Goitre [ Publications ]

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  • Objectifs : la paralysie récurrentielle (PR), l'hypocalcémie et les risques hémorragiques sont des complications classiques de la chirurgie thyroïdienne. L'objectif est de rapporter les taux de complications post-opératoires et les comparer au terrain du patient et aux caractéristiques du goitre (extensions au scanner et poids) afin d'identifier des facteurs prédictifs de ces complications. Patients et méthode : cent dix sept patients porteurs d'un goitre dont le pôle inférieur dépasse le plan des vaisseaux sous-claviers au scanner cervico-thoracique et bénins à l'examen anatomo-pathologique extemporané d'une chirurgie thyroïdienne entre février 1997 et janvier 2004 ont été inclus dans cette étude rétrospective. Le bilan clinique initial rapporte les signes fonctionnels respiratoires et digestifs, recherche une masse palpable et étudie la mobilité des cordes vocales. Les taux de complications récurrentielles, parathyroïdiennes et hémorragiques post-opératoires sont analysés en fonction des antécédents du patients et les extensions du goitre afin de corréler ces facteurs à la survenue de complications. Résultats : cinq PR unilatérales sont survenues en postopératoire. Deux d'entre elles sont restées permanentes, chez des patients aux antécédents de chirurgie thyroïdienne (NS). Les extensions droite/gauche ou antérieure/postérieure ne sont pas apparues comme des facteurs déterminants. Néanmoins le volume du goitre marqué par la latéro-déviation de la trachée semble joué un rôle mais sans confirmation statistique. Parmi les trente-quatre hypocalcémies par hypoparathyroïdie, six ont été définies comme permanentes, sans corrélations avec les antécédents chirurgicaux ni l'identification systématique des glandes parathyroïdes. Le volume du goitre tend néanmoins à favoriser l'hypocalcémie de même que l'âge plus jeune du patient. Trois hématomes ont été constatés en post-opératoires avec une reprise dans un cas, avec une corrélation proche de la significativité avec le facteur antécédents chirurgicaux. Aucun des facteurs parmi le volume du goitre, son extension ou l'âge du patient ne semblent jouer en rôle. Conclusion : le scanner cervico-thoracique s'impose dès lors que l'échographie ne parvient pas à identifier le pôle inférieur de la glande. Il permet de définir au mieux le goitre et d'analyser ses extensions, prédictives des difficultés de dissection chirurgicale importantes dans l'information pré-opératoire du patient. La survenue de complications semble liée au volume du goitre et aux antécédents chirurgicaux.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Analyse des facteurs prédictifs de malignité des goitres nodulaires : à propos de 500 cas.

  • Les nodules thyroïdiens sont très fréquents et moins de 10% d'entre eux sont malin. Ils posent un véritable problème diagnostique et thérapeutique surtout par rapport à leur nature bénigne ou maligne. L’étude de certains facteurs cliniques et paracliniques de présomption de malignité permet de bien codifier la stratégie thérapeutique. Le but de ce travail est d’étudier les facteurs prédictifs de malignité des goitres nodulaires et comparer nos résultats à ceux de la littérature. Il s'agit d'une étude rétrospective à propos de 500 cas de goitres nodulaires opérés au service d'Oto-rhino-laryngologie (ORL) et Chirurgie cervico-faciale (CCF) de l'hôpital militaire Avicenne de Marrakech entre 2006 et 2012. Le pourcentage de cancers a été de 6,8%. L’âge moyen de nos patients était de 46 ans, avec une sex-ratio de 5 (F/H). A la palpation cervicale, le caractère dure du nodule a été constaté dans 94,4% des cas de cancer, avec des limites irrégulières dans 64,70% des cas de cancer. Trois nodules étaient fixes et ils étaient tous malins. Les adénopathies cervicales ont été constatées chez 8 malades dont 7 présentaient des cancers. A l’échographie, 61,8% des nodules malins présentaient un aspect hypoéchogène, avec des contours flous dans 88,24% des cas. La vascularisation intra nodulaire était présente dans 35,3% de ces cas des cancers avec des microcalcifications chez 55,9% d'entre eux. Le halo hypoéchogene périnodulaire était incomplet dans 73,5% des cas de cancer. Nos patients étaient en euthyroïdie dans 84,6% des cas. Les facteurs prédictifs de malignité d'un goitre nodulaire, étaient donc dans notre étude d'abord cliniques: l’âge supérieur à 60 ans, la consistance dure du nodule, sa fixité, son caractère irrégulier et mal limité à la palpation, ainsi que la présence d'adénopathie(s) cervicale(s) à l'examen, et échographiques: le caractère hypoéchogène, les limites floues, la présence de microcalcifications et la visualisation d'une vascularisation intranodulaire avec ou sans vascularisation périnodulaire. Bien que certains de ces facteurs soient fortement prédictifs de malignité, seule l'histologie définitive apporte le diagnostic de certitude. Le clinicien doit alors se baser sur un faisceau d'arguments pour adopter une conduite pratique en vue d'une prise en charge adéquate.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les goitres multihétéronodulaires plongeants: à propos de 100 cas marocains.

  • Objectifs : les auteurs, au travers de leur étude rétrospective de 100 cas de goitres multihétéronodulaires plongeants, procèdent à une revue de la littérature afin de comparer l'épidémiologie, la présentation clinique, les examens complémentaires nécessaires, les traitements réalisés, les complications et les séquelles de cette pathologie. Méthode : cent cas de goitres multihétéronodulaires plongeants ont été colligés au service de chirurgie générale de l'hôpital militaire Avicenne de Marrakech, au Maroc, de 1991 à 2004. La fréquence de ces goitres par rapport à l'ensemble des goitres chirurgicaux est de 6 %. Nous avons noté une nette prédominance féminine, avec une moyenne d'âge de 50 ans. La symptomatologie clinique des goitres multihétéronodulaires plongeants est surtout faite de signes compressifs, dominés par la dyspnée rencontrée dans 50 % des cas. Les signes de dysthyroïdie sont retrouvés dans 25 % des cas. Le diagnostic de goitre plongeant est soupçonné devant des signes de compression médiastinale et l'existence d'un goitre palpable retrouvé chez 100 % de nos malades. La radiographie thoracique et la scintigraphie thyroïdienne suffisent souvent à confirmer le diagnostic. La tomodensitométrie est réservée aux cas douteux et permet surtout d'apprécier les rapports du goitre avec les gros vaisseaux intrathoraciques. Le traitement de ces goitres est exclusivement chirurgical, dicté par les accidents évolutifs. La cervicotomie, pratiquée dans 97 % des cas, reste dans la majorité des cas suffisante pour extraire ces goitres même les plus volumineux et les plus plongeants dans le médiastin. Résultats : les suites opératoires immédiates sont satisfaisantes. Quant aux résultats lointains, ils sont en général simples en dehors de la paralysie récurrentielle et de l'hypoparathyroïdie rencontrées par plusieurs auteurs, respectivement 4 et 5 cas dans notre série. Conclusion : l'indication opératoire des goitres multihétéronodulaires plongeants est absolue. La cervicotomie est le plus souvent suffisante pour l'exérèse de ces goitres sans avoir recours à la sternotomie. En dehors des cancers et de rares complications, la guérison d'un patient porteur d'un goitre plongeant enlevé chirurgicalement est la règle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Stratégies de prise en charge d'une endémie goitreuse en situation de développement.

  • Le goitre endémique demeure un problème majeur de santé publique dans les pays en développement, particulièrement en Afrique malgré les efforts consentis. Les pays qui ont réussi à réduire leur niveau d'endémie possèdent encore des foyers de forte prévalence goitreuse. Ceci s'explique par l'inadéquation et le manque de suivi des programmes de lutte. Le principal facteur étiologique du goitre endémique est la carence iodée d'origine alimentaire. C'est une situation fréquemment rencontrée dans les communautés vivant dans les terres pauvres en iode et dont l'alimentation dépend presque exclusivement de la production locale, notamment dans les régions de montagne. Le goitre endémique est épidémiologiquement associé au crétinisme endémique, à la surdi-mutité et au retard mental. Dans une moindre mesure, on observe une hypothyroïdie clinique et un myxoedème modéré accompagné d'une baisse de la performance intellectuelle. La prévention du goitre endémique consiste à augmenter la consommation d'iode de la population vivant dans les zones d'endémie goitreuse. Lorsque l'apport en iode atteint une valeur de 100 à 150 μg/j/adulte, on observe une réduction concomitante de la prévalence du goitre. Les principales méthodes de supplémentation en iode se fondent soit sur l'enrichissement d'un véhicule d'origine alimentaire comme le sel iodé, soit sur un médicament comme l'huile iodée. La méthode de prévention la plus répandue et la plus économique est la supplémentation par le sel iodé. L'huile iodée est recommandée pour les foyers d'endémie sévère et dans les situations d'isolement où le sel iodé n'est pas susceptible de parvenir jusqu'à la population à risque, soit du fait d'un obstacle géographique, soit du fait de facteurs militaro-économiques. L'huile iodée est toutefois recommandée au début du programme de supplémentation par le sel iodé, soit pour gérer une situation d'urgence, soit pour montrer l'efficacité de la prophylaxie afin de convaincre les autorités sanitaires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les goitres plongeants. A propos de 212 cas.

  • But de l'étude: Cette étude rétrospective avait pour but de rapporter les résultats du traitement chirurgical dans une série de 210 patients opérés pour un goitre cervicothoracique. Patients et méthode: De 1982 à 1996, 210 patients porteurs d'un goitre cervicothoracique, dont 80 % de femmes, ont été opérés par voie cervicale, sauf deux par sternotomie. Deux patients qui avaient des contre-indications opératoires n'ont pas été opérés. Vingt-cinq patients ont été opérés pour un goitre récidivé plongeant. L'intervention a consisté en une thyroïdectomie totale dans 27 % des cas, une thyroïdectomie subtotale dans 33 % des cas et une lobectomie dans 40 % des cas. Dans 160 cas l'extraction du prolongement rétrosternal a été facile. Dans 48 cas, l'exérèse du goitre plongeant a été facilitée par la découverte du nerf récurrent à son point d'entrée dans le larynx et la dissection vers le bas des attaches trachéales du lobe. La libération complète de la portion cervicale a permis l'ascension de la partie thoracique même volumineuse. Résultats: Trois carcinomes papillaires ont été découverts. Une paralysie récurrentielle transitoire est survenue chez 7,2 % des patients et une hypoparathyroïdie transitoire chez 13,4 % des patients. Une paralysie récurrentielle définitive a été observée dans 1,2 % des cas, une hypoparathyroïdie persistante dans 2,1 % des cas. Parmi les 25 patients traités pour une récidive de goitre, trois ont eu une parésie récurrentielle transitoire, un une paralysie récurrentielle définitive, quatre (20 %) une hypocalcémie transitoire et un (4 %) une hypocalcémie persistante. Conclusion: Le scanner cervico-médiastinal et l'IRM permettent d'évaluer les prolongements thoraciques du goitre. L'exérèse thyroïdienne a été réalisée 208 fois sur 210 par voie cervicale. La dissection complète de la partie cervicale du goitre facilite l'ascension du prolongement thoracique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résultats des réinterventions pour goitres.

  • Nous rapportons 47 réinterventions thyroïdiennes pour goitres bénins réalisées entre février 1994 et octobre 95 sur un total de 1125 thyroïdectomies (4,2%). Elles concernaient 42 femmes et 5 hommes d'âge moyen de 54 ans. Le délai entre les 2 interventions thyroïdiennes était de 19 ans. Quarante-cinq fois la réintervention a comporté une totalisation de la thyroïdectomie réalisée précédemment, 2 fois une thyroïdectomie sub «totale» a été réalisée laissant délibérément en place un minime moignon thyroïdien d'un côté. Sur nos 47 malades, l'abord thyroïdien a nécessité 33 abords d'une loge thyroïdienne déjà disséquée et partiellement réséquée et 23 abords d'un lobe thyroïdien encore indemne. Le poids de la glande réséquée lors de la réintervention était en moyenne de 73 grammes. Il n'y eut pas de mortalité, la morbidité a consisté en 2 paralysies récurrentielles transitoires, régressives en 2 mois et 7 hypocalcémies transitoires sans hypocalcémie définitive. Les risques récurrentiels et parathyroïdiens sont classiquement accrus en cas de réinterventions. Ils varient selon le geste initialement effectué: lobectomie totale unilatérale versus lobectomie subtotale bilatérale. Ils peuvent cependant être fortement réduits par une technique rigoureuse contrôlant systématiquement le nerf récurrent et recherchant pour conservation les parathyroïdes. La réalisation d'auto-greffes parathyroïdiennes peut être nécessaire en cas de glande dévascularisée par la dissection. Les indications de réinterventions pour goitres bénins sont rares et pourraient sans doute être encore réduites: si le traitement thyroxinique, après une première thyroïdectomie, est d'efficacité inconstante et discuté après thyroïdectomie subtotale pour goitre multi-nodulaire, la réalisation d'emblée d'une thyroïdectomie totale dans des cas sélectionnés semble souhaitable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Comment prévenir la morbidité chirurgicale de la thyroïdectomie totale pour goitre multinodulaire euthyroïdien?

  • But de l'étude : La thyroïdectomie totale a été proposée comme traitement initial des goitres multinodulaires euthyroïdiens bénins. Le but de cette étude est de déterminer, à partir de notre expérience, les moyens permettant de prévenir la morbidité liée à cette intervention. Matériel et méthode : Nous analysons rétrospectivement une série de patients opérés d'une thyroïdectomie totale pour goitre multinodulaire bilatéral euthyroïdien entre janvier 1996 et septembre 2000 dans le service de chirurgie C (chirurgie générale et digestive) du CHU de Nancy. Nous avons recherché la morbidité spécifique liée à ce geste, au moyen de contrôles cliniques et biologiques systématiques. Résultats : Notre série comprend 64 patients, dont 51 femmes (79,7 %) et 13 hommes (20,3 %). L'âge moyen était de 47 ans (22-76 ans). La morbidité récurrentielle a concerné deux patients, sous forme d'une atteinte unilatérale provisoire (1,6 %) et d'une atteinte unilatérale définitive (1, 6%). Deux atteintes provisoires (3,2 %) et une atteinte définitive (1,6 %) de la branche externe du nerf laryngé supérieur ont été suspectées cliniquement. Huit patients (12,5 %) ont présenté une hypoparathyroïdie transitoire. Une patiente (1,6 %) présente une hypoparathyroïdie définitive. Conclusion: La morbidité après thyroïdectomie totale pour goitre multinodulaire euthyroïdien bénin dans notre étude est comparable aux données fournies par la littérature après thyroïdectomie totale ou subtotale. La morbidité peut être prévenue par l'identification systématique du nerf récurrent, et par une stratégie opératoire ayant pour but le respect de la vascularisation parathyroïdienne.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le goitre plongeant à Tlemcen dans l'ouest algérien: aspect clinique et thérapeutique de 1996-2014.

  • La définition du goitre plongeant, la plus couramment employée, est tout goitre ne siégeant pas dans la région cervicale en position opératoire. Le but d’évaluer sa prise en charge, en insistant plus particulièrement sur les examens préopératoires, les difficultés chirurgicales et les complications postopératoire. Etude rétrospective étalée sur 16 ans, portant sur 50 cas colligés au service de chirurgie viscérale du CHU Tlemcen. L'intervention a consisté en une thyroïdectomie totale par voie cervicale dans 94% des cas. Ont été notées essentiellement, les hématomes, des paralysies récurentiels et les hypoparathyroïdie. L’âge moyen est de 54,76 ±11,992 ans Le caractère plongeant du goitre à été retrouvé chez 52% (n = 26) par une échographie thyroïdienne. Le scanner cervico-thoracique était pratiqué chez 25 patients 50%. Il a permis de confirmer le caractère plongeant du goitre. Tous nos patients ont bénéficié eu un geste radicale (thyroïdectomie totale n = 45, 90%), alors que 5 patients (10%) ayant déjà ont eu un geste sur la thyroïde, ont subi une totalisation. L'examen histologique à confirmé la bénignité dans 48 cas 96%. Trois patients (6%) avaient une paralysie récurentielle transitoire et un cas (2%) de paralysie récurentielle persistante. L'hypoparathyroïdie transitoire était notée chez (14%). Les goitres plongeants représentent une éventualité assez fréquente. Souvent révélés à l'occasion d'un examen clinique. L'examen tomodensitométrique qui permet l'exploration des espaces peu accessibles à l'imagerie conventionnelle. L'imagerie par résonance magnétique nucléaire paraît constituer une technique d'avenir.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Association d'un goitre multinodulaire toxique, d'un carcinome papillaire de la thyroïde, et d'une hyperparathyroïdie primaire.

  • L'association d'un goitre multinodulaire toxique, d'un carcinome papillaire de la thyroïde et d'une hyperparathyroïdie est exceptionnelle. Un cas seulement a été décris dans la littérature, nous rapportons le deuxième. Il s'agit d'une patiente âgée de 51 ans, dont l'histoire a commencé par un goitre multinodulaire toxique. L'hyperparathyroïdie a été diagnostiquée secondairement, à la suite de complications rénales, et c'est au cours de l'ablation de l'adénome parathyroïdien qu'un carcinome papillaire a été découvert fortuitement. En fait l'association ou la coexistence des trois pathologies est rare, mais au sein de cette triade, la coexistence de deux d'entre elles est relativement fréquente sans aucun support étiopathogénique commun connu. Ainsi l'hyperthyroïdie et l'hyperparathyroïdie primaire peuvent s'associer, mais le diagnostic d'hyperparathyroïdie devient très difficile dans ce cas. Par ailleurs, la découverte fortuite d'un carcinome papillaire de la thyroïde au cours d'une parathyroïdectomie a déjà été rapportée mais il s'agit le plus souvent d'un microcarcinome. La plupart du temps on tend à croire qu'au cours d'une hyperthyroïdie le risque d'avoir un carcinome associé est négligeable. Mais cette association n'est pas rare non plus. L'association hyperparathyroïdie primaire, hyperthyroïdie et carcinome papillaire de la thyroïde est rare. Mais l'apparition de l'une de ces trois pathologies chez une femme d'âge mur doit faire rechercher systématiquement les deux autres.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les goitres endothoraciques. 62 malades opérés.

  • Objectifs : Les goitres endothoraciques (GE) sont des tumeurs du médiastin supérieur, exceptionnellement malignes, qui peuvent progressivement ou brutalement comprimer les structures adjacentes, particulièrement la trachée. Méthodes : De 1980 à 1995, nous avons traité chirurgicalement 62 malades ayant un GE. Il s'agissait de 23 hommes et de 39 femmes avec un âge moyen de 63 ans. Les deux principales circonstances de découverte étaient l'apparition d'une dyspnée chez 20 malades (32 p. 100) et l'existence d'une masse médiastinale à la radiographie thoracique systématique chez 19 malades (30 p. 100). Résultats : Le GE était prévasculaire chez 24 malades (39 p. 100) et rétrovasculaire chez 38 (61 p. 100). Les goitres rétrovasculaires étaient pré et latéro-trachéaux chez 21 malades (34 p. 100) et rétro-trachéaux chez 17 (27 p. 100). L'exérèse du GE a été effectuée par simple cervicotomie chez 57 malades (92 p. 100). Cette incision a été agrandie par une manubriotomie (n=1) ou une sternotomie totale (n=4). Tous les GE étaient bénins. La mortalité post-opératoire a été nulle et la morbidité a été de Il p. 100 : 2 hypocalcémies, 2 trachéomalacies, une paralysie récurrentielle, un hématome et une infection pulmonaire. Conclusion : L'exérèse chirurgicale des GE est essentiellement motivée par le risque de détresse respiratoire secondaire à la compression trachéale. Cette chirurgie a une très faible morbidité, car elle est le plus souvent possible par voie cervicale pure.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prévalence du goitre endémique dans le secteur sanitaire de Zitenga (Burkina Faso)

  • Dans le cadre d’un projet associatif d’aide au développement, une enquête de prévalence sur les troubles dus à la carence en iode a été réalisée dans l’aire sanitaire d’un village du Burkina Faso (Zitenga, province d’Oubritenga) pour évaluer leur importance au sein d’une population de plus de 20 000 habitants. Elle a concernée 210 personnes tirées au sort par un sondage en grappes, âgées de 0 à 45 ans pour les femmes et de 0 à 25 ans pour les hommes. Une enquête clinique, biologique (dosages de la TSH et de la T4 plasmatiques et iodurie) et alimentaire a été réalisée auprès de cet échantillon.Le taux de prévalence de goitre, tous stades confondus, atteignait 55,2 %. Les résultats d’iodurie ont permis de classer le secteur en zone de carence iodée moyenne. La thyroxinémie était basse chez 63 % des sujets et la TSH élevée chez 69,3 % de ces mêmes sujets. Les concentrations de ces deux hormones n’étaient pas corrélées à l’iodurie ou à la présence d’un goitre. L’ensemble de la population du secteur sanitaire de Zitenga semble donc sous le joug d’une carence iodée, mais chez une partie d’entre elle seulement se manifestent cliniquement des troubles sous forme d’un goitre.En dehors de l’identification d’autres facteurs susceptibles d’intervenir dans la genèse des TDCI, un apport en iode apparaît donc nécessaire dans cette région.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Complications postopératoires dans la thyroïdectomie totale pour maladie de Basedow: comparaison avec la chirurgie des goitres non basedowiens.

  • Objectifs. - Étudier et comparer les complications postopératoires de la thyroïdectomie totale dans le cadre des goitres multihétéronodulaires bénins et de la maladie de Basedow. Matériel et méthode. - Une étude rétrospective sur 41 mois concernant 176 patients (139 goitres multihétéronodulaires bénins et 37 maladies de Basedow) a été réalisée. Les calcémies postopératoires, la mobilité laryngée et les complications hémorragiques ou infectieuses ont été étudiées et comparées statistiquement (test de Kruskal-Wallis). Résultats. - Il n'existait pas de différence significative concernant la survenue d'une paralysie récurrentielle, d'une complication hémorragique ou d'une hypoparathyroïdie définitive. Il existait en revanche une hypocalcémie postopératoire précoce (j1) plus fréquente en cas de maladie de Basedow. Conclusion. - La thyroïdectomie totale dans le cadre de la maladie de Basedow est une chirurgie sûre, moyennant une préparation médicale préopératoire rigoureuse.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Goitre sur thyroïde ectopique basilinguale.

  • Introduction. L'ectopie thyroïdienne est une pathologie rare. Elle se caractérise par la présence de tissu thyroïdien en dehors du siège normal de la thyroïde. Nous présentons un cas de goitre sur thyroïde ectopique basilinguale. Observation. Une femme de 45 ans se plaignait d'une masse basilinguale gênante à la déglutition. Une tomodensitométrie faciale a mis en évidence une tumeur de consistance tissulaire. La biopsie a révélé du tissu thyroïdien. L'échographie cervicale a montré une loge thyroïdienne vide. L'exérèse complète de la lésion a été faite par voie sus-hyoïdienne. L'examen histopathologique définitif a diagnostiqué un goitre ectopique non malin. Discussion. Le développement de goitre sur thyroïde ectopique est exceptionnel. La pathogénie de l'ectopie thyroïdienne est inconnue. Elle peut siéger à n'importe quel niveau le long du trajet de migration de la thyroïde. La scintigraphie permet de localiser avec précision l'ectopie et elle objective la vacuité de la loge thyroïdienne. La prise en charge des goitres ectopiques basilinguaux est chirurgicale et peut être associée à un traitement médical. Le volume, l'extension tumorale et les risques opératoires guident la voie d'abord et la réalisation ou non d'une trachéotomie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Indications et techniques chirurgicales dans la maladie de Basedow, le goitre multinodulaire et les cancers thyroïdiens.

  • Etude rétrospective de 47 thyroïdectomies presque totales et 30 totales réalisées de 1990 à 2000 pour goitre multinodulaire, maladie de Basedow et cancer thyroïdien. Le taux de complications est bas: - 1 paralysie récurrentielle définitive pour 154 nerfs à risque - 1 hypoparathyroïdie A l'heure actuelle, pour affection bénigne, l'ancienne thyroïdectomie subtotale bilatérale doit être remplacée par une thyroïdectomie presque totale, ne laissant d'un seul côté qu'un résidu glandulaire de la taille d'une cerise. Après cette intervention, il n'y a pas eu de récidive dans cette série et sur 42 patients contrôlés à plus d'un an, un tiers sont euthyroïdiens. Une substitution de principe est inutile et ne devrait être introduite qu'en cas d'hypothyroïdie avérée ou d'accroissement notable du résidu thyroïdien lors des contrôles postopératoires. Le cancer thyroïdien relève d'une thyroïdectomie totale. Exception pour les cancers papillaires limités, non métastatiques pour lesquels une lobectomie totale suffit.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Goitres multinodulaires.

  • La prévalence du goitre multinodulaire augmente avec l'âge , elle est estimée en France à 4,75 % entre 35 et 60 ans. Elle est plus importante chez la femme où elle passe de 5,2 % avant 45 ans à 8,3 % au-delà. La part des facteurs génétiques est prépondérante, estimée à environ 80 % , les 20 % restants relèvent de facteurs d'environnement encore incomplètement identifiés, mais où la carence iodée est admise depuis longtemps. Grâce à l'imagerie et à la cytoponction, la part d'incertitude entre les lésions bénignes et malignes s'est suffisamment réduite pour permettre de définir une conduite à tenir claire dans la majorité des cas. Une meilleure adaptation de l'apport iodé devrait réduire la fréquence du goitre. La prise en charge précoce des hypertrophies thyroïdiennes diffuses et leur traitement par hormone thyroïdienne (associé lorsque cela est possible à de l'iodure de potassium) devraient réduire la dégénérescence nodulaire de ces goitres diffus. La chirurgie reste l'indication principale dans les cas de goitres suspects, inesthétiques ou compressifs. Toutefois, l'iode radioactif n'est plus limité au traitement des patients à risque chirurgical ou aux goitres avec hyperthyroïdie dominante.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La consommation de manioc n’intervient pas dans la genèse du goitre endémique en zone rurale sénégalaise

  • À l’occasion d’une enquête épidémiologique sur la carence en iode au Sénégal oriental et en Casamance, une étude ancillaire a été menée chez 585 ménages résidant dans 3 zones d’endémie goitreuse afin de déterminer la part respective de la carence en iode (définie par l’iodurie moyenne des membres du ménage) et de la consommation de manioc (estimée par la fréquence de consommation d’aliments à base de manioc) dans l’apparition du goitre. La consommation d’aliments à base de manioc, même régulièrement, ne paraît pas en cause ni comme facteur isolé, ni comme facteur de risque additionnel dans la genèse du goitre endémique dans cette région d’Afrique en raison des méthodes traditionnelles de préparation auxquelles les racines de manioc sont soumises avant consommation. Seule la carence en iode joue un rôle déterminant dans cette genèse. Cette endémie devrait donc rapidement disparaître grâce à la commercialisation de sel iodé, dont la mise en place est actuellement en cours au Sénégal.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Signes cliniques et corrélations radiocliniques dans une série de 117 goitres cervico-thoraciques.

  • Objectifs: rapporter, comparer les signes cliniques et les signes radiologiques de goitre cervico-thoracique et tenter d'établir une corrélation radioclinique. Patients et méthode: cent dix sept patients porteurs d'un goitre dont le pôle inférieur dépasse le plan des vaisseaux sous-claviers au scanner cervico-thoracique et bénins à l'examen anatomo-pathologique extemporané d'une chirurgie thyroïdienne réalisée dans le service d'ORL du CHU d'Amiens entre février 1997 et janvier 2004 ont été inclus dans cette étude rétrospective. Le bilan clinique initial rapporte les signes fonctionnels respiratoires et digestifs, recherche une masse palpable et étudie la mobilité des cordes vocales. Une corrélation est recherchée entre l'extension du goitre, ses rapports avec la trachée et l'oesophage et l'existence de signes cliniques. Résultats: la dyspnée est au premier plan des signes fonctionnels (39,3 %) chez des sujets jeunes (p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Bloc atrio-ventriculaire transitoire au cours d'un goitre multinodulaire: à propos d'un cas.

  • Les troubles de conduction auriculo-ventriculaire sont relativement fréquents en Afrique grâce à l’élévation de l'expérience de vie dans nos sociétés en pleine transition épidémiologique. Ces troubles sont le plus souvent dus à une dégénérescence du tissu de conduction. La prise en charge des troubles conductifs (BAV3) consiste en l'implantation d'un stimulateur cardiaque définitif. Mais cette thérapeutique doit être précédée par une enquête étiologique pour détecter les autres causes de BAV transitoire. Nous rapportons l'observation d'une patiente de 75 ans, admise pour bloc auriculo-ventriculaire 2/1 et un goitre multi-nodulaire hyperthyroïdique, le traitement avec des antithyroïdiens de synthèse a vu la disparition du trouble conductif. Les BAV au cours de l'hyperthyroïdie sont rares, mais bien décrits. L’évolution est favorable sous traitement par antithyroïdiens de synthèse. Il ne faudrait donc pas implanter des pacemakers définitifs en première intention.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostic et traitement anténataux d'un goitre foetal hypothyroïdien.

  • Nous rapportons un cas de diagnostic anténatal d'un goitre hypothyroïdien, confirmé par le dosage des hormones thyroïdiennes au sang du cordon à 35 SA. Le traitement a consisté en l'injection intra-amniotique à 35 SA de 300 μg de L-thyroxine, et à 36 SA d'une seconde injection de 250 μg, l'enfant était extrait par césarienne itérative à 37 SA. Une semaine après la première injection, les signes échographiques directs et indirects du goitre avaient disparu, et à la naissance, on ne retrouvait qu'une hypertrophie homogène de la glande. La prise en charge anténatale du goitre hypothyroïdien par supplémentation hormonale intra-amniotique peut permetrre d'éviter les complications mécaniques néonatales de cette pathologie sans majorer les riques par le fœtus. On peut proposer de débuter les injections intra-amniotiques à la fin de 8

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Goitre ovarien malin : faux positif du TEP-scan lié à une sarcoïdose

  • Les goitres ovariens sont des tératomes de l'ovaire composés majoritairement de tissu thyroïdien, qui peuvent avoir une évolution maligne avec des disséminations péritonéales, voire de véritables métastases à distance. Leur prise en charge thérapeutique se calque sur celle du cancer thyroïdien. Nous rapportons le premier cas d'utilisation de la tomographie à émission de positrons utilisant le (18)F-fluorodeoxyglucose (TEP-scan) au cours du suivi d'une patiente opérée d'un goitre ovarien malin chez laquelle persistait, après thyroïdectomie et traitement complémentaire par iode radioactif, un taux détectable de thyroglobuline malgré une scintigraphie à l'iode 131 négative. Des hyperfixations ganglionnaires hilaires et médiastinales sont détectées, mais leur analyse histologique conclut à des lésions de sarcoïdose sans cellule carcinomateuse.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov