Glaucome [ Publications ]

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  • Introduction : L'implant de Molteno double-plateau est un dispositif de drainage de l'humeur aqueuse indiqué en cas de glaucome réfractaire dont l'hypertonie oculaire n'est pas contrôlable par les traitements médicaux et chirurgicaux classiques. Ce dispositif est constitué d'un tube, relié à deux réservoirs. Le tube introduit en chambre antérieure conduit l'humeur aqueuse vers les espaces sous-conjonctivaux postérieurs où sont positionnés les plateaux. Ce système expose au risque d'hypotonie oculaire post-opératoire pouvant compromettre le pronostic visuel des yeux atteints de glaucome sévère. Si la ligature per-opératoire du tube permet de limiter l'incidence de l'hypotonie post-opératoire, elle expose à une hypertonie transitoire également préjudiciable au plan visuel. Notre étude rétrospective se propose d'évaluer le résultats et les complications des implants de Molteno double-plateau, associés à une ligature per-opératoire du tube et dans certains cas, à la réalisation d'une trabéculectomie de façon concomitante. Matériel et méthode : Treize yeux de 13 patients porteurs de glaucome réfractaire - 5 glaucomes primitifs à angle ouvert (GPAO), 7 glaucomes secondaires d'étiologie variée, 1 glaucome congénital primitif - ont été inclus dans l'étude. Tous recevaient le traitement hypotonisant oculaire maximal tolérable tandis que 84,5 % d'entre aux avaient eu au préalable de 1 à 5 trabéculectomies et 61 % de 1 à 4 séances de cyclophotocoagulation au laser diode. Tous ont bénéficié, entre 1993 et 2001, de la mise en place d'un implant de Molteno double-plateau, avec ligature externe du tube à l'aide d'un fil résorbable. Dans trois cas, une trabéculectomie a été réalisée concomitamment. L'acuité visuelle, la pression-intra-oculaire (PIO), le traitement médical et les complications éventuelles ont été relevés à chaque visite de suivi. Les critères de succès total ont été définis comme une PIO de moins de 21 mmHg sans traitement d'appoint, tandis que les critères de succès partiel étaient les mêmes avec un traitement médical d'appoint. Résultats : Le suivi moyen était de 2,9 ± 2,1ans (de 9 mois à 8 ans). La PIO moyenne en pré-opératoire était de 35,2 ± 7 mmHg (de 23 à 46 mmHg) et au terme du suivi de 17,1 ± 5 mmHg (13 à 30 mmHg), la baisse pressionnelle moyenne étant de 50 %. Le traitement médical d'appoint a pu être significativement abaissé (4,3 ± 1,5 en pré-opératoire, 61 % des patients prenant du Diamox® et 1,3 ± 1,4 au terme du suivi sans Diamox®). Le taux de succès total a été évalué à 38,5 % (tous les GPAO) tandis que le taux de succès relatif était de 92,3 %. Pour les patients ayant eu une ligature simple du tube (10 cas), les suites opératoires immédiates ont été marquées par une hypertonie oculaire (HTIO) dans 60 % des cas. Cette HTIO a été contrôlable médicalement dans les 2/3 des cas. Pour un tiers des patients, la ligature du tube dut être ôtée chirurgicalement. Pour les patients ayant eu une trabéculectomie concomitante de la ligature du tube (3 cas), la PIO fut contrôlée sans traitement d'appoint dans le premier mois post-opératoire. Les complications notées au décours du suivi ont été une athalamie précoce, 4 cas de baisse visuelle (1 cataracte, un oedème maculaire et 2 oedèmes cornéens dont un définitif) et une hypertonie oculaire rebelle. Conclusion: La mise en place d'un implant de Molteno double-plateau est un traitement chirurgical efficace du glaucome réfractaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Évaluation des facteurs biomécaniques cornéens mesurés à l’Ocular Response Analyzer dans l’hypertension intraoculaire, le glaucome primitif à angle ouvert et chez le sujet normal. Étude prospective sur 329 yeux

  • But : Évaluer les paramètres mesurés à l'Ocular Response Analyzer (ORA) et analyser les résultats dans trois populations : hypertonie oculaire (HTO), glaucome primitif à angle ouvert (GPAO) et sujets témoins. Étudier la dispersion de l'hystérésis cornéenne au sein des trois populations appariées par classes d'âges. Comparer les mesures de pression intraoculaire (PIO) obtenues à l'ORA à celles mesurées par aplanation de Goldmann et par aplanation à jet d'air. Matériel et méthodes : Une étude prospective portant sur 329 yeux a été réalisée de septembre à novembre 2007. Les patients inclus dans l'étude ont été répartis en trois groupes : groupe témoin (N = 207 yeux), groupe HTO (N = 55 yeux), et groupe GPAO (N = 67 yeux). Un examen par l'ORA, une mesure de la PIO au tonomètre à aplanation de Goldmann (TAG) et au tonomètre à air (TAA), et une mesure de l'épaisseur cornéenne centrale (ECC) par méthode ultrasonore ont été réalisés chez tous les patients. Les valeurs de l'hystérésis cornéenne (CH), de pression intraoculaire corrigée (PlOcc) et de pression intraoculaire corrélée au Goldmann (PIOg) ont été retenues pour l'ORA. Résultats : Pour l'ensemble de la population étudiée, la TAG était de 14,4 ± 3,4 mmHg, la TAA de 15,5 ± 3,6 mmHg, l'ECC de 542,1 ± 36,6 μm, le CH de 10 ±1,7 mmHg, la PlOcc de 16,6±4,1 mmHg et la PIOg de 15,7 ± 3,9 mmHg. Le CH moyen était plus bas dans le groupe des patients atteints de GPAO (9,8± 2 mmHg) et le groupe des patients atteints d'HTO (9,6 ±1,6 mmHg) que dans le groupe témoin (10,3 ±1,6 mmHg). Toutefois, il n'y avait pas de différence significative entre les trois groupes lorsque les valeurs de CH étaient comparées entre les patients de mêmes classes d'âge. Pour chacun des groupes étudiés, les mesures de la PIO (TAG, TAA, PIOg, PlOcc) étaient étroitement concordantes et corrélées entre elles, la valeur du CH était corrélée à l'ECC (p = 0,0001), il existait une corrélation négative (-0,79) entre le CH et la PIOcc quel que soit le groupe de sujets. Discussion/Conclusion: Les résultats de cette étude rapportent, pour la première fois, la distribution de l'hystérésis cornéenne dans une population normale appariée par classes d'âge. Elle confirme l'excellente concordance entre les différentes mesures de la PIO. L'hystérésis cornéenne moyenne était plus basse dans le groupe des patients atteints d'HTO et de GPAO, mais lorsque les valeurs de CH des sujets de mêmes classes d'âges des trois groupes étaient analysées, ces valeurs de CH n'étaient pas différentes entre les trois groupes. Une corrélation entre l'hystérésis cornéenne et l'épaisseur cornéenne centrale a été retrouvée. Enfin, il semblerait que la PlOcc soit la meilleure estimation de la PIO non influencée par les facteurs biomécaniques cornéens. Ainsi l'ORA par la mesure de l'hystérésis cornéenne semble être un examen intéressant pour le suivi de patients atteints d'HTO et/ou de GPAO.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Epithélium conjonctival et glaucome: analyse par cytofluorimétrie en flux de l'expression des marqueurs inflammatoires HLA-DR, IL-6 et IL-8 chez les patients traités.

  • But de l'étude : Évaluer en cytofluorimétrie en flux l'expression par les cellules épithéliales de la conjonctive de trois marqueurs liés à l'inflammation, HLA-DR et les interleukines IL-6 et IL-8, chez des patients glaucomateux traités au long cours. Matériel et méthodes : Des empreintes conjonctivales (EC) ont été prélevées par apposition d'un filtre de polyéther sulfone chez 60 patients : 45 patients glaucomateux traités par des collyres avec ou sans conservateur et 15 patients non traités (groupe contrôle). Un marquage cytoplasmique a été réalisé à l'aide de techniques d'immunofluorescence directe et indirecte, utilisant des anticorps monoclonaux fluorescents spécifiques des marqueurs étudiés. L'analyse des cellules par cytométrie en flux a permis de définir le pourcentage de cellules positives pour chaque marqueur et d'en quantifier l'intensité de fluorescence. Résultats : Par rapport aux individus contrôles, le pourcentage de cellules épithéliales conjonctivales exprimant HLA-DR s'est avéré significativement plus élevé chez les patients glaucomateux sous multithérapie ou sous monothérapie renfermant un conservateur. Seuls les bêtabloquants sans conservateur n'ont pas induit d'augmentation significative du nombre de cellules exprimant HLA-DR. En revanche, dans tous les groupes de patients, les pourcentages de cellules contenant de l'IL-6 et de l'IL-8 ainsi que les niveaux d'expression de ces deux interleukines étaient significativement supérieurs à ceux des individus contrôles, quel que soit le traitement et indépendamment de la présence d'un conservateur dans les collyres. Des corrélations positives et significatives ont été mises en évidence entre l'expression de HLA-DR et l'expression cytoplasmique d'lL-6 et d'IL-8. Enfin, une corrélation positive a été observée entre l'expression cytoplasmique de ces deux interleukines. Conclusion : Les corrélations entre la présence intracellulaire d'IL-6 et d'lL-8 et l'expression d'HLA-DR confirment l'existence d'un état inflammatoire au niveau des cellules épithéliales de la conjonctive soumise à des collyres antiglaucomateux et l'ensemble de nos résultats indique que ces derniers en seraient responsables. En outre, cet effet délétère semble majoré en cas d'association de plusieurs collyres ou en présence de chlorure de benzalkonium mais d'autres études s'avèrent nécessaires afin de préciser les rôles respectifs du conservateur et des principes actifs. D'autre part, ce travail prouve que la cytofluorimétrie en flux, technique fiable, rapide, reproductible et standardisée permet désormais d'objectiver et de quantifier l'existence d'une inflammation à partir d'une méthode de prélèvement conjonctival simple et peu invasive. Il laisse ainsi entrevoir également des possibilités d'exploration plus large de la surface oculaire, allant des pathologies inflammatoires et allergiques aux phénomènes iatrogènes ou toxiques induits par des agents médicamenteux ou environnementaux.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La sclérectomie profonde non perforante associée à la pose d'un implant de collagène dans le glaucome primitif à angle ouvert. Résultats rétrospectifs à moyen terme.

  • But Evaluer les résultats tonométriques à moyen terme d'une nouvelle technique d'intervention filtrante antiglaucomateuse: la sclérectomie profonde non perforante dans le glaucome primitif à angle ouvert. Cette technique a pour intérêt d'éliminer ou de minimiser les complications propres à la trabéculectomie. Matériel et méthode point par Koslov et coll. Elle consiste, sous La sclérectomie profonde non perforante a été mise au point par Koslov et coll. Elle consiste, sous un lambeau conjonctival à charnière limbique et un volet scléral superficiel, à exciser un volet scléral profond prenant la paroi externe du canal de Schlemm, une portion de la cornée juxtalimbique, ne laissant en place que la membrane de Descemet. La filtration se fait au travers du canal de Schlemm ouvert, du trabéculum uvéal et de la membrane de Descemet. Pour améliorer cette filtration, on place, comme Koslov, dans le lit scléral restant, sous le volet superficiel, un implant de collagène provenant du tissu scléral de porc, très hydrophile, biocompatible, stérilisé par radiations, offrant toutes les garanties de prévention d'une contamination virale. Cet implant joue le rôle d'une mèche transportant l'humeur aqueuse par capillarité. L'intervention se termine par un suture sur le volet scléral superficiel et un surjet conjonctival. Il s'agit d'une étude rétrospective comportant 159 patients (92 hommes, 65 femmes), 219 yeux. L'âge moyen est de 65 ans (11-91). Le suivi moyen est de 8 mois (3-20). Les types de glaucomes traités étaient les suivants: GPAO 183 yeux, glaucome primitif juvénile 18 yeux, glaucome pigmentaire 11 yeux, glaucome caspsulaire 7 yeux. 58 yeux (40 patients) ont présenté un ou plusieurs facteurs de risque d'échec d'intervention filtrante. Résultats La PIO moyenne pré-opératoire est de 24 mmHg ± 6,60, au terme du délai de surveillance, elle est de 15,7 ± 5,30 (Δ PIO moy. 9,1 ± 7,1). La probabilité de succès (PIO Δ 20 mmHg), selon la méthode de Kaplan-Meier, est de 89 % à 6 mois, 75,6 % à 16 mois. Elle est meilleure avec une monothérapie par un β-bloquant: 79 % à 16 mois. Elle est meilleure dans le groupe sans facteurs de risque. La variation moyenne de l'acuité visuelle est inférieure à 1/10 au terme du délai de surveillance. En dehors de quelques hyphémas, aucune des complications rencontrées après la trabéculectomie n'a été observée. La rélévation de la PIO peut être due soit à un obstacle interne (goniosynéchies ou mauvaise filtration). Elle peut être traitée par le laser Nd-Yag avec succès dans les 2/3 des cas. Soit à un obstacle externe qui peut être levé par des injections de 5 Fluoro-Uracile dans la bulle de filtration. Conclusion La sclérectomie profonde non perforante avec implant de collagène représente une excellente alternative de la trabéculectomie dans les angles ouverts et larges. Elle ne modifie pas l'acuité visuelle. Elle entraîne un minimum de complications avec la possibilité d'utiliser sans risque hypotonique grave les antimitotiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La trabéculectomie chez le noir africain dans le glaucome primitif à angle ouvert.

  • But de l'étude : La trabéculectomie chez le glaucomateux de race noire est réputée pour son mauvais pronostic. Le but de cette étude est d'évaluer la trabéculectomie simple chez l'africain mélanoderme. Matériel et méthodes : L'étude est rétrospective. Elle concerne 80 yeux de 62 personnes, 43 hommes et 19 femmes atteints de glaucome primitif à angle ouvert. La trabéculectomie selon Cairns a été seulement modifiée au niveau de la taille du volet conjonctival. Trente-sept yeux ont eu un Volet Conjonctival à Charnière Limbique (VCCL), et quarante-trois un Volet Conjonctival à Charnière au Fornix (VCCF), sans antimitotique. L'incidence du traitement médical préopératoire, les valeurs de la pression intra-oculaire (PIO) post-opératoire : à J1, J8, J30, 6 mois, 12 mois et après un an de suivi, les probabilités de succès tonométrique et de suivi des patients suivant la méthode de Kaplan-Meier, de même que les échecs ont été évalués. Résultats : Le suivi minimum est de 12 mois et en moyenne de 24 mois. La probabilité de survie post - opératoire diminue avec le temps : 44 % des patients sont revus à 36 mois et seulement 29 % à 4 ans. La probabilité de succès tonométrique (PIO inférieure à 21 mmHg sans traitement) est fonction du type de volet conjonctival. Elle est, à 12 mois, 24 mois et 36 mois, respectivement de : 97 %, 70 %, et 54 % avec un VCCL et 46 %, 18 % et 18 % avec un VCCF. Les complications à moyen terme sont dominées par la pathologie de la bulle de filtration (18 cas, 22,5 %) : - bulle kystique , - nécrose sclérale sous conjonctivale , - bulle translucide poreuse. Les complications les plus graves étant l'endophtalmie (2 cas) et le décollement de la rétine (1 cas). Le taux d'échecs cumulés est de 33,75 %. Dans 85 % des cas l'échec est constaté sur une trabéculectomie avec un volet au fornix. L'échec tonométrique s'installe généralement avant un an après l'opération (91 % des échecs absolus et 87 % des échecs relatifs) et semble plus fréquent après une polythérapie pré-opératoire ou si les collyres ont été utilisés pendant plus de 12 mois avant l'intervention. Conclusions : La trabéculectomie à volet conjonctival à charnière limbique donne à moyen terme de bons résultats chez le noir. Cependant le suivi post-opératoire difficile en milieu africain rend délicate une appréciation objective des résultats à long terme de la trabéculectomie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La sclérectomie profonde non perforante dans le traitement chirurgical du glaucome chronique à angle ouvert. Résultats à moyen terme.

  • Introduction : La sclérectomie profonde non perforante est pratiquée en France depuis quelques années et est une technique chirurgicale alternative à la trabéculectomie de CAIRNS. Ses particularités techniques, la possibilité d'adjonction d'antimitotiques la placent comme une méthode chirurgicale intéressante. Nous avons évalué dans une étude rétrospective l'eff cacité tonométrique et les effets secondaires à moyen terme de cette technique. Patients et méthodes : 50 patients, tous suivis pour glaucome primitif à angle ouvert et sans facteurs de risque d'échec chirurgica (trabéculorétraction de moins de 3 mois, pseudo ou aphakie, patient asiatique ou mélanoderme, échec antérieur de chirurgie filtrante, patients de moins de 40 ans), ont bénéficié de cette intervention dans notre service entre Juin 96 et octobre 97. Nous avons évalué l'efficacité pressionnelle par analyse statistique (test de Kaplan-Me er) en retenant deux critères de succès tens onnels, 21 mmHg d'une part et 16 mmHg d'autre part. L'incidence des complications est rapportée aux données connues de la littérature. Résultats : Le recul moyen est de 14,2 mois et le taux de succès à 18 mois, pour le groupe considéré est estimé par méthode actuarielle de Kaplan-Meier à 18 mois est de 81 % avec un critère de succès de 21 mmHg, 50 % avec un critère de 16 mmHg La différence entre le groupe traité et le groupe non traité n'a pas été jugée significative, pour une pression intraoculaire cible de 21 mmHg. Ces résultats significatifs sont comparables à ceux de la trabéculectomie classique. Le taux de complications immédiates et retardées est très inférieur à celui de la trabéculectomie (hyphéma : 0 %, décollement choroïdien : 2 %, infection endoculaire : 0 %, hypothalamie : 2 %) Conclusion : La sclérectomie profonde apparaît comme une méthode chirurgicale efficace sur le plan tonométrique dans le traitement chirurgical du glaucome chron que à angle ouvert. Le choix comme critère de succès délibéré de 16 mmHg, outre celui de 21 mmHg, permet de mieux tenir compte de la réalité clinique constatée L'efficacité tonométrique est comparable à 18 mois à la trabéculectomie classique mais es résultats à long terme restent à évaluer.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Injection intravitreenne de faible dose d'acetonide de triamcinolone dans le traitement du glaucome neovasculaire.

  • Objectifs: Etudier l'effet d'une injection intravitréenne de 4 mg de triamcinolone (Kénacort ®) dans la prise en charge thérapeutique du glaucome néovasculaire. Matériel et Méthodes: Cette étude clinique est proposée sur base des diverses observations cliniques et expérimentales ayant montré l'innocuité et l'effet angiostatique de la triamcinolone. Il s'agit d'une étude prospective incluant 8 yeux de 8 patients présentant un glaucome néovasculaire secondaire à une occlusion de la veine centrale de la rétine. Chaque patient a reçu une injection intravitréenne de 4 mg de triamcinolone (0,1 cc) comme prise en charge unique, ou en combinaison avec d'autres procédures comme la cryoapplication transclérale de la rétine périphérique comme traitement de l'ischémie rétinienne ou la cyclodiode transclérale comme traitement antihypertenseur intra-oculaire. La moyenne d'âge est de 74,5 ans ± 14,4 ans. La pression intra-oculaire moyenne est de 38,9 mm Hg ± 9,3 mm Hg. Le suivi clinique moyenne est de 6 mois. Résultats: 4 des 8 patients ont bénéficié comme seule thérapeutique du glaucome néovasculaire d'une injection intravitréenne de Kénacort Dans un délai moyen de 27 jours qui a suivi l'injection de Kénacort, les quatre autres patients ont été traités par cyclodiode transclérale comme traitement de l'hypertonie oculaire résiduelle. Dès les premiers jours après l'injection intravitréenne de Kenacort, tous les patients ont fait part d'une amélioration subjective de leur symptomatologie douloureuse. De plus, aucune inflammation intra- ou extra- oculaire n'est observée pendant le suivi. La tension intra-oculaire est réduite significativement à 18 ± 6,2 mm Hg à la fin du suivi. En ne considérant que 4 patients pour lesquels l'injection intravitréenne de triamcinolone est le seul traitement effectué, la tension oculaire moyenne passe de 41,75 ± 7,05 mm Hg à 20,5 ± 6,6 mm Hg. La néovascularisation de l'angle iridocornéen est significativement diminuée du grade IV au grade I au terme de la période du suivi chez tous les patients. Conclusion: L'injection intravitréenne de 4 mg de triamcinolone peut être considérée comme un traitement adjuvant dans la prise en charge du glaucome néovasculaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Épaisseur cornéenne centrale et erreur potentielle de la tonométrie à aplanation de Goldmann chez le patient noir africain atteint de glaucome primitif à angle ouvert - À propos de 340 yeux

  • Introduction : La tonométrie à aplanissement de Goldmann est l'examen de référence pour la mesure de la pression intra-oculaire. Ce modèle tonométrique est influencé par l'épaisseur cornéenne qui semble varier selon la race. La plupart des études sur l'épaisseur de la cornée ont été réalisées chez des patients caucasiens et noirs américains. Les études chez le patient Noir africain étant rares, le but de notre travail était de mesurer l'épaisseur centrale de la cornée et d'évaluer son impact sur la tonométrie à aplanation de Goldmann chez le patient noir africain atteint de glaucome primitif à angle ouvert (GPAO). Patients et méthode : Nous avons mené une étude rétrospective sur des yeux de patients atteints de GPAO. L'épaisseur cornéenne centrale a été mesurée à l'aide d'un pachymètre ultrasonique (Quentel Médical). Résultats : Trois cent quarante yeux de 170 patients ont été retenus. L'âge moyen des patients était de 44,4 ± 12,7 ans. L'épaisseur cornéenne centrale moyenne était de 519,6 ± 32,6 μm, 57,6 % des patients ayant une épaisseur cornéenne centrale inférieure à 527 μm, 30,6 %, une épaisseur comprise entre 527 et 560 μm, et 11,8 %, une épaisseur cornéenne centrale supérieure 560 μm. Discussion et conclusion: Comparé au patient noir américain ou au patient caucasien, le patient glaucomateux Noir africain se distingue par la précocité du début du glaucome et la minceur de la cornée. L'évaluation de l'épaisseur cornéenne induit une erreur potentielle dans la mesure de la pression intra-oculaire chez le patient glaucomateux Noir africain. Ainsi, la tonométrie de Goldmann, chez le patient Noir africain, est sujette à un taux d'erreur estimé à 69,4 % (57,6 % de sous-évaluation et 11,8 % de sur-évaluation). La pachymétrie est donc un examen complémentaire nécessaire chez le patient glaucomateux Noir Africain pour un ajustement de la PIO.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le glaucome dans l’aniridie

  • L’aniridie est une absence congénitale d’iris dont l’incidence varie entre 1/64 000 et 1/96 000. Elle s’accompagne d’une malformation embryologique complexe de l’iris et de sa racine ainsi que du trabéculum, de la cornée et du limbe avec une déficience en cellules souches limbiques. Sur le plan génétique, c’est une haplo-insuffisance d’expression du gène PAX 6 (situé en 11p13) qui est à l’origine de l’aniridie. Sur le plan ophtalmologique, des signes cliniques peuvent être associés comme une cataracte congénitale, un glaucome congénital (il s’agit de la complication la plus fréquente), une kératopathie, un ptosis, un nystagmus, une aplasie fovéolaire ou une microphtalmie. Plus de la moitié des aniridiques développe un glaucome, d’où la nécessité d’une surveillance régulière de la tension oculaire accompagnée d’une gonioscopie, d’un examen de la papille optique et de la longueur axiale. Par ailleurs, la pachymétrie centrale des aniridiques est plus importante que dans la population générale et fausse la mesure de la pression oculaire en la surévaluant, si un facteur correctif n’est pas appliqué. Si un glaucome est mis en évidence, l’âge de l’enfant conditionnera le type de traitement chirurgical. Chez le très jeune enfant, une indication chirurgicale de trabéculotomie est préférable à la trabéculectomie dans un premier temps si elle est réalisable, et que la cornée n’est pas trop trouble. Chez l’enfant plus âgé ou l’adolescent, un traitement médical anti-glaucomateux classique sera toujours tenté en première intention, s’avérant souvent insuffisant et nécessitant une chirurgie. La trabéculectomie s’impose alors comme technique de choix pour ces patients plus âgés, ou combinée à une chirurgie de cataracte chez les adultes. Dans les glaucomes évolués après échec de trabéculectomie, accompagnée ou non d’application de Mitomycine C, une chirurgie du glaucome avec un dispositif de drainage placé type implant de Molteno, de Baerveldt ou d’Ahmed peut être utile pour contrôler la tension et préserver la vision. Le pronostic du glaucome dans l’aniridie est toujours sévère et nécessite une prise en charge médico-chirurgicale graduée depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La cyclophotocoagulation transsclérale au laser diode dans le traitement des glaucomes réfractaires du sujet jeune.

  • Introduction : Évaluer l'efficacité et les complications de la cyclophotocoagulation transsclérale (CPTS) au laser diode dans les glaucomes réfractaires du sujet jeune. Matériel et méthode : Cette étude rétrospective porte sur 28 yeux de 28 patients âgés de 5 mois à 26 ans, qui présentaient une hypertonie oculaire réfractaire au traitement médical et chirurgical (groupe 1 : 20 glaucomes congénitaux primitifs, groupe 2 : 8 glaucomes secondaires) et qui ont été traités par CPTS au laser diode (Oculight, SLX, Iris médical). Le succès tensionnel de la CPTS a été défini comme une pression intra-oculaire finale (PIO) comprise entre 6 et 20 mmHg, sans majoration du traitement médical initial, après une ou plusieurs séances de CPTS. Résultats : La PIO initiale moyenne était de 29,4 ± 7,8 mmHg (de 25 à 60 mmHg) tandis que la PIO moyenne finale était de 25,8 ± 10,0 mmHg, pour un suivi moyen de 10,3 ± 6,9 mois (de 2 à 26 mois). Le succès tensionnel, évalué selon la méthode de Kaplan Meier, est passé de 55,4 % à 6 mois à 27,7 % à 12 mois, un tiers des patients ayant été retraités Les taux de succès se sont avérés être équivalents dans les groupes 1 et 2, et correspondaient à une baisse tensionnelle moyenne de 38,9 ± 15,9 %. Les complications marquantes de la CPTS au laser diode ont été des hypertonies oculaires secondaires réfractaires au traitement médical dans 21,4% des cas, des réactions inflammatoires sévères dans 25 % des cas, des baisses visuelles dans 14,3 % des cas tandis qu'un oeil a évolué vers la phtyse après deux retraitements. Conclusion : La CPTS au laser diode s'avère décevante à moyen terme dans le contrôle tensionnel des glaucomes réfractaires du sujet jeune, tandis qu'elle expose à des complications de traitement difficile. Pour ces raisons, la CPTS au laser diode doit vraiment rester l'arme de dernier recours chez ces jeunes patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La prévalence des glaucomes dans une population de Noirs camerounais

  • But : déterminer la prévalence et les principales formes cliniques des glaucomes dans une population urbaine de Noirs camerounais. Matériel et méthode: il s'agit d'une étude rétrospective menée à l'Hôpital général de Douala au Cameroun, en Afrique centrale, de janvier 1991 à décembre 2001. Elle porte sur l'analyse d'un total de 1 343 dossiers de patients glaucomateux tous âges confondus (757 hommes et 586 femmes) répertoriés parmi 24 462 dossiers examinés. Résultats : la prévalence du glaucome en général est de 5,5 %. Elle augmente avec l'âge. L'âge moyen de nos patients est de 53,3 (± 17,1) ans. La pression intra-oculaire moyenne est de 29,6 (± 12,6) mmHg. Le rapport cup/disc vertical moyen est de 0,7 ± 0,2. La prévalence des glaucomes primitifs en général est de 4,5 %. La prévalence du glaucome primitif à angle ouvert, du glaucome primitif à angle fermé et du glaucome congénital est respectivement de 4,4 %, 0,03 % et 0,07 %. Le glaucome à pression normale est rare dans notre étude (6,3 % des glaucomes primitifs à angle ouvert). Le glaucome chronique à angle fermé est la forme clinique la plus fréquente des glaucomes primitifs à angle fermé (61,1 %). La prévalence des glaucomes secondaires est de 1 %. Les formes cliniques des glaucomes secondaires les plus fréquemment rencontrées sont le glaucome néovasculaire (47,4 % des cas, soit une prévalence de 0,5 %) et le glaucome post-traumatique (23,1 % des cas, soit une prévalence de 0,2 %). La prévalence de la cécité bilatérale et monoculaire due au glaucome est respectivement de 8 % (108 cas) et 32,9 % (441 cas) de patients glaucomateux. Conclusion : cette étude confirme la prévalence élevée du glaucome dans la population africaine. Pour des raisons de survenue plus précoce, de coût élevé des traitements médicaux, de non-compliance, ou de suivi difficile, la chirurgie précoce est une alternative de choix. Le taux de cécité due au glaucome au Cameroun fait de cette maladie dévastatrice un problème majeur de santé publique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Glaucome congénital et sclérectomie profonde : résultats d’une étude sur plus de 3 années

  • But : Évaluer le devenir chirurgical de la sclérectomie profonde avec application de 5 FU peropératoire chez des enfants atteints de glaucome congénital primitif et secondaire. Patients et méthodes : Trente-sept yeux de 22 enfants, âgés de 1 jour à 14 ans, ont été inclus dans l'étude. Trente yeux atteints de glaucome primitif infantile ont été répartis en deux groupes selon la rapidité de prise en charge thérapeutique (groupe 1 « prise en charge rapide », groupe 2 « retard de prise en charge »). Les 7 yeux restant, qui présentaient un glaucome dysgénésique ou secondaire, ont constitué le groupe 3. Tous ont bénéficié d'une sclérectomie profonde avec application de 5 FU. Les pressions intraoculaires préopératoires et postopératoires, la transparence cornéenne et la recherche de complications ont été évaluées. Le succès total a été défini par une pression intra-oculaire postopératoire finale inférieure à 16 mmHg sans traitement médical associé, le succès partiel, par une pression intra-oculaire postopératoire finale inférieure à 16 mmHg avec traitement médical associé. Résultats: Le suivi moyen était de 38,2 mois. Le succès total était de 34 %, et le succès partiel de 82 % pour les trois groupes confondus, soit respectivement de 56 % et 89 % pour le groupe 1, 33 % et 100 % pour le groupe 2, et enfin 14 % et 57 % pour le groupe 3. Il n'y a eu aucune complication postopératoire. Conclusion: Cette étude montre une probabilité de succès significativement plus basse pour les glaucomes congénitaux secondaires et pour les glaucomes primitifs congénitaux pris en charge tardivement. Le délai de prise en charge et le type de glaucome congénital semblent être prépondérants dans le pronostic pressionnel. La sclérectomie profonde avec application de 5 FU représente une bonne alternative thérapeutique à la trabéculectomie dans le glaucome primitif.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le glaucome aujourd'hui : dépistage et avancées thérapeutiques.

  • Deuxième cause de cécité dans le monde, le glaucome, ou plutôt les glaucomes, constituent des enjeux essentiels tant en matière de santé publique que de recherche biomédicale. Ces pathologies ont bénéficié de progrès thérapeutiques et technologiques très importants dans les deux dernières décennies, au niveau du diagnostic, de la physiopathologie ou du traitement. Le glaucome est une neuropathie optique, essentiellement, quoique non exclusivement, liée à une hyperpression oculaire, au niveau du filtre trabéculaire qui est bloqué (glaucome à angle fermé) ou dégénératif (glaucome à angle ouvert). Le traitement se borne à réduire la pression oculaire pour éviter la neuropathie optique ou empêcher sa progression vers la cécité. Les traitements médicaux sont la première ligne thérapeutique, avant les lasers ou la chirurgie. Leur administration au long cours peut cependant entraîner des dommages pour la surface oculaire, notamment des phénomènes inflammatoires dus aux conservateurs des médicaments oculaires, dont de nombreux travaux ont dénoncé les effets nocifs à long terme. Le chlorure de benzalkonium, le principal conservateur, est en grande partie responsable de ces effets toxiques et inflammatoires. La suppression des conservateurs est donc devenue un enjeu scientifique et pharmacologique de premier plan. De nouvelles données faisant intervenir les chimiokines, molécules impliquées dans l’inflammation, et tout particulièrement le CXCL12 au niveau du trabéculum, offrent de nouvelles voies thérapeutiques prometteuses. En bloquant un des récepteurs d’une forme particulière de cette chimiokine, il est en effet possible d’abaisser la pression oculaire, comme le font d’autres molécules, mais aussi de limiter la destruction des cellules trabéculaires. Cette approche novatrice ouvre des perspectives thérapeutiques pour traiter les malades plus en amont de la pathologie, voire en la faisant régresser.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le glaucome post-traumatique a angle ouvert au Cameroun.

  • But: Etudier les caractéristiques du glaucome post-traumatique tardif compliquant les lésions isolées de l'angle irido-cornéen chez le noir camerounais. Matériel et méthodes: II s'agit d'une étude rétrospective menée à l'Hôpital Général de Douala au Cameroun, en Afrique Centrale, de janvier 1991 à décembre 2001. Elle porte sur l'analyse d'un total de 1343 dossiers de patients glaucomateux et a permis de recenser 57 glaucomes post-traumatiques parmi lesquels 28 sont secondaires aux lésions post-traumatiques de l'angle irido-cornéen. Résultats: La fréquence du glaucome post-traumatique secondaire aux lésions de l'angle irido-cornéen est de 2,1 %. L'âge moyen de nos patients est de 45,3 ± 18,2 ans (de 17 à 67). Le délai entre le traumatisme et le diagnostic du glaucome est en moyenne de 3,7 ans (de 1 an 4 mois à 7 ans). Le délai de suivi moyen de nos patients est de 1,7 ± 1,9 ans (de 3 mois à 5 ans et demi). La prévalence de la cécité monoculaire est respectivement de 61,9 % et 81 % lors du premier et dernier examen. La pression intra-oculaire moyenne est de 36,9 ± 13,8 mmHg (de 22 à 66) lors du premier examen et de 24,3 ± 13 mmHg (de 12 à 29 mmHg) au dernier examen. Le rapport cup/disc vertical moyen est de 0,8 ± 0,2. Il est égal à 1 dans 61,9 % des cas. La récession de l'angle iridocornéen est la lésion la plus rencontrée (61,9 %) suivie de l'iridodialyse (38,1 %) et de la cyclodialyse (14,3%). L'équilibre de la pression intra-oculaire n'est obtenu par le traitement médical que dans 23,8 % des cas et par la trabéculectomie dans 12,9 % des cas. Un glaucome néovasculaire est apparu dans 4,8 % des cas. Conclusion: Le glaucome post-traumatique à angle ouvert est une affection grave et son traitement décevant. Les patients sont généralement jeunes et la compliance mauvaise. Ils présentent une affection très évoluée. Seule une prévention des traumatismes oculaires et un suivi régulier des sujets ayant subi une contusion oculaire à globe fermé constituent les moyens de lutte efficaces contre le glaucome post-traumatique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résultats tensionnels du cycloaffaiblissement par laser Néodyme YAG sur des glaucomes réfractaires.

  • But : Évaluer le résultat tensionnel obtenu après un traitement par cycloaffaiblissement par laser Néodyme YAG en cas de des glaucomes réfractaires. Patients et méthode : Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur 36 patients (37 yeux) ayant eu au moins une séance de cycloaffaiblissement au laser YAG dans le service d'Ophtalmologie de Rouen, de février 1996 à février 2001. Les étiologies des glaucomes sont variées et se répartissent comme suit : pseudophake de chambre antérieure (12 cas), glaucome primitif à angle ouvert (10 cas), cause traumatique (6 cas), post-uvéite (4 cas), glaucome néo-vasculaire (3 cas) et un cas de glaucome siliconique. Nous avons utilisé le laser Néodyme YAG en application transclérale avec une moyenne de 32 impacts pendant 0,7 secondes à une puissance de 7 à 10 Watts. Tous les patients sauf un enfant de 10 ans ont reçu une anesthésie rétobulbaire. Un contrôle ophtalmologique était effectué à 4 heures, 1 mois, 1 an. Résultats : Avant traitement, la pression intra-oculaire moyenne était comprise entre 18 et 45 mm de Hg avec une moyenne de 30 ± 1,3 mm de Hg. Après un mois de traitement la tension oculaire a diminué de 11 points , à un an, la pression oculaire restait stable à 22 ± 2,4 mm Hg. Sept patients ont bénéficié d'un deuxième traitement dans l'année, le premier traitement ayant été insuffisant. Le traitement a permis de diminuer le nombre de médicaments utilisé pour diminuer la tension oculaire, de 2,7 en moyenne à 1,8 à un mois et à 2,07 à un an. Discussion-Conclusion: Le traitement par laser Néodyme YAG permet de diminuer significativement la pression intra-oculaire à un an et permet aussi d'alléger le traitement médical associé. Quelques patients doivent bénéficier d'un deuxième traitement dans l'année. L'hypotonie est rare ainsi que la non réponse au traitement.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dépistage itinérant du glaucome associé à celui de la rétinopathie diabétique en bourgogne

  • Introduction : Le but de cette étude était d'évaluer l'intérêt du dépistage itinérant de l'hypertonie intraoculaire (HTIO) et du glaucome en association à celui de la rétinopathie diabétique. Patients et méthodes : Un total de 676 patients a été dépisté. Les quatre départements de la région ont été visités, répartis en 39 sites, correspondant à des cantons peu médicalisés. Chaque patient a eu des photos en couleur du fond d'oeil par un rétinographe non mydriatique, puis une mesure du tonus oculaire à chaque oeil par un tonomètre à air. Les papilles ont été classées en suspectes ou normales. Les ophtalmologues libéraux se sont engagés à recevoir les patients pour lesquels les papilles étaient suspectes ou présentant une anomalie dans un délai de 1 mois. Résultats : Sur les 676 patients dépistés, 41 présentaient une anomalie (6,1 %) : 31 un tonus oculaire élevé (4,6 %), 7 une excavation papillaire suspecte (1,0 %), 3 ces deux anomalies associées (0,4 %). Après l'examen de contrôle, on retrouvait finalement 4 HTIO (0,6 %) et 8 glaucomes (1,2 %). Ce programme a permis le dépistage de deux nouvelles HTIO (0,3 %) et de 4 nouveaux glaucomes (0,6 %). Discussion : Outre l'amélioration de la qualité du suivi ophtalmologique des patients diabétiques en zone rurale, ce programme de dépistage peut mettre en évidence de façon relativement simple des glaucomes et des hypertonies intraoculaires. Les patients dépistés ont bénéficié d'un traitement et d'une surveillance adaptés. Conclusion : Le dépistage itinérant de l'HTIO et des glaucomes associé à celui de la rétinopathie diabétique présente un intérêt car il s'agit d'une méthode peu coûteuse, reproductible, non invasive, sensible et pouvant déboucher sur un traitement efficace. La campagne de dépistage va être reconduite pour deux années en zone semi-rurale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Glaucome chronique par fermeture de l’angle chez le pseudophake avec anneau de Soemmering et antéroposition du corps ciliaire : à propos d’un cas

  • Nous présentons l’observation d’une patiente présentant un glaucome chronique par fermeture de l’angle chez une pseudophake. Elle a été opérée de cataracte bilatérale par phacoémulsification en 1994 avec implant de 21 dioptries dans le sac capsulaire et suites simples. Elle a développé, 14 ans plus tard, du côté droit un tableau progressif de fermeture de l’angle avec hypertonie et atteinte papillaire et du champ visuel. On constatait une chambre antérieure étroite, une myopisation, un angle fermé, non rouvrable en gonioscopie dynamique. L’UBM retrouvait une antéroposition du corps ciliaire et un anneau de Soemmering, les deux semblant participer conjointement à la fermeture angulaire. Après deux iridotomies non transfixiantes, puis une transfixiante mais bouchée par l’anneau, une dernière guidée par l’UBM a permis la réouverture partielle de l’angle, et un contrôle pressionnel satisfaisant. L’apparition et le développement d’un anneau de Soemmering après une phacoexérèse sont diversement appréciés. Il est fréquent mais le plus souvent asymptomatique. Cependant, dans certains cas, lorsqu’il est important et/ou en position antérieure, dans le cas d’une antéroposition du corps ciliaire (cette conjonction étant présente dans notre cas), il semble pouvoir être à l’origine d’une poussée directe sur l’iris et d’un blocage pupillaire. Les glaucomes par fermeture de l’angle du pseudophake restent peu fréquents , le recours à l’UBM est recommandé , la participation d’un anneau de Soemmering est à évoquer , les iridotomies doivent souvent être répétées , la surveillance au long cours des opérés de cataracte reste nécessaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Echo-Doppler couleur des artères ciliaires courtes para-optiques dans le glaucome vasculaire.

  • Introduction : Le but de notre étude a été d'évaluer, avec l'écho-Doppler couleur, la vascularisation des artères à destinée oculaire, en particulier des artères paraoptiques dans certaines formes vasculaires de glaucome. Patients et méthodes : Vingt glaucomes vasculaires à pression normale ou modérément élevée (6 atteints de forme bilatérale, 9 de glaucome unilatéral et 5 de glaucome franchement asymétrique) ont bénéficié d'un écho-Doppler couleur de leurs artères carotides communes, ophtalmiques, centrales de la rétine, ciliaires courtes paraoptiques. L'écho-Doppler (Accusson 128XP) a été effectué par le même opérateur suivant le même protocole : ont été mesurées, les vitesses systoliques et diastoliques, et calculés les index de résistance de Pourcelot, et les ratios des paramètres entre les différentes artères. Résultats : Chez les glaucomes unilatéraux, les ratios des vitesses systoliques des artères ciliaires paraoptiques par rapport à la carotide commune et des index de résistance des artères ciliaires paraoptiques par rapport à l'ophtalmique étaient augmentés du côté glaucomateux. Par ailleurs l'ensemble des patients glaucomateux avaient des index de résistance significativement plus élevés, par rapport aux résultats normaux de la littérature. Discussion et conclusion : La comparaison des index de résistance et des ratios des différents paramètres permet de diminuer les fluctuations propres à l'examen donc d'améliorer sa fiabilité, même dans l'étude des artères ciliaires paraoptiques. Ces artères, qui vascularisent plus particulièrement le nerf optique, ont des index de résistance plus élevés que la normale dans le glaucome vasculaire. Il faudra donc particulièrement prendre en compte le facteur de risque vasculaire dans la gestion de ces formes de glaucome.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement des glaucomes. Diminuer la pression pour stabiliser la maladie et surveiller à vie.

  • Traitement des glaucomes. Le glaucome est la première cause de cécité en Europe. Les buts du traitement sont d’abaisser au maximum la pression intraoculaire, mais également d’aboutir à une bonne observance du traitement, avec une bonne tolérance et un coût minimal en termes de santé publique. Ce traitement doit permettre de stopper la perte en fibres optiques et stabiliser le déficit du champ visuel. Le traitement médical par collyre est le traitement de 1re intention. Quatre classes thérapeutiques sont disponibles (bêtabloquants, prostaglandines, alpha-2 agonistes et inhibiteurs de l’anhydrase carbonique). On peut les administrer seuls ou en association, et avec ou sans conservateurs selon le traitement choisi. L’iridotomie périphérique ou iridotomie laser traite les angles susceptibles de fermeture ou les angles fermés pour lesquels il n’existe pas, ou de façon localisée, de synéchies antérieures périphériques. L’iridoplastie laser est indiquée pour le traitement des iris en plateau chez lesquels persiste une apposition iridotrabéculaire après iridotomie périphérique. La trabéculoplastie sélective par laser permet de diminuer la pression intraoculaire et les pics pressionnels , le laser peut être utilisé comme traitement de 1re intention ou traitement adjuvant d’un traitement médical, quel que soit le stade du glaucome, dès lors que l’angle est ouvert (de façon primitive ou après iridotomie périphérique). Les indications chirurgicales sont réservées aux échecs des traitements médicaux et/ou par laser. Du fait de complications inhérentes à la bulle de filtration, de nouvelles techniques dites mini-invasives ou non perforantes, telles que la cyclocoagulation par ultrasons, voient le jour afin d’essayer de suppléer aux chirurgies filtrantes « classiques » (sclérectomie profonde non perforante et trabéculectomie), voire aux implantations par valve.

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Un vaccin contre le glaucome, mythe ou réalité ?

  • Les mécanismes cellulaires de la perte en cellules ganglionnaires observée dans la neuropathie glaucomateuse reposent sur un phénomène d’apoptose : une apoptose primaire, lié au processus initial d’hypertonie quel qu’en soit le mécanisme, et une apoptose secondaire via les radicaux libres de l’oxygène ou le monoxyde d’azote, pérennisant la dégénérescence neuronale même après la disparition du facteur initial. Le glaucome apparaît en outre caractérisé par l’augmentation à la fois du TNF-α au niveau glial dans la tête du nerf optique, et de son récepteur de type 1 au niveau des cellules ganglionnaires de la rétine ce qui les rend particulièrement stimulables par le TNF-α Les lymphocytes T permettent par ailleurs une certaine neuroprotection en libérant des neurotrophines ou facteurs de croissance en cas de lésion neuronale, selon un processus immunologique spécifique et actif passant par des cellules présentatrices de l’antigène. La réponse de ces lymphocytes T a pu être stimulée en les sensibilisant par des épitopes séquestrés dans le système nerveux, notamment des protéines myéliniques, sur des modèles animaux de dégénérescence ganglionnaire (obtenue via une apoptose secondaire similaire à celle retrouvée au cours du glaucome). Une prévention de la perte ganglionnaire a également été observée par une immunisation préalable des animaux par un polymère synthétique proche de la myéline (COP1), capable de stimuler une réaction lymphocytaire spécifique d’une atteinte neuronale sans induire d’uvéite. Enfin, les cellules gliales, activées au cours du glaucome par le TNF-α et sécrétant du TNF-α pourraient servir de cellules présentatrices de l’antigène et constituer les clés de la neuroprotection, par une voie originale indépendante du contrôle pressionnel.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov