Avancées récentes dans la physiopathologie de l'hyperuricemie et de la goutte.

  • La formation et le dépôt des cristaux de monosodium urate (MSU) provoquent l'inflammation de la goutte. L'hyperuricémie favorise cette formation et s'explique par un déséquilibre entre la synthèse et l'élimination d'acide urique. La physiologie de l'excrétion rénale d'acide urique est mieux connue avec l'identification des transporteurs rénaux d'acide urique (URAT1 et les OAT). Les cristaux de MSU activent les leucocytes par les récepteurs TLR2 et TLR4, décrits auparavant comme les récepteurs du système immun inné. Les cristaux sont aussi capables d'une activation directe du complexe intracellulaire qui s'appelle l'inflammasome. Ce complexe est responsable du clivage de pro-IL-1β en IL-1β mature. La sécrétion d'IL-1 induit les effets inflammatoires qui sont inhibés par les antagonistes d'IL-1. Ces progrès physiopathologiques ouvrent de nouvelles perspectives thérapeutiques de l'hyperuricémie et de la goutte.

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Ulcerations de la langue, parapsoriasis en gouttes et primo-infection à parvovirus B19.

  • Introduction : Nous rapportons l'observation d'un parapsoriasis en gouttes s'accompagnant d'ulcérations linguales et survenant lors d'une primo-infection à Parvovirus B19. Observation : Une jeune femme de 25 ans avait un premier épisode de parapsoriasis en gouttes caractéristique, associé à des lésions purpuriques palmo-plantaires et des ulcérations linguales atteignant la musculature profonde en histologie. Cette éruption survenait dans le contexte d'une primo-infection à Parvovirus B19 et allait rétrocéder sans traitement particulier. Discussion : Cette observation, particulière par la survenue d'ulcérations buccales lors d'une poussée de parapsoriasis en gouttes, est surtout intéressante par son association à une primo-infection à Parvovirus B19. Le tropisme de ce virus pour les cellules endothéliales pourrait expliquer les lésions purpuriques et les ulcérations observées chez cette malade.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Infection d’un tophus goutteux de la main

  • La localisation de tophus au niveau de la main est rare mais possible dans le contexte de la goutte chronique. Les complications les plus décrites de cette localisation sont les arthropathies destructrices, les lésions ligamentaires, la ténosynovite et le double syndrome compressif ipsilatéral du médian et du cubital au poignet. Les complications infectieuses, telles l’infection du tophus goutteux, sont exceptionnelles. Dans ce cas, les principaux diagnostics différentiels se posent avec la chondrocalcinose articulaire, la polyarthrite rhumatoïde et l’arthrite septique. Les auteurs rapportent l’observation d’un homme de 67 ans qui présentait une infection d’un tophus goutteux du médius gauche. Le diagnostic était suspecté par les éléments cliniques et les examens d’imagerie mais la confirmation définitive était bactériologique. Malgré une antibiothérapie adaptée, l’évolution était défavorable, imposant le recours à une amputation trans-interphalangienne proximale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Un regard neuf sur les gouttelettes lipidiques des adipocytes: jouent-elles un rôle dans la détection de l'etat du stock de triglycérides?

  • Les gouttelettes lipidiques ont longtemps été considérées comme des dépôts intracytoplasmiques inertes apparaissant dans les cellules suivant diverses conditions. De nouveaux outils et de nouvelles approches ont récemment été utilisés afin de visualiser et d'étudier ces structures intracellulaires. Ils ont permis de révéler de nouveaux aspects de la biologie des gouttelettes lipidiques et de mettre en évidence une structure organisée ainsi qu'une composition dynamique. Dans les adipocytes, qui sont les cellules spécialisées dans le stockage énergétique sous forme de lipides, les gouttelettes lipidiques sont des organites particulièrement bien développées et semblent avoir des propriétés originales. Nous discuterons également ici l'idée selon laquelle les gouttelettes lipidiques,

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Titrage simplifié des anticorps vibriocides à partir d'une goutte de sang.

  • Nous présentons une technique simplifiée pour la recherche des anticorps vibriocides dans certaines populations déshéritées en milieu tropical. Cette technique permet le dosage des anticorps à partir d'une goutte de sang prélevée sur disque de papier buvard. Elle évite la prise de quantités importantes de sang dans une population malnutrie, craintive et souvent sollicitée. Sa lecture est rapide et facile à l'œil nu grâce à une coloration en violet des germes vivants par le succinate de néotétrazolium. Testée chez la souris et chez l'homme, elle donne des résultats bien corrélés avec ceux obtenus par la méthode classique effectuée à partir du sérum pour les titres en anticorps supérieurs ou égaux à 1/40.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov