Glioblastome [ Publications ]

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  • Le glioblastome reste actuellement la tumeur gliale maligne de l'adulte à la fois la plus fréquente et la plus mortelle. Malgré des techniques neurochirurgicales plus sûres, permettant des exérèses larges à morbidité limitée, les patients rechutent quasi systématiquement au sein même ou au voisinage immédiat du lit tumoral. La radiothérapie délivre depuis 20 ans la même dose de 60 Gy en 6 semaines, même si elle est guidée de façon plus précise par l'usage combiné des images tomodensitométriques (TDM) et d'imagerie en résonance magnétique (IRM) effectuées en position de traitement. Si la morbidité a diminué grâce à des volumes de radiothérapie n'incluant plus tout l'encéphale, la radiothérapie est presque toujours mise en échec in situ, comme la chirurgie. Toutes les études d'escalade de doses, jusqu'à 80-90 Gy sur un volume limité, ont échoué jusqu'ici. On peut donc se poser la question: délivre-t-on « la bonne close au bon endroit »? Avec les nouvelles techniques d'imagerie, c'est d'abord une meilleure visualisation des extensions microscopiques tumorales que l'on espère. Ces techniques reposant sur des principes métaboliques et non morphologiques, la mise en évidence par l'imagerie fonctionnelle d'anomalies « spécifiques » a une signification différente et souvent complémentaire aux informations apportées par l'imagerie morphologique classique. Les quatre principales techniques évaluées sont la spectroscopie de résonance magnétique (SRM), l'IRM fonctionnelle (IRMf), la tomographie par émission de positons (TEP) utilisant différents traceurs radioactifs (18-FDG, méthionine), la tomographie par émission de photons (SPECT) utilisant l'alpha-méthyl-tyrosine marquée à l'iode 123 (IMT). Chaque technique a des intérêts potentiels et des limites, la SRM et l'IRMf semblant actuellement les plus prometteuses: elles ont une résolution spatiale acceptable et peuvent être effectuées dans le même temps que l'IRM classique. Les anomalies mises en évidence par ces techniques ne recouvrent que très partiellement les régions en hypersignal à l'IRM morphologique pondérée en T1, en T2 ou FLAIR. Il est donc possible que leur usage dans la planification de la radiothérapie amène des informations complémentaires précieuses, permettant d'améliorer un gradient efficacité/toxicité très limité. Cette hypothèse ne peut être confirmée que par des études prospectives corrélant en parallèle les anomalies visibles en imagerie « classique » versus « métabolique » avec les sites précis de rechute. Une fois amélioré le « ciblage » des régions cérébrales microscopiquement envahies, on peut anticiper de nouvelles études, combinant de plus hautes doses de radiothérapie dans les « bons volumes » avec des drogues « ciblées », ces dernières ayant déjà démontré une réelle efficacité lorsqu'elles sont associées à la radiothérapie, particulièrement en cancérologie de la tête et du cou.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La pompe à sodium pourrait représenter une nouvelle cible pour le traitement des glioblastomes

  • Les gliomes malins, et particulièrement les glioblastomes qui représentent le grade ultime de malignité parmi les gliomes, sont caractérisés par une prolifération cellulaire importante, une migration diffuse des cellules tumorales gliales dans le parenchyme cérébral et un taux important de néoangiogenèse. Les cellules tumorales gliales migrantes et envahissant à distance le tissu cérébral présentent un taux réduit d'apoptose (ou mort cellulaire programmée de type I) et une résistance aux médicaments induisant de l'apoptose. Ce cancer reste incurable et progresse dans les 6 mois qui suivent son diagnostic. Les patients atteints d'un glioblastome peuvent bénéficier d'une approche pluridisciplinaire associant la résection chirurgicale maximale de leur tumeur suivie d'une radiothérapie et d'un traitement concomitant de chimiothérapie avec le témozolomide. Cette chimiothérapie est un médicament induisant la mort cellulaire programmée de type II (mort par autophagie). Les cellules gliales tumorales migrantes semblent moins résistantes à la mort par autophagie qu'à l'apoptose. L'induction d'une mort cellulaire par autophagie représente donc une alternative qui peut être utilisée pour court-circuiter, au moins partiellement, la résistance des glioblastomes à la radiothérapie et à la chimiothérapie proapoptotiques. Une autre alternative consiste à limiter la migration des cellules gliales tumorales migrantes et d'y restaurer par conséquent une certaine sensibilité au processus d'apoptose. La pompe à sodium agit comme un récepteur des stéroïdes cardiotoniques comprenant, entre autres, l'ouabaïne, la digoxine et la digitoxine. Ces molécules n'ont pu être développées en tant qu'agents anticancéreux en raison de leur indice thérapeutique trop faible. Nous avons observé qu'environ 70 % des glioblastomes surexpriment la sous-unité α1 de la pompe à sodium et nous avons démontré l'implication de cette dernière dans les processus de prolifération et de migration de divers types de cellules cancéreuses dont les cellules de glioblastomes. Nous avons identifié un nouveau stéroïde cardiotonique au sein d'une plante africaine (Calotropis procera) qui présente une forte affinité pour la sous-unité a1 de la pompe à sodium. Nous en avons dérivé un analogue semi-synthétique qui présente un indice thérapeutique supérieur à celui des autres stéroïdes cardiotoniques identifiés à ce jour. Ce nouveau stéroïde cardiotonique retarde tant la prolifération que la migration des cellules cancéreuses, et notamment celles de glioblastomes, en désorganisant le cytosquelette d'actine, il induit également des processus de mort autophagique sévère dans les cellules cancéreuses, et ce sélectivement par rapport à divers types de cellule normale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Épidémiologie des glioblastomes

  • L’incidence des glioblastomes a augmenté au cours des 30 denières années. Les conditions du diagnostic avec l’apparition des scanners puis des IRM, les modifications des classifications histologiques, et les adaptations des procédures chirurgicales comptent pour beaucoup dans cette augmentation. Néanmoins, le vieillissement de la population et une incidence élevée des glioblastomes au-delà de 60 ans constituent une explication robuste car c’est dans ces tranches d’âge que l’augmentation a été la plus significative. En Gironde, l’incidence annuelle est de 4,96/100 000 habitants. Il existe des différences géographiques assez importantes possiblement liées à des variations ethniques, mais on ne peut exclure le rôle de facteurs intrinsèques ou extrinsèques dans le risque de survenue. Les comparaisons d’un registre à l’autre doivent tenir compte des périodes d’analyse et des outils diagnostiques utilisés et rester prudentes. Les facteurs susceptibles d’augmenter le risque de survenue d’un glioblastome, et identifiés comme tels, sont l’appartenance ethnique, l’âge, le sexe, l’existence d’un syndrome de prédisposition génétique, certains polymorphismes génétiques et une radiothérapie encéphalique. Les facteurs susceptibles de diminuer le risque de survenue d’un glioblastome, et identifiés comme tels, sont les terrains allergiques, les maladies auto-immunes, la consommation d’anti-oxydants, d’anti-inflammatoires non stéroïdiens et de traitements hormonaux substitutifs, et des infections par certains virus. Beaucoup de travaux ont cherché à identifier d’autres facteurs comme l’exposition aux champs électromagnétiques dont ceux générés par les téléphones portables, les pesticides, ainsi que d’autres facteurs. Les résultats sont, actuellement, discordants ou non confirmés. On peut estimer facilement que les études d’exposition couplées à celles des polymorphismes génétiques identifieront dans les années à venir des terrains et des expositions à risque.

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Metastases extranevraxiques d'un glioblastome, en l'absence de chirurgie.

  • Un homme de 50 ans, se présenta à l'hôpital Henri Mondor avec des signes d'hypertension intracrânienne et des troubles sensitivo-moteurs focaux au membre inférieur gauche. Le scanner cérébral mit en évidence une tumeur du lobe pariétal droit et une biopsie en conditions stéréotaxiques diagnostiqua un glioblastome. Quatre mois plus tard apparut une masse prétragienne gauche. L'imagerie montra une destruction de la mastoïde gauche avec envahissement de la cavité tympanique ipsilatérale par le processus tumoral. Une biopsie ramena un tissu tumoral malin très indifférencié. Deux mois plus tard, une dyspnée progressive apparut, la radiographie thoracique montra une image nodulaire dans le poumon droit. L'état général du malade s'aggrava et il mourut, 10 mois après l'apparition des premiers signes neurologiques, dans un tableau d'insuffisance respiratoire sévère. L'autopsie viscérale mit en évidence de trés nombreuses localisations tumorales du cou, de la base du crâne, des deux plèvres, des deux poumons et du diaphragme, avec des adénopathies satellites. L'examen neuropathologique confirma le diagnostic de glioblastome et montra un envahissement du sinus longitudinal supérieur et de la dure mère par le processus tumoral. L'examen histologique des divers prélèvements viscéraux montra une prolifération tumorale de cellules indifférenciées, exprimant trés fortement la protéine gliofibrillaire acide. Les glioblastomes sont à l'origine des plus fréquentes métastases extranévraxiques de tumeur du système nerveux central, elles sont cependant exceptionnelles en l'absence de brèche neurochirurgicale préalable. Treize observations seulement ont été rapportées. A l'occasion de ce nouveau cas, nous avons effectué une revue de la littérature et une discussion des facteurs favorisant la dissémination de ces tumeurs en dehors du système nerveux central.

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La niche des cellules souches tumorales dans le glioblastome : des aspects fondamentaux au ciblage thérapeutique

  • Le concept de cellules souches tumorales a été établi à partir de modèles issus de la leucémogenèse, expliquant la repopulation tumorale grâce aux propriétés clonogéniques de cette petite population de cellules tumorales. Ce modèle est transposable à certaines tumeurs solides, dont la plus documentée est à l’heure actuelle le glioblastome. Les cellules souches tumorales sont localisées dans des régions particulières au sein des tumeurs, appelées niches. Anatomiquement, deux niches complémentaires ont été décrites dans les glioblastomes. La première est une niche périvasculaire comprenant les vaisseaux (cellules endothéliales, péricytes) et leur microenvironnement (intégrines, interleukines) faisant le nid des cellules souches neurales normales et des cellules souches tumorales de glioblastome (CSG). La deuxième est une niche hypoxique située dans les régions pauvres en oxygène telles que le centre de la tumeur. Ces niches sont le siège d’interactions réciproques entre les CSG et leur microenvironnement via l’activation de nombreuses voies de signalisation qui favorise le maintien des propriétés souches des cellules et la propagation tumorale. La médiane de survie globale des glioblastomes n’excède actuellement pas 15 mois malgré un traitement multimodal agressif, ainsi le ciblage thérapeutique de ces niches, soit de manière radiothérapique, soit de manière « médicamenteuse », inhibant les voies de signalisation impliquées dans le maintien des niches de CSG, représente un enjeu majeur de la prise en charge. L’association de ces deux stratégies apparaît être une voie d’avenir et de nombreux essais thérapeutiques sont en cours.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Chemins cliniques des glioblastomes et neuroradiologie

  • Le glioblastome touche préférentiellement l’homme (1,5/1) aux alentours de 60 ans, mais tous les âges peuvent être concernés. La symptomatologie clinique est celle de toute masse intracrânienne, sans aucune spécificité, avec une hypertension intracrânienne et des signes de localisation. De l’histoire clinique, on retient surtout les facteurs pronostiques essentiels que sont : l’âge, le score de Karnofsky et la présence de troubles cognitifs. Les séquences d’IRM conventionnelles, comportant des séquences pondérées T1 FSE sans et avec injection et une séquence pondérée T2 FSE et/ou une séquence Flair, permettent de faire le diagnostic dans la plupart des cas en montrant une masse intraparenchymateuse de signal hétérogène se rehaussant de façon irrégulière. Les autres séquences définiront plus précisément la tumeur. Les séquences de diffusion permettront de faire le diagnostic différentiel avec un abcès ou une tumeur très cellulaire comme le lymphome. La séquence de perfusion, appréciant la microvascularisation tumorale, identifie les zones les plus actives de la tumeur. Les séquences de spectroscopie par résonance magnétique (SRM) permettent une exploration non invasive du métabolisme tumoral. Au-delà du rôle diagnostique, l’imagerie sécurise le geste chirurgical, notamment avec l’IRM fonctionnelle qui réalise une cartographie préopératoire des aires corticales fonctionnelles sensorimotrices. La biopsie pourra également être guidée vers les zones les plus actives de la tumeur. Enfin, en postopératoire, l’IRM complète l’impression chirurgicale sur l’existence ou non d’un résidu. Cet examen est devenu indispensable dans le suivi avec le diagnostic de récidive, de radionécrose ou encore de pseudoprogression.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Outils de suivi et d’autoévaluation de l’irinotécan et du bévacizumab dans les glioblastomes : de la prescription à l’information du patient

  • En 2007, le recours à un nouveau protocole thérapeutique comprenant deux médicaments coûteux (bévacizumab et irinotécan), utilisés dans le traitement des glioblastomes en progression en deuxième ligne, a conduit à la mise en place d’un suivi et d’une autoévaluation des prescriptions. Les outils méthodologiques ont été conçus par les neuro-oncologues en collaboration avec les pharmaciens de la Pitié Salpêtrière afin de répondre aux engagements du contrat de bon usage, car il s’agit de médicaments sans Autorisation de mise sur le marché (AMM) dans cette indication et par ailleurs, cette association présente des effets indésirables et des contre-indications qui doivent être connus des acteurs de santé, du patient et de son entourage. Dans ce but, des documents ont été élaborés : une « aide à la prescription » pour les neuro-oncologues afin d’encadrer le champ des prescriptions, des documents de « suivi » à l’attention des prescripteurs et du personnel infirmier ainsi qu’un document « d’information » aux médecins traitants dans le but d’améliorer le suivi des patients à l’hôpital comme en ville. Un formulaire d’information et un carnet de suivi ont été mis à la disposition du patient pour l’informer sur son traitement et l’aider à mieux prévenir et agir face à ses éventuels effets toxiques à son domicile. Ces mesures ont été conçues afin d’éviter toute dérive en matière de prescription, de diminuer le risque d’iatrogénie médicamenteuse et de réduire les coûts financiers.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Lésions nodulaires et ulcérées des membres chez un Martiniquais traité pour un glioblastome. Phaéohyphomycose à Exophiala spinifera.

  • Les phaéohyphomycoses correspondent à un ensemble disparate de mycoses cutanéo-phanériennes et systémiques dues à des dématiés. Le genre Exophiala compte plus de 20 espèces. Nous rapportons un cas de phaéohyphomycose à Exophiala spinifera chez un martiniquais traité pour un glioblastome cérébral. Un homme âgé de 73 ans, suivi pour un glioblastome cérébral traité par radiothérapie, chimiothérapie et corticothérapie générale avait des lésions nodulaires ulcérées des 4 membres depuis plusieurs mois. Les examens anatomopathologiques et mycologiques permettaient de poser le diagnostic de phaéohyphomycose cutanée à Exophiala spinifera. Un traitement par itraconazole était introduit mais le patient décédait rapidement après la mise sous traitement des complications de son glioblastome. Les phaéohyphomycoses sont rares et cosmopolites. En pathologie humaine, l'infection à Exophiala spinifera est exceptionnelle. Elle survient généralement chez des patients immunodéprimés mais pas exclusivement. L'atteinte cutanée est le plus souvent localisée et de pronostic favorable mais il existe des formes disséminées qui peuvent mettre en jeu le pronostic vital. Les examens mycologiques et histologiques permettent d'affirmer le diagnostic. Les antifongiques systémiques sont souvent efficaces et sont parfois associés au traitement chirurgical. A notre connaissance, 15 cas seulement de phaéohyphomycose à Exophiala spinifera ont été rapportés jusqu'à présent.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Radiothérapie des glioblastomes

  • Les glioblastomes sont des tumeurs intrinsèquement radiorésistantes qui ont un grand nombre de cellules hypoxiques. Le taux de survie à 5 ans des patients ayant un glioblastome est inférieur à 5 %, quelles que soient les modalités thérapeutiques. L'identification de facteurs pronostiques, tels que le performance status, l'âge du patient et la qualité de la résection chirurgicale tumorale, permet la comparaison des différentes études portant sur le traitement des glioblastomes. L'efficacité de la radiothérapie postopératoire a été démontrée dans plusieurs études randomisées. Il semble, après analyse des données de la littérature, que le schéma optimal d'irradiation soit actuellement de délivrer une dose totale de 60 Gy (à raison de cinq fractions de 1,7 à 2 Gy par semaine) dans le volume prenant le contraste sur les films de tomodensitométrie après injection de produits iodés ou dans celui absorbant le gadolinium sur ceux d'imagerie par résonance magnétique avec une marge de 2,5 à 3 cm autour de ce volume. Aucune amélioration significative en termes de survie ou de toxicité n'a été retrouvée après modification du fractionnement ou de l'étalement de la radiothérapie, ou en lui associant différents radiosensibilisants. Un complément de dose délivré en conditions stéréotaxiques par irradiation interstitielle ou par mini-faisceaux semble améliorer la survie par rapport à une radiothérapie classique dans une population de malades sélectionnés. La chimiothérapie adjuvante par nitrosourées permet une augmentation du taux de survie à 2 ans de l'ordre de 10 %.

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Glioblastome frontal à cellules géantes : tumeur radio-induite ? À propos d’un cas, avec revue de la littérature

  • Le glioblastome à cellules géantes (GCG) est une variante du glioblastome multiforme dont le pronostic est généralement meilleur avec des survies pouvant aller jusqu’à 17 ans. Cependant, il peut évoluer vers un gliosarcome. Les glioblastomes radio-induits, répondant aux critères de Cahan définissant les tumeurs radio-induites, rapportés dans la littérature sont rares. Leur premier cas a été publié par Kleriga et al. Les GCG se voient à un âge plus précoce que pour les gliomes de haut grade de novo. Les auteurs rapportent le cas d’un patient de 46 ans, ayant été traité par chirurgie, curiethérapie et radiothérapie à l’âge de quatre ans pour léiomyosarcome de l’aile du nez puis à l’âge de 37 ans pour récidive de cette même tumeur et qui revient pour hémiparésie gauche sur un processus expansif intracrânien frontal droit. L’examen anatomopathologique, après exérèse chirurgicale, a conclu en un glioblastome à cellules géantes. Nous rapportons cette observation pour son double intérêt. Premièrement, la rareté de ce type histologique parmi les glioblastomes, tout en précisant ses caractéristiques cliniques, radiologiques, histopathologiques, thérapeutiques et surtout ses pronostiques comparés aux données de la littérature. Deuxièmement, sa survenue 40 ans après l’exposition aux radiations ionisantes, pouvant faire discuter l’éventualité d’un glioblastome radio-induit.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Angiogenèse et stratégies anti-angiogéniques des glioblastomes

  • Le pronostic des patients porteurs d'un glioblastome demeure sombre malgré les traitements anticancéreux conventionnels. L'importance du phénomène angiogénique, c'est-à-dire la formation de nouveaux vaisseaux à partir de vaisseaux préexistants, au sein des glioblastomes ainsi que l'étroite dépendance de la croissance tumorale vis-à-vis de la néovascularisation incitent à développer des thérapies anti-angiogéniques pour ces tumeurs. Ces stratégies ont pour but de diminuer ou d'inhiber une ou plusieurs étapes essentielles de l'angiogenèse. On distingue trois types d'approches: l'inhibition des facteurs angiogéniques et/ou de leurs récepteurs et des voies de signalisation qui en dépendent, l'inhibition des cellules endothéliales activées et l'inhibition des molécules d'adhérence cellulaire et/ou du remodelage de la matrice extracellulaire. On distingue, au sein de chaque classe d'inhibiteurs, des molécules endogènes impliquées dans les phénomènes physiologiques de contrôle de l'angiogenèse, dont l'angiostatine, la thrombospondine ou l'interféron alpha, et des molécules naturelles ou synthétiques comme le thalidomide, les anticorps bloquants des facteurs de croissances pro-angiogéniques ou les inhibiteurs des récepteurs à tyrosine kinase. Les principaux travaux expérimentaux dans des modèles in vivo de glioblastomes sont présentés dans cette revue. Les perspectives cliniques des thérapies anti-angiogéniques dans la prise en charge des patients atteints de glioblastome sont également discutées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Nouvelles approches thérapeutiques dans les glioblastomes.

  • La faible efficacité des thérapeutiques conventionnelles (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie) dans le traitement des glioblastomes a justifié le développement de nouvelles approches thérapeutiques ciblées sur les caractéristiques biologiques et moléculaires de ces tumeurs. Cet article fait une revue des agents actuellement en phase d'expérimentation clinique. Un des principaux axes de recherche concerne la surexpresssion du récepteur à l'EGF et l'activation des voies de transduction qui en découlent, notamment PI3K/Akt, mTOR ou Ras/Raf. Les agents anti-angiogéniques, également en cours d'investigation, devraient probablement trouver leur place dans l'arsenal thérapeutique puisque le degré de malignité et la croissance des tumeurs gliales sont dépendants de leur néovascularisation. Les inhibiteurs des protéases, qui favorisent la migration des cellules tumorales en dégradant la matrice extracellulaire, représentent une autre approche dans cette pathologie. Enfin, une nouvelle technique chirurgicale, la convection enhanced delivery, permet l'administration in situ d'agents ne passant pas la barrière hémato-encéphalique, comme les toxines couplées avec un ligand sélectif ou des oligonucléotides immunostimulants. Malgré des résultats cliniques encore peu convaincants, la combinaison de ces molécules entre elles ou avec la radiothérapie ou la chimiothérapie permettra probablement dans un proche avenir d'améliorer le pronostic de ces patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Association de radiothérapie et de chimiothérapie-thérapeutiques ciblées dans les glioblastomes

  • Le pronostic du glioblastome demeure extrêmement sombre malgré d'importants progrès récents. La chimioradiothérapie concomitante, utilisée depuis longtemps en cancérologie générale, vient de prouver son intérêt dans le traitement du glioblastome. L'adjonction de témozolomide pendant toute la durée de l'irradiation, suivie d'une administration adjuvante, permet une amélioration significative de la survie, au prix d'une faible toxicité immédiate, et est maintenant devenue un standard de traitement du glioblastome. L'effet marqué de ce schéma en cas d'inactivation de l'enzyme MGMT souligne l'émergence de la biologie moléculaire dans la prise en charge de ces patients. Si la thérapie ciblée dans son ensemble a pour l'instant donné des résultats décevants, l'association de bevacizumab (anti-VEGF) et d'irinotécan a montré de surprenants forts taux de réponse dans un essai de phase II pour les gliomes malins en récidive, depuis largement confirmés. Loin d'être un aboutissement, cette avancée thérapeutique ouvre la voie vers d'autres recherches, et des études en cours explorent l'association entre chimiothérapies et thérapies ciblées qui pourraient, elles aussi, être couplées à la radiothérapie en vue d'améliorer le pronostic du glioblastome.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement des glioblastomes à l'aube de 2010.

  • Le traitement des glioblastomes requiert une approche pluridisciplinaire car malgré l'arsenal thérapeutique associant progrès de la chirurgie, de l'iconographie et ceux de la recherche, ce cancer reste incurable et progresse dans les 6 mois qui suivent son diagnostic. Les recommandations actuelles pour le traitement des patients atteints d'un glioblastome préconisent une résection chirurgicale maximale de leur tumeur suivie d'une radiothérapie associée à un traitement concomitant et adjuvant de chimiothérapie avec l'agent alkylant témozolomide. Le mécanisme d'action du témozolomide est complexe et nous venons de mettre en évidence une activité anti-angiogénique in vitro et in vivo du témozolomide sur des modèles précliniques humains de glioblastomes. Nous décrirons ici cette activité peu connue du témozolomide. Nous résumons également les voies moléculaires de signalisation constitutivement activées rendant les cellules de glioblastomes résistantes à l'apoptose et donc aux chimiothérapies conventionnelles. A la lumière de cette résistance, nous décrivons les thérapies ciblées qui peuvent être utilisées en complément des traitements conventionnels. Pour cet article de synthèse, nous avons revu plus de 400 essais cliniques en cours avec ces thérapies ciblées et nous mettons aussi en exergue l'importance de la vaccinothérapie. Nous concluons notre synthèse en présentant un algorithme de traitement des glioblastomes tel qu'il peut être optimisé dans le contexte de nos connaissances actuelles.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Faut-il irradier les glioblastomes chez les patients âgés ?

  • L’âge est considéré comme un facteur pronostique défavorable chez les patients atteints de glioblastome multiforme. Le traitement optimal du sujet âgé, spécialement par irradiation, restait incertain. Récemment, l’Association des neuro-oncologues d’expression française (Anocef) a conduit un essai randomisé qui a comparé dans cette population des soins de support seuls ou associés à une radiothérapie. Des patients âgés de 70 ans ou plus atteints d’un glioblastome nouvellement diagnostiqué et dont l’indice de performance de Karnofsky était de 70 ou plus ont reçu, après randomisation, une irradiation focale de 50 Gy à raison de cinq fractions de 1,8 Gy par semaine plus des soins de support ou des soins de support seuls. L’analyse des résultats a montré que la radiothérapie a permis un gain modeste mais significatif de survie globale, sans altération de l’état général ni des fonctions cognitives. Le schéma optimal de la radiothérapie reste cependant incertain dans cette population fragile. Une radiothérapie de durée plus courte (40 Gy en 15 fractions sur 19 jours) a été proposée. L’analyse des résultats préliminaires a montré que cette irradiation hypofractionnée et accélérée paraissait en première approximation aussi efficace et sûre qu’une irradiation classique. Pour finir, la contribution potentielle de la chirurgie et de la chimiothérapie mériterait d’être étudiée dans des essais prospectifs.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Glioblastome du sujet âgé : état de l’art

  • L’âge médian du diagnostic du glioblastome est de 65 ans, et l’incidence augmente avec l’âge. L’optimisation de la prise en charge des sujets âgés atteints de glioblastome est cruciale du fait du vieillissement de la population. L’âge reste le facteur pronostique le plus important. La survie des patients âgés atteints de glioblastome est plus faible que les patients plus jeunes, avec une médiane de survie en général inférieure à 6 mois. Cela peut en partie s’expliquer par des facteurs biologiques plus défavorables, des traitements en général moins agressifs, des toxicités induites plus importantes, et des facteurs cliniques/comorbidités plus défavorables. La balance entre efficacité des traitements et qualité de vie est primordiale du fait de la faible espérance de vie de ces patients. La prise en charge optimale de ces patients reste controversée. Il semble y avoir un intérêt à une chirurgie de cytoréduction mais cela reste discuté. Chez les patients âgés avec un état général conservé, l’intérêt de la radiothérapie adjuvante en termes de survie est prouvé sans qu’il ne soit démontré de supériorité d’un traitement normofractionné sur 6 semaines par rapport à un traitement hypofractionné sur 3 semaines, faisant souvent préférer ce schéma plus court. La place d’une chimiothérapie seule par témozolomide est discutée, notamment chez les patients avec méthylation du promoteur de

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Thérapie génique d’un modèle de glioblastome chez le rat à l’aide d’adénovirus porteurs du gène HSVtk

  • Les effets de la thérapie génique à l'aide d'adénovirus ont été évalués in vitro dans un modèle de tumeur cérébrale obtenu par injection de cellules de gliosarcome 9L dans le noyau caudé de cerveaux de rats. Sept jours après implantation des cellules tumorales, les adénovirus porteurs du gène β-galactosidase d'Escherichia coli (ADVβgal) ou du gène codant pour la thymidine kinase du virus de l'herpès (ADVtk) ont été injectés de façon stéréotaxique dans la masse tumorale. Après l'injection des ADVβgal, une activité β-galactosidase a été retrouvée au niveau des cellules tumorales chez 61 % des animaux. Les rats ayant reçu l'ADVtk ont été traités 3 jours après l'injection virale par injection péritonéale de ganciclovir (GCV) pendant 10 jours. Un groupe témoin a été traité en parallèle par injection de sérum physiologique. Chez 50 % des rats traités par l'ADVtk suivi du GCV, nous avons observé une diminution du volume tumoral, par rapport au groupe témoin, avec dans 4 cas sur 6 une disparition complète de la tumeur. Ces résultats montrent l'utilité potentielle d'adénovirus porteurs d'un gène HSVtk suivi de l'administration de GCV pour le traitement des glioblastomes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Thérapie génique du glioblastome cérébral par vecteur adénoviral. Modèle expérimental chez le rat.

  • Les effets de la thérapie génique à l'aide d'adénovirus ont été évalués dans un modèle de tumeur cérébrale obtenu par injection stéréotaxique intracérébrale de cellules de gliosarcome 9L dans le noyau caudé de cerveaux de rats. Sept jours après implantation des cellules tumorales, les adénovirus porteurs du gène β-galactosidase d'Escherichia coli (26 rats ADVbgal) ou du gène codant pour la thymidine kinase du virus de l'herpès (24 rats ADVtk) ont été injectés de façon stéréotaxique dans la masse tumorale selon les mêmes repères. Les 24 rats ayant reçu l'ADVtk ont été traités 3 jours après l'injection virale soit par injection intrapéritonéale de ganciclovir (GCV) pendant 10 jours, soit par injection intrapéritonéale de sérum physiologique (groupe témoin). Nous avons effectué une courbe de survie pour 15 animaux et la durée moyenne de survie était de 19 jours. Après l'injection des ADVbgal, une activité β-galactosidase a été trouvée dans des cellules tumorales chez 11 animaux. Chez les rats traités par l'ADVtk suivi du GCV nous avons observé une diminution du volume tumoral par rapport au groupe témoin, la différence du volume tumoral moyen entre les deux groupes étant significative (test de Mann-Whitney, p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les glioblastomes, un exemple de recherche translationnelle?

  • Le pronostic des patients atteints de glioblastome multiforme (GBM) reste actuellement très sombre malgré l’apport de nouvelles approches thérapeutiques innovantes tant sur le plan chirurgical que radiothérapeutique ou encore médicamenteux. Cette tumeur du système nerveux central, la plus fréquente et la plus agressive, reste caractérisée par une récidive quasi systématique et souvent fatale et ce, quel que soit le traitement utilisé en première intention. Comprendre l’origine de ces récidives permettrait éventuellement la mise au point d’autres traitements innovants prévenant leur survenue. On a récemment décrit l’existence de cellules souches de GBM et démontré l’implication spécifique de celles-ci dans l’émergence des tumeurs expérimentales. Il est donc tentant actuellement de rechercher une éventuelle relation entre ces cellules souches de GBM et les cellules souches nerveuses persistant dans les zones neurogéniques. Dans cette revue, nous discutons des éventuelles relations pouvant exister entre les zones neurogéniques et les cellules souches de GBM et, plus précisément, de la présence potentielle de cellules souches tumorales au niveau de celles-ci, à distance de la masse tumorale proprement dite. Cette hypothèse a le mérite d’expliquer éventuellement le taux élevé de récidive de cette tumeur après le traitement de première intention.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Études des glioblastomes incidents de mai 2006 à mai 2007, Angers–Nice

  • Il s’agit d’une étude rétrospective sur les glioblastomes (GB) pris en charge dans les départements de neurochirurgie d’Angers et de Nice entre 2006 et 2007. Cette étude a été faite deux ans après l’audit exhaustive réalisée sur les GB incidents en 2004 en France. Des événements nouveaux susceptibles de modifier la prise en charge et/ou la survie des patients sont survenus depuis 2004, justifiant cette étude. Les résultats montrent que l’index de Karnowszky est plus signalé dans les dossiers et que le taux d’exérèse complète a augmenté ce qui traduit une sensibilisation des neurochirurgiens à la neuro-oncologie. Les patients ayant eu une exérèse complète ont toujours la plus longue survie (14 mois). De façon surprenante, moins de la moitié des patients opérés ont eu une radiochimiothérapie concomitante par schéma de Stupp. La médiane de survie reste désespérément de neuf mois en intention de traiter. Pour les patients traités en adjuvant par schéma de Stupp, la médiane est de 12 mois, pour les patients ayant eu une exérèse complète, elle est de 14 mois quel que soit le type de traitement adjuvant. Elle est de 18 mois pour les patients ayant bénéficié d’une exérèse complète et d’un schéma de Stupp.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov