Filarioses [ Publications ]

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  • Les progrès réalisés ces dernières années dans le domaine du diagnostic, de la chimiothérapie et de la physiopathologie des filarioses lymphatiques ont permis d'envisager avec optimisme l'élimination de la filariose. La mise au point d'un outil diagnostique simple et rapide facilite l'identification et la délimitation des foyers et permet le suivi des interventions. La découverte récente de l'efficacité de deux médicaments, l'ivermectine et l'albendazole, sur les microfilaires de Wuchereria bancrofti, Brugia malayi et Brugia timori a permis d'élargir l'éventail thérapeutique autrefois limité à la diéthylcarbamazine et, surtout, de jeter un regard nouveau sur la possibilité d'éliminer cette maladie. La stratégie adoptée vise à interrompre la transmission par l'administration aux communautés infectées ou exposées de deux médicaments en prise unique et annuelle pendant cinq à six ans. Les associations albendazole-ivermectine ou albendazole-diéthylcarbamazine permettent d'obtenir un niveau de microfilarémie voisin de zéro sur une période d'au moins un an. Sur la base de ces éléments nouveaux, l'Assemblée Mondiale de la Santé a adopté une résolution appelant les états-membres à éliminer la filariose lymphatique en tant que problème de santé publique. La donation d'albendazole et d'ivermectine par SmithKline Beecham et Merck & Co. respectivement a permis à l'OMS de concevoir un programme mondial d'élimination et de mettre en place une alliance, impliquant des acteurs d'horizons très divers, oeuvrant chacun dans leur spécialité, pour l'élimination de cette maladie qui touche 120 millions de personnes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Filarioses en Haïti: un siècle d'histoire.

  • Wuchereria bancrofti et Mansonella ozzardi, filaires endémiques en Haïti, ont fait l'objet d'une attention variable au cours des cent dernières années. Entre 1894 et 1914, la filariose lymphatique a été très étudiée sous l'impulsion du Dr Léon AUDAIN et de son équipe bioclinique. Pendant l'occupation américaine (1915-1934), l'extension géographique des foyers de filariose a été évaluée tandis que la mission Rockefeller signalait pour la première fois, en 1925, la présence de M. ozzardi. Au cours de la troisième période (1935-1972), les filaires n'ont plus été à l'ordre du jour au profit d'autres maladies jugées plus importantes en termes de santé publique. Depuis 1972, un regain d'intérêt s'est manifesté pour ces deux filaires et leurs vecteurs. La filariose lymphatique, dont les foyers sont remarquablement stables depuis 70 ans, reste un problème majeur de santé publique, avec des indices parasitologiques élevés et un retentissement clinique important en milieu urbain dans deux régions principales, les grandes plaines et la région côtière du nord d'Haïti ainsi que sur le pourtour du golfe de la Gonâve. L'ozzardiose sévit en foyers côtiers ruraux essentiellement dans le nord et dans le sud du pays. Un contrôle de W bancrofti à l'échelon national est actuellement parfaitement envisageable.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Filarioses.

  • Les filarioses sont des parasitoses à transmission vectorielle exclusivement tropicales, à l'exception des dirofilarioses. Leur retentissement varie selon le type de filaire et la réponse immunitaire induite. Le diagnostic est évoqué en présence de manifestations dermatologiques ou lymphatiques, aiguës ou chroniques associées à la notion de séjours, habituellement prolongés, en pays d'endémie. Il peut également être porté à la suite d'un bilan d'une hyperéosinophilie sanguine ou correspondre à la découverte fortuite de microfilaires (sang ou peau). La visualisation du parasite, embryonnaire et/ou adulte, affirme l'infection. Pour les filarioses pathogènes à microfilarémie, les sujets ayant des signes cliniques n'ont paradoxalement souvent pas de microfilarémie. Dans ce cas, la présence d'anticorps et/ou d'antigènes sériques spécifiques conforte le diagnostic. À l'opposé, les porteurs de microfilaires asymptomatiques sont fréquents mais rien ne prédit qu'ils resteront asymptomatiques. Le traitement étiologique implique des cures associant de préférence l'ivermectine et l'albendazole, mais l'ancienne diéthylcarbamazine a encore des indications. L'éradication de la dracunculose est pratiquement obtenue, et l'élimination en tant que problème de santé publique des filarioses lymphatiques et de l'onchocercose est envisageable à moyen terme.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Contribution à l'étude de la répartition des filarioses humaines dans la Province de l'Ouest du Cameroun.

  • Une enquête clinique et parasitologique sur les filarioses a été réalisée dans 38 villages de la Province de l'Ouest du Cameroun, avant la mise en place d'un traitement de masse par l'ivermectine. Les niveaux d'endémie onchocerquienne les plus élevés ont été relevés dans les villages situés à moins de 1 400 m d'altitude, dont les habitants vont cultiver les terres fertiles du fond des vallées. En revanche, des niveaux d'endémie faibles ont été observés dans la partie la plus peuplée de la zone d'étude, située à plus de 1 400 m d'altitude , dans cette dernière, les habitants pratiquent leurs activités agricoles à proximité des habitations et sont donc moins exposés à la transmission de l'onchocercose. Bien que les charges microfilariennes soient relativement faibles, la prévalence des nodules est élevée , dans certains contextes épidémiologiques, ce dernier indicateur reflète donc mal l'intensité de l'infestation dans la population. La prévalence de la loase est très faible dans l'ensemble de la zone d'étude.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le prix Nobel de Médecine 2015 au service des pays tropicaux - L'ivermectine, antiparasitaire incontournable contre les filariosesPrix Nobel de Médecine 2015 : William C. Campbell, Satoshi Ōmura et Youyou Tu.

  • Le choix du jury du prix Nobel de médecine 2015 est une forte incitation donnée aux chercheurs et aux acteurs de santé publique de se préoccuper davantage des maladies des pays tropicaux. Le jury du Nobel n’avait pas honoré de chercheurs ayant travaillé sur des parasitoses tropicales depuis 1907 (Alphonse Laveran, hématozoaire du paludisme). Les deux chercheurs, Satoshi Ōmura (Japon) et William Campbell (Irlande), qui partagent le prix 2015 avec Youyou Tu (Chine), initiatrice de la découverte d’un antipaludique majeur, l’artémisinine, sont honorés pour leur « découverte d’une nouvelle thérapie des vers ronds parasites ». Le médicament qu’ils ont identifié, l’ivermectine, est actif sur des filaires sous-cutanées ou lymphatiques, sur des vers intestinaux, mais aussi sur des arthropodes comme le sarcopte de la gale et les poux.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La lutte contre les filarioses: porte d'entrée pour le contrôle des autres helminthiases?

  • · La lutte contre les filarioses repose sur une stratégie décentralisée de distribution de médicaments, dite sous directives communautaires. Cette stratégie pourrait être aussi appliquée à la lutte contre les schistosomiases et les nématodoses intestinales. L'intégration de ces divers programmes permettrait de réaliser des économies d'échelle. Il est toutefois nécessaire, au préalable, d'identifier précisément les zones où les différentes helminthiases co-existent, de préciser les catégories de population devant recevoir chacun des médicaments (ivermectine, albendazole, mébendazole, praziquantel), de vérifier l'innocuité de l'administration simultanée de ces derniers et de s'assurer que cette intégration n'aura pas d'effet négatif sur les systèmes de santé et sur l'efficacité des programmes existants.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov