Gliome [ Publications ]

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  • Introduction. - Les oligodendrogliomes cérébraux voient leur incidence augmenter car ils sont mieux connus et reconnus, notamment grâce à l'évolution des classifications. L'étude d'une série homogène de ces tumeurs classées selon le grading de l'Hôpital Sainte-Anne en A et B a pour objet de connaître leur histoire avec ou sans traitement, d'étudier le rôle de ceux-ci et d'appréhender le pronostic et les facteurs qui y sont associés. Matériel et méthodes. - Une série rétrospective de 318 oligodendrogliomes (OLG) de l'adulte pris en charge à l'Hôpital Sainte-Anne à Paris (SA) et à l'Hôpital Neurologique à Lyon (L), entre 1984 et 2003, est présentée et analysée. Elle se répartit en 182 OLG de grade A qui ont pu être regroupés entre SA et L et 136 OLG de grade B dont il n'a été retenu que 98 obtenir une série homogène de tumeurs. Pour les A, l'âge de diagnostic va de 21 à 70 ans (moyenne : 41 ans), le sex-ratio est de 1,28, alors que pour les B, l'âge de diagnostic va de 12 à 75 ans (moyenne : 45,5 ans) avec un sex-ratio de 1,58. Le mode principal de révélation était l'épilepsie (91,5% pour les A et 76% pour les B), suivi d'une hypertension intracrânienne (7,9 % pour les A et 14,6 % pour les B) et d'un déficit neurologique (5,1 % pour les A et 17,7 % pour les B). Les topographies préférentielles étaient les régions frontale, insulaire et centrale pour les A comme pour les B. La taille moyenne des tumeurs était de 55 mm pour les A et de 62 mm pour les B. Il a été noté 20 % de calcifications dans les A et 48,5 % dans les B. Aucune tumeur ne prenait le contraste en imagerie dans les A (par définition), et tous les B, sauf 7, le prenaient en scanner et/ou en IRM. Tous les patients ont été opérés avec soit une biopsie (47,2 % dans les A et 53 % dans les B), soit une exérèse qui était limitée (26,4 % dans les A et 19,4 % dans les B) ou large (36,3 % dans les A et 37,8 % dans les B). Les patients ont eu deux interventions dans 56 cas et trois interventions dans 12 cas. Une radiothérapie a été réalisée dans 76,9 % des A et 91,4 % des B. Elle a été précoce après l'intervention dans 71 % des cas dans les A et 82,7 % dans les B. La chimiothérapie a été réalisée chez 36 % des A lorsqu'ils se transformaient en B ou en cas d'échec de la radiothérapie, et chez 67,5 % des B. Parmi les A, 38 % sont passés en B au cours de leur évolution dans un délai moyen de 51 mois sur un suivi médian de 78 mois. Résultats. - La médiane de survie était de 136 mois pour les A et de 52 mois pour les B. La survie à 5, 10 et 15 ans était respectivement de 75,5 %, 51% et 22,4 % pour les A et de 45,2 %, 31,3 % et 0 % pour les B. Après analyse univariée puis multivariée, la survie des A était associée à l'âge au diagnostic, la taille de la tumeur, l'exérèse large et la réponse à la radiothérapie (RT). La survie des B était liée à l'âge au diagnostic, l'exérèse large et le caractère circonscrit de la tumeur. Conclusions. - La confrontation des résultats de cette série aux séries publiées retrouve de nombreux paramètres pronostiques. Ceci permet également de montrer que les OLG sont des tumeurs hétérogènes y compris dans chacun des grades A et B, qui doivent faire évoluer vers un traitement adapté voire ciblé pour chacun des patients, notamment en ce qui concerne la radiothérapie et la chimiothérapie post-opératoire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Intérêt de l’IRM, avec séquences de diffusion, de perfusion et de la spectrométrie dans le diagnostic et la surveillance de gliomes d’aspect initial de grade 2 : recherche de marqueurs radiologiques orientant vers une aggravation tumorale de grade

  • Les auteurs ont tenté d’évaluer, en plus de l’IRM conventionnelle, l’apport potentiel de l’IRM de diffusion et de perfusion, ainsi que de la spectroscopie par résonance magnétique du proton in vivo (spectro RM) dans le diagnostic et le suivi des tumeurs cérébrales sus-tentorielles dont l’aspect initial était évocateur d’une lésion gliale plutôt de grade 2. Vingt-quatre patients ont été inclus d’avril 2005 à juillet 2006, 17 à la phase initiale et sept lors de leur suivi évolutif. Ils ont été repartis en deux groupes , pour le premier, comprenant six patients, les valeurs obtenues permettaient d’emblée de corriger la suspicion de grade et suspecter une lésion gliale de grade 3 ou 4, laquelle fut confirmée cinq fois, avec pour chacun de ces patients l’existence d’un pic de lipides , les autres résultats, comprenant la perfusion et l’étude des ratio CHO/Cr et CHO/NAA, étaient peu modifiés. Le second groupe comprenait 18 patients souffrant d’une lésion de bas grade : il leur fut proposé la réalisation d’une IRM initiale, renouvelée à trois mois puis chaque semestre. Les données radiologiques objectivèrent des modifications pour sept patients : parmi ces patients, un évolua seulement sur le plan morphologique avec une majoration de la masse tumorale, un autre évolua sur le plan morphologique et spectrométrique avec l’apparition d’un pic de lipide , un troisième évolua seulement le plan de la spectro RM, tandis que le dernier vit survenir une progression à la fois sur le plan morphologique et spectrométrique ainsi qu’en IRM de perfusion. Pour ces quatre patients, cette évolution entraîna des conséquences thérapeutiques, après présentation en réunion de concertation pluridisciplinaire. La synthèse de ce travail permet de souligner que ces techniques d’imagerie modernes (IRM de perfusion et spectro RM) ne peuvent être actuellement qu’un outil supplémentaire dans le diagnostic et le suivi des tumeurs gliales. Les auteurs soulignent toutefois l’utilité de ces examens dès la phase initiale de prise en charge tumorale, avec l’intérêt de l’étude du pic de lipides. Toutefois, les limites de ce travail doivent être soulignées : le délai d’inclusion est trop court pour des lésions gliales dont l’évolution est volontiers très lente, sur de nombreuses années , la population est faible et composée de patients qui peuvent être opérés durant leur suivi radioclinique, ce qui peut entraîner des contraintes dans la reproductibilité des examens. Ce travail doit désormais être poursuivi, avec une répétition semestrielle des IRM pour les dossiers actuels et le recrutement de nouveaux patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rôle de l'IRM de susceptibilité magnétique dans la mise en évidence de produits de dégradation de l'hémoglobine intratumoraux et dans la classification des gliomes.

  • Objectifs. L'imagerie de susceptibilité magnétique (ou SWI pour Susceptibility Weighted Imaging) est une nouvelle méthode d'imagerie permettant de détecter les différences de susceptibilité magnétique existant entre les tissus. L'objectif de notre étude était d'évaluer l'utilisation de la SWI pour l'identification de produits de dégradation du sang intratumoraux et pour diagnostiquer les gliomes de haut grade. Matériels et méthodes. Des séquences d'IRM conventionnelles et en SWI ont été réalisées chez 32 patients présentant 10 gliomes de bas grade (I de grade II et 9 de grade II) et 22 gliomes de haut grade (8 de grade III et 14 de grade IV). La capacité de la séquence en SWI à détecter les produits de dégradation du sang intratumoraux a été analysée et comparée aux séquences d'IRM conventionnelles. La valeur diagnostique de la séquence en SWI a été évaluée pour les gliomes de haut grade par régression logistique et analyse de la courbe caractéristique de la performance du test. Résultats. La séquence en SWI a permis de mettre en évidence les produits de dégradation du sang intratumoraux et de détecter un nombre bien supérieur de microhémorragies. Aucune différence statistique n'a été mise en évidence au niveau du taux de détection de produits de dégradation du sang entre les groupes de bas grade et de haut grade. D'après les résultats de la régression logistique, la fréquence de la présence de produits de dégradation du sang et le diamètre maximal des foyers de produits de dégradation sont des facteurs déterminants des gliomes de haut grade. Les résultats de l'analyse de la courbe caractéristique de la performance ont indiqué que, avec un seuil optimal (0,67), la sensibilité, la spécificité, la valeur prédictive positive et la valeur prédictive négative du diagnostic des gliomes de haut grade obtenues en utilisant les produits de dégradation du sang détectés par séquence en SWI étaient respectivement de 81,8 %, 80,0 %, 90,0 % et 66,6 %. Conclusion. L'imagerie de susceptibilité magnétique (SWI) permet de détecter avec précision les produits de dégradation du sang avec un contraste excellent. En utilisant un modèle d'estimation du risque pour les gliomes de haut grade fondé sur deux variables, des valeurs satisfaisantes sont obtenues pour la sensibilité, la spécificité, la VPP et la VPN. Ainsi, l'imagerie de susceptibilité magnétique pourrait constituer une séquence complémentaire utile pour la classification des gliomes.

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Invasion et angiogenèse dans les gliomes : rôle de l’adrénomédulline

  • Les gliomes sont les tumeurs les plus fréquentes du système nerveux central et représentent plus de la moitié des tumeurs primitives intracrâniennes de l'adulte, avec un pronostic toujours mauvais. La plupart d'entre eux ont d'emblée un pronostic mauvais associé a un haut grade histopronostique (gliome malin) alors que les gliomes de bas grade progressent vers la malignité en quelques années. Le phénotype malin des gliomes est caractérisé par une forte invasivité locale qui fait en grande partie le pronostic de ces tumeurs. Si les gliomes malins ont constitué un des premiers champs d'application des thérapeutiques ciblées, les résultats restent très controversés, voire décevants. Cela souligne l'importance et l'intérêt que doit susciter l'étude, d'une part, des mécanismes biologiques et moléculaires spécifiques impliqués dans l'invasion gliale et, d'autre part, de ceux associés à la capacité des tumeurs à élaborer une angiogenèse fonctionnelle, étape essentielle pour la progression tumorale. Un mécanisme important, dans le développement et le contrôle de ce processus, est la production de facteurs diffusibles qui activent directement la migration et la prolifération des cellules endothéliales. De nombreux facteurs angiogéniques ont été identifiés, isolés et caractérisés, parmi lesquels des cytokines et des facteurs de croissance. Plusieurs stratégies ont été développées ciblant les cellules endothéliales (immunotoxines, peptides proapoptotiques), les facteurs angiogéniques ou leur récepteur. En revanche, une voie peu étudiée est celle impliquant les neuropeptides produits par les cellules tumorales ayant un impact sur l'organisation d'une néoangiogenèse fonctionnelle associée ou non à des effets prolifératifs. Parmi ces neuropeptides, l'adrénomédulline (AM), dont l'expression est corrélée à l'agressivité des tumeurs gliales, représente un maillon « clé » dans les interactions entre les cellules tumorales gliales et les cellules du microenvironnement. L'hypothèse selon laquelle l'AM participerait à la progression des tumeurs gliales via les récepteurs CRLR/RAMP2, CRLR/RAMP3 s'est vérifiée in vitro et in vivo. Par la suite, des preuves de l'effet de l'AM sur la vascularisation tumorale ont été apportées. L'étude de ses effets sur les cellules endothéliales et, par voie de conséquence, sur l'angiogenèse tumorale représente une voie de recherche stimulante pour élaborer les meilleures stratégies pour neutraliser l'AM, à des fins antiprolifératives et anti-angiogéniques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Classification des oligodendrogliomes de l'hôpital Sainte-Anne. Mise au point à l'usage des études rétrospectives.

  • Objectif. - La constitution de groupes homogènes de patients est indispensable pour que les résultats thérapeutiques des oligodendrogliomes puissent être valablement appréciés et comparés d'une institution à l'autre. Des discordances croissantes sont cependant observées dans le diagnostic histologique des oligodendrogliomes ou oligo-astrocytomes. La présente étude a eu pour objectif principal d'apprécier si, pour les études rétrospectives, l'IRM peut servir de base commune et de « trait d'union » entre les diagnostics établis selon la classification de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ou selon celle l'hôpital Sainte-Anne (classification SA). Matériel et méthodes. - Cette étude a porté sur une série de 251 patients adultes porteurs d'un oligodendrogliome ou oligo-astrocytome de grade A ou B selon SA et qui ont été pris en charge dans notre Hôpital durant la période 1984-2003. Les préparations histologiques de routine et l'IRM ou le scanner préopératoires effectués après injection de produit de contraste ont été simultanément revus afin d'apprécier l'influence sur la survie des paramètres suivants: présence ou absence d'une composante astrocytaire polymorphe ou gémistocytique, de nécrose, d'une prise de contraste (PC), hyperplasie endothéliale: absente, discrète (HE+), ou conforme au seuil défini selon le grading SA (HE++). Les tumeurs ont été classées en grade A: absence de PC et d'HE, en grade B: PC et/ou HE++, ou en grade « A/B »: HE+, absence de PC. Résultats. - 70,1 % des tumeurs ont été classées en « oligodendrogliome pur », 19,5 % en «oligo-astrocytome polymorphe », et 10,3 % en « oligo-astrocytome gémistocytique ». Dans les tumeurs de grade A, A/B ou B, la présence d'une composante astrocytaire polymorphe ou gémistocytique n'avait pas d'influence significative sur la survie, mais respectivement 53 % et 65 % de ces tumeurs versus 32 % des oligodendrogliomes « purs » étaient de grade B lors du diagnostic. Dans ces trois sous-types histologiques, la survie n'était également pas significativement différente selon que l'hyperplasie endothéliale était absente ou discrète (HE+). Après regroupement des sous-types histologiques, d'une part, et des tumeurs avec HE+ ou absente, la série était composée de 153 oligodendrogliomes de grade A et de 98 oligodendrogliomes de grade B, la survie correspondante était de 142 mois versus 52 mois (p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Facteurs pronostiques et prédictifs de réponse des gliomes cérébraux de l’adulte

  • Les gliomes malins représentent la tumeur primitive cérébrale la plus fréquente. On les classe en fonction de leur origine cellulaire supposée et de leur grade, selon la classification de l'OMS. On distingue les gliomes de bas grade (II) et les gliomes de haut grade (III et IV) , leur prise en charge associe de façon variable chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie. L'identification de facteurs pronostiques et prédictifs de réponse aux thérapeutiques constitue un véritable défi, et ce, afin de mieux comprendre la biologie de ces tumeurs et d'optimiser les thérapeutiques. Pour les gliomes de bas grade, les facteurs pronostiques bien établis sont essentiellement histocliniques et associent le type histologique, la taille tumorale, l'âge au diagnostic, le performance status. Des scores pronostiques ont pu être établis par la combinaison de ces différents facteurs. Dans les tumeurs de haut grade, outre les facteurs cliniques classiques, on a pu identifier des facteurs pronostiques et prédictifs moléculaires. La délétion 1p/19q constitue une véritable signature moléculaire des oligodendrogliomes anaplasiques (grade III) et est associée à un sous-groupe de meilleur pronostic. C'est aussi un facteur prédictif de réponse à la chimiothérapie de type PCV, probablement au témozolomide et à la radiothérapie, même si cette dernière notion est moins établie. Dans les astrocytomes de grade IV ou glioblastomes, on retrouve fréquemment des anomalies de l'EGFR, notamment l'expression d'un variant spécifique du tissu tumoral, le variant III (EGFRvIII). Sa valeur pronostique est discutée et fait l'objet de nombreux travaux. L'expression de l'EGFRvIII et de PTEN semble être un facteur de réponse aux inhibiteurs de l'EGFR utilisés en essai thérapeutique dans les glioblastomes. Enfin, la méthylation du promoteur de la 06-méthylguanine-ADN-méthyltransférase (MGMT) est établie comme un facteur prédictif de la réponse aux alkylants : la perte d'expression de cette enzyme de réparation de l'ADN par régulation épigénétique est associée à une meilleure réponse au témozolomide et à une augmentation de la survie dans les glioblastomes. Le statut MGMT est désormais un facteur de stratification dans de nombreux essais cliniques.

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Oligodendrogliomes supratentoriels de l'adulte. Traitement chirurgical: indications et techniques.

  • La chirurgie représente la première étape du traitement des oligodendrogliomes (OLG) supratentoriels de l'adulte. Mais le rôle de l'exérèse chirurgicale sur le pronostic, le meilleur moment de la chirurgie dans l'histoire naturelle des OLG, la meilleure stratégie d'exérèse demeurent débattues et les courbes de survie après exérèse varient beaucoup d'une étude à l'autre. La confusion qui règne encore sur l'identification et la classification des OLG expliquent en partie ces divergences de résultats. Première des techniques chirurgicales, la biopsie - chirurgicale ou stéréotaxique -permet de confirmer un diagnostic posé sur l'imagerie, d'examiner l'extension de l'infiltration tumorale par rapport aux limites des anomalies d'imagerie et de réaliser les examens de biologie moléculaire actuels. Elle peut être le seul geste chirurgical chez des patients porteurs d'une tumeur profonde sans effet de masse important, ou en préalable à une exérèse ou lorsqu'une confirmation histologique est demandée avant une surveillance radio-clinique. Dans les autres cas, c'est l'exérèse tumorale qui est indiquée. Mais il n'a pas été montré que son moment dans l'évolution de la tumeur avait une influence sur la survie, en dehors des tumeurs évolutives responsables de signes déficitaires et d'une hypertension intracrânienne qui requièrent une exérèse chirurgicale rapide à défaut d'être large. La surveillance clinique et en imagerie d'une tumeur dont l'aspect est celui d'un OLG de grade A est donc justifiée et l'exérèse peut être décidée à tout moment ultérieur. Au plan technique, la tendance actuelle est celle d'une exérèse maximale possible, dans le respect des zones cérébrales fonctionnelles puisqu'une exérèse complète au plan carcinologique n'est qu'exceptionnellement possible. Toutefois, les résultats contradictoires ne permettent pas d'affirmer qu'une exérèse large ou complète sur l'imagerie soit associée à une survie significativement plus longue. Dans l'optique d'une exérèse maximale possible et de respect des régions cérébrales fonctionnelles, l'utilisation des outils chirurgicaux actuels - instruments de neuronavigation, imageurs opératoires, techniques de stimulation corticale peropératoire, est d'une aide précieuse au chirurgien.

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Profils biologiques des gliomes malins.

  • La progression maligne des tumeurs astrocytaires semble être corrélée à des séquences d'altérations génétiques qui pourrait permettre de décrire un modèle simple de transformation tumorale. Cependant, de même que le profil clinique évolutif des gliomes de bas grade vers les gliomes de haut grade n'est pas uniforme, la fréquence observée des altérations génétiques aux différents stades de progression du gliome bénin au glioblastome suggère l'existence de plusieurs voies moléculaires de progression tumorale. Une perte d'hétérozygotie du chromosome 17p et du chromosome 9 sont observées précocement, alors que les altérations du chromosome 19 caractérisent les astrocytomes anaplasiques. Les altérations du chromosome 10, observées dans 50 à 95% des glioblastomes constitue un événement de mauvais pronostic à l'inverse des altérations du chromosome 17. Les gliomes malins expriment de nombreux facteurs de croissance ainsi que leurs récepteurs spécifiques suggérant l'existence de plusieurs boucles autocrines ou paracrines d'activation. Une surexpression du récepteur de l'epidermal growth factor (EGF), dont le domaine intra-cytoplasmique participerait au processus invasif, est fréquemment observée dans les glioblastomes, elle résulte le plus souvent d'une amplification du gène qui semble appartenir à une voie de transformation distincte de celle impliquant les récepteurs du platelet-derived growth factor (PDGF). Certains facteurs de croissance, tels les fibroblast growth factors (FGF) et vascular endothelial growth factor (VEGF), seraient plus particulièrement impliqués dans les phénomènes de néoangiogenèse tumorale qui caractérisent les gliomes malins. L'agressivité des gliomes malins repose aussi sur une forte capacité invasive des cellules gliales tumorales où les mécanismes biologiques font intervenir certaines protéases (Activateurs du plasminogène (PA), métalloprotéases...) dont l'action est modulée sous l'effet d'inhibiteurs et de récepteurs spécifiques. Au sein de ces inhibiteurs, l'inhibiteur de type 1 des PA, dont l'expression est observée dans les gliomes de plus haut grade, pourrait participer aussi à la néoangiogenèse tumorale. Une meilleure description des différentes anomalies moléculaires observées dans les gliomes devrait permettre d'ouvrir des perspectives nouvelles dans le traitement des gliomes malins.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les paragangliomes tympano-jugulaires. A propos de 41 cas.

  • Objectifs: le paragangliome tympano-jugulaire (PTJ) représente la tumeur la plus fréquente de l'oreille moyenne mais également de l'os temporal après le neurinome de l'acoustique. La prise en charge de ces tumeurs vasculaires reste controversée. L'objectif de ce travail est de rapporter notre expérience au CHU de Grenoble des PTJ. Matériels et méthodes: Etude rétrospective de 41 patients pris en charge entre 1973 et 1996. On note 6 stades A, 8 stades B et 27 stades C (classification de Fisch), une extension intracrânienne était mise en évidence dans 20 cas (49 %). Il y avait 2 cas familiaux, diagnostiqués lors de l'étude, avec des localisations multiples, notamment carotidiennes. L'analyse rétrospective a permis de séparer 3 groupes selon les modalités thérapeutiques: chirurgie ou radiothérapie en première intention, chirurgie associée à radiothérapie. Résultats: le traitement chirurgical a permis une guérison dans plus de 95 % des cas avec un recul moyen de 6 ans. On déplore un décès par laryngospasme (tumeur C2Di2 opérée par voie infratemporale de type A). La radiothérapie en première intention a permis une stabilisation de la tumeur dans 75 % des cas (recul moyen de 5 ans) mais expose au risque de radionécrose. Une chirurgie de rattrapage a été nécessaire dans 3 cas. Conclusion: La comparaison des différentes modalités thérapeutiques chirurgicales, radiothérapique ou mixte, place au premier plan la chirurgie à visée curative au prix d'une morbidité plus importante que la radiothérapie seule. En raison d'une évolution tumorale souvent lente, la radiothérapie trouve sa place chez des patients plus âgés ou contre-indiqués pour la chirurgie, dans le but d'obtenir une stabilisation tumorale avec amélioration des symptômes et une faible morbidité. La prise en charge de cette pathologie rare doit être multidisciplinaire et confiée à des équipes entraînées. Les découvertes récentes des mutations sur les gènes SDH permettront un dépistage génétique de cas asymptomatique et de définir les procédures pour leur surveillance, coordonnées dans le cadre d'un réseau national (PGL.NET.). Une étude rétrospective pourrait également éclairer sur la réelle incidence des formes familiales.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Sémiologie IRM des gliomes primitifs intra-médullaires.

  • L'IRM s'impose actuellement comme la technique de choix pour l'exploration des tumeurs rachidiennes en particulier intra-médullaires. Nous essayons de dégager une sémiologie propre aux astrocytomes et aux épendymomes intra-médullaires à partir d'une étude rétrospective portant sur 74 tumeurs gliales opérées. Nous avons sélectionné 34 cas (17 astrocytomes dont 7 de bas grade et 10 de haut grade et 17 épendymomes dont 1 de grade III) ou le bilan IRM préopératoire a été complet: séquences T1 sans et avec gadolinium et séquences T2 (appareil à haut champ de 1,5 Tesla dans la majorité des cas) L'analyse, corrélée aux donnée opératoires et aux résultats anatomo-pathologiques, a porté sur la répartition selon l'âge, le sexe et la topographie de la tumeur sur l'axe médullaire pour l'ensemble des 74 cas d'une part et sur la sémiologie IRM concernant la localisation sagittale et axiale de la portion charnue après injection de gadolinium, les limites de la tumeur, le caractère homogène ou non de la prise de contraste, l'existence éventuelle de stigmates de saignement chronique intra ou péritumoral et enfin la présence de kyste associé pour les 34 cas exploitables d'autre part. Il est objective quelques différences sémiologiques entre astrocytomes et épendymomes: l'âge de survenue prédominant nettement entre 0 et 20 ans pour les astrocytomes (astrocytomes 39%, épendymomes 4%) et le caractère bien limité de la portion charnue de la tumeur après injection de gadolinium, retrouve dans 70% des épendymomes, 40% des astrocytomes de haut grade et 14% des astrocytomes de bas grade. Le caractère homogène de la prise de contraste des épendymomes classiquement décrit n'apparaît pas dans cette série. Enfin, les astrocytomes de haut grade semblent se distinguer par la faible présence de dépôts d'hémosidérine (astrocytomes de haut grade 20%, astrocytomes de bas grade 57%, épendymomes 58%), et l'absence ou la faible étendue des kystes sus et sous-jacents associés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les oligodendrogliomes supratentoriels de l'enfant. A propos des séries arseillaises et lyonnaises.

  • Objectifs. - Analyser les principaux aspects des oligodendrogliomes supratentoriels observés chez l'enfant. Matériel et méthodes. - Il s'agit de l'étude rétrospective de 35 enfants âgés de 15 ans ou moins. Les manifestations cliniques, l'imagerie scanner et IRM, l'extension de l'exérèse chirurgicale et le grade histologique ainsi que la survie globale ont été analysés. En considérant l'ensemble de ces éléments des facteurs pronostiques de la survie ont été identifiés. Résultats. - Les manifestations cliniques étaient: une épilepsie (18 cas), une hypertension intra-crânienne (HTIC) (16 cas), un déficit neurologique (7 cas). Un enfant avait une voussure crânienne isolée. Vingt-huit tumeurs étaient hémisphériques et 7 thalamiques. Au dernier contrôle, 22 enfants étaient vivants. La moyenne de survie était de 154,13 mois (±20 mois). Plusieurs facteurs de pronostic de la moyenne de survie ont été identifiés. Une survie prolongée est observée pour les tumeurs épileptogènes, après exérèse totale, pour les tumeurs corticales et surtout en fonction du grade histologique. Discussion et conclusion. - Les oligodendrogliomes sont des tumeurs rares chez l'enfant. Le principal diagnostic différentiel est celui de tumeur neuro-épithéliale dysembryoplasique. Notre étude nous a permis de distinguer des sous-groupes de patients ayant un pronostic différent : tumeur thalamique/tumeur hémisphérique. Les tumeurs corticales que nous avons appelées « DNT-like » (tumeur hémisphérique intra-corticale, épilepsie isolée, absence de déficit et d'HTIC, absence d'oedème et d'effet de masse à l'IRM) et les tumeurs épileptogènes ont un bon pronostic. Le grade histologique (grade A/grade B et grade Il/grade III) est également un facteur pronostic majeur.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Statut de méthylation du promoteur du gène RARB dans les tumeurs cérébrales gliales de bas et de haut grade. Comparaison avec le tissu sain. Etude immuno-histochimique du marquage au RARbeta des noyaux des cellules tumorales dans les gliomes de bas et de haut grade. Comparaison avec les cellules saines, à propos de 48 tumeurs.

  • Le récepteur aux acides rétinoïques bêta (RARβ) est un récepteur nucléaire fréquemment dérégulé en pathologie tumorale. Une étude immuno-histochimique a été conduite pour étudier le niveau d'expression de ce récepteur dans les noyaux des cellules tumorales gliales (gliomes de bas et de haut grade) ainsi qu'une étude du statut de méthylation du promoteur du gène codant ce récepteur sur les mêmes échantillons tumoraux. Une comparaison avec le tissu sain a été effectuée. Quarante-huit tumeurs ont été étudiées (15 glioblastomes, 20 oligodendrogliomes de grade III et 13 oligodendrogliomes de grade II). On retrouve une diminution constante de l'expression de RARβ par comparaison avec le tissu sain, quel que soit le grade histologique de la tumeur, suggérant une dérégulation de l'expression du gène codant RARβ. La méthylation du promoteur du gène codant RARβ est, par contre, un événement rare (12,5 % des cas), sauf pour les oligodendrogliomes de grade III (20 %), et n'est donc pas un événement majeur dans l'origine de cette dérégulation. D'autres causes de dérégulation de RARβ devraient être recherchées comme la perte d'hétérozygotie en 3p24, l'étude de l'ARNm et des interactions de RARβ avec d'autres récepteurs aux rétinoïdes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Chirurgie éveillée des gliomes cérébraux : plaidoyer pour un investissement accru des anesthésistes

  • L’essor récent de la « chirurgie éveillée » en neuro-oncologie a été à l’origine d’un virage conceptuel, à savoir la réalisation de résections pour tumeurs intracérébrales invasives selon des limites fonctionnelles et non plus anatomiques. Cette modification paradigmatique a permis une amélioration très significative des résultats lors de chirurgie des gliomes, en ouvrant la porte à des exérèses en zones classiquement considérées comme « fonctionnelles » et non opérables, tout en préservant, voire même en améliorant la QdV des patients. De plus, les étendues des résections ont été majorées, avec une augmentation des médianes de survie, en particulier dans les gliomes diffus de bas grade. Les relations étroites entre les différentes équipes (chirurgicales, neurocognitives, anesthésiques) représentant le facteur crucial pour le développement et l’amélioration de cette « chirurgie éveillée », il semble essentiel que les anesthésistes puissent bénéficier d’une vision claire et précise de l’apport de cette procédure, afin de pouvoir mieux évaluer la balance entre les risques théoriques de l’anesthésie dans ces conditions versus le risque réel de ne pas opérer le patient avec ce maximum de sécurité et d’efficacité. Le but de ce plaidoyer est d’argumenter en faveur d’une généralisation de ce type d’intervention en pratique routinière, du fait de son impact majeur sur les résultats fonctionnels et vitaux, tout en ayant toutefois conscience de la nécessité d’un travail multidisciplinaire de chaque instant tant concernant la discussion des indications qu’au bloc opératoire. En ce sens, l’anesthésiste a un rôle central à jouer, via un investissement accru dans ce domaine.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place de la chimiothérapie et de la radiothérapie dans le traitement des oligodendrogliomes.

  • La découverte de la chimio-sensibilité des oligodendrogliomes de grade III, il y une vingtaine d'années, a considérablement relancé l'intérêt portée à ce type de tumeur. Malgré la persistance de difficultés pour le diagnostic histologique, de nombreuses études sur l'effet de la radiothérapie et de la chimiothérapie sur ces tumeurs ont été effectuées ces dernières années. Celles-ci permettent de préciser la place de ces thérapeutiques dans leur prise en charge. Néanmoins, les données restent parcellaires et largement incomplètes. Pour les oligodendrogliomes de grade II, la radiothérapie retarde la transformation anaplasique sans toutefois modifier la survie globale, conduisant à discuter son indication, en particulier en l'absence de signes cliniques. La chimiothérapie pourrait être efficace dans les oligodendrogliomes de grade II , néanmoins, des études de phase III sont nécessaires pour préciser sa place, notamment par rapport à la radiothérapie. Pour les oligodendrogliomes anaplasiques (grade III), malgré l'absence d'étude de phase III disponible, la radiothérapie semble efficace. La place (néo-adjuvante, adjuvante ou à la récidive) de la chimiothérapie n'est pas claire dans l'arsenal thérapeutique, même si son efficacité lors de la récidive ou de la progression tumorale est aujourd'hui démontrée. Lorsque la chimiothérapie est proposée en néo-adjuvant, elle augmente la survie sans progression, sans modifier la survie globale. Récemment, les marqueurs génétiques et particulièrement la présence de délétion sur les chromosomes 1p et 19q sont apparus comme des facteurs de bon pronostic et comme des facteurs prédictifs de réponse au traitement, notamment à la chimiothérapie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Instabilité du phénotype cellulaire et cellules initiatrices des gliomes.

  • Les gliomes sont les plus fréquents des cancers primitifs du système nerveux central. L'identité des cellules dont ils dérivent demeure inconnue faute d'accès à un état pré-néoplasique. Le TGFα (Transforming Growth Factor alpha), un membre de la famille de l'EGF, est fréquemment surexprimé dès les gliomes de bas grade. Nous avons donc recherché si le TGFα pouvait exercer des effets tumorigènes sur les astrocytes en agissant sur la stabilité de leur phénotype. À l'aide de cultures d'astrocytes murins, dépourvues de progéniteurs et de cellules souches neurales résiduelles, nous avons démontré qu'un traitement de plusieurs jours par le TGFα induit la régression progressive et fonctionnelle d'une population d'astrocytes en neuroprogéniteurs. Cette régression ne s'accompagne d'aucun signe de transformation cancéreuse. Cependant, lorsque ces astrocytes dé-différenciés par le TGFα sont soumis à un stress oncogénique par irradiation gamma, ils acquièrent des propriétés cancéreuses, formant des tumeurs similaires à des gliomes de haut grade quand ils sont greffés dans le cerveau de souris immunodéprimées. L'irradiation gamma est par contre sans effet sur les astrocytes non exposés au TGFα. Ces résultats suggèrent que la plupart des gliomes contiennent des cellules tumorales possédant des propriétés de cellules souches (TSC). L'étude de 55 tumeurs cérébrales pédiatriques montre que des cellules tumorales possédant des propriétés de progéniteur ou de cellule souche neurale peuvent être isolées de la majorité des gliomes. L'analyse de survie des patients révèle une association positive entre l'isolement de TSC aux capacités d'auto-renouvellement prolongées et un taux plus élevé de mortalité.

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Oligodendrogliomes et oligo-astrocytomes critères diagnostiques et grading de malignité selon l'OMS et l'hôpital Sainte-Anne.

  • En France, deux systèmes de classifications sont principalement utilisés pour établir le diagnostic et le grading de malignité des oligodendrogliomes (oligo): la classification de l'OMS et celle de l'Hôpital Sainte-Anne (SA). Ces classifications reposent sur une approche diagnostique très différente. L'OMS n'utilise que des critères histologiques et demeure basée sur le type cellulaire prédominant (oligodendroglial versus astrocytaire). La classification SA repose sur l'analyse de la structure histologique tumorale: tissu tumoral solide verstes cellules tumorales isolées, et intègre les données cliniques et de l'imagerie. En conséquence: 1- la classification SA intègre, dans la catégorie des oligo, les tumeurs classées selon l'OMS en astrocytomes infiltrants diffus fibrillaires ou gémistocytiques, et en partie les astrocytomes anaplasiques, 2- selon l'OMS, le grade de malignité de ces tumeurs (grade II versus grade III) est défini en fonction de multiples critères histologiques (sous-type tumoral, densité cellulaire, atypies nucléaires, mitose, nécrose, prolifération microvasculaire), tandis que le grading SA (grade A versus grade B) n'utilise que deux critères, l'un histologique: présence ou absence d'hyperplasie endothéliale, l'autre radiologique: présence ou absence de prise de contraste. Ce dernier permet de pallier les problèmes liés à la représentativité des prélèvements. Les difficultés et divergences concernant le diagnostic des oligo sont en partie dues à l'absence de marqueur de l'oligodendrocyte tumoral. L'apport potentiel des nouveaux marqueurs des précurseurs oligodendrogliaux sera discuté.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Nouvelle place de la chimiothérapie des gliomes

  • Depuis l'essai de Walker en 1978 et pendant plus de 25 ans, le standard de traitement adjuvant des gliomes malins a reposé sur la radiothérapie, alors que le bénéfice de la chimiothérapie par nitroso-urées était plus discuté, puisqu'il portait principalement sur l'augmentation du taux de longs survivants. En 2004, l'essai de l'EORTC et du NCI Canada présenté à l'Asco a, de fait, défini un nouveau standard pour les glioblastomes, reposant sur l'administration de témozolomide en traitement concomitant et au décours du schéma conventionnel de radiothérapie. Sur une population de 573 patients randomisés, ce schéma a permis de porter la médiane de survie de 12,1 à 14,6 mois et le taux de survie à 2 ans de 8 à 26 %, par rapport à une radiothérapie exclusive. Dans le même temps, pour les oligodendrogliomes anaplasiques, l'essai conduit par Cairncross n'a pas mis en évidence de bénéfice clair de l'addition d'une chimiothérapie selon le schéma PCV à une radiothérapie conventionnelle, soulignant les difficultés à élaborer un nouveau standard de traitement dans ces formes histologiques dont il a pourtant, le premier, décrit la chimiosensibilité particulière. Enfin, et surtout, ces deux essais qui ont testé, avec succès, l'impact de marqueurs moléculaires de chimiosensibilité (délétion des chromosomes 1p et 19q, méthylation du promoteur de l'O6 méthylguanine ADN méthyl transférase, MGMT), préfigurent l'importance des marqueurs moléculaires comme facteurs thérapeutiques décisionnels. Cette revue présente donc la place de la chimiothérapie dans les nouveaux standards thérapeutiques des gliomes de haut grade, ainsi que leurs limites, leur impact sur les traitements de deuxième ligne et les perspectives ouvertes dans les glioblastomes et les tumeurs oligodendrocycaires.

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Référentiel gliomes diffus de l'adulte de grade OMS II, III et IV: anatomie pathologique et biologie

  • Le diagnostic anatomopathologique est un élément clé dans la prise en charge des gliomes diffus de l'adulte. Il repose sur l'analyse d'un fragment représentatif. Dans ce contexte, la confrontation entre les aspects histopathologiques et l'imagerie est nécessaire. Le pathologiste doit classer le gliome selon la classification de l'OMS en précisant son type et son grade. Dans ce contexte, des algorithmes décisionnels sont proposés. Le pathologiste joue un rôle majeur dans la phase préanalytique des techniques moléculaires et dans les activités liées aux ressources biologiques. Le diagnostic morphologique doit être complété par la mise en évidence de marqueurs moléculaires qui ont un intérêt diagnostique (classification histomoléculaire), pronostique et prédictif de réponse, par des techniques d'immuno-histochimie ou de biologie moléculaire valides. Doivent être analysés, le statut des gènes IDH (recherche d'expression de IDH1 R132H en immuno-histochimie dans tous les gliomes diffus de l'adulte complétée par une recherche de mutations dans les gènes IDH1 et IDH2 pour les grades II et I II IDH1 R132H négatifs), le statut 1 p19q dans les gliomes à composante oligodendrogliale et l'expression de p53 dans tous les gliomes. La recherche d'une amplification du récepteur à l'EGF et d'une méthylation du promoteur de MGMT est recommandée. Il est recommandé de colliger l'ensemble des données pathologiques et moléculaires dans le compte rendu standardisé validé par la Société française de neuropathologie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Paragangliome carotidien malin. A propos d'un cas.

  • Paraganglione carotidien malin. A propos aun cas Les paragangliomes les plus fréquents au niveau de la tête et du cou sont ceux développés à partir du corpuscule carotidien et du nerf vague. Les paragangliomes carotidiens sont caractérisés par deux modes évolutifs : loco-régional et métastatique. Les cas de paragangliome malin publiés sont rares. Nous en rapportons un cas traité au CHU de Grenoble en 1993. Il s'agissait d'une patiente de 53 ans qui présentait un paragangllome carotidien bilatéral, stade II à droite et l à gauche selon la classification de Shamblin, avec sécrétion importante de dopamine. La patiente a été opérée en deux temps avec des suites opératoires simples. Deux ans après la seconde intervention, la patiente a présenté des métastases osseuses et hépatiques dont le diagnostic a été fait grâce à une scintigraphie à l'Octréoscan ®. L'évolution clinique a été rapidement défavorable et la patiente est décédée en quelques semaines. La malignité d'un paragangliome carotidien est très difficile a diagnostiquer. Il n'existe aucun critère cellulaire et histologique qui en permette le diagnostic. Le seul critère fiable de malignité est clinique, il s'agit de l'apparition de métastases ganglionnaire cervicale et/ou à distance dont le délai moyen d'apparition est de 9 ans. Le suivi doit donc être long. Le diagnostic de métastase repose sur la biospie. En cas de paragangliome sécrétant, celle ci peut être contre indiquée, le diagnostic peut alors être fait grâce aux techniques de scintigraphie. Le risque de malignité est plus élevé en cas de paragangliome sécrétant, tout particulièrement en cas de sécrétion de dopamine.

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Phéochromocytomes et paragangliomes pédiatriques : revue de la littérature

  • Les phéochromocytomes (PHEO) et les paragangliomes (PGL) sont des tumeurs neuroendocrines rares développées aux dépens du tissu paraganglionnaire sympathique et parasympathique. Bien que largement décrits dans la littérature adulte, les PHEO/PGL pédiatriques font l’objet de peu d’études spécifiques. Dans cet article, les auteurs réalisent une revue de la littérature concernant la clinique, la génétique, le diagnostic et le traitement des PHEO/PGL pédiatriques. Les PHEO/PGL multifocaux, bilatéraux, malins ou inscrits dans un syndrome de prédisposition familiale sont plus fréquents dans cette population. Plus de la moitié des cas de PHEO/PGL pédiatriques est associée à une mutation d’un des 12gènes de prédisposition connus. La maladie de Von Hippel-Lindau, la neurofibromatose de type 1, la néoplasie endocrinienne multiple de type 2et le syndrome PHEO/PGL héréditaire sont les syndromes génétiques prédisposant fréquemment retrouvés. Les symptômes révélateurs sont liés à l’hypersécrétion de catécholamines ou à un effet de masse. Le diagnostic repose sur le dosage biochimique des métanéphrines plasmatiques et/ou urinaires. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est l’examen d’imagerie de référence. La majorité des PHEO/PGL pédiatrique est bénigne. La chirurgie associée à une prise en charge médicale péri-opératoire optimale reste le traitement de choix. Dans les rares formes métastatiques, la résection chirurgicale des métastases, la MIBG thérapeutique à l’iode 131, la chimiothérapie ou l’irradiation externe sont des alternatives thérapeutiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov